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	<title>Quatrième de couv &#187; action</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Une bonne action&#8230; au bout de la corde</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 08:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Marion Guillot, vous connaissez ? La trentenaire fait partie des auteurs dont j&#8217;apprécie le travail. J&#8217;avais beaucoup aimé son premier roman qui s&#8217;imposait comme un programme salutaire, &#171;&#160;Changer d&#8217;air&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit ( vous pouvez le retrouvez ici). La jeune femme installée en Bretagne est de retour avec &#171;&#160;C&#8217;est moi&#160;&#187;. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARION-GUILLOT.jpg" rel="lightbox[4154]"><img class="alignleft size-full wp-image-4155 colorbox-4154" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARION-GUILLOT.jpg" alt="MARION GUILLOT" width="178" height="245" /></a>Marion Guillot</strong>, vous connaissez ? La trentenaire fait partie des auteurs dont j&rsquo;apprécie le travail. J&rsquo;avais beaucoup aimé son premier roman qui s&rsquo;imposait comme un programme salutaire, <strong>&laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de Minuit ( vous pouvez le retrouvez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/">ici</a></strong>).</p>
<p>La jeune femme installée en Bretagne est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Après nous avoir raconté la vie de <strong>Paul</strong>, ce professeur de Lettres installé à Lorient qui, le jour de la rentrée, après avoir assisté, impuissant, à la chute d&rsquo;une femme dans le port, décide de ne jamais rejoindre sa classe, ni sa vie.</p>
<p>Autre décor avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;</strong>. Quoique. Nous sommes toujours pas loin de la mer. Au sein d&rsquo;un couple qui ne va pas bien. Il y a la narratrice, quadragénaire. Elle travaille, ce qui n&rsquo;est actuellement pas le cas de son compagnon, <strong>Tristan</strong>. Ils vivent dans un petit appartement, sans guère de projets ni d&rsquo;envies&#8230; Et puis il y a <strong>Charlin</strong>, le vieux pote de Tristan, qui passe beaucoup de temps (bien trop aux yeux de la narratrice) chez le couple.</p>
<p><span id="more-4154"></span></p>
<p>Un jour, <strong>Tristan</strong> offre un cadeau original à sa compagne : sur le mur, une photo de vacances sur laquelle elle est nue. Le portrait, grandeur nature, s&rsquo;offre aux regards. Même à celui de <strong>Tristan</strong>. Pour la narratrice, c&rsquo;est marre. Il est temps que cela change. Alors, patiemment, méthodiquement, elle va imaginer un plan et le mettre à exécution. Pour avoir la paix. Même si elle ne sera que de courte durée.</p>
<p>Le roman vire au noir. Avec brio.</p>
<p>Comme dans son premier roman, <strong>Marion Guillot</strong> fait le portrait d&rsquo;un personnage qui ira au bout de son choix. Radical. Histoire de ne pas perdre la main sur sa destinée.</p>
<p>Un récit ciselé. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] je crois que, Tristan et moi, à l&rsquo;époque, on traversait une période un peu délicate, peut-être même un peu difficile, une période où, vivant côte à côte plus qu&rsquo;ensemble, on battait tendrement de l&rsquo;aile, laissant fadement couler les jours, s&rsquo;installer la situation sans que Tristan s&rsquo;inquiète de tout ça, de cette légère torpeur dans le couple, de cette forme de lenteur dans son rythme, de cette distance ( à laquelle, évidemment, la présence de Charlin ne pouvait rien arranger), sans doute d&rsquo;autant plus sournoise qu&rsquo;elle n&rsquo;avait rien de dramatique et qu&rsquo;avec un petit effort commun, un tant soit peu de volonté ou trois gouttes de philtre magique, on était capable de la réduire.&nbsp;&raquo; : </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une fois refermée l&rsquo;enveloppe et sifflée la bouteille de vin, il ne s&rsquo;était pas éternisé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après son départ, et puisque pour estimer, par contraste, mon degré d&rsquo;attachement aux gens, il m&rsquo;arrivait de les imaginer mourir, ça m&rsquo;avait soulagée, ce soir-là, de sentir les larmes monter, d&rsquo;en voir une perler dans le miroir et d&rsquo;évaluer la magnitude de l&rsquo;événement à au moins 9/10 sur mon échelle du chagrin en me figurant Tristan sur son lit de mort à la suite d&rsquo;une maladie grave ou de je ne sais quel accident dont les effets lui auraient été si fatals que je me représentais en deuil à la cérémonie d&rsquo;enterrement, que je m&rsquo;entendais même dire au pupitre quelques mots incompréhensibles ou esquisser, remuant un goupillon dans le vide, un signe de croix à proximité de son cercueil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Du reste la boucle, en quelques sorte, me paraissait bouclée, j&rsquo;estimais avoir non seulement pris ma revanche mais fait le tour, le tour de ce je ne sais quoi mais le tour, de moi-même peut-être après tout, et sans trop savoir ce qui, précisément, recommençait, j&rsquo;avais l&rsquo;impression rassurante de me connaître un peu mieux, d&rsquo;avoir donné de ma personne, la totalité de ma personne, quand bien même Tristan, de toute évidence, était triste dans le TER presque vide à cette heure, qui roulait lentement comme pour faire durer le chagrin, certes pas au point de se mettre à pleurer mais triste, j&rsquo;étais sûr qu&rsquo;il l&rsquo;était à la façon qu&rsquo;il avait de se ronger les ongles, de mordiller les envies tout autour et de passer sa main dans ses cheveux comme pour chasser des souvenirs, et j&rsquo;avais beau le sentir accablé, le voir regarder impassiblement le paysage, le ciel tout bleu sans rien dedans, les maisons de pierre qui parsemaient la campagne verdoyante obstruée par mon reflet dans la vitre, j&rsquo;avais le sentiment d&rsquo;avoir accompli mon devoir, une bonne action, ou que c&rsquo;était une bonne chose de faite, au point que, pour couronner le tout, je m&rsquo;étais dit qu&rsquo;avant de me coucher et de m&rsquo;endormir, bercée par les effluves d&rsquo;iode des criques rocheuses de Porto, je commanderais – ce serait ma récompense à moi, mon dernier hommage –, une bibliothèque toute neuve où ranger le surplus de nos livres.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;, de Marion Guillot, Editions de Minuit, 12€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des services très très spéciaux&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 07:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, c&#8217;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&#8217;autres lecteurs, la chronique d&#8217;un journaliste, etc. Avec Jean Echenoz, c&#8217;est autre chose. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="alignleft size-full wp-image-3484 colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" alt="v_9782707329226" width="180" height="246" /></a> A chaque rentrée littéraire, c&rsquo;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&rsquo;autres lecteurs, la chronique d&rsquo;un journaliste, etc.</p>
<p>Avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Echenoz"><strong>Jean Echenoz</strong></a>, c&rsquo;est autre chose. Des années, et même des décennies que je suis cet auteur. Pas de manière aveugle et inconditionnelle non, mais avec une attention tout particulière.</p>
<p>Sur <strong>Quatrième de couv</strong>, c&rsquo;est un écrivain dont je parle régulièrement et que j&rsquo;ai lu beaucoup (douze romans lus sur dix-sept écrits, c&rsquo;est plus que de l&rsquo;admiration, non ? )  Vous trouverez la critique de <strong>&laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/">ici</a>.</p>
<p>Cette fois, l&rsquo;auteur, lauréat du <strong>prix Médicis</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Cherokee&nbsp;&raquo;</strong> en 1983 et du <strong>prix Goncourt</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;en vais&nbsp;&raquo;</strong>, en 1999 revient avec un quinzième roman foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3483"></span></p>
<div id="attachment_3494" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="wp-image-3494 size-medium colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz-300x150.jpg" alt="jean_echenoz" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Roland Allard</p></div>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? Elle est assez spéciale&#8230; Imaginez <strong>Constance</strong>, une jolie trentenaire qui n&rsquo;a pas besoin de travailler. Ancienne chanteuse d&rsquo;un tube international, elle décide de vendre son appartement&#8230; quand elle est enlevée après avoir visité un cimetière.</p>
<p>Une cible des services secrets français (incarnés par le<strong> général Bourgeaud</strong> et le beau <strong>Victor</strong>) qui, après des mois passés loin de son environnement ( dans la Creuse, elle est surveillée par <strong>Jean-Pierre</strong> et <strong>Christian</strong>) va avoir pour mission de se rapprocher (de très près) d&rsquo;un dignitaire du pouvoir nord-coréen, admirateur absolu de son fameux tube <strong>&laquo;&nbsp;Excessif&nbsp;&raquo;</strong>. Derrière cette machine à cash, <strong>Lou Tausk</strong>, auteur compositeur et mari de <strong>Constance.</strong> Mais un mari volage, totalement détaché et en perte d&rsquo;inspiration.Tout comme son parolier <strong>Pélestor</strong>, dépressif et coincé en hiver.</p>
<p>Il y a aussi <strong>Hubert</strong>, le frère de <strong>Lou Tausk</strong> (qui est un pseudo, vous l&rsquo;aurez deviné !), avocat trop riche pour être tout à fait honnête.  Et aussi <strong>Hyacinthe</strong>, conducteur de métro mais aussi réparateur en tout genre chez <strong>Tausk</strong> avant de devenir chauffeur de taxi et qui a aussi un rôle à jouer dans toute cette affaire.</p>
<p>Reste q<strong>ue Lou Tausk</strong> a d&rsquo;autres soucis en tête que la disparition de sa femme. <strong>Clément Pognel</strong> vient de réapparaître dans sa vie&#8230; et compte tenu du contentieux qui existe entre les deux hommes, cela ne pas va très bien se passer. C&rsquo;est dit !</p>
<p>Ajoutez à cela une histoire de petit doigt coupé, celle d&rsquo;une coiffeuse trop bavarde et d&rsquo;une Corée du Nord définitivement pas drôle et vous obtenez un roman de genre, loufoque, truffé de personnages secondaires et de petites histoires qui, en réalité, expliquent tout le reste. Ou pas.</p>
<p>Un roman dans lequel les kilomètres défilent. On parcourt Paris en tout sens, puis on sillonne la Creuse afin de se retrouver dans la jungle nord-coréenne. Si, si.</p>
<p>Un roman drôle et rocambolesque qui apostrophe régulièrement le lecteur. Pour vérifier s&rsquo;il suit toujours, allez savoir ?</p>
<p>Chez <strong>Jean Echenoz</strong>, la littérature est toujours une mécanique bien huilée, de haute précision. La preuve encore avec cette <strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo; </strong>dont l&rsquo;univers pourrait nous rappeler celui des opus de OSS 117. Décalé. On y trouve aussi, un peu l&rsquo;esprit de la nouvelle série présentée l&rsquo;automne dernier sur Arte <strong><a href="http://television.telerama.fr/television/au-service-de-la-france-dezingue-les-annees-de-gaulle,132895.php">&laquo;&nbsp;Au service de la France&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, la géopolitique prend une tout autre dimension&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chemisier bleu tendu, pantalon skinny anthracite, souliers plats, coupe à la Louise Brooks et courbes à la Michèle Mercier – ce qui n&rsquo;a pas l&rsquo;air d&rsquo;aller très bien ensemble mais si, ça colle tout à fait. Trente quatre-ans, peu active et peu diplômée – à peine capacitaire en droit –, épouse d&rsquo;un homme dont les affaires marchent ou du moins ont marché, mais c&rsquo;est la vie avec cet homme qui ne marche qu&rsquo;à moitié : vie matérielle facile, vie matrimoniale pas. Velléités de divorce, perspectives d&rsquo;arrangements, brouilles suivies de compromis, tout dépend des jours. C&rsquo;est à ce fil qu&rsquo;elle partage son existence entre le domicile conjugal, quoique de moins en moins souvent, et l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle vient d&rsquo;envisager de vendre, en attendant de voir. Cette brève fiche signalétique établie, Constance a tourné le dos à son reflet, s&rsquo;est éloignée de l&rsquo;agence et depuis la rue Greuze, à pied, en direction de son bien rare et calme, c&rsquo;est un trajet de six à huit minutes en longeant le cimetière de Passy.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 146 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Souvent, de leur vivant, les gens nous exaspèrent et l&rsquo;on voit, à leur mort, l&rsquo;étendue des dégâts  : c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé pour Tausk après le suicide de son parolier. Pélestor n&rsquo;était pas sans défauts mais, s&rsquo;il forgeait d&rsquo;imparables formules moulées en peau de serpent sur une ligne de basse, aussitôt gravées dans la mémoire commune, il pouvait aussi suggérer sur cette mélodie même des nuances orchestrales ou rythmiques que son compositeur n&rsquo;aurait pas imaginées. Il n&rsquo;était pas le premier venu.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 297 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Plusieurs mois vont à nouveau s&rsquo;écouler. Ignorant encore l&rsquo;échec de la défection programmée de Gang Un-ok, c&rsquo;est le coeur léger que le général Bourgeaud se sera mis à la tâche. Il disposera d&rsquo;un peu de temps pour mettre au point l&rsquo;opération au Zimbabwe, ses contacts sur place ayant besoin d&rsquo;un délai avant de baliser le terrain.<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sur plusieurs points de logistique, cependant, la présence de Paul Objat va lui manquer : toujours aucune nouvelle. Il n&rsquo;en sait pas plus que nous sur lui à ceci près que nous autres, un peu mieux informés, avons vu Objat disparaître avec Constance.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo;, Jean Echenoz, Editions de Minuit, 18,50€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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