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	<title>Quatrième de couv &#187; acceptation</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand les convictions basculent&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est bizarre Je dois bien avouer qu&#8217;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&#8217;inscrit dans l&#8217;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &#171;&#160;pères singuliers&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&#8217;éducation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" rel="lightbox[5358]"><img class="alignleft size-full wp-image-5360 colorbox-5358" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" alt="CE QU'IL FAUT DE NUIT OK" width="195" height="326" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est bizarre <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5358" /> Je dois bien avouer qu&rsquo;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle d&rsquo;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&rsquo;éducation de ses deux fils. Tant bien que mal. Il y a <strong>Frédéric</strong> que tout le monde appelle <strong>Fus</strong> depuis des années et son benjamin, surnommé<strong> Gillou</strong>. L&rsquo;un joue au foot quand l&rsquo;autre se plonge dans les livres.  Le père, lui, travaille à la SNCF et s&rsquo;occupe de la section locale du Parti socialiste.</p>
<p>C&rsquo;est lui qui raconte. Les trois années de maladie de la &laquo;&nbsp;moman&nbsp;&raquo;, les études des enfants, le quotidien d&rsquo;un milieu populaire entre un père un peu perdu et deux ados qui grandissent, qui s&rsquo;affranchissent des choix paternels. Et puis la bascule.  Celle qui fait que, progressivement, <strong>Fus</strong> fasse la connaissance de jeunes proches de l&rsquo;extrême droite. Jusqu&rsquo;au drame. Une attaque, une vengeance, un mort, la prison et deux procès.</p>
<p><span id="more-5358"></span></p>
<p>Le père manque parfois de mots, de réactions. Il ne comprend pas. N&rsquo;accepte pas. Entre pudeur et retenue, il voit ses convictions ébranlées et son quotidien s&rsquo;effilocher.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il faut de nuit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laurent Petitmangin</strong> avait envie de parler &laquo;&nbsp;du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d&rsquo;autres thèmes  : j&rsquo;ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l&rsquo;incapacité d&rsquo;un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n&rsquo;est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr .&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Laurent Petitmangin</strong>, quinquagénaire, grand lecteur, travaille à Air France et écrit depuis une dizaine d&rsquo;années. Il entasse les manuscrits dans ses tiroirs, apprend-on.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y avait déjà trois mois que la moman était partie, j&rsquo;avais évacué la peur de ne pas y arriver, de ne pas faire face à tout ce qu&rsquo;il y avait à organiser, à gérer. Tout ce que j&rsquo;avais déjà entrevu depuis trois ans. C&rsquo;était terrible à dire, mais c&rsquo;était presque plus facile maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus l&rsquo;hôpital, les soirées et les dimanches passés à attendre. Presque plus facile. Si elle m&rsquo;avait entendu. C&rsquo;était pourtant vrai, et les vacances n&rsquo;avaient jamais autant mérité leur nom. Plusieurs fois, je les avais emmenés casser la croûte à Luxembourg-ville. On s&rsquo;était fait la promenade des remparts, puis on était allés dans un petit restaurant où on attendait des heures, il y avait du monde, les enfants s&rsquo;étaient impatientés tellement ils avaient faim, mais les énormes steaks et les grosses frites, presque un quart de patate chacune, n&rsquo;en étaient que meilleures.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] Ils voulaient savoir qui l&rsquo;avaient amoché de la sorte, et le fait que je l&rsquo;aie retrouvé comme ça ne validait rien de mon innocence à leurs yeux. Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais fait le matin, avant d&rsquo;aller à Metz. Ce qui ne leur plaisait pas, c&rsquo;était que j&rsquo;ai emmené moi-même Fus à l&rsquo;hôpital. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 157 :</strong><em> [&#8230;] Tout m&rsquo;était insurmontable. Je portais sur le visage la détention de mon fils. L&rsquo;avocat n&rsquo;avait cessé de m&rsquo;appeler immédiatement après le procès. Il s&rsquo;était d&rsquo;abord contenté de messages courts, &laquo;&nbsp;Rappelez-moi s&rsquo;il vous plaît &nbsp;&raquo; puis, comme je ne répondais à aucun de ses appels, il s&rsquo;était épanché. Une longue supplique où il me disait que ce n&rsquo;était pas son intérêt financier de faire le forcing et de repasser du temps sur ce dossier &#8211; il m&rsquo;avait rappelé dans son message haletant, énervé, que ses émoluments rentraient strictement dans le cadre de l&rsquo;aide que nous avions touchée et que ce n&rsquo;était donc pas avec ça qu&rsquo;il allait gagner le moindre argent -, mais que ce n&rsquo;était pas la question, qu&rsquo;il fallait y aller. Il l&rsquo;avait redit plusieurs fois. Sur tous les tons possibles : &laquo;&nbsp;Une simple question de justice.&nbsp;&raquo; Il avait rajouté qu&rsquo;il me revenait de convaincre mon fils et qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas l&rsquo;éternité pour le faire. Je n&rsquo;en avais pas envie. Pas plus que je n&rsquo;avais envie de le visiter en prison.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il doit à la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 16,90€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La maternité, mystérieuse aventure&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/28/la-maternite-mysterieuse-aventure/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2018 06:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec &#171;&#160;Tombée des nues&#160;&#187;, Violaine Bérot, quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse. L&#8217;histoire, c&#8217;est donc celle de Baptiste et Marion [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" rel="lightbox[4351]"><img class="alignleft size-full wp-image-4353 colorbox-4351" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" alt="TOMBEE DES NUES" width="250" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: left">Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Violaine Bérot,</strong> quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle de <strong>Baptiste</strong> et <strong>Marion</strong> qui ont décidé de reprendre une ferme, dans la montagne, à la lisière d&rsquo;un village un peu paumé. Là, elle se charge d&rsquo;élever des chèvres quand lui fait pousser des légumes et bâtit leur foyer. Un vie simple.</p>
<p style="text-align: left">Jusqu&rsquo;à cette nuit du 29 février. Froide et enneigée. Là, dans la baignoire de la maisonnée, <strong>Marion</strong> met au monde une petite fille. Elle ne savait cependant pas qu&rsquo;elle était enceinte, qu&rsquo;un petit être se lovait dans son ventre. Un choc. Un traumatisme que le couple va devoir encaisser. Avec pour chacun d&rsquo;entre eux, une réaction différente. Quand <strong>Baptiste</strong>, qui n&rsquo;avait jamais voulu d&rsquo;enfant, savoure l&rsquo;arrivée inopinée de cette petite, <strong>Marion</strong> se calfeutre dans le silence, se terre dans son lit. Elle n&rsquo;avait rien demandé, rien vu. Rien ressenti. L&rsquo;acceptation va prendre du temps. Plusieurs jours.</p>
<p style="text-align: left">Sitôt la nouvelle sue au village – c&rsquo;est <strong>Dédé</strong>, le voisin qui les a conduits tous les trois à l&rsquo;hôpital – la communauté s&rsquo;organise. Il faut aménager la maison, tricoter de la layette, trouver un prénom à bébé&#8230; et s&rsquo;occuper du cheptel !</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4351"></span></p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, des chapitres très courts, sans majuscule ni ponctuation, qui donnent la parole à <strong>Marion</strong>, à <strong>Baptiste,</strong> à <strong>Tony</strong> son meilleur ami, à <strong>Dédé</strong> qui va prendre en charge les chèvres, à la mère de <strong>Marion</strong>, aux deux tenancières du café, à la femme du maire et institutrice retraitée qui suit toute cette agitation de sa fenêtre et à la sage-femme qui a accouché <strong>Marion</strong>. Elle sait ce qu&rsquo;endure la quadragénaire déboussolée. Et va l&nbsp;&raquo;accompagner.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible, tout en nuances qui peut se lire de plusieurs manières. En suivant la chronologie du roman, page après page, en se concentrant sur les jours ( du mardi au vendredi) ou encore en suivant le déroulement de l&rsquo;histoire via le ressenti des sept personnages narrateurs, en suivant le numéro du chapitre suivant indiqué entre parenthèses. Une lecture balisée qui permet d&rsquo;aborder cette acceptation de diverses manières. Sans jugement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong></p>
<p style="text-align: left">24<em>. &laquo;&nbsp;Cette mère avait donc accouché seule à son domicile, et ayant accouché n&rsquo;avait pas pris conscience de ce qui venait de se passer, elle est arrivée à l&rsquo;hôpital absolument mutique, le père l&rsquo;accompagnait, mais affolé, perdu, lui non plus n&rsquo;ayant pas compris, ils avaient été conduits jusqu&rsquo;aux urgences par une autre personne, et quand j&rsquo;ai accouru vers leur groupe ce deuxième homme m&rsquo;a attrapée par le poignet, il m&rsquo;a dit j&rsquo;ai le petit, je me souviens qu&rsquo;il a employé ce terme, le petit, il a ouvert sa veste et j&rsquo;ai vu la serviette, le bébé était emmailloté à l&rsquo;intérieur, tout le temps du trajet il était resté bien au chaud contre le torse de l&rsquo;homme, il faut que vous sachiez qu&rsquo;un enfant né dans de telles conditions est condamné si sa mère ne parvient pas à sortir rapidement de son apathie, ne perdez pas de vue que pour elle l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas un enfant [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 52-53 : </strong></p>
<p style="text-align: left">33.<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aurais voulu sauter dans le vide mais chaque fois qu&rsquo;il le prononçait le mot m&rsquo;enfonçait plus profondément dans la terre bourbeuse, je voulais voler et je m&rsquo;engluais, la vase cherchait à me recouvrir, à m&rsquo;ensevelir, à se refermer sur moi, je luttais mais Baptiste parlait encore et plus il parlait plus je m&rsquo;affaiblissais, il répétait ce mot qui me noyait, je perdais pied, j&rsquo;étais une plaie béante qui n&rsquo;en finissait plus de se déchirer, j&rsquo;aurais voulu hurler, j&rsquo;aurais dû hurler, mais ma bouche était remplie de boue, Baptiste me tenait toujours dans ses bras et j&rsquo;aurais voulu ne plus l&rsquo;entendre, ne plus rien entendre, il répétait ce mot dans mes oreilles, il répétait toujours ce même mot, et je suppliais mes oreilles de s&rsquo;emplir elles aussi de boue plutôt que de l&rsquo;écouter, parce que ce mot non, je ne pouvais pas&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 142-143 : </strong></p>
<p style="text-align: left">115. <em>&laquo;&nbsp;Marion ne sortait de sa torpeur que pour s&rsquo;inquiéter de ses bêtes., j&rsquo;observais cette femme avec laquelle j&rsquo;avais choisi de vivre, je ne comprenais pas, je me disais mais quelle mère peut réagir ainsi, délaisser aussi radicalement son enfant, qu&rsquo;a-t-elle Marion de cassé, de brisé, de détruit, pourquoi refuse-t-elle d&rsquo;accepter ce bébé qui nous tombe du ciel, pourquoi ne réagit-elle pas comme moi, pourquoi ne l&rsquo;aime-t-elle pas passionnément, pourquoi n&rsquo;a-t-elle pas envie de se battre pour rattraper le retard, à moi elle n&rsquo;adressait plus la parole, seulement ce sourire permanent sur son visage, et jamais un geste pour le bébé, elle laissait tout se dérouler sans montrer aucun intérêt à rien, elle ne semblait absolument pas concernée par le quotidien de l&rsquo;enfant, elle nous regardait avec ce même air absent, ce même sourire immuable, et quand je m&rsquo;approchais du lit cela provoquait toujours chez elle cet instant de frayeur qui la poussait à s&rsquo;éloigner au maximum, je m&rsquo;allongeais et lui tournais immédiatement le dos, et son corps que je savais pourtant couché à quelques centimètres du mien me paraissait à des kilomètres&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;, Violaine Bérot, Buchet Chastel, 13 euros. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parades pour survivre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/28/parades-pour-survivre/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2014 09:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&#8217;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&#8217;an dernier). On [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte<strong> 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&rsquo;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&rsquo;an dernier). On compte parmi tous ces livres 75 premiers romans (ils étaient 83 en 2013).</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" rel="lightbox[2612]"><img class="alignleft size-full wp-image-2614 colorbox-2612" style="margin: 10px" alt="MECANISMES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" width="195" height="283" /></a>Parmi ces romans à découvrir et à dévorer, le nouvel opus d&rsquo;<strong>Olivia Rosenthal</strong>. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;</strong>, celle-ci nous propose un récit d&rsquo;apprentissage, un thriller métaphysique ou manuel d&rsquo;exorcisme. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Un livre surprenant. Tout autant que l&rsquo;univers de son auteure dont j&rsquo;avais évoqué<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/08/11/lhomme-est-un-animal-comme-les-autres/"><strong> ici</strong> </a>le précédent roman, qui avait remporté d&rsquo;ailleurs le <strong>prix du Livre Inter 2011.</strong></p>
<p>La narratrice nous parle d&rsquo;abord de sa compagne qu&rsquo;elle est contrainte à abandonner dans un fossé. Elle se cache et espère que celle-ci ne sera pas trouvée. La narratrice se cache dans une maison, un village abandonné.</p>
<p>Au fil des pages se greffent des expériences dites de mort imminente. Comme pour expliquer, et tenter de faire comprendre quelque chose dont le lecteur n&rsquo;aura la certitude qu&rsquo;à la fin du livre : la narratrice a perdu définitivement quelqu&rsquo;un, sa soeur aînée. La mort, choisie par cette dernière, les a séparées à jamais. La narratrice plonge dans ses souvenirs, avec ses parents aussi, pour tenter de comprendre. Images choc, scènes d&rsquo;accident&#8230; il s&rsquo;agit d&rsquo;aller voir du côté de la camarde pour mieux tenter de l&rsquo;accepter. Pas simple.</p>
<p><span id="more-2612"></span></p>
<p>Un livre étonnant dans sa construction, dans son approche. D&rsquo;ailleurs, Olivia Rosenthal l&rsquo;écrit d&rsquo;emblée : <em>&laquo;&nbsp;Les faits ne se contentent pas d&rsquo;arriver, ils reviennent. Qu&rsquo;on les accepte ou non, ils sont plus insistants et plus entêtés que les stratagèmes qu&rsquo;on invente pour les éviter. Ecrire fait partie de ces stratagèmes. On croit contrôler, répartir, organiser et tenir le réel sous sa coupe et la plupart du temps on se laisser déborder. On avance aveuglément vers le dénouement pour découvrir in extremis qu&rsquo;en fictionnant le monde on a seulement essayé de retrouver ce qui avait eu lieu et qu&rsquo;on avait oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;arrive plus à compter les jours, trente-troisième jour sans doute, trente-troisième jour, je vais devoir monter sur le plateau, là-haut ils m&rsquo;attendent, là-haut ils me tueront, je n&rsquo;aurai pas la force de courir, ni de crier, ni de tuer alors qu&rsquo;ici je peux reconstruire une dernière fois tout ce par quoi je suis passée avant de finir. Je l&rsquo;ai abandonnée sur la route. Elle ne m&rsquo;a rien dit, elle n&rsquo;a pas protesté, elle n&rsquo;a pas fait le moindre signe. Ca me revient, trente-troisième jour, je vois la peur dans ses yeux. Trente-troisième jour, je me souviens de la peur dans ses yeux. Trente-quatrième jour, sa peur se transforme en effroi, elle ne parle pas mais ses yeux parlent à la place de sa bouche. Trente-cinquième jour, je n&rsquo;arrive pas, même en pensée, à lui fermer les paupières. Trente-cinquième jour, elle a peur, moi aussi. J&rsquo;ai peur de mourir en gardant l&rsquo;image de son regard braqué sur moi. Trente-sixième jour, je veux rayer cette image, elle persiste. Trente-sixième jour, je ne veux pas mourir les yeux ouverts.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 105 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai couru sur la montagne pour échapper à la mort. Ou plutôt à sa vision. A son emprise. J&rsquo;ai couru et couru encore, mais au bout du compte elle était encore là. Elle était liée à l&rsquo;espace et au territoire. Elle imprégnait chaque chose, chaque être, chaque plante. Elle n&rsquo;avait pas de limite ni de contours, elle était moi et tout le reste. Elle était venue sans que je le sache, sans que je sois prévenue, sans que j&rsquo;aie pris les armes et elle avait toutes les formes, ce qui m&rsquo;empêchait de la combattre. J&rsquo;ai compris qu&rsquo;on ne la combat pas. On se laisse ouvrir par elle. On se laisse fouiller par elle. On l&rsquo;accepte. On la supporte. On l&rsquo;attend et quelquefois, on l&rsquo;appelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 124-125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut que je donne un exemple. Il faut que j&rsquo;entre dans le vif du sujet. J&rsquo;ai dix-huit ans. J&rsquo;ai vingt ans. Je me suis retranchée dans la partie la plus désolée de la maison. Je me suis réfugiée dans la pièce aveugle pour éviter d&rsquo;entendre ce qu&rsquo;on avait à me dire, pour fuir la mauvaise nouvelle qu&rsquo;on avait à m&rsquo;annoncer. Je n&rsquo;ai pas reçu la nouvelle. Je l&rsquo;ai refusée. J&rsquo;ai annulé les faits, je les ai empêchés de s&rsquo;introduire. J&rsquo;ai rigidifié, j&rsquo;ai durci tout le réel, je l&rsquo;ai refroidi. J&rsquo;ai fait comme si ma vie était identique, avec les mêmes repères qui organisent  tout l&rsquo;espace devant soi, deux parents, deux enfants, quatre silhouettes, la mienne à côté d&rsquo;une autre, égale et plus âgée, l&rsquo;aînée avec la cadette, je suis la cadette, elle est l&rsquo;aînée, je parle d&rsquo;elle à la troisième personne, je ne sais pas comment la nommer, je n&rsquo;arrive pas à l&rsquo;exclure de ma phrase mais je n&rsquo;arrive pas non plus à l&rsquo;intégrer, je tourne autour d&rsquo;elle, je m&rsquo;approche, ça brûle, je m&rsquo;éloigne, ça brûle tout autant, elle est entrée dans mes rêves et elle y est restée, sa disparition a changé le rapport que j&rsquo;entretenais avec les pronoms personnels, je ne peux plus m&rsquo;adresser à elle, je suis obligée de l&rsquo;inclure dans cette troisième personne qui la met loin, elle est loin dans les mots mais elle est près dans les corps, nous sommes l&rsquo;une et l&rsquo;autre ensemble dans une configuration familiale symétrique, régulière, une figue géométrique à quatre côtés qui s&rsquo;étend autour de moi comme une toile et m&rsquo;empêche d&rsquo;avancer. Je reste sur place, je bouge le moins possible pour ne pas rompre la structure fragile que j&rsquo;ai inventée et qui n&rsquo;existe plus. J&rsquo;annule le vide. Ma soeur, toujours à mes côtés quels que soient les gestes, toujours absente quelles que soient mes décisions, est abolie mais puissante, plus puissante que n&rsquo;importe quel vivant ou n&rsquo;importe quel ami, plus puissante que moi-même.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Olivia Rosenthal a un univers bien à elle. Un peu étrange, décalé. Elle nous y entraîne au fil des pages, des phrases si bien construites et écrites. Là, il s&rsquo;agit d&rsquo;accepter et de comprendre la disparition d&rsquo;un proche. Un cheminement long et douloureux au fil d&rsquo;un parcours qui reste personnel. Un livre à découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;, Olivia Rosenthal, Verticales, 16,90€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Quand il faut enterrer les morts et réparer les vivants</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/03/quand-il-faut-enterrer-les-morts-et-reparer-les-vivants/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 10:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[24 heures]]></category>
		<category><![CDATA[acceptation]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Rémige]]></category>
		<category><![CDATA[transplantation cardiaque]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de Maylis de Kerangal dont vous trouverez d&#8217;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec &#171;&#160;Réparer les vivants&#160;&#187;, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain. Maylis de Kerangal, née en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" rel="lightbox[2313]"><img class="alignleft size-full wp-image-2316 colorbox-2313" style="margin: 10px" alt="cvt_Reparer-les-vivants_6623" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" width="174" height="256" /></a>Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de<strong> Maylis de Kerangal</strong> dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain.</p>
<p><strong>Maylis de Kerangal</strong>, née en 1967, a grandi au Havre. Une ville qui sert d&rsquo;ailleurs de décor à ce nouveau roman. Editrice, elle est l&rsquo;auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Je marche sous un ciel de traîne&nbsp;&raquo;</strong>(2000), &laquo;&nbsp;La Vie voyageuse&nbsp;&raquo; (2003), d&rsquo;un recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;Ni fleurs ni couronnes&nbsp;&raquo;</strong> (2006).</p>
<p>Son roman <strong>&laquo;&nbsp;Corniche Kennedy&nbsp;&raquo;</strong> (2008) lui offre la possibilité d&rsquo;être sur nombre de listes de prix. En 2010, avec son roman <strong>&laquo;&nbsp;Naissance d&rsquo;un pont&nbsp;&raquo;</strong>, elle remporte le prix Médicis.</p>
<p>Elle reçoit, en 2012, le prix Landerneau pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Tangentes vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;</strong> dont Quatrième de couv a parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/">ici.</a></strong></p>
<p><span id="more-2313"></span></p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge – quelques semaines après la première pose d&rsquo;un coeur artificiel dans le corps d&rsquo;un homme (exploit français) – dans une transplantation cardiaque.  Un drame se joue en ce dimanche matin. Trois jeunes, une séance de surf extraordinaire et la mort sur la route. <strong>Simon Limbres</strong> n&rsquo;a pas de ceinture de sécurité.  Le pronostic vital de ce jeune homme de 19 ans est plus qu&rsquo;entamé quand il arrive à l&rsquo;hôpital. Rapidement se pose la question du don de ses organes. Une course contre la montre vient de commencer. Le roman se condense sur une plage de 24 heures. Pas une de plus.</p>
<p>Au fil des pages, les personnages entrent en scène. <strong>Simon</strong>, puis le<strong> docteur Révol</strong> ; ses parents <strong>Marianne et Sean</strong> qui vivent depuis plusieurs mois déjà une histoire compliquée ; <strong>l&rsquo;infirmier-chanteur Thomas Rémige</strong> ; <strong>Cordélia,</strong> l&rsquo;infirmière aux amours compliquées ; <strong>Juliette</strong>, la petite amie délaissée une fois de plus pour une séance de surf ; <strong>Claire</strong>, quinquagénaire malade du coeur qui recevra celui de Simon&#8230;</p>
<p>Les portraits ciselés se succèdent, se répondent. Et le temps est minuté. L&rsquo;auteure parle de son roman comme d&rsquo;une &laquo;&nbsp;chanson de geste&nbsp;&raquo;, quand, au Moyen-âge notamment, on évoquait un haut fait d&rsquo;armes, un acte héroïque.</p>
<p>Ici, tout est tenu, dans un cadre millimétré. Pas de place pour le hasard tandis que le coeur de Simon va cesser de battre.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Maylis de Kerangal fait oeuvre d&rsquo;une haute précision, d&rsquo;une technicité pointue et ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;expliquer la formation d&rsquo;une vague, de la manière dont il faut poser sa voix&#8230; ou d&rsquo;un coeur qu&rsquo;il est tend d&rsquo;extraire pour sauver et réparer des vivants.  Dans ce roman, tout est question de souffle.<br />
</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo; consacrée au roman et à l&rsquo;auteure :</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 86 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut qu&rsquo;elle réfléchisse, qu&rsquo;elle rassemble et qu&rsquo;elle ordonne, qu&rsquo;elle puisse émettre une phrase claire à Sean quand il arrivera, épargné. Qu&rsquo;elle enchaîne les propositions de manière intelligible. Primo : Simon a eu un accident. Deuzio : il est dans le coma – gorgée de gin. </em>Dresseur de loulous, dynamiteur d&rsquo;aqueducs.<em> Tertio : la situation est irréversible – elle déglutit en pensant à ce mot qu&rsquo;il lui faudra articuler, irréversible, quatre syllabes qui vitrifient l&rsquo;état des choses et qu&rsquo;elle ne prononce jamais, plaidant le mouvement continu de la vie, le retournement possible de toute situation, rien n&rsquo;est irréversible, rien, a-t-elle coutume de clamer à tout bout de champ – elle prend alors un ton léger, balance sa phrase comme on secoue avec douceur celui qui se décourage, rien n&rsquo;est irréversible, hormis la mort, le handicap, et peut-être alors qu&rsquo;elle virevolte, tourne sur elle-même, peut-être qu&rsquo;elle se met à danser. Mais Simon, lui, non. Simon c&rsquo;est irréversible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les murs valsent, le sol roule, Marianne et Sean sont assommés. Bouchées bées, regards flottant au ras de la table basse, mains qui se tordent, et ce silence qui s&rsquo;écoule, épais, noir, vertigineux, mélange l&rsquo;affolement à la confusion. Un vide s&rsquo;est ouvert là, devant eux, un vide qu&rsquo;ils ne peuvent se figurer autrement que comme “quelque chose” puisque le “rien” est impensable. Ils se débattent face à ce trou d&rsquo;air, ensemble, bien que n&rsquo;agitant ni les mêmes interrogation, ni les mêmes émotions [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 192-193 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] ils sont l&rsquo;ombre d&rsquo;eux-mêmes aurait-on dit pour les décrire, la banalité de l&rsquo;expression relevant moins la désagrégation intérieure de ce couple que soulignant ce qu&rsquo;ils étaient encore le matin même, un homme et une femme debout dans le monde, et à les voir marcher côte à côte sur le sol laqué de lumière froide, chacun pouvait saisir que désormais ces deux-là poursuivaient la trajectoire amorcée quelques heures auparavant, ne vivaient déjà plus tout à fait dans le même monde que Cordélia et les autres habitants de la Terre, mais effectivement s&rsquo;en éloignaient, s&rsquo;en absentaient, et se déplaçaient vers un autre domaine, qui était peut-être celui où survivaient un temps, ensemble et inconsolables, ceux qui avaient perdu un enfant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un long souffle. Une mécanique. Celle du coeur et celle des sentiments. Maylis de Kerangal a su choisir les ingrédients d&rsquo;un roman fort, qui nous tient en haleine de bout en bout. Et nous, qu&rsquo;aurions-nous fait en pareil cas ? Une petite voix nous accompagne le long des 281 pages d&rsquo;une écriture dense, vive et qui scande le temps désormais compté. J&rsquo;aimais déjà beaucoup l&rsquo;univers de Maylis de Kerangal, avec &nbsp;&raquo; Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, elle touche un peu plus encore. Au plus intime. En plein coeur.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, de Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 18,90€.</strong></em></p>
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