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	<title>Quatrième de couv &#187; abeilles</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>&#171;&#160;Le miel&#160;&#187; : viatique sucré en temps de guerre&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2014 08:23:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le prix Roblès. Après &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; de Nicolas Clément, voici &#171;&#160;Le miel&#160;&#187; de Slobodan Despot, paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90. Slobodan Despot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le<strong> prix Roblès.</strong> Après &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo; de Nicolas Clément, voici <strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo; de Slobodan Despot,</strong> paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" rel="lightbox[2491]"><img class="alignleft size-full wp-image-2493 colorbox-2491" alt="MIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" width="195" height="288" /></a></p>
<p><a title="Découvrez ici sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slobodan_Despot"><strong>Slobodan Despot</strong></a> traite là d&rsquo;un sujet qu&rsquo;il connait particulièrement bien. Né en 1967  à Sremska Mitrovica en <strong>Voïvodine</strong> (actuelle Serbie), il vit aujourd&rsquo;hui en Suisse. Un pays que ses parents ont rejoint en 1973.</p>
<p>Sa famille paternelle est originaire de la <strong>Krajina</strong>, la Croatie actuelle&#8230; et l&rsquo;un des personnages de ce roman.</p>
<p>Editeur, polémiste et pamphlétaire, il a également été le conseiller du ministre Oskar Freysinger, artisan notamment de la politique d&rsquo;interdiction de construction de nouveaux minarets en Suisse. <strong>Slobadan Despot</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs essais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2491"></span></p>
<div id="attachment_2498" style="width: 469px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" rel="lightbox[2491]" title="Source : site lesyeuxdumonde.fr"><img class=" wp-image-2498  colorbox-2491" style="margin: 10px" alt="ex_yougoslavie" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" width="459" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Source : site lesyeuxdumonde.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une rencontre, puis de destins qui se croisent autour de bidons de miel. Si le procédé de narration est un peu (trop?) alambiqué, il reste (assez) intéressant.</p>
<p>Tout commence sur le bord d&rsquo;une route.<strong> Vera, herboriste un peu magicienne,</strong> sauve la vie d&rsquo;un vieil homme, <strong>Nikola</strong>, menacé par son fils <strong>Vesko</strong> auquel on a associé l&rsquo;adjectif Le Teigneux. Vera raconte cette rencontre à l&rsquo;un de ses patients, également le narrateur de ce roman.</p>
<p>L&rsquo;occasion de plonger dans la vie d&rsquo;une famille que la guerre a obligé à l&rsquo;exil, à la fuite.  <strong>Vesko</strong>, qui vit à Belgrade, a accueilli son frère soldat, <strong>Dusan</strong>.</p>
<p><strong>L&rsquo;opération Tempête</strong> contraint alors 200.000 Serbes de Krajina à fuir. Dans la précipitation, ce dernier n&rsquo;a pas pensé à rapatrier son père, le, vieux <strong>Nikola</strong> <strong>K</strong>, qui, instituteur désormais retraité, élève des abeilles dans la montagne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;inquiétude passée, il faut aller le récupérer en <strong>Krajina, sur une terre désormais ennemie.</strong> <strong>Vesko</strong> s&rsquo;en charge. Et s&rsquo;oblige alors alors à une introspection. S&rsquo;en suit alors un road-movie par temps de guerre. Entre petits arrangements et pots de miel. Du miel, dont<strong> Vera</strong> a besoin. Elle n&rsquo;est visiblement pas la seule&#8230; Au fil des pages, le miel se fait liant. Et rappelle que la guerre ne fait que des perdants.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le cadet, comme cela arrive souvent dans ces provinces rudes, était l&rsquo;intellectuel de la maison. Vesko avait laborieusement décroché un titre d&rsquo;économiste – faute de mieux – et décidé de ne plus quitter Belgrade après la fin de ses études. Dusan, l&rsquo;aîné, s&rsquo;était enrôlé dans la police de Knin dès l&rsquo;âge de vingt ans. Tous deux étaient des forces de la nature et des êtres tourmentés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Lorsque la Croatie a proclamé son indépendance, en 1991, et que la guerre civile a éclaté, Dusan a rejoint l&rsquo;armée de la République de Krajina serbe, créée avec des reliquats de l&rsquo;armée fédérale. Il se distingua suffisamment par sa bravoure pour figurer sur la liste des criminels de guerre dressée par le camp d&rsquo;en face. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En août 1995, lors de l&rsquo;opération “Tempête” qui éradiqua leur éphémère république, l&rsquo;unité d&rsquo;élite que commandait Dusan se disloqua sans tirer un coup de feu, abandonnant ses positions avant même qu&rsquo;elles soient menacées. Selon certains, les ordres de retraite avaient été donnés, pistolet sur la tempe, par des agents des services secrets de Belgrade, dépêchés pour mater et liquider au besoin les officiers portés à l&rsquo;héroïsme. Le gouvernement de Serbie, pris à la gorge, avait décidé de sacrifier l&rsquo;enclave et savait que l&rsquo;amputation devait être instantanée. Une résistance de quelques jours seulement face à un ennemi dix fois plus nombreux risquait de réveiller les vieux mythes et d&rsquo;emporter son régime&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 44-45<em> :</em></strong><em> &laquo;&nbsp;En tant qu&rsquo;instituteur et fonctionnaire, Nikola fut confronté à un choix abrupt : enseigner la haine de ce qu&rsquo;il était ou disparaître. Il avait une jeune épouse qu&rsquo;il aimait et un essaim à soigner. Il opta pour la survie. Heureusement pour lui, les patrons du nouveau régime se souciaient davantage d&rsquo;idéologie que d&rsquo;administration. Leur incurie et le délitement graduel de l&rsquo;Etat permirent à Nikola de passer entre les gouttes. Il se réfugia aussi souvent qu&rsquo;il le put dans sa montage et envoya sa femme, qui avait de la parenté croate, chez sa tante à Rijeka, sous occupations italienne. Les fascistes de Mussolini n&rsquo;avaient cure des querelles confessionnelles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;“Pour la plupart des hommes, la guerre est une fête, une noce, un banquet. Ils veulent tous voir danser la déesse Kali, résuma Vera après m&rsquo;avoir écouté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Mais jamais ils ne se l&rsquo;avouent, ajoutai-je.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- On tue à la guerre comme on opère une saignée. Pour dégager l&rsquo;excédent d&rsquo;humeurs. Comme, dans les mariages, on se sent obligé de casser du verre ou de tirer en l&rsquo;air. Du reste, la guerre suspend le code pénal et même le Décalogue : c&rsquo;est un fait des plus curieux, et qu&rsquo;on ne remarque même pas. Nikola n&rsquo;était pas de ces hommes-là. Il était l&rsquo;un des rares à cultiver la vie pour elle-même, et non comme de la chair à sacrifices. Il ne tenait pas à connaître ce qui ne lui était pas destiné. Il était un sage, or il n&rsquo;y a rien de plus insupportable, pour les fous, que de côtoyer un sage.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman de 127 pages qui ne laisse pas indifférent ! Le narrateur à travers lequel on semble reconnaître l&rsquo;auteur et son parcours, nous emmène revisiter une page de notre histoire européenne commune. Pas l&rsquo;une des plus reluisantes. Slobodan Despot fait du &laquo;&nbsp;Miel&nbsp;&raquo; une sorte de fable sur la guerre, sans perdre cependant de vue ses attaches serbes. <em>&laquo;&nbsp;Chacun de nos gestes compte</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, lance Vera l&rsquo;herboriste à la fin du roman. A méditer&#8230; en temps de guerre comme en temps de paix.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;, de Slobodan Despot, Gallimard, 13,90€.</strong></em></p>
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		<title>“Nue” ou la fin du cycle Marie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:14:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&#8217;univers de Jean-Philippe Toussaint, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. Jean-Philippe Toussaint, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&#8217;amour simple&#8230; et très [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p>Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&rsquo;univers de <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&rsquo;amour simple&#8230; et très compliquée. Celle de Marie et du narrateur.</p>
<div id="attachment_2067" style="width: 156px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class=" wp-image-2067  colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="Photo : Madeleine Santadréa" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" width="146" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Madeleine Santadréa</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Philippe Toussaint a publié son premier roman en 1986, <strong>&laquo;&nbsp;La Salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>. D&rsquo;autres suivront.</p>
<p>En 2002, il publie <strong>&laquo;&nbsp;Faire l&rsquo;amour&nbsp;&raquo;</strong>, premier opus dans lequel le lecteur fait la connaissance de Marie et du narrateur, et de leurs amours compliquées.</p>
<p>Il y aura ensuite<strong>  &laquo;&nbsp;Fuir&nbsp;&raquo;</strong> en 2005, couronné d&rsquo;ailleurs par le prix Médicis et <strong>&laquo;&nbsp;La vérité sur Marie&nbsp;&raquo;</strong> en 2009, distingué par le prix Décembre. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur clôt son ensemble romanesque.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class="alignleft size-full wp-image-2068 colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="NUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" width="180" height="246" /></a></p>
<p>Clap de fin sur l&rsquo;histoire de <strong>Marie Madeleine Marguerite de Montalte</strong> ? C&rsquo;est en tout cas ce que nous indique la quatrième de couverture de<strong> &laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>. Quatre romans, quatre saisons, quatre états&#8230; Et quatre Marie, mais toujours insaisissable.</p>
<p><strong>Marie,</strong> créatrice de mode en vogue, parcourt le monde au gré des collections et de son inspiration. Le narrateur( dont on sait toujours aussi peu de choses) la suit, la retrouve, la quitte, la rejoint depuis quatre romans. Sans pourtant jamais vraiment parvenir à la comprendre complètement. Marie est son tourment, son obsession et le tourbillon indispensable à sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2061"></span></p>
<p>Cette fois, la créatrice s&rsquo;est lancée dans un projet fou ( il va mal tourner), une robe de miel portée par un mannequin à Tokyo. Les deux personnages, qui se sont quittés dans le précédent opus, viennent de passer leurs vacances ensemble sur l&rsquo;ile d&rsquo;Elbe puis de se rejoindre leur appartement respectif.</p>
<p>Et après ? C&rsquo;est à ce moment là qu&rsquo;on retrouve le narrateur. Il attend un coup de fil de Marie. Celui qui lui dira de venir la rejoindre pour toujours. Il attendra deux mois. La mort du gardien de la maison de son père (décédé dans l&rsquo;opus précédent) pousse Marie à appeler son amour pour lui demander de l&rsquo;accompagner aux obsèques. Là-bas, un incendie dans une chocolaterie, un intrus dans la maison de son père perturbent les retrouvailles mais les accélèrent aussi. Et Marie n&rsquo;a-t-elle pas autre chose à lui annoncer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Là-bas, à chaque heure, j&rsquo;avais été au contact de Marie, nous nous voyions constamment, nous prenions nos repas en tête à tête sur la terrasse, je frôlais ses bras nus dans les couloirs de la maison et j&rsquo;effleurais sa taille en descendant les sentiers qui menaient à la mer quand nous allions nous baigner. Même si je n&rsquo;ignorais pas que nous étions séparés, je ne souffrais pas le moins du monde de cette séparation puisque nous étions tout le temps ensemble. C&rsquo;était même ainsi, et uniquement ainsi, que je concevais maintenant la séparation avec Marie, en sa présence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous regardions les derniers préparatifs de l&rsquo;embarquement, les barrières métalliques que des employés déplaçaient pour laisser les véhicules monter à bord, quand Marie me prit doucement la main sous la pluie. Elle ne m&rsquo;avait pas regardé, elle avait simplement soulevé la main à côté d&rsquo;elle et avait pris la mienne avec naturel, et ce geste si tendre qui m&rsquo;emplit d&rsquo;apaisement, ce geste si inattendu, me parut aussi surprenant que si les deux navires qui nous avions sous les yeux, abandonnant un instant la froideur impassible avec laquelle ils cohabitaient dans le port, s&rsquo;étaient soudain rapprochés dans un geste de tendresse. Je sentis la main de Marie humide contre ma paume, et je savourai aussitôt physiquement, comme à titre exclusivement privé, la pertinence de cette loi physique universelle qui veut que deux corps qui entrent en contact ont tendance à égaliser leur température.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il y avait toujours eu, chez Marie, une qualité d&rsquo;émotion incomparable, qui ne tenait pas tant aux circonstances réelles qui provoquaient ses réactions affectives qu&rsquo;à cette </em>disposition océanique<em> que j&rsquo;avais repérée en elle, qui acérait sa sensibilité, l&rsquo;exacerbait et faisait vibrer ses sentiments avec une intensité hors du commun.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne suis absolument pas objective dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Jean-Philippe Toussaint ! Ce type-là est un génie de l&rsquo;écriture et de la narration. D&rsquo;ailleurs ce blog avait évoqué son essai <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/"><span style="color: #0000ff">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;</span></a></strong></span> <span style="color: #0000ff">dans lequel il expliquait comment il précédait pour créer cette alchimie littéraire. Fin de l&rsquo;histoire donc ! Marie et le narrateur vont-ils enfin parvenir à être heureux ? Allez savoir. Une chose est sûre, Jean-Philippe Toussaint sait parler d&rsquo;amour. Le compliqué, celui qui fait mal et qui ne guérit jamais vraiment&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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