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	<title>Quatrième de couv &#187; Non classé</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans les tiroirs secrets de l&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Dec 2017 09:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA["Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Une rentrée littéraire est aussi l&#8217;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&#8217;une maison d&#8217;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit. C&#8217;est le cas avec Etienne Deslaumes, que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33cccc">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" rel="lightbox[4099]"><img class="alignleft  wp-image-4100 colorbox-4099" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" alt="VIOLENCES OK" width="246" height="317" /></a>  Une rentrée littéraire est aussi l&rsquo;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&rsquo;une maison d&rsquo;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit.</p>
<p>C&rsquo;est le cas avec <strong>Etienne Deslaumes</strong>, que je ne connaissais pas jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p>Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième roman après <strong>&laquo;&nbsp;Emilien et le souci de définition&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Journal ambigu d&rsquo;un cadre supérieur&nbsp;&raquo;</strong>, qui lui avait valu un succès critique.</p>
<p>Après avoir longtemps travaillé comme cadre sup dans un groupe d&rsquo;assurance, <strong>Etienne Deslaumes</strong>, quinquagénaire, est formateur et enseignant en droit immobilier.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong> est un roman choral. Chapitre après chapitre, ce sont deux générations de personnages qui prennent la parole à tour de rôle.</p>
<p>Mais tout commence par un enterrement, celui d&rsquo;<strong>Armande</strong>. La jolie quinqua est morte après avoir été renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Tous se posent la question. <strong>Armande</strong>, sa vie durant, s&rsquo;est laissée porter. Pour tout. Elle a épousé <strong>Christophe,</strong> un cadre prometteur et déjà riche. A élevé deux filles. Puis s&rsquo;est vengée. De l&rsquo;infidélité de son mari <strong>Christophe</strong> d&rsquo;abord puis de sa frustration et de l&rsquo;ennui de sa vie.</p>
<p>Elle raconte. Comme <strong>Christophe</strong> dont elle a fini par divorcer. Comme <strong>Patrici</strong>a et <strong>Emilien</strong>, un couple d&rsquo;amis tellement proches, mais pourtant si secrets. Comme les enfants de ceux-ci, <strong>Margaux</strong> et <strong>Aubin.</strong></p>
<p>Au fil des monologues, d&rsquo;autres histoires se dessinent. Ambigües. D&rsquo;autres explications se font jour. Pas toujours belles.</p>
<p>Entre petits arrangements avec la morale et lâchetés ordinaires, <strong>Etienne Deslaumes</strong> nous parlent d&rsquo;eux. Et de nous.</p>
<p>Unité de lieu et de temps donc pour ce roman à tiroirs autour de l&rsquo;amour et des questions qu&rsquo;il pose quand il est là. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez ici une interview d&rsquo;Etienne Deslaumes</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DnsqdrUFILg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 (Armande)  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il est devenu le bras armé de ma paresse. : puisque je me mariais avec un homme qui avait une bonne situation dans une banque, qui parlait déjà, à vingt-cinq ans, de monter sa boîte, je n&rsquo;avais plus besoin de finir mes études ni de travailler. Ouf! Le raisonnement (ce n&rsquo;était pas vraiment un raisonnement, c&rsquo;était à demi-conscient, à ce moment-là) était un peu osé, parce qu&rsquo;un peu démodé. Mais bon, personne n&rsquo;y a trouvé à redire ; pas même mes parents, plutôt flattés que leur fille connaisse une fin bourgeoise. Lorsque mon bonheur escompté avec Christophe m&rsquo;a été arraché, ce qui fut aussi très vite fait, j&rsquo;ai détesté mon mari parce qu&rsquo;il me rendait malheureuse. Ensuite, il était un pis-aller : l&rsquo;instrument de mon confort. Bref, ce qui me guidait, dans mon rapport à lui, dans le bon comme dans le mauvais, c&rsquo;était toujours moi, re-moi et encore moi. Ce que lui pouvait ressentir ? Bof&#8230; je n&rsquo;y pensais que très rarement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 (Patricia) :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;ai pris du champ avec Emilien, ce n&rsquo;est peut-être pas parce qu&rsquo;il m&rsquo;a déçue, en ne faisant pas pour moi ce qu&rsquo;Armande a fait : comprendre mes points faibles, en tenir compte, composer avec, me donner des outils pour les combattre sans me brusquer. Je me suis éloignée de lui, de tous mes semblables, sauf d&rsquo;Armande précisément, car elle était la seule à avoir compris que je ne redeviendrais jamais comme avant et que, pour qu&rsquo;une partie de moi continue à vivre et, peut-être, je dis bien “peut-être”, à être heureuse, il fallait admettre qu&rsquo;une autre partie était morte&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 (Christophe) :</strong><em>&laquo;&nbsp;A bien y réfléchir, si j&rsquo;ai autant renoncé c&rsquo;est par lâcheté, par peur de souffrir. Lorsque j&rsquo;ai vu Emilien en larmes, à plus de quarante ans, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait plaqué, je me souviens m&rsquo;être senti satisfait de ne plus pouvoir me trouver dans ce genre de situation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis gouré. On ne vit pas mieux en se mettant sous cloche. On vit moins bien, au contraire. On vit moins bien parce qu&rsquo;on vit moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;, Etienne Deslaumes, Buchet Chastel, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>François ne tue pas pour des prunes&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/30/francois-ne-tue-pas-pour-des-prunes/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Apr 2017 16:07:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[  Rentrée littéraire Tous les goûts sont dans la nature ! C&#8217;est pareil en littérature. C&#8217;est donc par curiosité que j&#8217;ai ouvert &#171;&#160;Des coccinelles dans des noyaux de cerise&#160;&#187;. A cause du titre. Plutôt cocasse. A cause du parcours de son auteur aussi, Nan Aurousseau. Et enfin pour la maison d&#8217;édition Buchet Chastel dont je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COCCINELLES.jpg" rel="lightbox[3899]"><img class="alignleft size-full wp-image-3901 colorbox-3899" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COCCINELLES.jpg" alt="COCCINELLES" width="195" height="322" /></a>  <strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Tous les goûts sont dans la nature ! C&rsquo;est pareil en littérature. C&rsquo;est donc par curiosité que j&rsquo;ai ouvert <strong>&laquo;&nbsp;Des coccinelles dans des noyaux de cerise&nbsp;&raquo;</strong>. A cause du titre. Plutôt cocasse. A cause du parcours de son auteur aussi, <strong>Nan Aurousseau</strong>.</p>
<p>Et enfin pour la maison d&rsquo;édition B<strong>uchet Chastel</strong> dont je loue régulièrement les choix éditoriaux.</p>
<p>Peut-être ne le savez-vous pas, mais <strong>Nan Aurousseau</strong> a fait de la prison. Condamné pour braquage alors qu&rsquo;il avait 18 ans, il a passé six années derrière les barreaux.</p>
<p>De quoi en tirer assez de matière pour écrire des romans parmi lesquels <strong>&laquo;&nbsp;Bleu de chauffe&nbsp;&raquo;</strong>. La preuve encore avec celui-ci.</p>
<p>Au fil des pages en effet, le portrait d&rsquo;un meurtrier hors du commun. Pas vraiment un tendre&#8230;</p>
<p>A Fresnes, <strong>François</strong> a partagé la cellule d&rsquo;un caïd du grand banditisme, <strong>Medhi</strong>. Ce dernier, marié à la belle <strong>Karima</strong>, ignore le quinquagénaire qu&rsquo;il considère visiblement comme du menu fretin.</p>
<p><span id="more-3899"></span></p>
<p>Ce qu&rsquo;il ne sait pas, c&rsquo;est que <strong>François</strong> ourdit un plan machiavélique qu&rsquo;il mettra en musique dès sa sortie de prison. Il y aura du sang, des larmes&#8230; et un pactole à la clé.</p>
<p>En attendant le grand soir, <strong>François, meurtrier multirécidiviste,</strong> vit dans une caravane avec <strong>Micheline</strong>, qui visiblement est bête et moche, tout en entretenant une relation avec <strong>Muriel</strong>, fille du troisième codétenu à Fresnes, <strong>&laquo;&nbsp;le Vieux&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Ajoutez à cela une langue pleine d&rsquo;argot, un brin de vulgarité  (quelques scènes très crues, quand même !) et un tableau de la France miséreuse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et vous obtenez un roman noir, rythmé et plein de suspense.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu&rsquo;on m&rsquo;a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c&rsquo;est vrai, une carcasse d&rsquo;oiseau de proie qu&rsquo;a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. Parce que je suis un survivant. Les toubibs ont maintenu ma mère en vie pour que je naisse. Ils l&rsquo;ont maintenue six mois. Elle avait ramassé un barillet de 357 magnum dans la tête par un retraité qu&rsquo;elle cambriolait alors qu&rsquo;elle était enceinte de trois mois. Ca faisait la quatrième fois qu&rsquo;elle le cambriolait. Il en a eu marre et il l&rsquo;a attendue avec le 357, caché dans l&rsquo;ombre de sa chambre, à côté de l&rsquo;armoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle attendait peut-être que je la questionne, que je lui parle. J&rsquo;avais autre chose à penser qu&rsquo;à ces conneries-là, ses tapinages au bois de Vincennes quand elle avait vingt ans, son premier amour, son premier coup de couteau, son premier viol dans une cave, sa première tournante. C&rsquo;était du lourd qui nous attendait et elle n&rsquo;en savait rien. On entendait la pluie qui tombait dru sur le toit de la caravane, et elle qui chouinait, qui sanglotait. Fallait que je tienne malgré tout ça, malgré toute cette misère dans laquelle on s&rsquo;était enfoncés tous les deux comme des noyés, des asphyxiés de la société.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 196 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il y a tellement de clichés à propos des assassins. A me voir avec mes vieilles lunettes rafistolées au sparadrap on ne me prend pas au sérieux. Les gens ont des idées complètement sclérosées sur l&rsquo;allure d&rsquo;un tueur. Ils vont trop au cinéma et voilà le résultat, quand vous leur tombez dessus ils mettent un certain temps à croire que c&rsquo;est pour de vrai, en attendant, ils espèrent. L&rsquo;espoir, il n&rsquo;y a rien de pire pour la victime. Moi, je sais jouer sur cette fibre-là. &laquo;&nbsp;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des coccinelles dans des noyaux de cerise&nbsp;&raquo;, Nan Aurousseau, Buchet-Chastel, 15€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Prix du meilleur roman Points : deuxième salve</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/02/prix-du-meilleur-roman-points-deuxieme-salve/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 08:57:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA["Academy Street"]]></category>
		<category><![CDATA["Le coeur de pélican"]]></category>
		<category><![CDATA["Métamorphoses"]]></category>
		<category><![CDATA["Scipion"]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Coulon]]></category>
		<category><![CDATA[François Vallejo]]></category>
		<category><![CDATA[Mary Costello]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Casacuberta]]></category>
		<category><![CDATA[Points]]></category>
		<category><![CDATA[sélection 2016]]></category>

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		<description><![CDATA[Prix du meilleur roman Points : acte II Comme les autres membres du jury, j&#8217;ai reçu de nouveaux titres de la sélection 2016. Vous trouverez ici : &#8211; &#171;&#160;Métamorphoses&#160;&#187;, de François Vallejo &#8211; &#171;&#160;Scipion&#160;&#187; de Pablo Casacuberta - &#171;&#160;Academy Street&#160;&#187; de Mary Costello &#8211; &#171;&#160;Le coeur du pélican&#160;&#187; de Cécile Coulon Pour ceux qui veulent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Prix du meilleur roman Points : acte II</strong></span></p>
<p>Comme les autres membres du jury, j&rsquo;ai reçu de nouveaux titres de la sélection 2016. Vous trouverez ici :</p>
<p>&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Métamorphoses&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> François Vallejo</strong></p>
<p>&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Scipion&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Pablo Casacuberta</strong></p>
<p><strong>- &laquo;&nbsp;Academy Street&nbsp;&raquo; </strong>de<strong> Mary Costello</strong></p>
<p>&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Le coeur du pélican&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Cécile Coulon</strong></p>
<p>Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la sélection, retour sur l&rsquo;acte I <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-admin/post.php?post=3455&amp;action=edit">ici.</a></strong></p>
<p>On commence ?</p>
<p><span style="color: #339966">→</span> <span style="color: #008000">J&rsquo;ai d&rsquo;abord plongé dans le roman de<strong> Françojs Vallejo</strong>, un romancier que je connais et dont j&rsquo;avais apprécié plusieurs romans.</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vallejo.jpg" rel="lightbox[3510]"><img class="alignleft wp-image-3515 size-medium colorbox-3510" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vallejo-182x300.jpg" alt="vallejo" width="182" height="300" /></a> <strong>François Vallejo</strong>, professeur de lettres classiques, est un passionné de Claudel et Louis-Ferdinand Céline. Auteur de onze romans, <strong>&laquo;&nbsp;Métamorphoses&nbsp;&raquo;</strong>, son dixième opus, est initialement sorti en 2012.</p>
<p>François Vallejo est notamment <strong>lauréat du prix du Livre Inter pour &laquo;&nbsp;Ouest&nbsp;&raquo;</strong>. C&rsquo;était en 2007. Parmi ses titres les plus connus <strong>&laquo;&nbsp;Groom&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Ouest&nbsp;&raquo;</strong> donc, mais aussi <strong>&laquo;&nbsp;Madame Angeloso&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Le roman sélectionné pour le prix du meilleur roman Points est, pour le coup, un sacré uppercut. Et pour cause. Bien qu&rsquo;écrit trois ans avant les attentats de Charlie Hebdo puis ceux du 13 novembre 2015, on dirait qu&rsquo;il en découlé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est tragique. Elle est forte. Elle est ancrée dans notre réalité contemporaine. L&rsquo;histoire c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Alix Thézé</strong> et de son &laquo;&nbsp;demi&nbsp;&raquo; comme elle dit, son demi-frère, <strong>Alban Joseph.</strong> Ils ont la même mère. Ont reçu la même éducation, bourgeoise. Mais n&rsquo;en auront pas fait le même usage.</p>
<p>Si <strong>Alix</strong> est devenue une restauratrice de peintures anciennes dont le travail est apprécié, <strong>Alban,</strong> le doctorant en chimie, a sérieusement dérapé. Il s&rsquo;est radicalisé. A changé de vie. Et même d&rsquo;identité. Et il veut laisser une trace. Tant pis si elle suinte l&rsquo;horreur&#8230;</p>
<p>Alors <strong>Alix</strong>, qui a compris, va se battre. Contre tout le monde pour que son frère s&rsquo;en sorte et ne devienne pas un terroriste. Elle se battre contre les oeillères de sa mère et de son beau-père, contre les &laquo;&nbsp;nouveaux&nbsp;&raquo; amis de son demi, contre les services de renseignements français. Une lutte. Longue et âpre. Au nom de leur fraternité.</p>
<p>Un roman dont on tourne les pages pour savoir. Pour comprendre. La seconde partie cependant est moins bonne que la première.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extrait</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 133-134 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce ne sera pas lui nuire, mais l&rsquo;aider, ma seule ambition depuis le début. Croire qu&rsquo;on préservera les affaires de l&rsquo;agence de voyages, en cachant l&rsquo;histoire de mon demi, c&rsquo;est une erreur, je le vois de plus en plus clairement. Erreur de maintenir la fiction de sa liberté de choix. Nous avons seulement honte de voire un garçon bien élevé, brillant, passer de l&rsquo;autre côté. Quel autre côté ? C&rsquo;est le plus embarrassant à dire. Je sens que je ne suis pas encore fermement décidée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me fixe une limite : notre première campagne de restauration touche à sa fin. Je ne la retarderai pas par un départ anticipé. Je respecte mes engagements. Je n&rsquo;en prendrai pas d&rsquo;autres, c&rsquo;est tout. D&rsquo;ici là, je renonce à la presse, je jette la documentation accumulée, je m&rsquo;abstiens de toute lecture. Dans trois semaines, nous quitterons La Puisaye. Dans trois semaines, j&rsquo;aurai assez de force pour franchir le pas. Quel pas ? Dénoncer mon demi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #339966"><strong>→</strong> </span><span style="color: #008000">Deuxième découverte avec<strong> &laquo;&nbsp;Scipion&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Pablo Casacuberta</strong>.</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SCIPION.jpg" rel="lightbox[3510]"><img class="alignleft size-full wp-image-3517 colorbox-3510" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SCIPION.jpg" alt="SCIPION" width="150" height="247" /></a>Voilà un roman surprenant. Jubilatoire. J&rsquo;ai beaucoup aimé l&rsquo;histoire presque tragique d&rsquo;<strong>Anibal Brener</strong>. Spécialiste de l&rsquo;Antiquité, comme son père, &laquo;&nbsp;le professeur&nbsp;&raquo;, il végète. Boit. Vit dans une pension minable avec un vieux grabataire. La mort de son père, il l&rsquo;a appris par la télévision. Fils indigne ? Plutôt pas à la hauteur. Pas simple quand vous portez le nom d&rsquo;un illustre général carthaginois&#8230;</p>
<p>Deux ans après la mort de son père ( celui qui a fait fuir sa femme, la mère d&rsquo;<strong>Anibal</strong> et de <strong>Berta</strong>, qui a également fui la maison et le pays pour s&rsquo;installer en Belgique), <strong>Anibal</strong> peut enfin pénétrer dans la maison familiale. Et se faire remettre trois boites pour tout héritage.</p>
<p>Dans l&rsquo;une d&rsquo;elles, un livre et à la page 492 un codicille qui conditionne son accession à l&rsquo;héritage. Son père ne lui épargne rien, même de l&rsquo;au-delà. Parce qu&rsquo;il se doit d&rsquo;aller au bout et de comprendre,<strong> Anibal</strong> va se battre. Et se rapprocher de ce père vaniteux et despotique au terme d&rsquo;une aventure pas banale, entre <strong>Manzini</strong> un avocat peu scrupuleux et, <strong>Selma,</strong> une ancienne fiancée calculatrice.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Scipion&nbsp;&raquo; </strong>est le premier roman traduit en français de Pablo Casacuberta auteur de cinq romans, venu du Paraguay.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extrait</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Même maintenant, en voyant l&rsquo;eau s&rsquo;approprier les boîtes, je devais accepter que ma négligence n&rsquo;ait rien à voir avec ses fameuses conditions. Cette fois, je devais simplement m&rsquo;occuper d&rsquo;un pauvre tas de papiers et je n&rsquo;avais même pas été capable d&rsquo;accomplir une mission aussi élémentaire. C&rsquo;était comme si un démon intérieur s&rsquo;était chargé d&rsquo;empêcher une victoire possible dans tout ce qui relevait, fût-ce indirectement, du monde de mon père. Si j&rsquo;obtenais un poste dans son département, je me consacrais à écrire des articles qui allaient à coup sûr l&rsquo;irriter ; si je devais assister à une réunion de professeurs, je me débrouillais pour arriver en retard, avec la flasque d&rsquo;alcool faisant une bosse dans la poche intérieure de ma veste et une haleine de barrique de chêne qui aurait soûlé un marin ; si ma petite amie essayait de l&rsquo;impressionner par une étude, je m&rsquo;arrangeais pour la propulser avec une catapulte argumentaire à dix mille kilomètres de distance. Il fallait reconnaitre que, pour ce qui était de me déshonorer, j&rsquo;avais été son collaborateur le plis assidu.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #339966">→</span> <span style="color: #008000">J&rsquo;ai ensuite enchainé avec <strong>&laquo;&nbsp;Academy Street&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mary Costello</strong>. Encore une auteure que je ne connaissais pas. Merci au prix du meilleur roman Points  donc !</span></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COSTELLO.jpg" rel="lightbox[3510]"><img class="alignleft wp-image-3634 size-medium colorbox-3510" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COSTELLO-182x300.jpg" alt="COSTELLO" width="182" height="300" /></a>Auteure de nouvelles, <strong>Mary Costello</strong> signe-là son premier roman qui, excusez du peu, a reçu l&rsquo;Irish Book ou the Year Award 2014, décerné pour la première fois à une femme.</p>
<p style="text-align: left">Cette fois, l&rsquo;histoire nous mène en Irlande puis aux Etats-Unis. L&rsquo;héroïne se prénomme <strong>Tess</strong>. Nous la suivrons de ces sept ans ( à la fin des années 40) jusqu&rsquo;en 2011. Le 9 septembre, son fils unique meurt dans les attentats du World Trade Center.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Tess</strong>, benjamine d&rsquo;une fratrie de six enfants, perd sa mère alors qu&rsquo;elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une enfant. Elle se réfugie dans le silence, son père dans sa douleur. <strong>Tess</strong> grandit. Devient infirmière et rejoint l&rsquo;une de ses soeurs à New-York.</p>
<p style="text-align: left">Elle tombe amoureuse, passe une seule nuit avec celui qu&rsquo;elle aimera toute sa vie et tombe enceinte. Naît un garçon,<strong> Theo</strong>, qu&rsquo;elle élèvera seule. Une vie de labeur, de résignation et de rêves raisonnables dont <strong>Mary Costello</strong> a, je trouve, divinement bien restitué l&rsquo;atmosphère. Un portrait de femme ordinaire qui a peut-être oublié de vivre sa vie, se raccrochant aux livres et à la religion. Dévoré en un après-midi !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extrait</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 132 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est vers Willa qu&rsquo;elle se tourna. Dans la cuisine de son amie ce soir-là, elle ouvrit sa sac à main et lui présenta en silence la coupure de journal. Willa servait le dîner. Elle s&rsquo;interrompit, lut l&rsquo;annonce et, sans prononcer le moindre mot, se remit à servir son mari, ses enfants et Theo tous attablés. Ensuite elle effleura le bras de Tess et alla chercher son manteau. Elles descendirent la rue, tête baissée, blotties l&rsquo;une contre l&rsquo;autre. Elles restèrent assises dans un diner jusqu&rsquo;à ce que leur café refroidisse. Tess raconta tout à son amie : la mère morte, la soeur morte, l&rsquo;enfance, l&rsquo;homme. Dit à voix haute cela ne parut pas si terrible. Il lui arriva même de rire. Ce n&rsquo;était pas drôle, non, mais ce n&rsquo;était pas tragique non plus. Elle eut l&rsquo;impression de raconter la vie d&rsquo;une autre, une vie d&rsquo;il y a longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #008000">→ Dernier roman présenté dans ce post,<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du pélican&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Cécile Coulon</strong>.<br />
</span></p>
<div class="crayon article-texte-123 ">
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PELICAN.jpg" rel="lightbox[3510]"><img class="alignleft size-full wp-image-3633 colorbox-3510" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PELICAN.jpg" alt="PELICAN" width="150" height="247" /></a>Cette fois encore, je ne connaissais pas cette auteure, même si j&rsquo;avais entendu parler de ce roman.<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du pélican&nbsp;&raquo;</strong> est le quatrième roman de<strong> Cécile Coulon.</strong>.. qui n&rsquo;a que vingt-six ans !</p>
<p>Après des études en hypokhâgne et khâgne à Clermont-Ferrand, elle poursuit des études de Lettres Modernes. <strong>Cécile Coulon</strong> consacre actuellement une thèse au &laquo;&nbsp;Sport et Littérature&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette fois, nous suivons la vie d&rsquo;<strong>Anthime.</strong> De son adolescence à l&rsquo;âge adulte. Un adolescent sans histoire, entouré de parents étouffants et d&rsquo;une soeur, <strong>Helena</strong>, avec laquelle il entretient un lien ambigu. Au hasard d&rsquo;un jeu, il fait montre de sa vélocité. Ce sera son arme, sa force. Et le début d&rsquo;une nouvelle vie. Celle de la compétition, avec son coach <strong>Brice</strong>. <strong>Le Pélican</strong> est né. Mais est-il heureux ? <strong>Joanna</strong>, sa voisine, l&rsquo;attend. Et en fera son mari. Quitte à l&rsquo;étouffer. <strong>Anthime</strong>, lui, n&rsquo;a jamais aimé que <strong>Béatrice</strong> qu&rsquo;il n&rsquo;a pourtant jamais embrassée.</p>
<p>Au jour, l&rsquo;athlète craque. Son corps lâche. Clap de fin sur une carrière qui aurait pu le mener jusqu&rsquo;à l&rsquo;or olympique. Il s&rsquo;étiole, s&rsquo;éteint. Vingt ans après avoir tout arrêté, d&rsquo;anciens camarades se moquent de lui et le mettent au défi. <strong>Anthime</strong> est-il capable de repartir ? <strong>Helena</strong> le soutient, <strong>Joanna</strong>, non. Mais jusqu&rsquo;où ?</p>
<p>Grandeur et décadence d&rsquo;un homme qui estime n&rsquo;avoir pas choisi sa vie. Assez agréable à lire mais loin d&rsquo;être transcendant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extrait</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait pas réfléchi longtemps pour décider quoi faire. Helena l&rsquo;accompagnerait. Evidemment. C&rsquo;est ce que Béatrice aurait fait. Pauvre cloche : si Béatrice avait été là, Anthime n&rsquo;aurait pas épousé Joanna, Anthime n&rsquo;aurait pas pris quinze kilos, Anthime n&rsquo;aurait pas quitté la maison au beau milieu de la nuit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il était sur le point de traverser le pays, leur pays, en courant. Il était sur le point de disparaître, et sa soeur devait choisir, disparaître avec lui ou non. Elle serait son intendante, son médecin, sa conscience. Il serait des jambes, des poumons, des fesses et des bras sur la route. Si Helena l&rsquo;accompagnait, il se sentait capable de revenir parmi les siens, une fois le périple accompli. Anthime la prenait en otage, si elle ne participait pas au retour du Pélican, ses neveux ne reverraient pas leur père, sa dulcinée ne toucherait plus son mari.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Histoire swinguante d&#8217;un amour fou &#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 May 2016 07:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 Poursuivons notre découverte des six premiers romans qui composent la sélection 2016 du prix Roblès. Et swinguons en découvrant &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;. Voilà un livre singulier, court, truculent, fantaisiste, sensible, vraiment émouvant&#8230; déjà couvert d&#8217;éloges et de prix ! En janvier, le journaliste et critique littéraire Jérôme Garcin avait prédit, dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Sélection prix Roblès 2016</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/en-attendant-bojangles-223x330.jpg" rel="lightbox[3555]"><img class="alignleft size-full wp-image-3556 colorbox-3555" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/en-attendant-bojangles-223x330.jpg" alt="en-attendant-bojangles-223x330" width="223" height="330" /></a> Poursuivons notre découverte des six premiers romans qui composent la sélection 2016 du <strong>prix Roblès</strong>. Et swinguons en découvrant <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>. Voilà un livre singulier, court, truculent, fantaisiste, sensible, vraiment émouvant&#8230; déjà couvert d&rsquo;éloges et de prix !</p>
<p>En janvier, le journaliste et critique littéraire<strong> Jérôme Garcin</strong> avait prédit, dans sa chronique du Nouvel Obs, un parcours semé de roses à <strong>Olivier Bourdeaut.</strong> Et croyez-vous qu&rsquo;il arrivât ? Les libraires aiment beaucoup ce roman, les lecteurs aussi.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong> a déjà été couronné du <strong>Grand Prix RTL / Lire.</strong> Il a élu<strong> Roman des étudiants France Culture / Télérama </strong>et est également lauréat du<strong><br />
Prix roman France Télévisions. </strong>Bref, voilà un candidat sérieux pour le prix Roblès !<strong><br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est racontée à deux voix. Celle du fils du couple, devenu grand. Celle de son père aussi. Entre eux, l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme et d&rsquo;une mère que la folie finira par tuer. Mais avant, quelle vie ? Le couple a de l&rsquo;argent pour vivre sans contraintes. De toutes manières, il ne les supporte pas.</p>
<p>Alors,<strong> Georges</strong> et son épouse (qu&rsquo;il nomme d&rsquo;un prénom différent chaque jour) vont faire de chaque instant une fête. Font faire un enfant, aussi. Un garçon qu&rsquo;ils puniront à l&rsquo;occasion en le mettant devant la télé, un enfant à qui ils feront la classe, un enfant qu&rsquo;ils élèveront entre fêtes et danses, dont la fameuse<strong> &laquo;&nbsp;Mr. Bojangles&nbsp;&raquo; de Nina Simone&#8230;</strong></p>
<p><span id="more-3555"></span></p>
<p>Le trio se fout des conventions. Entre un grand oiseau exotique presque domestiqué et un sénateur peu orthodoxe, la famille va profiter du temps qu&rsquo;il reste avant que la maladie et la folie n&rsquo;emportent la mère de famille. Au fil des pages, on retrouve l&rsquo;univers de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;écume des jours&nbsp;&raquo;, de Boris Vian,</strong> une petite musique swinguante, un vocabulaire inventif&#8230;  jusqu&rsquo;à ce que le roman ne bascule dans autre chose, une histoire plus s<strong>ensible, intime, touchante. </strong></p>
<p><strong>La folie gagne la mère de famille, l&rsquo;amante. Et ses délires font basculer l&rsquo;équilibre acquis de haute lutte</strong>. Dans la dernière partie de ce court roman, on assiste à la douleur d&rsquo;un couple confronté à la séparation, à la mort. Une très belle histoire d&rsquo;amour.  Et une fable bouleversante.</p>
<p><strong>Voici la fameuse chanson qui, tel un refrain qui rythme une chanson, scande le quotidien de ce couple d&rsquo;éternels adolescents et de leur jeune garçon : </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<a href="https://youtu.be/eAW3y5l6Dm4">https://youtu.be/eAW3y5l6Dm4</a>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;école, rien ne s&rsquo;était passé comme prévu, alors vraiment rien du tout, surtout pour moi. Lorsque je racontais ce qui se passait à la maison, la maitresse ne me croyait pas et les autres élèves non plus, alors je mentais à l&rsquo;envers. Il valait mieux faire comme ça pour l&rsquo;intérêt général, et surtout pour le mien. A l&rsquo;école, ma mère avait toujours le même prénom, Mademoiselle Superfétatoire n&rsquo;existait plus, l&rsquo;Ordure n&rsquo;était pas sénateur, Mister Bojangles n&rsquo;était qu&rsquo;un bête disque qui tournait comme tous les disques, et comme tout le monde je mangeais à l&rsquo;heure de tout le monde, c&rsquo;était mieux ainsi. Je mentais à l&rsquo;endroit chez moi et à l&rsquo;envers à l&rsquo;école, c&rsquo;était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son comportement extravagant avait rempli toute ma vie, il était venu se nicher dans chaque recoin, il occupait tout le cadran de l&rsquo;horloge, y dévorant chaque instant. Cette folie, je l&rsquo;avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m&rsquo;en imprégner, mais je craignais qu&rsquo;une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle, le réel n&rsquo;existait pas. J&rsquo;avais rencontré une Don Quichotte en jupe et bottes, qui, chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui tapait les flancs, pour partir au galop à l&rsquo;assaut de ses lointains moulins quotidiens. Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des milliers d&rsquo;horizons, mon rôle consistait à faire suivre l&rsquo;intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Malheureusement, au bout de quelque temps, le déménagement du cerveau de Maman recommença par intermittence. Des coups de folie furtifs qui débarquaient en un clin d&rsquo;oeil, comme ça, pour un détail, pendant vingt minutes, un heure, et s&rsquo;enfuyaient aussi rapidement qu&rsquo;un clignement. Puis, pendant des semaines, plus rien. Durant ses passages de folie furieuse, il n&rsquo;y avait plus seulement le pin qui était une obsession, tout pouvait le devenir du jour au lendemain. Un jour, c&rsquo;étaient les assiettes qu&rsquo;elle avait voulu changer. Parce que le soleil l&rsquo;éblouissait en se reflétant dans la porcelaine, elle les avait soupçonnées de vouloir nous rendre aveugles.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 15,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Artiste et femme libre, Niki de Saint Phalle</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/03/artiste-et-femme-libre-niki-de-saint-phalle/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/03/artiste-et-femme-libre-niki-de-saint-phalle/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2015 21:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2835</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;année commence, la rentrée littéraire débarque avec 549 romans français et étrangers. On y reviendra dans les jours qui viennent, n&#8217;ayez crainte ! J&#8217;ai déjà quelques pépites à vous faire partager. En attendant, on commence 2015 avec un pas de côté&#8230; Jusqu&#8217;au 2 février, le Grand Palais, à Paris, abrite une rétrospective consacrée à l&#8217;oeuvre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;année commence, la rentrée littéraire débarque avec 549 romans français et étrangers. On y reviendra dans les jours qui viennent, n&rsquo;ayez crainte ! J&rsquo;ai déjà quelques pépites à vous faire partager. En attendant, on commence 2015 avec un pas de côté&#8230;</p>
<p>Jusqu&rsquo;au 2 février,<a href="http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/niki-de-saint-phalle"><strong> le Grand Palais,</strong></a> à Paris, abrite une rétrospective consacrée à l&rsquo;oeuvre et la vie de <strong>Niki de Saint Phalle</strong>. L&rsquo;occasion pour moi de découvrir la vie d&rsquo;une femme libérée à travers ses oeuvres évidemment, mais aussi une biographie, écrite par <strong>Bernadette Costa-Prades </strong>(Catherine Francblin est sa première biographe, notons-le ici).</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2813" style="width: 235px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NIKI.jpg" rel="lightbox[2835]"><img class="wp-image-2813 size-full colorbox-2835" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NIKI.jpg" alt="NIKI" width="225" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">NIKI Niki de Saint Phalle en train de viser, photographie en noir et blanc rehaussée de couleur extraite du film Daddy, 1972. (détail)</p></div>
<p>Née en 1930, <strong>Catherine Marie Agnès Fal de Saint Phalle</strong> sera très tôt en révolte contre le milieu dans lequel elle évolue. Mannequin, elle devient artiste à la suite d&rsquo;une grave dépression. Victime d&rsquo;un inceste, elle n&rsquo;aura de cesse, toute sa vie durant, de tenir ses démons à distance tout en faisant de sa liberté de femme un étendard.</p>
<p>Fille, femme, mère&#8230; l&rsquo;exposition au Grand Palais permet d&rsquo;aborder tous les aspects de sa personnalité. La biographie de Bernadette Costa-Prades, elle, permet de faire correspondre les oeuvres et les différentes périodes de sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2835"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NANA.jpg" rel="lightbox[2835]"><img class="alignleft wp-image-2822 size-medium colorbox-2835" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NANA-224x300.jpg" alt="NANA" width="224" height="300" /></a><strong>Artiste franco-américaine inspirée par Gaudi, Dubuffet et Pollock, Niki de Saint Phalle sera une artiste audacieuse. </strong></p>
<p><strong>Si son oeuvre arbore un caractère joyeux et coloré, elle est également violente et engagée.</strong></p>
<p><strong>Niki de Saint Phalle</strong> sera connue comme la seule artiste femme du Nouveau Réalisme en France<strong>. </strong></p>
<p>Elle est décédée en 2002. Elle laisse derrière elle de nombreuses oeuvres dans les musées mais aussi dans les jardins, les propriétés. La lutte contre le sida a été également l&rsquo;un de ses grands combats.</p>
<p><strong>Une interview de Niki de Saint Phalle, en 1969, à découvrir ici</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jDxpIKqks6o?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] La femme ne règne que sur ses armoires ? Tu t&rsquo;affranchiras de cette limite. “Je compris très tôt que les HOMMES AVAIENT LE POUVOIR ET CE POUVOIR JE LE VOULAIS. OUI, JE LEUR VOLERAI LE FEU”, écris-tu en lettres capitales dans une missive à ton ami Pontus Hulten. D&rsquo;ailleurs tu ne comprenais pas vraiment pourquoi ta mère, que tu estimais plus forte que ton père, avait accepté de se fondre dans ce carcan. Tu mettais à juste titre ses colère sur le compte de la frustration et de l&rsquo;amertume. N&rsquo;était-elle pas beaucoup plus joyeuse quand elle était avec ses amies ? Elle riait et plaisantait, ce qu&rsquo;elle faisait rarement à la maison. La vie des femmes de ta famille, des amies de ta mère, dont les plus jolies atterrissaient dans le lit de ton père, tu ne l&rsquo;auras pas, tu te le promets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Tu commences par utiliser des brindilles et des petits cailloux que tu trouves dans le jardin, puis, quand des amis t&rsquo;apportent de la gouache et du papier, tu te mets à peindre du matin au soir, seul moyen que tu as trouvé pour tenir l&rsquo;angoisse à distance. Tu as comme une illumination, tu ne seras ni poète, ni actrice, ni metteur en scène : tu seras artiste peintre. Quelques mois après ta sortie de l&rsquo;hôpital, tu reçois une lettre de ton père. Culpabilisé certainement par ton internement, il veut faire amende honorable et confesser sa faute.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 53-54 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] tu es l&rsquo;une des figures du mouvement d&rsquo;art français le plus en vue de l&rsquo;époque, la seule femme, qui plus est. Tu sais que c&rsquo;est un atout : la combinaison blanche qui moule ta silhouette parfaite et te donne l&rsquo;allure de Barbarella contribue à cette soudaine notoriété, dix ans avant le mouvement de libération des femmes. “C&rsquo;était très scandaleux – mais on en parlait – de voir une jolie femme tirant avec un fusil et râlant contre les hommes dans ses interviews. Si j&rsquo;avais été moche, on aurait dit que j&rsquo;avais un complexe et on m&rsquo;aurait oubliée.” Pour autant, même si la cause féminine ne te laisse pas indifférente – tu as en mémoire l&rsquo;éducation des filles, les renoncements de ta mère –, tu refuseras d&rsquo;être récupérée d&rsquo;une quelconque façon par le mouvement féministe. Comme de nombreuses artistes femmes, tu penses que la création n&rsquo;a pas de sexe et ne veux pas te laisser enfermer dans un genre dit “féminin”. D&rsquo;ailleurs, par ta vie et par ton oeuvre, tu as sûrement plus milité pour l&rsquo;égalité des sexes qu&rsquo;en tenant des discours définitifs sur le sujet. Tu aimes la part masculine en toi, cette violence dont tu sais qu&rsquo;elle est loin d&rsquo;être l&rsquo;apanage des hommes. Tu aimes encore la douceur de Jean, alliée à son machisme, lui qui te portait tous les matins ton petit-déjeuner au lit, mais surtout t&rsquo;apportait et t&rsquo;apportera un soutien sans faille tout au long de ta carrière artistique.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Après avoir visité l&rsquo;exposition, j&rsquo;ai dévoré cette biographie écrite à la deuxième personne du singulier. Une manière d&rsquo;approcher le personnage de Niki de Saint Phalle au plus près. Et de &laquo;&nbsp;lire&nbsp;&raquo; ses oeuvres d&rsquo;une autre manière. Plus intime. Plus sensible. Une véritable découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Niki de Saint Phalle&nbsp;&raquo;, de Bernadette Costa-Prades, Libretto, 6,70€.</strong> </span></p>
<p style="text-align: left"><strong>L&rsquo;exposition est visible au Grand Palais à Paris jusqu&rsquo;au 2 février.</strong></p>
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		<item>
		<title>“Baumes” ou l&#8217;émancipation olfactive</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/23/baumes-ou-lemancipation-olfactive/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/23/baumes-ou-lemancipation-olfactive/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 14:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Baumes]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Essences]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[odeur]]></category>
		<category><![CDATA[origines]]></category>
		<category><![CDATA[parfum]]></category>
		<category><![CDATA[père]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[univers olfactif]]></category>
		<category><![CDATA[Valentine Goby]]></category>

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		<description><![CDATA[Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection Essences créée au printemps 2013, la maison d&#8217;édition Actes sud propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&#8217;essai à la fiction. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection <strong>Essence</strong>s créée au printemps 2013, la maison d&rsquo;édition <strong>Actes sud</strong> propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&rsquo;essai à la fiction.</p>
<p>Déjà sept livres ont été édités, dont <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Valentine Goby</strong>, sorti en octobre. Un petit livre qui, si vous cherchez encore une jolie idée de cadeau pour les fêtes, sera du plus bel effet au pied du sapin.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" rel="lightbox[2796]"><img class="alignleft wp-image-2802 size-full colorbox-2796" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" alt="BAUMES" width="120" height="228" /></a></p>
<p>A 40 ans, <strong>Valentine Goby</strong> a déjà une vingtaine d&rsquo;ouvrages à son actif, dont plus de la moitié destinée à la jeunesse. Son premier roman, elle le publie en 2002. Elle devient enseignante en lettres et en théâtre métier qu&rsquo;elle exerce en collège durant huit années avant de se consacrer entièrement à l&rsquo;écriture, et à de multiples projets autour des livres.</p>
<p>Elle est actuellement maître de conférences à Sciences Po en littérature et ateliers d&rsquo;écriture, et administratrice de la Charte des auteurs et illustrateurs. en 2014, elle est couronné par le Prix des libraires pour son roman<strong> &laquo;&nbsp;Kinderzimmer&nbsp;&raquo;</strong>, également publié chez Actes Sud.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Valentine Goby</strong> aborde ouvertement le récit autobiographique. Elle nous emmène avec elle dans son enfance, à Grasse, paradis des odeurs. Son père y est parfumeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2796"></span></p>
<p>La petite Valentine mettra toute son énergie à chasser l&rsquo;odeur de son père le plus loin d&rsquo;elle. Il sature l&rsquo;espace. Le confisque. Au point même de déclencher des crises d&rsquo;asthme chez la petite fille. Son corps réagit. Sa vie durant, la jeune femme prendra de la distance avec l&rsquo;univers olfactif de ses origines pour se forger une propre identité, un chemin personnel.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Mon père a tout envahi&nbsp;&raquo;</strong>, confie l&rsquo;auteure qui a fini par choisir ses parfums. Elle continue aujourd&rsquo;hui de porter une fragrance que son père déteste. A travers l&rsquo;écriture, sensible, Valentine Goby traverse à nouveau son enfance.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le retour de mon père annonce le dîner. Ma mère sonne la petite cloche et j&rsquo;ouvre la porte de ma chambre, je descends l&rsquo;escalier marche à marche, j&rsquo;avance pieds nus sur les tomettes froides. Plus j&rsquo;approche de la cuisine plus l&rsquo;odeur d&rsquo;usine est massive, écrase la mienne, crème Nivéa/shampoing aux oeufs, la cuisine, c&rsquo;est l&rsquo;usine, l&rsquo;usine, c&rsquo;est mon père, on entre dans mon père pour le diner. On le trouve assis à table, le col de la chemise ouvert, il sourit dans l&rsquo;odeur d&rsquo;essence pure. Il ne s&rsquo;est pas changé. Il a passé huit heures dans l&rsquo;usine, l&rsquo;odeur des cuves est devenue son odeur, il ne la perçoit pas. J&rsquo;entre dans l&rsquo;odeur, je reçois le baiser de mon père en apnée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 28 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Mon corps s&rsquo;épuise à dire non, il refuse et refuse et chaque jour il perd la bataille. L&rsquo;asthme m&rsquo;étouffe certains soirs, à coup d&rsquo;inhalateur je tente de substituer des bouffées de cortisones aux nuées de particules qui voltigent en moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 56-57 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il hâte la fin de son repas, quitte la pièce, je suis désolé vraiment je ne supporte pas. Il aère la salle de bains après mon passage. Et il ose cette chose étrange : il me demande de changer de parfum. Comme on se rend service. Le mieux serait que tu changes de parfum. Voilà aussi simple que changer de sac à main ou de couleur de rouge à lèvres. Le parfum serait pur accessoire. Mon père dit ça ! Un parfum ça te signe, je le sais par mon histoire, par la nôtre, par mon père et par Jean-Baptiste Grenouille depuis mes treize ans. [&#8230;] Il est ahurissant ce retour vers l&rsquo;enfance, vers la toute-puissance paternelle, qui dicte, inconscient de l&rsquo;humiliation qu&rsquo;il inflige, et l&rsquo;air que tu respires et l&rsquo;odeur qui doit émaner de toi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une vraie découverte ! J&rsquo;ai adoré ce récit de 64 pages, écrit avec le coeur et une langue sensible. Une plongée fine dans une relation père-fille compliquée. A ne pas rater !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo; de Valentine Goby, collection Essences, Actes sud, 10€.</em> </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Céline Curiol,</strong> <strong>Anne-Marie Garat</strong>, <strong>Cécile Ladjali</strong>, <strong>Lyonel Trouillot</strong>, <strong>Véronique Bizot</strong> et <strong>Hélène Frappat</strong> sont les autres auteurs de la collection <strong>Essences</strong>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Yves Ravey et son notaire pas très clair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2013 06:05:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Clémence]]></category>
		<category><![CDATA[conventions]]></category>
		<category><![CDATA[faux-semblants]]></category>
		<category><![CDATA[femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Freddy]]></category>
		<category><![CDATA[Martha]]></category>
		<category><![CDATA[microcosme]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul]]></category>
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		<category><![CDATA[règles sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Ravey]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Yves Ravey signe avec &#171;&#160;Un notaire peu ordinaire&#160;&#187;, son douzième roman paru aux Editions de Minuit. L&#8217;auteur, né à Besançon en 1953, également dramaturge, a pour habitude d&#8217;écrire des romans courts, de 90 à 140 pages maximum. La preuve encore avec celui-ci, qui s&#8217;étale sur 108 pages seulement. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Martha [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOTAIRE.jpg" rel="lightbox[1842]"><img class="alignleft  wp-image-1848 colorbox-1842" style="margin: 10px" alt="NOTAIRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOTAIRE.jpg" width="108" height="148" /></a></p>
<p><strong>Yves Ravey</strong> signe avec<strong> &laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;</strong>, son douzième roman paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong> L&rsquo;auteur, né à Besançon en 1953, également dramaturge, a pour habitude d&rsquo;écrire des romans courts, de 90 à 140 pages maximum. La preuve encore avec celui-ci, qui s&rsquo;étale sur 108 pages seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Martha Rebernak</strong>, racontée par son fils, lycéen et veilleur de nuit dans une station-service d&rsquo;une petite ville du Jura. <strong>Martha Rebernak</strong> ne veut pas recevoir son cousin Freddy à sa sortie de prison. Cette mère courage, cette femme droite craint qu&rsquo;il ne s&rsquo;en prenne à sa fille <strong>Clémence, qui sort d&rsquo;ailleurs avec Paul, le fils du notaire</strong>. C&rsquo;est pourquoi elle décide d&rsquo;en parler à <strong>Maître Montussaint</strong>, qui lui a déjà rendu bien des services.</p>
<p><span id="more-1842"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà pour la trame de ce roman dense et rondement mené, lu d&rsquo;une traite, dans lequel il faut se jouer des apparences. Et des conventions sociales. En effet, entre <strong>Freddy</strong>, qui a purgé quinze ans de prison pour avoir agressé une fillette et le notaire, notable influent dans cette petite bourgade – c&rsquo;est lui qui a trouvé à <strong>Martha </strong>son emploi de femme de ménage au collège à la mort de son mari, un ami de chasse – le fossé est profond, les différences si grandes.<br />
Et pourtant. Un événement va tout remettre en cause. Jusqu&rsquo;aux conventions sociales dans ce semblant de huis-clos &#8230;</p>
<p><strong>Découvrez une vidéo de l&rsquo;auteur, ici :</strong></p>
<p style="text-align: center"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9krA2IhjxJA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Freddy tombait des nues. Sa cousine qui exigeait de lui qu&rsquo;il quitte la ville ! Qu&rsquo;il ne remettre pas les pieds à la maison ! Alors qu&rsquo;il était simplement venu faire une petite visite un soir. Il ne comprenait pas, mais alors pas du tout, il n&rsquo;avait rien fait de mal depuis sa sortie. Mais elle n&rsquo;en démordait pas. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elle était venue, accompagnée par Dietrich, l&rsquo;éducateur de justice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 59-60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais aussi, ne devrait-elle pas, tout de suite, et malgré ses réticences, se rendre chez maître Montussaint, lui parler de son trouble depuis la libération de Freddy ? Il le lui avait dit, lors du décès de son mari. Il avait pris Clémence à part, près de la chapelle, à l&rsquo;ombre des cyprès, et ma mère l&rsquo;avait aperçu, qui embrassait sa fille en la serrant très fort contre lui. Elle en avait ressenti un très vif désagrément, à quoi s&rsquo;était ajouté un certain malaise. Après la cérémonie, maître Montussaint s&rsquo;était arrêté devant ma mère pour la saluer. Il l&rsquo;avait fait en sa qualité de président de la société de chasse : Les membres de la société ne regrettent tous, votre mari, madame Rebernak. Dès que vous aurez un moment, n&rsquo;hésitez pas à venir me voir. Et ma mère, qui s&rsquo;était mise, dès le décès, à chercher du travail, s&rsquo;était d&rsquo;abord demandé s&rsquo;il ne l&rsquo;avait pas invitée pour qu&rsquo;elle fasse le ménage de l&rsquo;étude après dix-huit heures. Mais elle aspirait à un emploi plus stable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page  88 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère s&rsquo;est adressée à elle : Vous ne saviez pas si ma fille était là ou non, et vous ne m&rsquo;avez rien dit tout à l&rsquo;heure, à mon arrivée ? Vous n&rsquo;êtes même pas allée vérifier alors que je n&rsquo;ai cessé de parler d&rsquo;elle ? Joséphine a répliqué que ma mère se trompait. Elle n&rsquo;y pouvait rien, elle venait juste de l&rsquo;apprendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je suis entrée dans l&rsquo;univers d&rsquo;Yves Ravey avec un roman dense et percutant. Jolie découverte ! Un roman très fluide dans sa lecture. Et une bonne façon de tordre le coup aux idées reçues. Peu de personnages mais nombre de décors et une Martha Rebernak qui ne fait que protéger ses enfants&#8230; et sa famille. A lire ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Yves Ravey, les Editions de Minuit, 12€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Chez Valérie Mréjen, la mort est tragi-comique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 16:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[fantôme]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[manque]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[tragi-comique]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre &#171;&#160;Veuf&#160;&#187; de Jean-Louis Fournier. Autre manière d&#8217;aborder le thème de la camarde avec Valérie Mréjen, cinéaste et romancière, que j&#8217;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre <strong>&laquo;&nbsp;Veuf&nbsp;&raquo;</strong> de <strong><a title="Découvrez le post consacré au livre de J.-L.Fournier" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/">Jean-Louis Fournier</a></strong>.</p>
<p>Autre manière d&rsquo;aborder le thème de la camarde avec <strong>Valérie Mréjen</strong>, cinéaste et romancière, que j&rsquo;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez Allia : <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand-père&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;agrume&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Eau sauvage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348.jpg" rel="lightbox[988]" title="Valerie-mrejen_200_1284549348"><img class="alignleft  wp-image-1000 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="Valerie-mrejen_200_1284549348" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>Valérie Mréjen</strong>, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l&rsquo;École nationale supérieure d&rsquo;arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous livre avec &laquo;&nbsp;<strong>Forêt noire</strong>&laquo;&nbsp;, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. On y parle de la mort. Brutale. Tragique. Celle qui fauche, celle que l&rsquo;on se choisit, qui noie, qui détruit, qui atomise et laisse les vivants en plein questionnement.</p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" rel="lightbox[988]" title="livre-foret-noire"><img class="alignleft  wp-image-1001 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="livre-foret-noire" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" alt="" width="71" height="110" /></a>Au final, le lecteur se retrouve dans une forêt pleine de trajectoires brisées, de fantômes et de revenants comme cette femme qui s&rsquo;en finit pas de se promener dans les rues de Paris.</p>
<p>Au fil des 124 pages, des histoires, des saynètes, des drames se déroulent. Autant d&rsquo;histoires que l&rsquo;auteure a entendu, lu. <strong>Valérie Mréjen</strong> a écrit ce texte en se référant aussi à la série <em>Six Feet Under</em>, à laquelle elle fait d&rsquo;ailleurs référence à la page 75 et aussi à une phrase de <strong>l&rsquo;écrivaine française Mireille Havet</strong> dans son journal de 1918 : <em>« &#8230; et je suis pleine de morts comme une crypte, pleine de souvenirs et de rêves&#8230; »</em></p>
<p>Autant de façons de montrer que la relation avec la personne disparue ou son fantôme est possible. Une façon pour <strong>Valérie Mréjen</strong> de se livrer davantage aussi. Elle parle ainsi de sa mère, de choses intimes et ce de manière moins voilée que dans ses précédents romans.</p>
<p>Elle explique sa démarche dans cette vidéo :</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LFnsH0OILKc?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39-40</strong>: &laquo;&nbsp;<em>Je pourrais commencer ainsi, et cette histoire serait après tout une façon d&rsquo;entamer la conversation, de trouver qu&rsquo;en effet le ciel aurait pu attendre un peu plus, que c&rsquo;est dommage d&rsquo;être partir si tôt. J&rsquo;essaierais de prononcer une phrase, par exemple tu m&rsquo;as manqué, mais l&rsquo;expression ne serait pas appropriée car c&rsquo;est une formule de tous les jours. Et puis les mots resteraient coincés dans les profondeurs sans pouvoir émerger, prisonniers des cordes vocales soudainement raidies et gonflées, exsudant une humeur amère là où un noeud se forme avec une régularité fluctuante lorsqu&rsquo;il m&rsquo;arrive de dire ma mère.</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 60 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans l&rsquo;entourage de son nouvel ami, on se demande comment se rendre utile, quels mots consolants prononcer, quelle dérisoire brindille ajouter au barrage qu&rsquo;on aimerait bien contribuer à bâtir en vain pourtant contre un raz de marée de tristesse dont la puissance nous échappe forcément : rien d&rsquo;autre à faire sans doute que d&rsquo;envoyer sporadiquement des signes de présence en espérant que cette douleur finisse avec le temps par s&rsquo;estomper et lui laisse un peu de répit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 117-118</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Un homme qui aimait à se parfumer à l&rsquo;essence de figuier avait un jour écrit que le plus beau jour de sa vie était peut-être passé. La notion de plus beau jour était pour la femme de bientôt quarante-deux ans un grand mystère. Cette réussite mémorable et exceptionnelle confinant au chef-d&rsquo;oeuvre et qui était censée se dérouler dans la grâce du matin au soir pour illuminer par la suite des périodes plus maussades, est-ce que cela arrivait réellement ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Empoisonnement, défenestration, maladies foudroyantes, accident de la route&#8230; tout y passe. Avec une précision clinique, l&rsquo;auteure nous entraîne sur les traces de vie brutalement interrompues. Histoire de nous rappeler que la mort fait partie de la vie et qu&rsquo;il faut apprendre à gérer le manque, l&rsquo;absence. Tout en sachant qu&rsquo;on peut également choisir de vivre avec ses fantômes. C&rsquo;est selon. Le rythme est haletant. Comme les battements du coeur. Comme la vie.  Et Valérie Mréjen continue à alimenter son univers. Atypique et attachant. A lire donc !<br />
</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;, de Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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		<title>Au coeur de l&#8217;inspiration&#8230; par Jean-Philippe Toussaint</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 10:23:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[débuts]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Toussaint]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[patience]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[urgence]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment écrit-on un livre ? Comment et où puise-t-on l&#8217;inspiration ? A quel processus l&#8217;auteur doit-il s&#8217;astreindre ? Jean-Philippe Toussaint a choisi de nous raconter comment il travaille en publiant &#171;&#160;L&#8217;urgence et la patience&#171;&#160;,  sorti en mars aux Editions de Minuit. Et là, nous découvrons que rien ne se fait dans la facilité. En tout cas, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comment écrit-on un livre ? Comment et où puise-t-on l&rsquo;inspiration ? A quel processus l&rsquo;auteur doit-il s&rsquo;astreindre ? <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong> a choisi de nous raconter comment il travaille en publiant &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;urgence et la patience</strong>&laquo;&nbsp;,  sorti en mars aux Editions de Minuit.</p>
<p>Et là, nous découvrons que rien ne se fait dans la facilité. En tout cas, pas pour lui.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;écrivain doit aller au fond de soi, vers les territoires de l&rsquo;urgence&nbsp;&raquo;,</em> explique l&rsquo;auteur à l&rsquo;univers si particulier dans la vidéo ci-après.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT.jpg" rel="lightbox[956]" title="TOUSSAINT"><img class="alignleft  wp-image-962 colorbox-956" style="margin: 10px;" title="TOUSSAINT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT.jpg" alt="" width="109" height="164" /></a><a title="Découvrir l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Toussaint">Jean-Philippe Toussaint</a></strong>, c&rsquo;est en effet, entre autres, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>La salle de bain</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>La réticence</strong>&nbsp;&raquo; et la fameuse  trilogie des romans que sont &laquo;&nbsp;<strong>Faire l&rsquo;amour</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Fuir</strong>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<strong>La vérité sur Marie</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l-urgence-et-la-patienceM71379.jpg" rel="lightbox[956]" title="l-urgence-et-la-patience,M71379"><img class="alignleft  wp-image-963 colorbox-956" style="margin: 10px;" title="l-urgence-et-la-patience,M71379" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l-urgence-et-la-patienceM71379-191x300.jpg" alt="" width="115" height="180" /></a>Un univers atypique pour un auteur qui l&rsquo;est tout autant. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, belge, est auteur mais aussi cinéaste, plasticien et l&rsquo;origine de l&rsquo;exposition &nbsp;&raquo; <strong>Livre/Louvre</strong>&laquo;&nbsp;, actuellement visible au musée&#8230; du Louvre .</p>
<p>Parallèlement à &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;urgence et la patience</strong>&laquo;&nbsp;, il a publié &laquo;&nbsp;<strong>La main et le regard</strong>&nbsp;&raquo; où le lecteur retrouve les images de l&rsquo;exposition du Louvre. Et Jean-Philippe Toussaint d&rsquo;expliquer : &laquo;&nbsp;<em>Ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est de mettre en relation des éléments qui ne sont pas nécessairement équivalents, une gravure de Dürer et une photo de Zidane, des tableaux de la Renaissance et des mains de lecteurs dans le métro de Tokyo</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-956"></span></p>
<p>Auteur &laquo;&nbsp;transversal&nbsp;&raquo;, Toussaint nous plonge dans les affres de sa création. Et nous raconte ceux qui l&rsquo;ont inspiré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe frameborder="0" width="533" height="300" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xp0osu" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 22</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;expérience douloureuse de l&rsquo;écriture de </em>La Réticence<em>, livre que je n&rsquo;arrivais pas à écrire, que j&rsquo;ai failli abandonner plusieurs fois – j&rsquo;étais empêtré, je ne m&rsquo;en sortais pas, mais je serrais les dents, je continuais à creuser, je m&rsquo;accrochais, invoquant la figure de Kafka et les idéaux les plus doloristes de l&rsquo;écriture –, m&rsquo;a amené à décider de ne plus jamais écrire de cette manière, je ne voulais plus souffrir de la sorte, il fallait changer de méthode. Dès lors, je n&rsquo;ai plus travaillé que porté par un élan, pendant des sessions d&rsquo;écriture limitées dans le temps, de quinze jours à trois mois maximum, entrecoupées de longues périodes où je faisais autre chose, où je n&rsquo;écrivais pas, où je vivais – ce qui peut également être utile</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Page 28</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Tout commence et tout finit toujours par la patience dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un livre</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 40</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;urgence est fugitive, fragile, intermittente. L&rsquo;urgence, telle que je la conçois, n&rsquo;est pas l&rsquo;inspiration. Ce qui en diffère, c&rsquo;est que l&rsquo;inspiration se reçoit, et que l&rsquo;urgence s&rsquo;acquiert. Il y a dans le mythe de l&rsquo;inspiration – le grand mythe romantique de l&rsquo;inspiration – une passivité qui me déplaît, où l&rsquo;écrivain – le poète inspiré –, serait le jouet d&rsquo;une grâce extérieure, Dieu ou la Nature, qui viendrait se poser sur son front innocent. Non, l&rsquo;urgence n&rsquo;est pas un don, c&rsquo;est une quête. Elle s&rsquo;obtient par l&rsquo;effort, elle se construit par le travail, il faut aller à sa rencontre, il faut atteindre son territoire</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Pas de hasard. Le processus d&rsquo;écriture, la genèse d&rsquo;un roman ne s&rsquo;improvise pas. Jean-Philippe Toussaint nous explique en 107 pages comment il procède, quelle alchimie il tente de créer et comment sa méthode a d&rsquo;ailleurs pu changer au fil du temps. Aujourd&rsquo;hui, elle se dessine entre ces deux élements contradictoires que sont l&rsquo;urgence et la patience. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Dans ce court livre, l&rsquo;auteur nous explique aussi ceux qui lui ont donné envie d&rsquo;écrire. Des auteurs, des hommes&#8230; et aussi des textes. Comme Crime et châtiment. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">De quoi en savoir davantage sur Jean-Philippe Toussaint, l&rsquo;obsédé des hôtels, – ces lecteurs fidèles comprendront ! – et des états d&rsquo;âme. </span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 11€. </span></strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Lutte des classes au bord de la piscine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/06/lutte-des-classes-au-bord-de-la-piscine/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:20:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Lunoir]]></category>
		<category><![CDATA[La faute de goût]]></category>
		<category><![CDATA[lutte des classes]]></category>
		<category><![CDATA[maison familiale]]></category>
		<category><![CDATA[piscine]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[rapports humains]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Les vacances d&#8217;été, on peut déjà y penser tandis que s&#8217;étalent les derniers jours de l&#8217;hiver. Pour certains, le repos se prendra dans une maison familiale. Comme pour le personnage de Mathilde, l&#8217;héroïne du premier roman de Caroline Lunoir, &#171;&#160;La faute de goût&#171;&#160;, publié à la rentrée littéraire de l&#8217;été dernier, que je vous présente [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les vacances d&rsquo;été, on peut déjà y penser tandis que s&rsquo;étalent les derniers jours de l&rsquo;hiver. Pour certains, le repos se prendra dans une maison familiale. Comme pour le personnage de <strong>Mathilde</strong>, l&rsquo;héroïne du premier roman de <strong>Caroline Lunoir</strong>, &laquo;&nbsp;<strong>La faute de goût</strong>&laquo;&nbsp;, publié à la rentrée littéraire de l&rsquo;été dernier, que je vous présente aujourd&rsquo;hui.</p>
<div id="attachment_885" style="width: 96px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LUNOIR-PHOTO.jpg" rel="lightbox[875]" title="LUNOIR PHOTO"><img class=" wp-image-885  colorbox-875" style="margin: 10px;" title="LUNOIR PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LUNOIR-PHOTO.jpg" alt="" width="86" height="98" /></a><p class="wp-caption-text">Caroline Lunoir</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&rsquo;emblée, autant vous dire que<strong> Caroline Lunoir</strong> est plutôt chanceuse. Son premier roman, elle l&rsquo;a envoyé, à l&rsquo;ancienne, par la Poste. Et la maison d&rsquo;édition <strong>Actes Sud</strong>, excusez du peu, a décidé de le publier. Avocate pénaliste à Paris, l&rsquo;auteure a écrit ce court roman de 113 pages à Boston, en 2009.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lunoir.jpg" rel="lightbox[875]" title="lunoir"><img class="alignleft  wp-image-886 colorbox-875" style="margin: 10px;" title="lunoir" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lunoir-157x300.jpg" alt="" width="94" height="180" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple. Trop, diront certains. <strong>Mathilde passe la semaine du 15 août dans la maison familiale.</strong> Là, il y a ses grands-parents, ses grands-oncles et tantes, plusieurs cousines et leurs enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La maison est cossue. Il y a une piscine. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs autour d&rsquo;elle que va se jouer l&rsquo;histoire du roman. A cause des gardiens, <strong>Antonio</strong> et <strong>Rosana</strong>, qui vivent là avec leur fils adolescent, <strong>Julien</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-875"></span></p>
<p>Dans cette famille, il y a des héros, des lâches. Comme dans toutes les familles, me direz-vous. Effectivement. Mais le style de <strong>Caroline Lunoir</strong> arrive à nous faire entrer dans cette famille et à y rester jusqu&rsquo;au moment de tourner la dernière page. Un peu voyeur peut-être. Une façon aussi pour chacun d&rsquo;entre nous de se rassurer. Oui, toutes les familles sont compliquées !</p>
<p><strong>Mathilde</strong> est venue seule. Sans son compagnon. Lucide et sans illusion sur notre société contemporaine, elle se raccroche à ce qui rassure, la famille en l&rsquo;occurrence, sans cependant s&rsquo;empêcher d&rsquo;en dénoncer les travers, les silences consentis par tous, les fausses vérités&#8230;</p>
<p>Critique et loyale à la fois, le personnage de cette trentenaire urbaine incarne ce <strong>sentiment d&rsquo;attraction-répulsion qui entre en action dès qu&rsquo;on parle de la famille.</strong> Qu&rsquo;elle soit grande ou petite. Pauvre ou riche.</p>
<p>La jeune auteure nous explique dans la vidéo<a href="http://www.dailymotion.com/video/xkwpz1_caroline-lunoir-la-faute-de-gout-c-est-l-histoire-d-un-retour-dans-la-famille_creation" target="_blank"> ici  </a>comment lui est venue l&rsquo;idée du sujet. Un article du <em>Canard Enchaîné</em> sur les problèmes d&rsquo;une copropriété de luxe dans le Sud de la France à propos de l&rsquo;utilisation d&rsquo;une piscine. Dès lors, elle transpose l&rsquo;histoire dans une famille bourgeoise.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #333333;">Extraits</span></strong></p>
<p><strong> Page 72</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Tiens, Thérèse a l&rsquo;air de craquer. Mais sachez que pour Astrid, le verbe pouvoir est ici un euphémisme. jamais elle ne laissera ses enfants seuls, loin de son omniscience. Je regarde notre table. Cécile, Solange, Jeanne, Elisabeth. Le compte est bon, les soeurs ont jugé. Fin de la partie. Thérèse n&rsquo;a pas voix au chapitre. C&rsquo;est la belle-soeur, et son mari est mort depuis longtemps. Ceux qui craignent son indépendance disent qu&rsquo;elle est un peu sotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 94</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Je reviendrai. Dans un mois ou dans un an, sans raison ou pour un mariage, suppliée par ma mère, contrite ou heureuse d&rsquo;être là, pour une réunion de famille ou pour un enterrement. Je reviendrai vérifier qui ils sont. Je débarquerai pour soigner un malaise, une solitude, et en récolter d&rsquo;autres. Je poserai mes valises, je ne reste pas longtemps, hein, juste quelques jours, pour les écouter, pour les regarder vivre. Et je prendrai mon train, attendrie, agacée ou sombre. Un jour, mon dernier jour ici, je serai confusément atterrée de n&rsquo;avoir pas su retenir des bribes de leurs vies pour ne pas qu&rsquo;elles passent, sans bruit. Cette maison deviendra mon paradis perdu, un peu nauséeux, celui que je tresse déjà. Beau, fantasmé et triste. Comme pour tous les vieux cons.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"> <span style="color: #000080;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><strong></strong><span style="color: #0000ff;">Un premier roman prometteur. Le sujet de la famille n&rsquo;est certes pas nouveau mais l&rsquo;intrigue est l&rsquo;occasion de revisiter la lutte des classes, aujourd&rsquo;hui. Entre ceux qui savent et qui possèdent. Et ceux qui essayent de se faire aussi une place au soleil. Le style est agréable. La lecture rapide. Bref, un chouette moment à passer avant de retrouver&#8230; sa propre famille. Ou pas.</span></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="color: #333333;">&laquo;&nbsp;La faute de goût&nbsp;&raquo;, Caroline Lunoir, Actes Sud, 16€. </span></strong></em><br />
</span></p>
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