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	<title>Présidentielle 2012 &#187; François Mitterrand</title>
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	<description>Carnet de campagne des journalistes des Informations générales de la Nouvelle République</description>
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		<title>François Hollande est officiellement président de la République</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Presidentielle 2012]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Conseil constitutionnel a proclamé le candidat socialiste François Hollande &#160;&#187; Président de la République française &#160;&#187; ce jeudi 10 mai. Soit 31 ans après le 10 mai 1981 lorsque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a title="Le site de l'institution" href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/page-d-accueil.1.html" target="_blank">Conseil constitutionnel</a> a proclamé <strong>le candidat socialiste François Hollande</strong> &nbsp;&raquo; Président de la République française &nbsp;&raquo; ce jeudi 10 mai. Soit 31 ans après le 10 mai 1981 lorsque le socialiste François Mitterrand (il avait receuilli 15.708.262 voix soit 51,76 % des suffrages).</p>
<p>Au final, pour le scrutin du second tour, l&rsquo;Histoire retiendra 46.066.307 électeurs inscrits pour 37.016.309 votants. Le Conseil constitutionnel a retenu en suffrages exprimés 34.861.353 bulletins, fixé la majorité absolue à 17.430.677 voix. Ainsi, <strong>François Hollande a obtenu 18.000.668 voix</strong> (51,6 %) contre Nicolas Sarkozy 16.860.685 (48,4 %).</p>
<iframe class="scribd_iframe_embed" src="//www.scribd.com/embeds/93108347/content?start_page=1&view_mode=list&access_key=key-1una981f2z04mnw8x07b" data-auto-height="true" scrolling="no" id="scribd_93108347" width="100%" height="500" frameborder="0"></iframe>
<div style="font-size:10px;text-align:center;width:100%"><a href="http://www.scribd.com/doc/93108347">View this document on Scribd</a></div>
<p><span id="more-3467"></span>&laquo;&nbsp;Son mandat de cinq ans, fixé par la Constitution, <strong>débutera au plus tard le 15 mai à minuit</strong>&nbsp;&raquo; a rappelé le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Pour les deux tours, le Conseil constitutionnel qui avait validé la participation de 10 candidats officiels au Premier tour, a mandaté 2.100 délégués sur tout le territoire. Et il a constaté un nombre d&rsquo;incidents &nbsp;&raquo; infime &laquo;&nbsp;.</p>
<blockquote><p>&nbsp;&raquo; <strong>Le Conseil constitutionnel a annulé, après le 1er tour, 2 541 suffrages. Pour le 2ème tour, ce nombre s’élève à 8 571</strong>. Ces chiffres sont à mettre en rapport avec les 35 millions de suffrages exprimés. C’est dire combien, dans notre pays, le processus électoral est respecté, combien ses règles sont observées.<br />
Le Conseil a été amené, pour les deux tours, à annuler les suffrages dans une vingtaine de bureaux de vote afin de faire respecter les règles assurant la sincérité du scrutin &laquo;&nbsp;, a expliqué Jean-Louis Debré.</p></blockquote>
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		<title>Nicolas Sarkozy, le président énergétique devenu président hyperactif face au candidat normal</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 16:57:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bruno Cautrès est chercheur CNRS et au Cevipof. Au lendemain du second tour de la présidentielle, il revient sur cette France de blocs, gauche et droite, et les différentes dimensions du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Une courte biographie" href="http://www.cevipof.fr/fr/l-equipe/les-chercheurs/chercheurs/bdd/equipe/7" target="_blank">Bruno Cautrès</a> est chercheur CNRS et au <a title="Le centre de recherche politique de Sciences Po Paris" href="http://www.cevipof.com/" target="_blank">Cevipof</a>. Au lendemain du second tour de la présidentielle, il revient sur cette France de blocs, gauche et droite, et les différentes dimensions du vote. Il analyse aussi <strong>le quinquennat de Nicolas Sarkzoy</strong>, et résume les éléments qui l&rsquo;ont amené à 48 %, dimanche. Il reprend aussi <strong>les éléments de la candidature &nbsp;&raquo; normale &laquo;&nbsp;</strong> de François Hollande. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes portant sur la participation politique, le vote et les élections.</p>
<div id="attachment_3450" style="width: 489px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Image12.jpg" rel="lightbox[3444]" title="Image12"><img class=" wp-image-3450  colorbox-3444" title="Image12" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Image12.jpg" alt="" width="479" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">(photo NR)</p></div>
<h3>&gt; Le président devenu trop famillier avec la fonction.</h3>
<p>Au départ les Français aiment beaucoup l’idée d’avoir un président jeune, énergique qui a un entrain incroyable et qui mène un train d’enfer. Et puis progressivement, <strong>le président énergétique est devenu le président hyperactif, un peu volatil</strong>. Les Français étaient contents de ne plus avoir un monarque républicain qui, comme Jacques Chirac,  joue plus en fond de cour, ou François Mitterrand, façon sphinx… ils sont contents d’avoir un président qui est plus proche de fonctionner comme eux.</p>
<p>Mais <strong>le président plus proche est devenu le président devenu trop familier avec sa fonction</strong>. Tout cela ne lui a pas permis de se présenter en 2012 dans de bonnes conditions. Il réalise en quelque sorte d’un exploit d’être à 48 % et il le doit à sa campagne tonitruante, notamment entre les deux tours, et le fait qu’il ait pris comme stratégie d’aller sur les plates bandes des thèmes du Front National et de reprendre une partie de leurs préoccupations.</p>
<h3><span id="more-3444"></span></h3>
<h3>&gt; Une rupture définitive.</h3>
<p>Je pense que François Hollande s&rsquo;est présenté avec <strong>une idée tout à fait géniale</strong>. Pourtant, dieu sait que Martine Aubry l’a moqué pendant les primaires socialistes : &nbsp;&raquo; la gauche molle, le candidat normal, à la fois monsieur tout-le-monde et personne &laquo;&nbsp;… mais le président &nbsp;&raquo; normal &nbsp;&raquo; ça restera, je crois, une trouvaille de campagne extrêmement astucieuse. Il a sans aucun doute compris que dans cette période de doute où les électeurs avaient <strong>le sentiment que Nicolas Sarkozy virevoltait d’un truc à l’autre</strong>, il y avait le besoin en France de quelqu’un qui calme le jeu, qui explique qu’on est dans un monde difficile mais qu’il n’y a pas pour autant des ennemis de l’intérieur, des boucs émissaires désignés, une catégorie de Français qui sont moins intéressants, moins pertinents que d’autres… Nicolas Sarkozy, son envie au départ et même sa boulimie de réformes l’ont exposé à ce risque-là.</p>
<h3>&gt; Le combat gauche/droite</h3>
<p>Le premier point est que je n’ai pas fondamentalement pas été étonné. On sait que généralement, le deuxième tour d’une élection présidentielle en France, si on met l’exception de 2002 entre parenthèses, ou de 1969, on sait que c’est un <strong>gros combat gauche/droite</strong>. Tout ce qu’on sait, qu’une partie seulement des électeurs de Marine Le Pen se reporte sur Nicolas Sarkozy, selon les enquêtes disponibles, ce report n’est pas totalement négligeable, autour de 50 à 55 %, même si une partie des électeurs de François Bayrou (il avait déclaré qu&rsquo;il voterait François Hollande) ne l’a pas suivi et autour de 40 % sont venus sur Nicolas Sarkozy.</p>
<h3>&gt; Deux France opposées.</h3>
<p>La sociologie du vote, comme au premier tour, oppose de manière très caricaturale <strong>les deux France qui se font face</strong> : celle du salariat en particulier du secteur public et puis celles des indépendants, des commerçants, des artisans, agriculteurs, chefs d’entreprises, cadre supérieurs… Indépendamment du fait que le niveau de la gauche est au final plus élevé qu’en 2007, on retrouve tant dans la sociologie que la géographie du vote les fondamentaux des votes de gauche et de droite. Mais avec des débordements, hors des noyaux fondamentaux, qui font la différence. Si vous regardez la carte de France, vous voyez que François Hollande a débordé par rapport aux zones traditionnelles de force à gauche : le Sud-Ouest, l’Ouest de la France. <a title="Etude Ifop" href="http://issuu.com/cheurfa/docs/ifop_g_ographies_des_votes_2007_2012/4" target="_blank">Quand on compare les cartes de Nicolas Sarkozy de 2007 et 2012</a>, on voit qu&rsquo;il a subi un véritable revers.  Il y a beaucoup moins de départements où il est majoritaire, Marine Le Pen a été lui manger la laine sur le dos en 2012.</p>
<h3>&gt; La mondialisation travaille les blocs.</h3>
<p>Une élection présidentielle reste l’affrontement de deux blocs. Mais <strong>ces deux blocs sont moins homogènes</strong> que cela avait été le cas au début de la Ve République, ils sont travaillés en profondeur par de nouvelles dimensions comme la question de la mondialisation et de l’Europe, qui travaille l’intérieur de la gauche et l’intérieur de la droite. Il y a de nouvelles dimensions sociologiques, apparues dans la société française et liées au travail précaire, la difficulté des jeunes d’avoir un boulot. Ces nouvelles dimensions politiques ou sociologiques viennent enfoncer un coin qui se manifeste au premier tour mais, en revanche, au second tour, on est dans une logique de scrutin majoritaire à deux tours qui force les blocs à se reformer.</p>
<h3> &gt; Une victoire pas si étriquée.</h3>
<p>On a entendu des commentaires parlant de victoire étriquée mais je ne pense pas qu’on puisse le dire. Si on le regarde en nombre d’électeurs, le pourcentage qui les sépare est faible mais en nombre d’électeurs, ça commence à chiffrer, près d’un 1,5 million. C&rsquo;est conséquent, c’est la taille d’une grande ville comme Lyon. <strong>C’est une victoire claire mais pas écrasante</strong> et c’est ce que l’UMP voudra retenir coûte que coûte c’est que François Hollande a été moins bien élu que Nicolas Sarkozy en 2007. Mais en 2007, le ressort de cette élection avait été la capacité de Nicolas Sarkozy d’absorber les électeurs du Front National dès le premier tour.</p>
<h3>&gt; La France de droite ou de gauche.</h3>
<p>C’est une question super-compliquée alors qu’elle paraît simple. Parce qu’il y a différentes dimensions qui motivent les votes des Français. Il y a celle qui est très idéologique, sur une dimension gauche/droite, sur les enjeux sociaux économiques avec en fond deux interprétations des notions de l’égalité et de la compétitivité. Sur cette première dimension, il est clair que la majorité des Français est favorable à l’économie des marchés. Mais en même temps, la France est un pays où le sentiment de l’égalité est très important.</p>
<p>Dernièrement nous avons introduit <a title="Les études sociologiques" href="http://www.cevipof.com/fr/2012/notes/electoratssociologiques/" target="_blank">dans les enquêtes du Cevipof </a>une question que nous appelons entre nous la question Robin des Bois : « pour rétablir la justice sociale faudrait-il prendre aux riches pour redonner aux pauvres ? » Vous avez une grande majorité de Français, près de 60 %, qui sont d’accord avec cette idée. De la même manière est-ce qu’il faut permettre aux entreprises de licencier plus facilement, vous ne trouverez pas une majorité de Français qui diront oui.</p>
<h3>&gt; La deuxième dimension.</h3>
<p>Mais il y a une deuxième dimension qui est<strong> une dimension de valeurs ou culturelle</strong>. La mondialisation, l’intégration européenne, l’immigration, le mariage gay, l’euthanasie&#8230; Et cette deuxième dimension n’est pas totalement alignée ou cohérente avec la première.  A droite entre ouverture culturelle et tolérance des minorité ou droite autoritaire, nostalgique du passé, qui trouve que tout va mal, qu’avant c’était mieux etc. A gauche, vous allez en avoir une gauche qui dit qu’il faut accepter le monde global et ouvert dans lequel on est, ou une autre gauche, plus mélenchoniste qui va dire que la protection des frontières nationales c’est important, le protectionnisme contre les forces du capital qui nous veulent du mal depuis l’extérieur…</p>
<h3>&gt; Au premier tour.</h3>
<p>Au premier tour, les électeurs de <strong>Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont fortement présents sur la deuxième dimension</strong> et captent des électeurs qui sont inquiets d’une France ouverte et globalisée. Puis, quand vient le second tour, il n’y a plus que le candidat de la gauche et de la droite et cette dimension-là rentre un petit peu dans la coquille et c’est le combat gauche droite qui va reprendre le dessus. Il y a dû y avoir beaucoup d’électeurs de Marine Le Pen, dimanche, qui se sont dit, Nicolas Sarkozy a trahi, il devait changer la France si tel et tel point, il ne l’a pas fait mais est-ce que pour autant on a envie d’avoir un président qui fait le droit de vote des étrangers.</p>
<h3>&gt; Référendum pour ou anti-Sarkozy ?</h3>
<p>Il y a les deux aspects. Dans cette élection, ce qui m’a frappé c’est à quel point les doutes, les craintes, les angoisses des Français vis-à-vis de la crise que nous traversons et les réponses qui sont données sont <strong>étroitement mêlées à la personnalité de Nicolas Sarkozy</strong>. Je crois qu’une part de l’explication tient à la baisse vertigineuse et rapide de Nicolas Sarkozy au début de son mandat qui l’a suivi tout au long de son quinquennat. Il a été en permanence à devoir incarner celui qui est nécessairement impopulaire parce qu’il fait les réformes mais la manière dont il est devenu, restera et restera impopulaire sont imputables à deux ou trois erreurs qu’il a commises en début de quinquennat et les choix comme le bouclier fiscal.</p>
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		<title>Le débat d&#8217;entre-deux-tours, une tradition venue d&#8217;outre-Atlantique</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 14:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Bossard]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le désormais traditionnel débat d&#8217;entre-deux tours est devenu au fil du temps un passage obligé pour les deux finalistes, et un moment qui rassemble des millions d&#8217;électeurs devant leur poste [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le désormais traditionnel <strong>débat d&rsquo;entre-deux tours</strong> est devenu au fil du temps un passage obligé pour les deux finalistes, et un moment qui rassemble des <strong>millions d&rsquo;électeurs</strong> devant leur poste de télévision. En somme, un moment presque institutionnalisé de la République.</p>
<p><strong>Septembre 1960</strong>. <strong>Richard Nixon et John Fitzgerald Kennedy</strong> inaugurent le débat télévisé, lors de la présidentielle américaine. C&rsquo;est la première fois que les électeurs ont l&rsquo;opportunité de comparer en direct les programmes et idées qui leur sont proposées. Les règles sont alors <strong>strictes et courtoises</strong>. Les deux candidats prennent en effet la parole tour à tour, sans jamais s&rsquo;interrompre : chacun se lève rejoindre une tribune avant de s&rsquo;exprimer. Ce soir là, le président sortant, blessé au genou, fait pâle figure face au jeune et fringuant Kennedy. De l&rsquo;avis des spécialistes, ce débat s&rsquo;avère <strong>décisif</strong>.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/QazmVHAO0os" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p><strong><span id="more-3375"></span></strong></p>
<p><strong>Mai 1974 </strong>, 25 millions de téléspectateurs.  Il a fallu attendre quatorze ans pour que la pratique du débat télévisé s&rsquo;importe en France. Le 10 mai 1974, <strong>Valéry Giscard d&rsquo;Estaing </strong>affronte <strong>François Mitterrand</strong> dans une émission arbitrée par les journaliste Alain Duhamel et Jacqueline Baudrier. Mais les animateurs se contentent de faire respecter le temps de parole, et laissent les interlocuteurs parler<strong> à leur guise</strong>. De ce débat, une phrase dévastatrice du ministre des Finances d&rsquo;alors est restée dans les mémoires : <strong>&laquo;&nbsp;Vous n&rsquo;avez pas le monopole du coeur&nbsp;&raquo;</strong>, lançait-il à son adversaire socialiste. Il l&rsquo;accuse ensuite d&rsquo;être &laquo;&nbsp;un homme du passé&nbsp;&raquo;. Valéry Giscard d&rsquo;Estaing ne pouvait alors pas imaginer qu&rsquo;il serait battu par François Mitterrand sept ans plus tard.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/3ZpEm_5mKMo" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p><strong>Mai 1981</strong> , 30 millions de téléspectateurs. On prend les mêmes, et on recommence. Mais cette fois, <strong>François Mitterrand</strong> pose ses conditions. Il envoie ses deux émissaires, Robert Badinter et Serge Moati, proposer un <strong>cahier des charges</strong> exigeant au camp giscardien, qui accepte les 21 règles. Et en premier lieu, le réalisateur doit filmer à tout instant le candidat qui a la parole. &laquo;&nbsp;Vous avez tendance à reprendre le refrain d&rsquo;il y a sept ans : l&rsquo;homme du passé. C&rsquo;est quand même ennuyeux que, dans l&rsquo;intervalle, vous soyez devenu, vous, <strong>l&rsquo;homme du passif</strong>&laquo;&nbsp;, assène François Mitterrand, en référence à l&rsquo;élection précédente. Cette fois ci, il s&rsquo;en sort à merveille, et sera élu président quelques jours plus tard.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/0iNhu9IOu3Q" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p><strong>Avril 1988</strong>, 30 millions de téléspectateurs. &laquo;&nbsp;Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre, et vous n&rsquo;êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats à égalité […], vous me permettrez donc de vous appeler monsieur Mitterrand&nbsp;&raquo; <strong>&laquo;&nbsp;Mais vous avez tout à fait raison M. le Premier ministre&nbsp;&raquo;</strong>. Ce dialogue assassin entre <strong>François Mitterrand et Jacques Chirac </strong>est resté gravé dans les mémoires. La tension palpable sur le plateau reflète la première cohabitation, et les <strong>relations exécrables</strong> entre les deux protagonistes. Le président sortant prend <strong>avantage psychologique</strong> sur le candidat du RPR, et sera mandaté pour un second septennat.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/5VUCdEBfVYA" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p><strong>Mai 1995</strong>, 16,78 millions de téléspectateurs. Peu de petites phrases et de passes d&rsquo;armes. Le débat entre <strong>Lionel Jospin et Jacques Chirac</strong> reste sage et poli. Les deux protagonistes sont pressés de débattre sans forcément l&rsquo;emporter par K.O. On note simplement une remarque du socialiste sur la question du passage au quinquenat : &laquo;&nbsp;Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac. Ce serait bien long&nbsp;&raquo;, lance-t-il. Toute l&rsquo;émission tourne autour de <strong>questions institutionnelles et économiques</strong>, sur lesquelles les candidats confrontent leurs visions. Le 7 mai, Jacques Chirac est élu président avec 52,64% des voix.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/5AKFWJ69b6s" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>L&rsquo;élection du <strong>21 avril 2002</strong> ne donnera lieu à aucun débat, Jacques Chirac ayant refusé d&rsquo;affronter en direct le leader du Front national <strong>Jean-Marie Le Pen</strong>.</p>
<p><strong>Mai 2007</strong>, 20,46 millions de téléspectateurs. Avec l&rsquo;arrivée de la <strong>TNT</strong>, le débat entre <strong>Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal</strong> est retransmis pour la première fois sur plusieurs chaînes de télévision en continue et stations de radios. Particulièrement vif en raison de la jeunesse et de la nouveauté des candidats, le débat est marqué par<strong> &laquo;&nbsp;la colère saine&nbsp;&raquo;</strong> de la candidate socialiste, qui répète &laquo;&nbsp;non je ne me calmerai pas&nbsp;&raquo;, en réponse à son adversaire UMP. Nicolas Sarkozy affirme en effet à plusieurs reprises qu&rsquo; <strong>&laquo;&nbsp;il faut être calme pour être président de la République&nbsp;&raquo;</strong>&#8230; il l&rsquo;a d&rsquo;ailleurs bien montré en devenant l&rsquo;hyperprésident que la France a connu en 2007 et 2008.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/IEGMTGamoBA" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>Grande première, Ségolène Royal a également débattu avec le troisième homme de la présidentielle <strong>François Bayrou</strong>, mais l&rsquo;émission diffusée sur Canal+ et BFMTV le 28 avril ressemblait plus à une confrontation d&rsquo;idées qu&rsquo;à un débat en bonne et due forme.</p>
<p><strong>Mai 2012</strong>. Ce soir, <strong>François Hollande et Nicolas Sarkozy</strong> s&rsquo;affronteront face à Laurence Ferrari et David Pujadas. Un seul débat, comme le veut la tradition. Comme l&rsquo;a voulu le candidat socialiste, au grand dam du président sortant, mal en point dans les sondages.</p>
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		<title>&#171;&#160;Aujourd’hui le liant de la gauche, c’est l’anti-sarkozysme&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/2012/04/23/aujourdhui-le-liant-de-la-gauche-cest-lanti-sarkozysme/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 19:00:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Malgré un score exceptionnel du parti socialiste, et de la gauche en général, au premier tour du scrutin présidentiel, le politologue Rémi Lefebvre, spécialiste du PS, professeur à l’université de Lille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré un score exceptionnel du parti socialiste, et de la gauche en général, au premier tour du scrutin présidentiel, le politologue <strong>Rémi Lefebvre, spécialiste du PS</strong>, professeur à l’université de Lille 2, fait le constat <strong>qu’il «n’y a pas de progression des idées de gauche».</strong> «Même si François Hollande est élu, il y a un <strong>phénomène de droitisation de la société</strong> incontestable, estime-t-il. Cette élection risque d’être une élection en trompe l’oeil parce que les idées de droite ne sont absolument pas défaites». Le résultat, selon lui, de l’abandon par le candidat socialiste du discours de transformation sociale pour un discours «défensif, inscrit dans un contexte économique difficile».  Interview.</p>
<div id="attachment_3278" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Hbloisdeschamps.jpg" rel="lightbox[3277]" title="Hbloisdeschamps"><img class=" wp-image-3278  colorbox-3277" title="Hbloisdeschamps" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Hbloisdeschamps.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Malgré quelques bains de foule, comme ici à Tours, François Hollande n&#39;a pas réussi à soulever l&#39;enthousiasme de la gauche. (Photo NR, Patrice Deschamps)</p></div>
<p><span id="more-3277"></span></p>
<p><strong>A aucun moment François Hollande n’a vraiment suscité d’enthousiasme. Comment expliquez-vous qu’il arrive de manière aussi nette en tête du premier tour ?</strong><br />
«Non seulement il n’a pas suscité d’enthousiasme mais il n’a pas cherché, il l’a dit lui même, à en susciter. Conscient de disposer de marge de manœuvre très faible, il a peur de décevoir. Et comme il  a intériorisé que la victoire était possible par usure du sarkozysme, je pense que c’est même une stratégie délibérée de ne pas susciter l’enthousiasme.»</p>
<p><strong>Non seulement il arrive en tête, mais avec un score très haut&#8230;</strong><br />
«Il a réussi a trouver un positionnement assez subtil, en  rassurant à la fois des électeurs modérés du centre, qui ont quitté François Bayrou, passé de 18% en 2007 à 8%, tout en donnant des gages à un électorat de gauche, avec des marqueurs comme a nouvelle tranche d’impôt à 75%, et en prospérant sur le terrain de l’antisarkozisme.» «Il a aussi profité du discours très à gauche de Mélenchon, qui l’a positionné en représentant de la gauche modérée.»</p>
<p><strong>François Hollande s’est beaucoup référé à l’élection de François Mitterrrand, en 1981. Mais on est loin de constater la même ferveur&#8230;</strong><br />
«En 1981, le PS n’avait pas exercé le pouvoir depuis 1958, et surtout, la campagne de Mitterrand était beaucoup plus à gauche. Il y a avait vraiment l’idée d’un espoir, de changer la vie… Aujourd’hui, même s’il y a une forte participation, François Hollande, à la différence de Mitterrand, qui jouait la radicalité, n’a pas vraiment cultivé la rupture…»</p>
<p><strong>Quand les intentions de vote du Front de gauche culminaient à 15 ou 16 %, on annonçait un recentrage à gauche du PS. Avec 11% des voix, l’extrême gauche représentée par Mélenchon peut-elle encore peser ?</strong><br />
«Ce qui sert François Hollande, c’est que Mélenchon ne mette aucune condition à son ralliement. Après, François Hollande a intérêt à mobiliser ses électeurs, car un appel du leader du Front de gauche suffira pas. Il va devoir donner des signaux, au moins rhétoriques, à l’électorat de Mélenchon. Mais sans avoir besoin d’aller trop loin, puisque mathématiquement, je vois pas comment Nicolas Sarkozy pourrait refaire son retard.»</p>
<p><strong>Le Front de gauche, EELV, Lutte ouvrière et le NPA se sont rangés derrière  François Hollande pour le deuxième tour, mais en spécifiant à chaque fois que c’était pour battre Sarkozy, et qu’ils ne s’identifiaient pas à son programme. C’est l’échec de la campagne de «rassemblement» menée par les socialistes ?</strong><br />
« Derrière, il y a les législatives, une nouvelle élection. Les compteurs vont être remis à zéro. Le Front de gauche, les écologistes et les autres partis de gauche savent bien qu’il peuvent jouer le rôle d’arbitre dans le cadre d’un gouvernement de coalition. Donc ne veulent pas se fondre dans le vote socialiste. »</p>
<p><strong>N’est pas aussi le signe qu’à part le front de l’anti-sarkosysme, il n’y a plus de dénominateur commun à gauche ?</strong><br />
«Il y a aujourd’hui de vrais désaccords à gauche. On voit bien qu’entre Mélenchon et François Hollande, aussi bien qu’entre les écologistes et les socialistes, il y a des désaccords très nets. De ce fait, les réflexes d’union sont moins disciplinés. Aujourd’hui le liant de la gauche, c’est l’anti-sarkozysme.»</p>
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		<title>Quand &#171;&#160;The Artist&#160;&#187; inspire les candidats</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 19:31:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Bossard]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ils voudraient tous remporter la victoire, alors cinq Oscars, ça les fait rêver. Après le triomphe de &#171;&#160;The Artist&#160;&#187; à Los Angeles, les acteurs de la campagne présidentielle ont à leur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ils voudraient tous remporter la victoire, alors cinq Oscars, ça les fait rêver. Après le triomphe de &laquo;&nbsp;The Artist&nbsp;&raquo; à Los Angeles, les acteurs de la campagne présidentielle ont à leur tour pris le micro, et tenté d&rsquo;appliquer le succès à leur sauce. Toutes les comparaisons étaient permises.</p>
<p><strong>Pour Nicolas Sarkozy</strong>, le triomphe d&rsquo;un film français aux Oscars est la preuve que la loi Hadopi était légitime. Le président-candidat a déclaré ce matin : &laquo;&nbsp;Ca doit nous renforcer dans l&rsquo;idée de défendre la création, de défendre les réalisateurs. (&#8230;) Les films on doit les payer, on ne peut pas les pirater, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;on a voulu avec la loi Hadopi, et je pense que ça préserve la création&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Un doigt de vantardise sur un soupçon de chauvinisme. &laquo;&nbsp;Pour la France aux Etats-Unis <strong>c&rsquo;est merveilleux</strong>. Pas seulement qu&rsquo;ils voient le film mais aussi qu&rsquo;ils écoutent nos musiques, nos chansons. Il y a des tas de choses formidables en France, il faut leur dire&nbsp;&raquo;, a-t-il conclu.</p>
<p> <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xp2scu" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe></p>
<p><strong><span id="more-2154"></span></strong></p>
<p><strong>Le ministre de la Culture</strong>, <a href="http://www.europe1.fr/Cinema/Mitterrand-les-Americains-sensibles-a-Hadopi-E1-965817/" target="_blank">Frédéric Mitterrand</a>, a encore enfoncé le clou ce soir, au cas où. Selon lui, Hadopi aurait même séduit le jury des Oscars&#8230; au même titre que le film lui-même. &laquo;&nbsp;Lorsque je suis allé les voir il y a six mois, ils n&rsquo;ont pas arrêté de me poser des questions sur Hadopi : comment ça marchait, comment on protégeait les droits des créateurs. En réalité, leurs questions étaient des encouragements&nbsp;&raquo;, a-t-il analysé.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je pense que tous les membres de l&rsquo;Académie du cinéma qui ont tous été à un moment ou à un autre des créateurs qui veulent protéger leurs droits, sont très sensibles au fait que le film qui fait l&rsquo;éloge de Hollywood est un film fait par des Français, qui sont précisément en tête pour la protection des droits d’auteur et de la création&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté. &laquo;&nbsp;Les cinéastes américains sont très conscients du fait que <strong>les Français ont été en tête dans ce combat</strong>&laquo;&nbsp;, a conclu le ministre de la Culture.</p>
<p><strong>François Bayrou</strong>, candidat du MoDem, n&rsquo;a pas échappé à une tentative de récupération politique. &laquo;&nbsp;Pour moi qui vante le produire en France, c&rsquo;est une réussite pour la France&nbsp;&raquo;, écrit-il sur son compte Twitter.</p>
<p>Ce matin, <strong>Robert Rochefort</strong>, député européen du MoDem et auteur du livre <em>Produire en France</em>, avait lui dénoncé les &laquo;&nbsp;tartufferies de la vie politique&nbsp;&raquo;. Et comparé le match Sarkozy-Hollande à &laquo;&nbsp;un remake des films en noir et blanc où on fait semblant de s&rsquo;envoyer des tartes à la crème&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors que <strong>François Hollande</strong> est resté très sobre, son conseiller finance <strong>Jérôme Cahuzac</strong> a assuré qu&rsquo;il ne boudait pas son plaisir. &laquo;&nbsp;Ceux qui ont fait cette campagne ont su convaincre les jurés des Oscars qu&rsquo;il fallait voter pour M. Dujardin, je vais essayer de m&rsquo;en inspirer&nbsp;&raquo;, a-t-il insisté.</p>
<p>Quant à<strong> Nathalie Arthaud</strong>, elle a tenté d&rsquo;appliquer l&rsquo;Internationale au succès du film. &laquo;&nbsp;Tout ça c&rsquo;est une réussite collective&nbsp;&raquo;, a déclaré la candidate trotskyste lorsqu&rsquo;un journaliste lui demandait si elle était émue par cette &laquo;&nbsp;réussite française&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je crois que s&rsquo;il y a un secteur qui est très internationalisé et qui s&rsquo;inspire de ce qui se fait dans différents pays, c&rsquo;est bien le secteur du cinéma&nbsp;&raquo;, a-t-elle ajouté, &laquo;&nbsp;On n&rsquo;est pas tout seuls dans notre petit village gaulois&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Rétrospective des chansons de campagne</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 19:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Bossard]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette année, les candidats font dans le soft : de l&#8217;instrumental, peu de paroles, peu d&#8217;idéalisme. Mais les musiques de campagne de leurs précédesseurs à la course présidentielle n&#8217;ont pas toujours [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, <a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/2012/02/22/des-musiques-de-meeting-au-clivage-prononce/" target="_blank">les candidats font dans le soft</a> : de l&rsquo;instrumental, peu de paroles, peu d&rsquo;idéalisme. Mais <strong>les musiques de campagne </strong>de leurs précédesseurs à la course présidentielle n&rsquo;ont pas toujours observé la même retenue.</p>
<p>Elément essentiel de l&rsquo;attirail communicationnel, la chanson doit marquer l&rsquo;identité du candidat, au même titre que le slogan, l&rsquo;affiche, le clip de campagne et le geste de ralliement (poing levé pour Jean-Luc Mélenchon, signe &laquo;&nbsp;égal&nbsp;&raquo; pour François Hollande). <strong>Le secret ? Un air entêtant et des paroles simples</strong>. Les électeurs doivent retenir le message.</p>
<p>Depuis quelques semaines, les médias ont déterré <strong>l&rsquo;hymne choisi par Jacques Chirac en 1981</strong>, forcément kitsch vu du XIXe siècle. <strong>&laquo;&nbsp;La France a besoin d&rsquo;un homme de courage, de résolution. Votons Jacques Chirac, en avant toute la nation&nbsp;&raquo;</strong>, chantent des voix féminines sur un air joué au synthétiseur. Le morceau réalise un beau coup d&rsquo;éclat, puisqu&rsquo;il est resté dans bien des esprits trente ans après. A l&rsquo;issue du premier tour, le candidat du RPR se classe d&rsquo;ailleurs troisième avec 18% des voix.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/1DfSMZ7kGiU" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p><span id="more-2035"></span></p>
<p>Pourtant, le grand vainqueur de 1981 est bien<strong> François Mitterrand</strong>. Entre Abba et Peter &amp; Sloane, sa chanson de campagne utilise elle aussi les standards de l&rsquo;époque. En somme, seules les paroles ne se sont pas démodées. <strong>&laquo;&nbsp;On veut que ça change maintenant, Mitterrand président, allons c&rsquo;est le moment&nbsp;&raquo;</strong>, scandent des voix rythmées. Ce refrain rappelle étrangement &laquo;&nbsp;Le changement c&rsquo;est maintenant&nbsp;&raquo;, slogan et hymne de François Hollande.</p>
<p> <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x209q5" frameborder="0" width="480" height="276"></iframe></p>
<p>En 2007, on passe à la techno. <strong>Ségolène Royal</strong>, candidate du Parti socialiste, opte pour l&rsquo;ambiance boite de nuit bon marché. Basses intensifiées, discours slamé : la candidate s&rsquo;adresse aux jeunes. <strong>&laquo;&nbsp;Ségolène tu peux compter sur nous, la victoire sera au rendez-vous&nbsp;&raquo;</strong>, clame le refrain. Bon, on n&rsquo;a jamais demandé aux militants socialistes de prédire l&rsquo;avenir.</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/ice3LJNtP5w" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>En confiant sa programmation musicale à Nicolas Luciani <strong>en 2007, Nicolas Sarkozy</strong> disait oui aux guitares électriques et aux rythmes ultra-dynamiques. On est loin de la gravité affichée depuis quelques semaines. Non. Cinq ans en arrière, le candidat de l&rsquo;UMP était encore ce personnage bling bling et omniprésent qu&rsquo;il veut aujourd&rsquo;hui faire oublier. Et sa chanson était à son image.<strong> &laquo;&nbsp;Sarko ohoh, des lendemains toujours plus beau. Sarko oh oh, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il nous faut&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/SQ-ExowZgBk" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>On l&rsquo;aurait presque oublié. <strong>En 2007, DSK était pourtant le grand favori des primaires internes au Parti socialiste</strong>. Un an plus tôt, la France perdait la finale de la coupe du monde de football face à l&rsquo;Italie. Il n&rsquo;en fallait pas plus aux supporters de Dominique Strauss-Kahn pour reprendre le tube de l&rsquo;été &laquo;&nbsp;Zidane il va marquer&nbsp;&raquo;. En fermant les yeux, on se retrouve sur une plage au soleil, à danser le zouk.<strong> &laquo;&nbsp;Strauss-Kahn y va gagner, la gauche elle va passer&nbsp;&raquo;</strong>, répètent les voix afro. Un choix plutôt&#8230; léger.</p>
<p> <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xhszx" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe></p>
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		<title>Les candidats à l&#8217;assaut de l&#8217;Outre-mer</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 18:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Bossard]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les images de l&#8217;arrivée chaotique de Marine Le Pen à l&#8217;aéroport de Saint-Denis de la Réunion ont tourné en boucle sur les télévisions aujourd&#8217;hui. Huées, banderoles hostiles, Marseillaise en créole et même [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les images de <strong>l&rsquo;arrivée chaotique de Marine Le Pen à l&rsquo;aéroport de Saint-Denis</strong> de la Réunion ont tourné en boucle sur les télévisions aujourd&rsquo;hui. Huées, banderoles hostiles, Marseillaise en créole et même jets d&rsquo;eau attendaient la candidate du Front national dès sa descente d&rsquo;avion, malgré un important cordon policier. La plupart des manifestants se réclamaient du Mouvement des jeunes socialistes et du Front de Gauche.</p>
<p><object id="flashObj" width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashVars" value="videoId=1437755143001&amp;linkBaseURL=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Fmarine-le-pen-chahutee-a-son-arrivee-a-la-actu23038.html&amp;playerID=1027556707001&amp;playerKey=AQ~~,AAAAzBCG-1E~,ZmNCmEZClj4eQ1WsLf_mGl_Pmb90_E4h&amp;domain=embed&amp;dynamicStreaming=true" /><param name="base" value="http://admin.brightcove.com" /><param name="seamlesstabbing" value="false" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="swLiveConnect" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&amp;isUI=1" /><param name="flashvars" value="videoId=1437755143001&amp;linkBaseURL=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Fmarine-le-pen-chahutee-a-son-arrivee-a-la-actu23038.html&amp;playerID=1027556707001&amp;playerKey=AQ~~,AAAAzBCG-1E~,ZmNCmEZClj4eQ1WsLf_mGl_Pmb90_E4h&amp;domain=embed&amp;dynamicStreaming=true" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="swliveconnect" value="true" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/shockwave/download/index.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash" /><embed id="flashObj" width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&amp;isUI=1" flashVars="videoId=1437755143001&amp;linkBaseURL=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Fmarine-le-pen-chahutee-a-son-arrivee-a-la-actu23038.html&amp;playerID=1027556707001&amp;playerKey=AQ~~,AAAAzBCG-1E~,ZmNCmEZClj4eQ1WsLf_mGl_Pmb90_E4h&amp;domain=embed&amp;dynamicStreaming=true" base="http://admin.brightcove.com" seamlesstabbing="false" allowFullScreen="true" swLiveConnect="true" allowScriptAccess="always" flashvars="videoId=1437755143001&amp;linkBaseURL=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Fmarine-le-pen-chahutee-a-son-arrivee-a-la-actu23038.html&amp;playerID=1027556707001&amp;playerKey=AQ~~,AAAAzBCG-1E~,ZmNCmEZClj4eQ1WsLf_mGl_Pmb90_E4h&amp;domain=embed&amp;dynamicStreaming=true" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" swliveconnect="true" pluginspage="http://www.macromedia.com/shockwave/download/index.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash" /></object></p>
<p>La scène rappelle l&rsquo;arrivée de <strong>Jean-Marie Le Pen</strong>, son père, en Martinique, en 1987. Il avait alors été <strong>empêché d&rsquo;atterrir à Fort-de-France</strong>. En 2001, lors d&rsquo;un deuxième essai, des militants et associations anti-racistes avaient contraint l&rsquo;ancien président du FN à reporter son voyage à la Réunion. Si bien qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais pu faire campagne aux Antilles.</p>
<p><span id="more-1789"></span></p>
<p>Force est de constater que l&rsquo;électorat d&rsquo;outre-mer, <strong>traditionnellement ancré à gauche</strong> (excepté la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie), n&rsquo;est pas acquis à la cause frontiste. <strong>En 2002, Jean-Marie Le Pen avait récolté 3,8% des suffrages à La Réunion</strong>, l&rsquo;un de ses plus bas scores, alors qu&rsquo;il accédait au second tour avec 16,86% au niveau national.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, sa fille, toujours en quête de parrainages pour faire valider sa candidature, n&rsquo;a pas trouvé de soutien parmi les principaux élus locaux. Elle a d&rsquo;ailleurs <strong>annulé ses déplacements prévus en Martinique et en Guadeloupe</strong> au mois de mars, pour se consacrer à la recherche des signatures manquantes.</p>
<p><strong>Même si les onze territoires ultra-marins ne représentent que 3,5% des électeurs potentiels</strong>, ils sont une étape obligée pour les principaux candidats. Ainsi, lors de sa <strong>visite en Guyane fin janvier, Nicolas Sarkozy</strong> a présenté des voeux aux résidents d&rsquo;outre-mer sous forme de promesses. Il a notamment assuré qu&rsquo;il se rendrait à la Réunion &laquo;&nbsp;dans le premier semestre de cette année&nbsp;&raquo;. Les violentes manifestations de 2009 pour le pouvoir d&rsquo;achat, qui l&rsquo;avaient convaincu de déplacer une tournée dans les DOM, semblent donc quasi-oubliées. Reste à savoir s&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;une visite présidentielle ou électorale. En 2007, il avait réalisé son <strong>meilleur score en Nouvelle-Calédonie en 2007, avec 63% des suffrages</strong>. </p>
<p>Quant à <strong>François Hollande</strong>, il doit également faire campagne à la Réunion le 29 mars. Mais le candidat socialiste a déjà fait un passage remarqué par les Antilles en effectuant un tir groupé du 14 au 16 janvier dernier. Austérité oblige, la ferveur était loin de celle suscité par la &laquo;&nbsp;France métissée&nbsp;&raquo; de <strong>Ségolène Royal en 2007</strong>. L&rsquo;ex-épouse de François Hollande avait récolté <strong>63% des suffrages en Martinique, et 60% en Guadeloupe</strong>.</p>
<p>En son temps déjà, <strong>François Mitterrand</strong> avait su séduire les Antilles : entre les deux tours de la présidentielle de 1988, c&rsquo;est aux cris de &laquo;&nbsp;Mitterrand président !&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il était accueilli à Pointe-à-Pitre.</p>
<p><iframe src="http://www.ina.fr/video/embed/CAB88015964/1026714/70129c205c94383c76633946c31fb34c/425/319/0" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="425" height="319"></iframe></p>
<p>Parmi les autres candidats,<strong> Jean-Luc Mélenchon</strong> a largement anticipé en se rendant à La Réunion en avril 2011. <strong>Eva Joly</strong> l&rsquo;a suivi le 26 novembre dernier, avec une étape par Mayotte. <strong>François Bayrou</strong>, avait fait de même au mois de mai.</p>
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		<title>Une première biographie du plébéien Mélenchon</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 19:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Bossard]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong>, on connait le caractère sanguin, l&rsquo;attachement aux valeurs de la gauche radicale, et les discours incarnés. Son idéologie et son parcours politique, eux, restent méconnus. Pourtant, à 60 ans, l&rsquo;homme a derrière lui une carrière bien remplie. De ses premières années de militant trotskyste à <a href="http://www.placeaupeuple2012.fr/" target="_blank">sa course pour la présidentielle</a>, les journalistes <strong>Lilian Alemagna (Libération) et Stéphane Alliès (Médiapart)</strong>, déroulent cette ascension en 371 pages, dans <strong>&laquo;&nbsp;Mélenchon le plébéien&nbsp;&raquo;</strong>. Une première biographie de celui qu&rsquo;ils voient comme &laquo;&nbsp;l&rsquo;éventuel troisième homme de la présidentielle&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Mélenchon n&rsquo;est pas un populiste, c&rsquo;est un plébéien&nbsp;&raquo;</strong>, avancent les auteurs en préambule. Durant ses quarante années de politique, il n&rsquo;a pas dévié de son crédo : redonner de la voix au peuple, contre l&rsquo;oligarchie dirigeante. Une philosophie cristallisée durant son enfance. Né à Tanger (Maroc) en 1951, le jeune Mélenchon et sa famille <strong>en sont chassés en 1962</strong>, après l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie et les accords d&rsquo;Evian.</p>
<p>Direction la Normandie qu&rsquo;il déteste. &laquo;&nbsp;Cette rupture soudaine et contrainte va compter dans les choix radicaux&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il fera ensuite. A quatorze ans, son amoureuse lui offre par hasard une &laquo;&nbsp;<strong>Histoire de la Révolution française</strong>&nbsp;&raquo; d&rsquo;Adolfe Thiers. Deuxième déclic. &laquo;&nbsp;Ca a cristallisé ma détestation de ceux qui ont toujours été là, qui ont des droits sur tout&nbsp;&raquo;, confie-t-il aux deux journalistes. C&rsquo;est à peu près tout ce qu&rsquo;on saura de sa vie privée. A peine le livre mentionne-t-il la naissance de sa fille, en 1974.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Mélenchon.jpg" rel="lightbox[1689]" title="Mélenchon le plébéien"><img class="aligncenter size-full wp-image-1691 colorbox-1689" title="Mélenchon le plébéien" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Mélenchon.jpg" alt="" width="483" height="768" /></a></p>
<p><span id="more-1689"></span></p>
<p>C&rsquo;est à<strong> Lons-le-Saunier, dans le Jura</strong>, que Jean-Luc Mélenchon fait ses premières armes à l&rsquo;âge de 16 ans. Dans l&rsquo;effervescence de <strong>mai 68</strong>, il initie l&rsquo;action dans son lycée paisible. Déjà excellent orateur, il n&rsquo;a aucun mal à fédérer ses camarades. &laquo;&nbsp;Un tribun s&rsquo;éveille&nbsp;&raquo;, commentent les auteurs. Deux ans plus tard, inscrit en fac de philo à Besançon, il délaisse vite les amphis pour se consacrer au militantisme. Commence alors l&rsquo;aventure trotskyste. Au sein de <strong>l&rsquo;Organisation communiste internationaliste</strong>, il s&rsquo;installe dans le courant lambertiste sous le pseudonyme &laquo;&nbsp;Santerre&nbsp;&raquo;. Mais, beaucoup trop turbulent, ce trublion qui ne respecte pas le protocole réussit à s&rsquo;en faire radier en 1976.</p>
<p>Il devient un temps <strong>journaliste</strong> pour les <em>Dépêches du Jura</em>, avant de partir à la conquête de l&rsquo;Essonne, et du <strong>Parti socialiste</strong>, où il restera trente ans. Toujours dans la marge gauche du parti, <strong>bataillant pour une laïcité extrême, pour la légalisation du Pacs, et, déjà, pour une VIe République</strong>. Il fait d&rsquo;ailleurs trois mandats de sénateur. Le ministre de l&rsquo;Intérieur de l&rsquo;époque, <strong>Pierre Joxe</strong>, dira de lui : &laquo;&nbsp;Comme il est brutal, les gens le prennent souvent pour une grande gueule. Mais il cloue souvent le bec de ses contradicteurs par ses connaissances philosophiques et sa culture.&nbsp;&raquo; Jean-Luc Mélenchon est admiratif de François Mitterrand (&laquo;&nbsp;le Vieux&nbsp;&raquo;), à qui il voue un véritable culte, puis de Lionel Jospin (&laquo;&nbsp;le Grand&nbsp;&raquo;), qui lui offre le ministère de l&rsquo;Enseignement professionnel en 2000.</p>
<p>Mais c&rsquo;est réellement en 2005 qu&rsquo;il entre sur le devant de la scène, en prenant position contre le projet de<strong> constitution européenne</strong>. Une fois encore, il est à contre-courant. &laquo;&nbsp;Jean-Luc devient une personnalité médiatique avec cette campagne&nbsp;&raquo;, se souvient <strong>Alexis Corbière</strong>, conseiller de Paris membre du Parti de Gauche. Finalement, le Non l&rsquo;emporte. C&rsquo;est la consécration. Et la voie de l&rsquo;indépendance. Coupant ses liens avec le Parti socialiste, <strong>Jean-Luc Mélenchon lance sa nouvelle formation politique le 12 novembre 2008 : le Parti de Gauche</strong>. &laquo;&nbsp;A force de voir le PS dériver au centre, il s&rsquo;en est affranchi. Pour redonner de la voix au peuple&nbsp;&raquo;, expliquent les auteurs.</p>
<p>Dès lors, Jean-Luc Mélenchon &laquo;&nbsp;ne vise qu&rsquo;un seul et unique scrutin : <strong>la présidentielle</strong>&laquo;&nbsp;, pendant laquelle il représente aussi le Parti communiste français au sein du <strong>Front de gauche</strong>. &laquo;&nbsp;Cette échéance électorale n&rsquo;est que la suite logique et indispensable de son rêve de marquer l&rsquo;histoire de la gauche française et de créer une nouvelle donne dans le paysage politique hexagonal&nbsp;&raquo;, résume le dernier chapître du livre.</p>
<p>Et sa stratégie de communication se contruit un peu malgré lui, à partir d&rsquo;une vidéo sur lequel il se fritte avec un journaliste du <em>Parisien</em>. &laquo;&nbsp;La caricature du bouffeur de journaliste ? Peu importe le risque&#8230; Il en fait une marque de fabrique jusqu&rsquo;à y gagner sa marionnette de râleur <strong>Mémélenchon aux Guignols de l&rsquo;info</strong>&laquo;&nbsp;. La politique du buzz semble fonctionner.</p>
<p>De là à s&rsquo;imaginer président, &laquo;&nbsp;personne, même pas lui, ne peut envisager l&rsquo;hypothèse avec sérieux. Mais le simple fait que la question puisse être posée est déjà un succès pour l&rsquo;ancien sénateur socialiste&nbsp;&raquo;. Jean-Luc Mélenchon confie à Lilian Alemagna et Stéphane Alliès ses <strong>trois objectifs</strong> : dépasser les 10%, devenir le leader de la deuxième force de gauche du pays (devant les écologistes), et battre le Front National. Une chose est sûre, il ne participera &laquo;&nbsp;à aucun autre gouvernement&nbsp;&raquo; que celui qu&rsquo;il dirigera. <strong>Pas la peine de lui proposer un poste de Ministre</strong>. Compris ?</p>
<p><em>Publié chez Robert Laffont depuis le 19 janvier au prix de 20 euros.</em></p>
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		<title>Les parrainages, le chemin de croix de Christine Boutin</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 09:04:19 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pré Saint-Martin, Bonneval, Marboué, Chateaudun..<strong>.En quête de ses 327 parrainages manquants, Christine Boutin fait l&rsquo;inventaire des petites communes</strong> de France. Avec une logique &#8211; puisqu&rsquo;en politique il en faut toujours une &#8211; celle de l&rsquo;un des chemins de Compostelle. Dans le petit matin glacial, l&rsquo;accueil est, au mieux, cordial.</p>
<div id="attachment_1498" style="width: 329px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/boutin-1031.jpg" rel="lightbox[1488]" title="boutin 103"><img class="size-full wp-image-1498 colorbox-1488" title="boutin 103" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/boutin-1031.jpg" alt="" width="319" height="212" /></a><p class="wp-caption-text">Le Boutin Tour est sur les routes des Chemins de Compostelle trois jours par semaine.</p></div>
<p><span id="more-1488"></span></p>
<p>Elle a la foi, la <strong>présidente du Parti Chrétien Démocrate</strong>. Et un prêche bien rôdé. Dans les petites salles de réunion des mairies rurales, face à des maires défiants mais compréhensifs, <strong>elle parle de &laquo;&nbsp;démocratie menacée&nbsp;&raquo;, d&rsquo;un &laquo;&nbsp;pays où les minorités ne s&rsquo;expriment plus&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<div id="attachment_1502" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Maires2.jpg" rel="lightbox[1488]" title="Maires"><img class="size-medium wp-image-1502  colorbox-1488" title="Maires" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Maires2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Chaque jour, Christine Boutin déroule son argumentaire devant une dizaine de maires.</p></div>
<p>Dans sa ligne de mire, <strong>l&rsquo;Ump et le PS, qui &laquo;&nbsp;font pression&nbsp;&raquo; pour que les &laquo;&nbsp;36 000 maires de France&nbsp;&raquo; mettent leur veto à des candidatures concurrentes</strong>. Même topo que pour Corinne Lepage, Marine Le Pen, Jean-Pierre Chevènement, Frédéric Nihous, Nicolas Dupont-Aignan&#8230; Avec les écarts de styles liés aux personnalités. Ce n&rsquo;est pas vraiment faux. Le PS a bien écrit à ses ouailles pour qu&rsquo;ils réservent leurs signature au Parti. Idem pour l&rsquo;Ump, Jean-François Copé a été clair. Pour les &laquo;&nbsp;petits&nbsp;&raquo; candidats, recueillir les 500 signatures exigées par la constitution relève du <a title="Course aux parrainages sur le JJD.fr" href="http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/500-signatures-le-parcours-du-combattant-443810/" target="_blank">parcours du combattant</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1504" style="width: 278px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/ipad.jpg" rel="lightbox[1488]" title="ipad"><img class="size-medium wp-image-1504 colorbox-1488" title="ipad" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/ipad-268x300.jpg" alt="" width="268" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Favorable, refus, a recontacter... Après chaque visite, Christine Boutin fait le décompte des promesses de parrainage obtenues.</p></div>
<p>Avec la dignité des martyres, Christine Boutin déroule son argumentaire devant un maire encarté au Parti Radical. Sauf que, lui rétorque André Lebat, maire de Trizay-les-Bonneval, sur &laquo;&nbsp;les 36000 élus, à peine 6000&Prime; sont encartés. <strong>Lui n&rsquo;a pas reçu de consigne, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;un homme libre&nbsp;&raquo;. Guidé par ses convictions</strong>. Il est né en 1936, il a été marqué par 1944, a vu les Américains arriver dans la commune en 1945 &laquo;&nbsp;avec leur chocolats, leurs oranges et leurs bonbons&nbsp;&raquo;. Elle est née en 1944. Droit dans les yeux il lui demande : <strong>&laquo;&nbsp;Pourquoi vous êtes de droite ?&nbsp;&raquo;.</strong> &laquo;&nbsp;Le facteur déclenchant, ça a été l&rsquo;élection de François Mitterrand&nbsp;&raquo;, raconte Christine Boutin. La France euphorique devant l&rsquo;homme du changement ? <strong>&laquo;&nbsp;Je faisais parti de ceux qui voyaient déjà les chars russes investir Paris&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<div id="attachment_1505" style="width: 277px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/part-2.jpg" rel="lightbox[1488]" title="part 2"><img class="size-medium wp-image-1505 colorbox-1488" title="part 2" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/part-2-267x300.jpg" alt="" width="267" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La présidente du Parti Chrétien Démocrate essuie refus sur refus.</p></div>
<p>La présidente du Parti Chrétien Démocrate repartira sans signature. Mais avec des encouragements.<strong> &laquo;&nbsp;En tant qu&rsquo;ancienne ministre, vous devriez être qualifiée d&rsquo;office&nbsp;&raquo;</strong>, affirme l&rsquo;édile plusieurs fois. Ce sera tout. Prochaine étape moins de 10 km plus loin. Le convoi trouve porte close. Elle laisse un petit mot dans la boîte réservée aux courriers municipaux. &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été élue locale aussi, je connais la charge de travail d&rsquo;un maire, ils ne sont pas forcément disponibles dans le créneau que je leur donne&nbsp;&raquo;. Certains parleraient de Foi aveugle. D&rsquo;autres d&rsquo;abnégation. Peut-être de courage.</p>
<div id="attachment_1500" style="width: 210px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Mot.jpg" rel="lightbox[1488]" title="Mot"><img class="size-medium wp-image-1500 colorbox-1488" title="Mot" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/Mot-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Quand les maires ne sont pas au rendez-vous, Christine Boutin leur laisse un petit mot...</p></div>
<p>Alors que &laquo;&nbsp;les autres&nbsp;&raquo; courent la campagne au nom de l&rsquo;emploi, de l&rsquo;égalité, de la sécurité, de l&rsquo;écologie, et autres thèmes porteurs, elle a fait une croix sur <a title="Projet de Christine Boutin" href="http://www.boutin2012.fr/mon-Projet" target="_blank">son programme</a> &#8211; <strong>revenu de base tout au long de la vie, réforme fiscale, suppression du droit du sol, restauration du service national, opposition ferme au mariage et à l&rsquo;adoption pour les homosexuels</strong> &#8211; pour porter celle des parrainages. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un acte politique&nbsp;&raquo;. Celui de 2012. Celui de sa dernière campagne présidentielle &#8211; elle a 67 ans. &laquo;&nbsp;Mais <strong>on ne m&rsquo;empêchera pas d&rsquo;être là aux législatives</strong>&laquo;&nbsp;, martèle-t-elle. Forte de quelques dizaines de militants par département, convertis par sa foi en &laquo;&nbsp;l&rsquo;humain&nbsp;&raquo;, elle sème, elle transmet. <strong>Intransigeante sur ses &laquo;&nbsp;valeurs familiales&nbsp;&raquo;,</strong> quitte à laisser les ors de la République aux autres.</p>
<div id="attachment_1506" style="width: 214px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/decue.jpg" rel="lightbox[1488]" title="decue"><img class="size-medium wp-image-1506 colorbox-1488" title="decue" src="http://www.nrblog.fr/presidentielle2012/files/decue-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Fâchée avec Nicolas Sarkozy, avec François Bayrou, Christine Boutin a renoncé aux alliances au nom de ses convictions &quot;familiales&quot;.</p></div>
<p>Elle a été <strong>déçue par François Bayrou, qui ouvre la porte au mariage homosexuel.</strong> Elle a été<strong> déçue par &laquo;&nbsp;l&rsquo;orientation trop droitisée&nbsp;&raquo; du gouvernement</strong> auquel elle a participé de 2007 à 2009. Forte de ses blessures, elle avance, droit devant. &laquo;&nbsp;La politique est un monde violent, mais il y a aussi de très belles choses&nbsp;&raquo;. Il y a eu cette première fois, quand elle &laquo;&nbsp;a appris son élection au Conseil général des Yvelines, au bras de son père&nbsp;&raquo;, qui ne l&rsquo;a jamais vue député. Parti trop tôt. Et ce jour terrible à l&rsquo;Assemblée nationale où <strong><a title="Procès verbal de la session parlementaire du 31 mars 1999" href="http://archives.assemblee-nationale.fr/11/cri/1998-1999-ordinaire1/206.pdf" target="_blank">un député socialiste l&rsquo;a traitée de &laquo;&nbsp;Goebbels&nbsp;&raquo;</a>:</strong> &laquo;&nbsp;Il a présenté ses excuses, après, il faut avancer&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui la &laquo;&nbsp;petite bonne femme&nbsp;&raquo; qui est entrée en politique &laquo;&nbsp;à cause de Mitterrand&nbsp;&raquo; est sereine. Devant les portes closes des mairies de campagne, devant des maires courtois au stylo asséché, elle garde la tête haute. Et plonge sa cuillère dans la mousse de fruit que lui sert un bistrot de campagne. Oubliant son régime pour un peu de gourmandise. Que celui qui n&rsquo;a jamais péché&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des voeux pour 2012 codés ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 20:01:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Exercice délicat pour un président en exercice, probable candidat à sa succession que de présenter ses voeux la veille d&#8217;une année d&#8217;élection présidentielle. Lors des deux dernières fois que le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Exercice délicat pour un président en exercice, probable candidat à sa succession que de présenter ses voeux la <strong>veille d&rsquo;une année d&rsquo;élection présidentielle</strong>. Lors des deux dernières fois que le cas s&rsquo;est présenté, Jacques Chirac et François Mitterrand ont adopté deux attitudes très différentes.  </p>
<p><object id="Visionneuse" width="425" height="319" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><param name="quality" value="high" /><param name="scale" value="showall" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="menu" value="true" /><param name="devicefont" value="false" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="flashvars" value="" /><param name="src" value="http://www.ina.fr/video/ticket/1901757001013/1018238/9f968df722bd75702d2cfffac7d78bda" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="Visionneuse" width="425" height="319" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.ina.fr/video/ticket/1901757001013/1018238/9f968df722bd75702d2cfffac7d78bda" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" quality="high" scale="showall" wmode="transparent" menu="true" devicefont="false" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" flashvars="" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Pour le Corrézien, les dix minutes d&rsquo;intervention historiques, le soir du 31 décembre 2001, veille d&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;euro, ont été <strong>consacrées exclusivement à autre chose</strong>. Les thèmes de 2001 sont d&rsquo;ailleurs assez proches de ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : Europe et espoir dans l&rsquo;euro, cohésion nationale, diversité&#8230; mais aussi besoin d&rsquo;une &laquo;&nbsp;aventure collective, d&rsquo;un idéal, de rêve, de projet commun&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-1249"></span>Pour Jacques Chirac, le scrutin du printemps 2002, il n&rsquo;en n&rsquo;est pas encore question officiellement. Il ne se déc<strong>larera officiellement</strong> qu&rsquo;en février, <a title="Oui, je suis candidat" href="http://www.ina.fr/politique/partis-politiques/video/1939612001002/declaration-chirac-candidature.fr.html" target="_blank">lors d&rsquo;un déplacement à Avignon</a>.</p>
<p>Pour son prédécesseur, François Mitterrand, pas question d&rsquo;éluder l&rsquo;un <strong>des trois grands rendez-vous de l&rsquo;année</strong> à venir. 1988 est une année importante pour la paix, l&rsquo;Europe (déjà et encore) et la France.<br />
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<p>Là aussi, mis à part l&rsquo;aspect fin de Guerre Froide, les thèmes sont très semblables à ceux des discours d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Mais ce discours de voeux est l&rsquo;occasion de revenir sur <strong>sept années</strong> où il explique s&rsquo;être attaché à faire que la France soit &laquo;&nbsp;défendue, écoutée et respectée&nbsp;&raquo;, tout en la préservant &nbsp;&raquo; de ses désunions &laquo;&nbsp;.</p>
<p>La campagne à venir est évoquée. Ses troubles aussi avant qu&rsquo;un message sans équivoque donne une indication à ses partisans mais aussi à tous les Français. &laquo;&nbsp;Dans les mois qui viennent, <strong>votre confiance m&rsquo;aidera</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Le 31 décembre 2011, cependant, il parait peu probable que Nicolas Sarkozy fasse un allusion aussi franche à <strong>une éventuelle candidature</strong> à la présidentielle. Les sondages et l&rsquo;actualité internationale font penser aux observateurs <a title="L'article du Figaro" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2011/12/30/01002-20111230ARTFIG00384-sarkozy-souhaite-se-declarer-le-plus-tard-possible.php" target="_blank">comme au Figaro </a>que le président se déclarerait le plus tard possible.</p>
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