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	<title>Comme en 14 &#187; shrapnells</title>
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	<description>Une plongée dans le quotidien de la Grande Guerre</description>
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		<title>18 octobre 1914. Le temps est très triste, brouillard et fine pluie, boue et pataugeade.</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 07:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
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		<description><![CDATA[18 octobre 1914. Ménil-aux-Bois
 Le temps est très triste, brouillard et fine pluie, boue et pataugeade.
 La femme d’un capitaine, aux armées actuellement, me fait demander pour soigner son petit garçon. Je la trouve logée dans une pièce à peine éclairée. Son enfant est étendu, tout fiévreux, sur un matelas à terre. Elle a une [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="justify"><span style="font-size: medium">18 octobre 1914. Ménil-aux-Bois</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Le temps est très triste, brouillard et fine pluie, boue et pataugeade.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> La femme d’un capitaine, aux armées actuellement, me fait demander pour soigner son petit garçon. Je la trouve logée dans une pièce à peine éclairée. Son enfant est étendu, tout fiévreux, sur un matelas à terre. Elle a une habitation à Sampigny et elle a dû fuir le bombardement.</span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image21.jpg" rel="lightbox[743]"><img class="alignnone size-medium wp-image-745 colorbox-743" alt="Image2" src="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image21-192x300.jpg" width="192" height="300" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Sampigny a le don d’exciter la rage de l’ennemi qui n’a pu y pénétrer : depuis trois semaines, chaque jour, Sampigny est bombardé. La raison de cette obstination est bien simple : de la maison du Président Poincaré il reste encore le toit, bien que les murs soient éventrés : tant que ce toit ne sera pas démoli les obus tomberont et tant que les artilleurs bavarois seront maladroits le toit ne sera pas démoli. C’est fort ennuyeux pour les voisins du Château Poincaré (c’est ainsi qu’on désigne ici la maison du Président).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Brrroum !&#8230; brrroum !&#8230; Ce sont les grosses marmites qui s’acharnent contre Sampigny.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> C’est aujourd’hui dimanche. Nous ne le savons que par une note d’un aumônier militaire nous avisant qu’il y aurait messe à 11h. A 11h la petite église est bondée de troupiers. Plus on est près de l’ennemi, plus il y a de soldats à la messe… Encore une messe au son du canon ! Le sermon très bref de l’aumônier, scandé par l’éclatement des obus, voilà du sublime. J’en étais frissonnant de la tête aux pieds.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> La situation militaire par ici est la suivante : 140.000 hommes de l’armée ennemie se sont emparés de la région de Saint-Mihiel. Pas un n’a pu franchir la Meuse.L’ennemi occupe donc des positions de la rive droite de la Meuse que nous bombardons de la rive gauche. Nous avons également de l’artillerie sur la rive droite entre Mécrin et Marbotte. Cette artillerie arrose la forêt d’Apremont où ont eu lieu des combats très sanglants. De tous les forts situés entre Commercy et Saint-Mihiel, un seul a été pris, le fort du Camp des Romains, la garnison s’est rendue avec les honneurs de la guerre.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Ménil-aux Bois se trouve à l’ouest de Sampigny et à cinq kilomètres de cette ville.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium">Midi-</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Nous déjeunons au milieu d’un nuage de mouches. Au bord de notre verre elles sont là perchées comme des hirondelles sur un fil télégraphique. Nous sommes obligés de tenir notre pain sous notre serviette, de recouvrir notre verre avec une feuille de papier. C’est un fléau. La fièvre typhoïde sévit dans l’armée qui opère par ici. Dans notre régiment il en existe déjà quarante cas.</span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image1.jpg" rel="lightbox[743]"><img class="alignnone size-medium wp-image-744 colorbox-743" alt="Image1" src="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image1-300x186.jpg" width="300" height="186" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium">16h</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Nous avons allumé du feu dans le cabinet de travail de la maison Lefolcalvez. Nous avons découvert un phonographe et voilà que les pieds au feu, l’oreille à la musique, indifférente à la canonnade, nous commençons à comprendre la guerre comme les Allemands l’entendent : profiter des conforts rencontrés au hasard de la campagne en prévision de la botte de paille de demain. Moi, enfoncé dans un excellent fauteuil, je lis </span><span style="font-size: medium"><i>les Saisons</i></span><span style="font-size: medium"> de Saint-Lambert</span><sup><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup><span style="font-size: medium"> et parce que j’y trouve au </span><span style="font-size: medium"><i>Livre du Printemps</i></span><span style="font-size: medium"> les vers charmants :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Déjà le rossignol fait retentir les bois ;</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Il sait précipiter et ralentir sa voix ;</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Ses accents variés sont suivis d’un silence</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium"> Qu’interrompt avec grâce une juste cadence…</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium">j’oublie d’entendre la voix hurlante des shrapnells qui par ce jour brumeux d’automne fait retentir lugubrement le bois de Béléhène.</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> Jean-François de Saint-Lambert (1716-1803), poète né à Nancy, ami des Encyclopédistes.</p>
</div>

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		<title>30 septembre 1914. Je pars de bonne heure visiter les compagnies.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 07:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Allarmont]]></category>
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		<category><![CDATA[shrapnells]]></category>
		<category><![CDATA[Strasbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Thiaville]]></category>

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		<description><![CDATA[30 septembre 1914. Badonviller.
 Je pars de bonne heure visiter les compagnies. La forêt est à peine réveillée. Des rais de soleil filtrent à travers les hêtres. Au loin, de temps à autre, des coups de feu. Je trouve les 7ème et 8ème c[ompagn]ies bivouaquées à 3km d’ici sur la belle route d’Allarmont (la route [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">30 septembre 1914. Badonviller.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je pars de bonne heure visiter les compagnies. La forêt est à peine réveillée. Des rais de soleil filtrent à travers les hêtres. Au loin, de temps à autre, des coups de feu. Je trouve les 7</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et 8</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> c[ompagn]ies bivouaquées à 3km d’ici sur la belle route d’Allarmont (la route de Strasbourg !). La fumée des popotes rampe sous les arbres. Les hommes sont silencieux. Le froid de la nuit leur a fait la mine longue et les yeux creux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> La compagnie Gresser est aux avant-postes, à la maison forestière de Thiaville dans une jolie clairière parcourue par un ruisseau. Quatre hommes, le fusil à la main, m’y accompagnent. Nous coupons à travers bois pour y atteindre. Ce ne sont que crêtes et ravins. Diable ! la guerre dans ses terrains-là ne doit pas être facile. D’ailleurs en fait d’ennemi nous ne relevons que des traces nombreuses de sangliers et de biches. J’accompagne le capitaine Gresser jusqu’à ses tranchées avancées. Nous marchons sur la mousse, nous parlons à voix basse ; il faut éviter de tousser, de briser les brins de bois mort, de faire rouler les cailloux. De temps à autre le capitaine s’arrête et fouille de sa jumelle les cimes des arbres de la crête opposée, position favorite des guetteurs. Aux avant-postes, rien à signaler. Les patrouilles françaises et les patrouilles ennemies se promènent dans les mêmes parages sans arriver à se voir. C’est la guerre des bois, guerre pénible, énervante, où les oreilles travaillent plus que les yeux. L’endroit est si plaisant que je reste déjeuner avec le capitaine, Gassier et Cordonnier. Ils se sont installés dans la maison du garde-chasse de M Michaut, de Baccarat. Les Allemands ont vécu là des jours heureux ainsi qu’en témoignent les nombreuses bouteilles qui jonchent le sol autour de la maisonnette. Pour être plus tranquilles ils ont pris soin de fusiller sans jugement le gardien de la scierie voisine et sa vieille mère de 75 ans en commençant par lui… L’on voit encore sur un mur noirci par l’incendie la trace des balles du peloton d’exécution et, là, dans une prairie deux étroites tombes avec une croix.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le canon tonne sur les hauteurs voisines. Nous ne recevons pas d’obus, ils sont probablement pour Celles, mais, quoique lointains, ils font en éclatant un bruit énorme qui se répercute à travers les vallées. Dans la direction d’Ancerviller de gros obus éclatent. Ils viennent de Cirey où l’ennemi s’est solidement retranché.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Soir 7h- Je reviens de Pierre-Percée où se trouve un poste de </span><span style="font-size: medium"><i>mes</i></span><span style="font-size: medium"> chers chasseurs.- Eh ! quoi me voici devenu éclaireur du bataillon ? La pointe que j’ai poussée jusque là, seul à travers une forêt inquiétante, m’a permis d’assister à un combat d’artillerie contre infanterie des plus intéressants. Juché sur le haut rocher de Pierre-Percée, je suivais l’éclatement des obus au-dessus des tranchées occupées par le 70</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> alpins au Nord-est de Celles, quand je suis rejoint dans ma position élevée par un capitaine des chasseurs. Il est probable que notre groupe est vite repéré par l’ennemi qui occupe la crête opposée car des coups de feu sont tirés sur nous, sans dommage, d’ailleurs. Ma surprise de voir la guerre se dérouler dans un si magnifique décor est toujours aussi grande. A nos pieds, la vallée de Celles, à droite un océan de sapins, derrière nous l’horizon à perte de vue, à gauche les pins et les hêtres de la Chapelotte. La nuit tombe. On voit de plus en plus lumineuse la flamme des obus qui éclatent. La lune se lève sur les crêtes… La fraîcheur de la montagne, cette fraîcheur si parfumée de la tombée du jour, m’enveloppe les épaules. Le capitaine alpin me parle des Chapieux, de la Savoie, de mes anciens camarades du 22</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> bataillon. Belle soirée. J’aimerais me rappeler ce dialogue échangé au sommet d’un rocher fantastique dans le bruit des shrapnells.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le retour dans la nuit est difficile. Le chemin est semé de pièges. La compagnie Cocagne a tendu entre les arbres des fils de fer à hauteur de la jambe. Certains mettent en mouvement des bouteilles suspendues qui donnent l’alarme en s’entrechoquant. Sous les abris de sapins déjà les hommes dorment. Et c’est au clair de la lune que je reviens, prenant mille précautions pour que mon cheval en marchant ne révèle pas ma présence à un ennemi enhardi par la nuit. Mon cheval tousse et c’est un danger. En arrivant à Badonviller je communique sur la prière du commandant, mes renseignements au colonel. Je vous le dis : je joue le rôle d’éclaireur du bataillon. D’ailleurs on sait que j’aime ce rôle et le commandant me laisse aller où je veux, me débrouiller comme je peux. Tant mieux. Je vois plus de choses intéressantes que les autres officiers retenus strictement à leur poste.</span></p>

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		<title>25 septembre 1914. Il a gelé blanc cette nuit.</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2014 07:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Deneuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Epinal]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Merviller]]></category>
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		<category><![CDATA[Reherrey]]></category>
		<category><![CDATA[shrapnells]]></category>
		<category><![CDATA[Ste-Barbe]]></category>
		<category><![CDATA[Verdurette]]></category>

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		<description><![CDATA[25 septembre 1914.
 Il a gelé blanc cette nuit. Voici le petit jour. Pas de fusillade, pas de canonnade. Que se passe-t-il ? Dans la rue du village j’avise le colonel (le l[ieutenan]t-colonel Pichoud qui commande notre régiment).- « Eh ! bien, mon colonel ? &#8211; Eh ! bien l’ennemi a fichu le camp à dix kilomètres en arrière pendant [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">25 septembre 1914.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Il a gelé blanc cette nuit. Voici le petit jour. Pas de fusillade, pas de canonnade. Que se passe-t-il ? Dans la rue du village j’avise le colonel (le l[ieutenan]t-colonel Pichoud qui commande notre régiment).- « Eh ! bien, mon colonel ? &#8211; Eh ! bien l’ennemi a fichu le camp à dix kilomètres en arrière pendant la nuit. &#8211; Nous ne le poursuivons pas ? &#8211; Non, vous comprenez, deux bataillons contre une brigade… » Comment nous avions une brigade devant nous ? Mâtin ! nos hommes ont bien travaillé. Mais, aïe, résultat : 30 tués, dont 24 pour la 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> c[ompagn]ie, et 60 blessés. Proportion énorme de tués due à l’héroïsme d’une section de la 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> cie qui a mieux aimé se faire tuer que de se rendre. C’est le lieutenant Henry qui la commandait : il est là, il n’a pas une égratignure !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> J’ai parcouru à cheval le champ de bataille. Comme c’est calme ! La gelée blanche fond sous le soleil qui se lève… Ici c’était hier un champ où il pleuvait une pluie de mort ; aujourd’hui c’est une jolie prairie fleurie de colchiques et marquée ici et là de bouquets d’osier. Hélas, couchés sur les fleurs, perdus sous les osiers, il y a aussi des hommes. Ils sont immobiles, les poings serrés, les bras levés vers le ciel, le sac sur le dos… L’un d’eux tient à la main son paquet de pansement : comme l’Allemand des bois de Ste-Barbe, il s’apprêtait à se soigner une première blessure quand une balle l’a frappé au crâne. J’aperçois Forwenkler, un charmant garçon, industriel alsacien, venu en France le jour de la mobilisation se mettre au service de sa vraie patrie : il est tombé, une balle au front. Plus loin c’est le sergent Deschazeaux : il a les deux bras repliés sur le visage… Pauvre homme, il croyait se faire un bouclier contre la grêle de balles qui l’assaillait. Deux ou trois, qui s’étaient un peu trop avancés, ont été tués par des obus français. Un autre par des balles françaises… Ah ! ces guerres où l’on se tue sans se voir. Des milliers de coups de fusil ont été tirés hier, des centaines de coups de canon ont été échangés : pas un homme du bataillon n’a vu l’ennemi ! Les coups de fusil ont été tirés sur des pointes de casque, aperçues dépassant le bord d’une tranchée. De tranchée française à tranchée allemande le moindre geste est épié. C’est ainsi qu’une de nos tranchées s’est attirée pendant une demi-heure le tir de l’artillerie parce qu’un homme allongeant le bras derrière lui a secoué un prunier planté là, tout près. Dans ces combats l’on tire sur des pointes de casques, des manchons de képis, des gamelles attachées au sac… On ne tire pas sur un homme. Après les cadavres des Français, je rencontre les cadavres des Allemands. Eux aussi ont été tués alors qu’ils rampaient, leur sac devant eux, la pelle à la main, vers nos positions.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A midi, contraste piquant, je vais rejoindre le capitaine Gresser à Reherrey, à Reherrey qu’hier les shrapnells arrosaient chaque fois que je voulais m’en approcher. Nous déjeunons là avec les l[ieutenan]ts Cordonnier et Hartmann. Hartmann a eu son sac (un sac de fantassin) labouré par un éclat d’obus. Boulanger, le lieutenant des mitrailleurs, vient nous rejoindre : il a amené, à cause de ses pièces, le feu de l’artillerie toute la journée sur lui et… sur nous qui étions derrière lui. Et il n’a pas un blessé ! Nous mangeons une omelette et une crème fouettée de premier ordre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Oui, le contraste entre hier et aujourd’hui est piquant. Me voici galopant sur la route de Merviller à Reherrey, où l’homme le mieux dissimulé eût été tué hier infailliblement. Ah ! comme on jouit de la vie au lendemain d’une pareille journée. Vous voyez, je bavarde, je bavarde : hier, je me suis tu si longtemps !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Avais-je remarqué combien la Verdurette, cette rivière au nom si léger, était jolie avec ses bords fleuris de colchiques ? Peuh ! la Verdurette c’était hier un obstacle insupportable à la recherche de mes blessés. Et ce bois de bouleaux qu’arrosaient les shrapnells quand je voulus m’y réfugier, avais-je admiré l’or de son feuillage ? On n’a plus ses cinq sens pendant le combat : on n’a que ses oreilles pour entendre siffler les balles et écouter arriver les obus. Le reste est engourdi. On ne sait plus l’heure qu’il est, on ne se le demande même pas. Cependant j’ai eu pendant cette interminable journée un appétit d’ogre : j’aurais payé cher un morceau de pain quand derrière le fumier du Moulin-Neuf je me défendais contre l’assaut des mouches.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le capitaine Gresser me cite des mots de ses hommes pendant le combat. J’en retiens un : « Ah ! si mon grand-père était là c’qu’il demanderait à prendre le métro !&#8230; » A ce moment une grêle de balles « épaisse à couper au couteau » assaillait le capitaine et le troupier bavard.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Nous cantonnons ce soir à Merviller. Je me fais préparer un lit de paille dans un coin. Les Lts. Boulanger, Hartmann, Gassier (revenu hier d’Epinal juste pour le combat), Cordonnier le partageront avec moi.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> 9h –Soir- Non, nous ne coucherons pas à cinq sur une botte de paille. Ordre de regagner cette nuit nos cantonnements à Deneuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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