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	<title>Comme en 14 &#187; Allarmont</title>
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	<description>Une plongée dans le quotidien de la Grande Guerre</description>
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		<title>7 octobre 1914. Les patrouilles reprennent leur service.</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Oct 2014 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Alencombe]]></category>
		<category><![CDATA[Allarmont]]></category>
		<category><![CDATA[Badonviller]]></category>
		<category><![CDATA[Chapelotte]]></category>
		<category><![CDATA[Gassier]]></category>
		<category><![CDATA[Le Folcalvez]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Thiaville]]></category>

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		<description><![CDATA[7 octobre 1914. Chalet de Thiaville
5h- Les patrouilles reprennent leur service. Il fait à peine jour : dans le brouillard épais qui bloque notre étroite vallée, le clair de lune et l’aube mêlent leurs froides lumières.
 Je vais monter à la Chapelotte voir comment a dormi le capitaine Le Folcalvez sur son lit de fougères.

10h- Hé [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">7 octobre 1914. Chalet de Thiaville</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">5h- Les patrouilles reprennent leur service. Il fait à peine jour : dans le brouillard épais qui bloque notre étroite vallée, le clair de lune et l’aube mêlent leurs froides lumières.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je vais monter à la Chapelotte voir comment a dormi le capitaine Le Folcalvez sur son lit de fougères.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image58.jpg" rel="lightbox[682]"><img class="alignnone size-medium wp-image-705 colorbox-682" alt="Image58" src="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image58-300x269.jpg" width="300" height="269" /></a></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">10h- Hé bien, il m’en arrive une aventure ! En me rendant à la Chapelotte, je passe par Alencombe, où je trouve Gassier enfoncé dans son cache-nez et cropetonné (</span><span style="font-size: medium"><i>sic</i></span><span style="font-size: medium">) sous un abri de terre. Il me propose quatre hommes qui m’accompagneraient jusqu’au col : depuis l’incident d’hier soir on se défie. Je le remercie ; comme il fait un joli soleil qui dore les masses des hêtres et argente le brouillard, je ne puis pas croire au danger.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Et me voilà parti seul sur le chemin que j’ai vingt fois gravi. Je m’amuse aux dessins des toiles d’araignée couvertes de rosée. En passant au petit poste de Gassier, j’apprends que des patrouilles ont sillonné les bois de gauche sans rien voir. Je m’avance donc en toute confiance. Je n’ai pas pris de fusil et par hasard j’ai gardé mon brassard sur la manche de mon manteau.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Arrivé à un grand tournant du chemin vers lequel descend un ravineau, j’entends un bruit de pas à ma gauche ; je pense à des patrouilleurs français. Je regarde. Là, au-dessus de moi, à trente mètres, deux Allemands s’avancent, l’arme à la main, marchant l’un derrière l’autre. Mon sang ne fait qu’un tour et je n’ai qu’une idée, dans mon trouble : les faire prisonniers. Je m’arrête au bas du sentier qu’ils descendent et, sortant mon gros revolver, je les en menace en leur criant : « Rendez-vous, rendez-vous ! ». Ils s’arrêtent, ils semblent hésiter, puis reprennent leur marche vers moi, sans faire le moindre geste de menace. Je me dis : ils ne jettent pas leur fusil à terre, c’est donc qu’ils ne veulent pas se rendre… ils se dirigent vers moi, c’est donc qu’ils cherchent à me faire prisonnier. » Et je tire dessus. Les voilà aussitôt qui détalent à toutes bottes, grimpant le sentier des pieds et des mains : je les injurie, je les traite de toutes sortes de noms d’animaux, je vocifère ; à mes cris, le second se retourne, je crois qu’il va épauler ; je me place derrière un tas de bois et cette fois-ci, visant convenablement, j’essaie de lui envoyer une balle : mon revolver ne marche pas ! Les deux premières balles sont parties, impossible de déclancher le chien sur la troisième cartouche… Mauvaise minute ! Alors, je me retourne et, faisant semblant d’appeler des hommes derrière moi je fais de grands gestes et je crie : « Feu ! Feu ! »… L’Allemand, qui ne s’était arrêté qu’une seconde, et, qui évidemment, ne se doutait pas de l’arrêt de mon revolver, repart en courant et disparait avec son camarade au sommet du sentier.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je me précipite vers le poste de la 8</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> Cie, à la Chapelotte, qui est à 200 m de là ; on m’a entendu tirer. Déjà des hommes s’apprêtaient à partir dans ma direction, avec lt. Blanchon. Je les entraîne sur le chemin de crête, espérant couper la fuite de mes deux Boches. Mais, baste !&#8230; Nous n’arrivons que pour constater la trace de leur passage sur un point du chemin de crête. De là, ils ont pu gagner rapidement le fond d’une vallée qui descend vers Allarmont. Et adieu !&#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Si j’avais eu les quatre hommes de Gassier, ou même mon fusil, je revenais avec deux prisonniers.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je me demande si j’ai eu raison de tirer : peut-être confiants dans mon brassard, venaient-ils vers moi pour se rendre ? Alors, pourquoi n’ont-ils pas agi comme c’est l’habitude : abandonné leur fusil et jeté les mains en l’air en criant : « Kamarad ! Kamarad ! » Flûte !&#8230; je m’embrouille dans les points d’interrogation…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le fait est là. Et il est bien amusant. Voilà tout. Quand je reviens à Badonviller, le soir, tout le monde connaît mon aventure : on a même raconté que j’ai mis en fuite deux éclaireurs qui précédaient une compagnie !&#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> (L’arrêt de mon revolver provenait d’une cartouche incomplètement introduite dans sa loge et qui bloquait le mouvement de rotation du barillet.) </span></p>

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		<title>1er octobre 1914. Contrastes étonnants de la guerre.</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2014 07:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Alencombe]]></category>
		<category><![CDATA[Allarmont]]></category>
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		<category><![CDATA[Donon]]></category>
		<category><![CDATA[Gresser]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Thiaville]]></category>

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		<description><![CDATA[1er octobre 1914. Badonviller
 Contrastes étonnants de la guerre : ce matin je découvre le château de la Belle au Bois Dormant, cet après-midi je me mêle aux avant-postes du col de la Chapelotte. La féerie et la réalité !
 &#8211; La féerie- 
 C’est au carrefour de trois étroites vallées aux pentes de sapins un grand [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">1</span><sup><span style="font-size: medium">er</span></sup><span style="font-size: medium"> octobre 1914. Badonviller</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Contrastes étonnants de la guerre : ce matin je découvre le château de la Belle au Bois Dormant, cet après-midi je me mêle aux avant-postes du col de la Chapelotte. La féerie et la réalité !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> &#8211; La féerie- </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> C’est au carrefour de trois étroites vallées aux pentes de sapins un grand chalet moderne. On y accède par un petit chemin creux qui vient d’Alencombe et l’on y arrive soudain, et l’on se frotte alors les yeux, et l’on se demande pendant un long moment si l’on ne rêve pas. A peine est-on convaincu que ce n’est pas un rêve que le trouble vous reprend : une femme charmante, du meilleur ton et de la manière la plus distinguée, vient vous accueillir sur le seuil. Aurais-je réveillé la Belle au bois dormant ? Madame Gény (quel nom pour une apparition !). Madame Gény ne dormait pas. Je ne l’ai donc pas réveillée. Elle dormait même si peu que dernièrement elle a été citée à l’ordre du 20</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> bataillon de chasseurs pour sa hardiesse à guider les patrouilles à travers le dédale des sentiers forestiers. Pendant que son mari est aux armées elle est restée là, seule avec une cuisinière, tenant tête aux Allemands. (L’un d’eux ne voulait-il pas brûler le beau chalet pour faire taire le chien de la maison ?). En arrivant, je la trouve penchée sur des cartes de la région : elle suit passionnément la progression de nos armées. Elle me donne un renseignement précieux sur une position de l’ennemi auprès d’Angomont. Elle me donne aussi un verre de Malaga que je ne m’attendais pas à déguster dans un bois sillonné de patrouilles ennemies !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> -La réalité-</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je quitte la maison forestière de Thiaville, où j’ai déjeuné en compagnie du capitaine Gresser, pour gagner le col de la Chapelotte où l’on dit que nous avons depuis quelques instants une section d’avant-postes. La Chapelotte était encore occupée par l’ennemi hier au soir ; j’en sais quelque chose puisque c’est de là qu’hier l’ennemi tirait sur le capitaine de chasseurs et moi.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Pour cette expédition il faut que je renonce à être médecin ; je quitte mon brassard de neutralité et je prends un fusil. C’est d’ailleurs comme cela que j’opérerai dorénavant. C’est un peu  mesquin  d’être « neutre ». Caussade est bien suffisant comme médecin au bataillon, en dehors des jours de combat.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Et me voilà parti. Ah ! on ouvre l’œil et l’oreille quand on traverse une forêt, seul avec son fusil, exposé à la surprise d’une patrouille ! Je n’entends rien, je ne vois rien… Mais sur le sable du sentier je relève la trace toute fraîche du passage de quatre Allemands :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">On la distingue de la trace des Français à ce que l’empreinte des semelles porte la marque du talon ferré spécial aux Allemands.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> J’arrive ainsi sans encombre au col de la Chapelotte où je trouve l’adjudant Amiot avec une section. Les hommes sont dissimulés derrière les arbres, derrière des fagots, derrière les plis du terrain. Pas un mot. Pas un geste. L’ennemi ne peut vraiment pas se douter du piège qu’on lui tend. Malheureusement il n’y tombe pas et pendant les deux heures que je passe là, prêt à tirer sur le premier « musketier » qui se présentera. (C’est moi qui l’ai « réservé »). Je ne vois rien venir. L’endroit est bien beau. Il y a là une petite chapelle (chapelotte) de goût allemand et une sorte de ferme-auberge qui est un but d’excursion célèbre dans la région. D’un rocher qui domine (la Croix-Charpentier) on plonge sur Bionville et la vallée de Celles et l’on voit – comme il est proche !- le grand trapèze bleu du Donon barrer l’horizon.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> En fouillant le ravin qui se trouve à droite de la route, je découvre de nombreux débris du zeppelin qui a été abattu là au mois d’août par les chasseurs.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je redescends par la route d’Allarmont jusqu’à Badonviller ; en cours de chemin je rencontre les capitaines Dufour et le Folcalvez, de la 7</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et 8</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> compagnies qui recueillent mes renseignements sur les positions de l’ennemi.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Ah ! comme je me plais plus dans ce rôle de patrouilleur que dans celui de neutre. Mais le pli en est pris. Le commandant approuve. Je jette mon brassard blanc et rouge aux… orties ! A moi l’aventure !</span></p>

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		<title>30 septembre 1914. Je pars de bonne heure visiter les compagnies.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 07:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Allarmont]]></category>
		<category><![CDATA[Ancerviller]]></category>
		<category><![CDATA[Badonviller]]></category>
		<category><![CDATA[Cirey]]></category>
		<category><![CDATA[Gresser]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[shrapnells]]></category>
		<category><![CDATA[Strasbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Thiaville]]></category>

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		<description><![CDATA[30 septembre 1914. Badonviller.
 Je pars de bonne heure visiter les compagnies. La forêt est à peine réveillée. Des rais de soleil filtrent à travers les hêtres. Au loin, de temps à autre, des coups de feu. Je trouve les 7ème et 8ème c[ompagn]ies bivouaquées à 3km d’ici sur la belle route d’Allarmont (la route [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">30 septembre 1914. Badonviller.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je pars de bonne heure visiter les compagnies. La forêt est à peine réveillée. Des rais de soleil filtrent à travers les hêtres. Au loin, de temps à autre, des coups de feu. Je trouve les 7</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et 8</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> c[ompagn]ies bivouaquées à 3km d’ici sur la belle route d’Allarmont (la route de Strasbourg !). La fumée des popotes rampe sous les arbres. Les hommes sont silencieux. Le froid de la nuit leur a fait la mine longue et les yeux creux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> La compagnie Gresser est aux avant-postes, à la maison forestière de Thiaville dans une jolie clairière parcourue par un ruisseau. Quatre hommes, le fusil à la main, m’y accompagnent. Nous coupons à travers bois pour y atteindre. Ce ne sont que crêtes et ravins. Diable ! la guerre dans ses terrains-là ne doit pas être facile. D’ailleurs en fait d’ennemi nous ne relevons que des traces nombreuses de sangliers et de biches. J’accompagne le capitaine Gresser jusqu’à ses tranchées avancées. Nous marchons sur la mousse, nous parlons à voix basse ; il faut éviter de tousser, de briser les brins de bois mort, de faire rouler les cailloux. De temps à autre le capitaine s’arrête et fouille de sa jumelle les cimes des arbres de la crête opposée, position favorite des guetteurs. Aux avant-postes, rien à signaler. Les patrouilles françaises et les patrouilles ennemies se promènent dans les mêmes parages sans arriver à se voir. C’est la guerre des bois, guerre pénible, énervante, où les oreilles travaillent plus que les yeux. L’endroit est si plaisant que je reste déjeuner avec le capitaine, Gassier et Cordonnier. Ils se sont installés dans la maison du garde-chasse de M Michaut, de Baccarat. Les Allemands ont vécu là des jours heureux ainsi qu’en témoignent les nombreuses bouteilles qui jonchent le sol autour de la maisonnette. Pour être plus tranquilles ils ont pris soin de fusiller sans jugement le gardien de la scierie voisine et sa vieille mère de 75 ans en commençant par lui… L’on voit encore sur un mur noirci par l’incendie la trace des balles du peloton d’exécution et, là, dans une prairie deux étroites tombes avec une croix.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le canon tonne sur les hauteurs voisines. Nous ne recevons pas d’obus, ils sont probablement pour Celles, mais, quoique lointains, ils font en éclatant un bruit énorme qui se répercute à travers les vallées. Dans la direction d’Ancerviller de gros obus éclatent. Ils viennent de Cirey où l’ennemi s’est solidement retranché.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Soir 7h- Je reviens de Pierre-Percée où se trouve un poste de </span><span style="font-size: medium"><i>mes</i></span><span style="font-size: medium"> chers chasseurs.- Eh ! quoi me voici devenu éclaireur du bataillon ? La pointe que j’ai poussée jusque là, seul à travers une forêt inquiétante, m’a permis d’assister à un combat d’artillerie contre infanterie des plus intéressants. Juché sur le haut rocher de Pierre-Percée, je suivais l’éclatement des obus au-dessus des tranchées occupées par le 70</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> alpins au Nord-est de Celles, quand je suis rejoint dans ma position élevée par un capitaine des chasseurs. Il est probable que notre groupe est vite repéré par l’ennemi qui occupe la crête opposée car des coups de feu sont tirés sur nous, sans dommage, d’ailleurs. Ma surprise de voir la guerre se dérouler dans un si magnifique décor est toujours aussi grande. A nos pieds, la vallée de Celles, à droite un océan de sapins, derrière nous l’horizon à perte de vue, à gauche les pins et les hêtres de la Chapelotte. La nuit tombe. On voit de plus en plus lumineuse la flamme des obus qui éclatent. La lune se lève sur les crêtes… La fraîcheur de la montagne, cette fraîcheur si parfumée de la tombée du jour, m’enveloppe les épaules. Le capitaine alpin me parle des Chapieux, de la Savoie, de mes anciens camarades du 22</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> bataillon. Belle soirée. J’aimerais me rappeler ce dialogue échangé au sommet d’un rocher fantastique dans le bruit des shrapnells.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le retour dans la nuit est difficile. Le chemin est semé de pièges. La compagnie Cocagne a tendu entre les arbres des fils de fer à hauteur de la jambe. Certains mettent en mouvement des bouteilles suspendues qui donnent l’alarme en s’entrechoquant. Sous les abris de sapins déjà les hommes dorment. Et c’est au clair de la lune que je reviens, prenant mille précautions pour que mon cheval en marchant ne révèle pas ma présence à un ennemi enhardi par la nuit. Mon cheval tousse et c’est un danger. En arrivant à Badonviller je communique sur la prière du commandant, mes renseignements au colonel. Je vous le dis : je joue le rôle d’éclaireur du bataillon. D’ailleurs on sait que j’aime ce rôle et le commandant me laisse aller où je veux, me débrouiller comme je peux. Tant mieux. Je vois plus de choses intéressantes que les autres officiers retenus strictement à leur poste.</span></p>

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		<title>28 septembre 1914. Extraits de lettres de troupiers.</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/2014/09/28/28-septembre-1914-extraits-de-lettres-de-troupiers/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2014 07:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Allarmont]]></category>
		<category><![CDATA[Badonviller]]></category>
		<category><![CDATA[Deneuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Percée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/?p=628</guid>
		<description><![CDATA[28 septembre 1914. 
 Extraits de lettres de troupiers :
« Tu me demandes si j’ai vu des Boches, j’en ai vu comme je te voi et tu parles que j’ai entendu siffler les balles et les obus. On n’y fait même pas attention, on a qu’a se figuré qu’on est au champ de tir et ce qui y [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">28 septembre 1914. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Extraits de lettres de troupiers :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i>« Tu me demandes si j’ai vu des Boches, j’en ai vu comme je te voi et tu parles que j’ai entendu siffler les balles et les obus. On n’y fait même pas attention, on a qu’a se figuré qu’on est au champ de tir et ce qui y a c’est qu’ils ne nous attende pas quand on avancent ils reculent ce qui fait qu’on n’a pas le plaisir d’en enfiler un. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « …aussi les Boches ont été obligés de se débiner en vitesse et accompagnés de nos petits 75 je te dis que ça… »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Quant à la nourriture nous avons deux fois comme nous pouvons manger, on touche la ration forte, le double qu’à la caserne. Nous mangeons du bœuf rôti tous les soirs. Je vous assure que l’on mange de la viande toute la journée et une bonne bidoche. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Sais-tu, Caroline, je suis entré dans une mauvaise passe et le jour de mon baptême du feu j’ai perdu mon porte-monnaie »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Nous avons reçu le batême du feu et vous savez ce n’est pas rigolo vous pouvez croire que nous en menions pas large nous avons été une bonne demie heure couchés sur notre ventre que les aubus nous passait 20 cm sur la tête et après nous sommes avancé sur les tranchets alemandes que les balles nous siflaient sur la tête avec le sac devant nous et bien vous pouvez croire que nous en menions pas large. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Pour mon compte je l’ai échappé belle j’ai reçu un obus à 10cm de moi j’ai été soulevé de terre j’ai fait 2 ou3 trois tours et culbutes et je me suis levé au bout de 5 a 6 secondes. Je me croyais foutu. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Si tu avais vu les pruneaux que leur envoyait notre artillerie c’était quelque chose. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i>« Je t’assure que c’était pas le moment de dire la plus belle de ses chanson car les obus et les balles nous ont réchauffé les oreilles. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Nous avons eu l’occasion de dérouiller nos pettoires ces jours derniers et tout ce que je peux vous dire c’est que les Boches tirent comme des pieds qu’ils sont, les lâches. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><i> « Quand on est sur le champ de bataille on ne songe plus à rien, non ma pauvre Joséphine, je ne devrais pas le dire mais c’est cependant exact, vous êtes enivrés par la poudre, vous ne songez qu’une chose défendre votre peau et dégringoler des boches le plus possible. »</i></span><sup><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Minuit : ordre de départ pour occuper Badonviller et repousser l’ennemi au sud-est de cette ville. Nous quittons Deneuvre. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Badonviller</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> C’est la ville tragique du début de la guerre, la ville des premiers assassinats, des premiers viols, des premiers incendies. C’est ici la ville du maire héroïque. Le premier civil décoré au début des hostilités. Enfin, c’est, à la suite des horreurs commises ici que le Président de la République a commencé de protester auprès des puissances neutres.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Quand nous arrivons dans cette ville pillée et en partie incendiée, on nous reçoit en vainqueurs et en libérateurs : des petites filles viennent nous offrir de grands plats de poires cuites, des habitants distribuent aux troupiers poires et pommes à pleins paniers. La joie se lit sur tous ces visages, depuis deux mois crispés par l’angoisse. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> L’église est une ruine impressionnante. L’incendie a fait s’écrouler ses lourdes colonnes. Les cloches fondues sous la chaleur se sont effondrées.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Seule, intacte, toute droite dans sa cuirasse argentée, Jeanne D’Arc continue à lever les yeux au ciel, serrant son épée contre son cœur…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Il y a un petit détail qui me frappe. Il est tragique si l’on veut bien se souvenir des horreurs qu’il rappelle. La plupart des vitres des fenêtres sont percées de petits trous bien ronds autour desquels le verre est finement fendillé. C’est par ces petits trous que sont entrées les balles qui frappèrent l’ancien maire, la femme du maire actuel, tant d’habitants inoffensifs sur la terreur desquels se déchaîna l’ivresse sanglante des Bavarois. […]</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> 4h. J’ai poussé avec le commandant, une reconnaissance jusqu’à nos avant-postes. Ils se trouvent, les uns sur la route d’Allarmont, les autres sur la route de Pierre-Percée, les uns et les autres en pleine forêt. Paysage grandiose, futaies de hauts sapins solennels, où règne un silence religieux. Ah ! quelle émotion pour moi de me trouver soudain en montagne dans mes paysages bien-aimés. De profonds ravins, des roches de grès, des hautes mousses… Suis-je ici pour jouir de tant de beautés ? Puis-je respirer à pleins poumons l’air parfumé des Vosges ? Continuè-je mon séjour merveilleux des Alpes ?&#8230; Je me laisse aller au rêve de n’être plus un guerrier mais un promeneur grisé de sa course… A chaque tournant je m’émerveille ; à chaque ravin je m’exclame… les branches de sapins se découpent sur un couchant rouge, complétant l’image d’une cathédrale aux vitraux étincelants…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Est-ce donc un rêve ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Soudain, la fusillade résonne et se perpétue de ravin en ravin, là, tout près de nous… Des balles sifflent dans les branches… Et puis, à ce tournant, tout à coup, j’aperçois la chère silhouette d’un chasseur alpin. Mes chasseurs ! Ils sont ici ! j’ai donc mes chasseurs et ma montagne ! Ah !comme mon cœur bondit ! Comme me voilà jeune, ardent, frémissant… Non, je ne suis plus un touriste. Qu’on me donne un fusil ! Je veux aller vers mes petits amis, mes frères de jadis</span><sup><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></sup><span style="font-size: medium">, je veux détruire avec eux l’ennemi exécrable qui leur a fait tant de mal… Cependant la fusillade cesse… Le grand silence s’étend de nouveau sur la forêt étonnée de tant de bruits guerriers, et, seul, de temps en temps, un peu de vent en chantant dans les branches trouble le calme des arbres qui s’endorment. Et je m’en retourne, le cœur troublé de la plus douce émotion. Mes chasseurs sont là ; je suis dans ma montagne ; la guerre n’est plus si triste…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> 9h- Contrastes de la guerre ! Déjà j’avais préparé ma grosse couverture de bivouac et j’envisageais, avec d’ailleurs un secret contentement, les charmes et les inconvénients d’une nuit passée en forêt… Le sort en a autrement décidé, puisque j’écris ces lignes, étendu dans un magnifique lit Louis XVI, dans une chambre de six mètres sur cinq, aux parquets couverts de fourrures précieuses et garnie de meubles du style, comme disent les tapissiers, « le plus pur ». Oui, je suis l’hôte de Mme Carier-Clavé dont la vieille demeure a été épargnée grâce à la bravoure et au sang-froid de cette jeune française dont l’aplomb a ahuri les officiers bavarois. Elle me reçoit comme un prince. Il n’est de soins dont elle ne m’entoure. Ses domestiques sont les miens, sa table m’est ouverte. (Je lui fournis mon pain, mon gros pain de troupes qu’elle savoure comme de la brioche). Et voilà, comme Annibal, que je m’endors dans les délices d’une nouvelle Capoue, alors que tout près d’ici le canon gronde dans la nuit… Ce sont les contrastes de la guerre ! Il a fallu que je vinsse à quelques pas de la frontière, au contact intime de l’ennemi, pour être enfin bien couché !</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> Bedel a transcrit ces textes sans en modifier l’orthographe, nous avons fait de même.</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> Bedel a fait une partie de son service militaire dans le corps des chasseurs alpins.</p>
</div>

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