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	<title>Quatrième de couv &#187; ville</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la Cité mystérieuse&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 09:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&#8217;inspire le premier roman de Basile Gallais, Les sables. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&#8217;ambiances, d&#8217;atmosphères. &#171;&#160;Les sables est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&#8217;engouffraient entre les immeubles droits d&#8217;une ville, celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES.jpg" rel="lightbox[6129]"><img class="alignleft wp-image-6131 size-medium colorbox-6129" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES-158x300.jpg" alt="LES SABLES" width="158" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&rsquo;inspire le premier roman de <strong>Basile Gallais</strong>, <strong><em>Les sables</em></strong>. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&rsquo;ambiances, d&rsquo;atmosphères.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;</em><strong>Les sables</strong><em> est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&rsquo;engouffraient entre les immeubles droits d&rsquo;une ville, celle du Havre, de la Cité, un espace traversé de lumières qui a ouvert un interstice dans lequel je me suis coulé. Car il est avant tout question d&rsquo;une plongée en écriture, une immersion totale qui m&rsquo;a saisi et a saisi, d&rsquo;un même élan, chacun des personnages, nous mettant au même rang&nbsp;&raquo;, </em>explique <strong>Basile Gallais</strong> qui a quitté La Nouvelle-Calédonie pour étudier en métropole, d&rsquo;abord aux beaux-arts de Biarritz puis de Nantes, ou il pratique la peinture, puis en création littéraire, au Havre.<br />
Aujourd&rsquo;hui, il vit sur son voilier dans la petite rade de Nouméa.<br />
L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est une cité portuaire, verre et béton sur le sable, qui se dresse contre un ciel-champ de bataille. Un enfant se volatilise, la ville est amputée d&rsquo;un morceau de terre mais ne s&rsquo;en souvient pas. Une fake news tourne en boucle sur tous les écrans, la mort d&rsquo;un Guide spirituel, quelque part au fond d&rsquo;un désert, secoue des mondes lointains, retentit jusqu&rsquo;au plus proche. L&rsquo;information attaque la réalité et le vertige saisit chacun différemment, interrogeant la mémoire, la vérité, l&rsquo;avenir. Dans la tempête, quelques silhouettes se détachent, nous ouvrant le chemin vers une histoire de disparition et d&rsquo;oubli.</p>
<p><strong>Basile Gallais lit un extrait de son premier roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ">https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ</a></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cela fait des semaines que son travail est au point mort, que tout lui semble remis en question, jusqu&rsquo;à la nécessité même de la peinture, sa justesse à dire le monde. Lorsqu&rsquo;il a reçu le mail, il y a vu une chance de sortir du marasme dans lequel il s&rsquo;enfonçait, l&rsquo;opportunité de faire peau neuve, alors il s&rsquo;est laissé tenter par cette expérience qui, comme mentionné dans l&rsquo;invitation, propose de découvrir un espace perceptif inédit, une immersion dans un monde premier, bien que ces formules lui aient paru revêtir le parfum rance des spots publicitaires faisant l&rsquo;apologie d&rsquo;un nouveau tourisme, comme on en voit fleurir un peu partout sur les panneaux de la Cité. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Il se lève, allume un vieil émetteur-récepteur posé à côté des écrans et branche le micro sur la fréquence 99.9, cette onde sur laquelle lui et son frère écoutaient les conspirations du monde, une poésie de l&rsquo;obscurité qui était murmurée chaque jour depuis tous les pays du globe, et qui aujourd&rsquo;hui ne vit plus que par sa voix à lui. Il se laisse aller à cette présence qui flotte toujours autour de lui, ce double qui l&rsquo;habite et auquel il donne une voix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] La cité disparait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il repasse par la brèche ouverte dans la clôture. Cette fois, il entend des voix aux alentours, des corps qui s&rsquo;affairent pour rebrancher la métropole. Il profite de l&rsquo;obscurité pour filer en douce, ne traînant derrière lui plus aucune ombre. Il avance à l&rsquo;aveugle, se fiant à son instinct et à sa connaissance parfaite des artères qui irriguent la Cité. Il est toujours envahi par ce calme sépulcral. La Voie lactée se dessine, les étoiles scintillent à des intensités dont les variations sont perceptibles, des poussières luminescentes entourent les constellations d&rsquo;un halo bleu et jaune qui fend le ciel opaque. Une lumière d&rsquo;un autre temps couve au-dessus de Dennis. Il a le visage recouvert de son casque cyborg et avance d&rsquo;un pas déterminé vers le centre. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;engage dans l&rsquo;avenue principale, il aperçoit au bout de la veine noire une bulle turquoise qui flotte dans le ciel.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les sables, Basile Gallais, Actes sud, 21€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au coeur du Labyrinthe, qui mange qui ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/26/au-coeur-du-labyrinthe-qui-mange-qui/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 07:51:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais Bertrand Belin chanteur, je viens de découvrir l&#8217;auteur, qui avec &#171;&#160;Grands carnivores&#160;&#187; signe son (déjà) troisième roman. Après &#171;&#160;Requin&#160;&#187; et &#171;&#160;Littoral&#160;&#187;, ce Breton d&#8217;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&#8217;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<div id="attachment_4590" style="width: 848px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="wp-image-4590 size-full colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" alt="838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger" width="838" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Bertrand Belin (photo Bastien Burger)</p></div>
<p>Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais <strong>Bertrand Belin</strong> chanteur, je viens de découvrir l&rsquo;auteur, qui avec <strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;</strong> signe son (déjà) troisième roman. Après <strong>&laquo;&nbsp;Requin&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Littoral&nbsp;&raquo;</strong>, ce Breton d&rsquo;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&rsquo;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son nouveau roman, il vient de sortir son sixième album, <strong>&nbsp;&raquo; Persona&nbsp;&raquo;</strong>, et est à l&rsquo;affiche d&rsquo;un film <strong>&laquo;&nbsp;Ma vie avec James Dean&nbsp;&raquo;</strong>, dont il a également composé la musique.</p>
<p><span id="more-4585"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="alignleft size-full wp-image-4594 colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" alt="livre-grands-carnivores" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Deux frères que tout sépare. Deux frères dont on ne connaît ni les prénoms ni les noms. Pas plus que la ville dans laquelle ils vivent. Dans deux univers diamétralement opposés. L&rsquo;un est le directeur nouvellement promu d&rsquo;une usine d&rsquo;outillage. Un notable arriviste, atrabilaire, méprisant, même avec sa femme.</p>
<p>L&rsquo;autre est artiste peintre, et tire le diable par la queue, désargenté mais heureux avec sa nouvelle compagne.  La nouvelle exposition de ce dernier est l&rsquo;occasion d&rsquo;un brève rencontre entre les deux frères. Nouvel échec. Enième incompréhension.</p>
<p>Mais l&rsquo;actualité va les rattraper. Un cirque vient d&rsquo;arriver en ville. Comme tous les ans. Sauf que cette fois, pas de représentation. Et pour cause. Une demi-douzaine de fauves s&rsquo;est enfuie. Le valet de cage s&rsquo;interroge. Onze ans qu&rsquo;il enchaîne les mêmes gestes. Il est sûr de n&rsquo;avoir pas oublié de fermer les cages tandis que le malaise gagne la ville, le port et la population. Des grands carnivores ont pris leurs quartiers ( dans le faubourg ? Dans le quartier du Labyrinthe ?) sans que jamais personne ne les surprenne. Le dompteur, lui, est introuvable.</p>
<p>Mais, au final, qui a peur de qui ? Qui a peur d&rsquo;être dévoré ? Et par qui ?</p>
<p>Bertrand Belin signe là un roman dense, à la langue riche. On voit les images et c&rsquo;est un vrai bonheur. <strong>&laquo;&nbsp;Pour moi, les mots sont des sortes de coléoptères (…) des choses que je collectionne &laquo;&nbsp;</strong>, expliquait-il récemment dans une émission de radio. Et ça se voit !</p>
<p>Au fil des pages, ce tailleur de mots crooner à la voix de basse décline un univers insolite, hétéroclite. Une très jolie découverte !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le récemment promu, qui s&rsquo;entraîne depuis longtemps à ne rien éprouver qui puisse l&rsquo;ébranler, a ceint ses méninges de douves. Toute intrusion dans le champ de son amour-propre se solde par un averse d&rsquo;huile bouillante. Il n&rsquo;y a que pour le fondateur qu&rsquo;il abaisse le pont-levis, du moins tâche-t-il de lui en donner l&rsquo;impression. Jamais, pour quiconque, sans l&rsquo;assurance d&rsquo;en tirer bénéfice, il n&rsquo;y consentirait.  C&rsquo;est pourquoi la semaine passée, piqué, remisant l&rsquo;invitation dans son enveloppe, il s&rsquo;est immédiatement  vidangé l&rsquo;esprit des insolences du peintre&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Invisible depuis la route, trahie seulement par la présence en permanence de colonnes de fumée, le Labyrinthe, sorte de cité lacustre, amas de cabanes bringuebalantes, boucanées, noires de suie, qui déborde l&rsquo;été de cris et de rires, est rempli l&rsquo;hiver de silence et d&rsquo;humidité. On y survit, rien de plus, en attendant que tombent ses dents, qu&rsquo;aux hivers de prostration coupable et de copulations bâclées succèdent des étés de joie violente et alcoolisée. On y survit pour voir un autre que soi dormir, hagard, au bord d&rsquo;un fleuve glacial et indifférent. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un îlot oublié par l&rsquo;histoire moderne, du reste d&rsquo;une maladie datant du Moyen Age, impureté autour de laquelle le passage des siècles aurait construit un rempart, imitant le principe de la formation des perles, mais bien d&rsquo;un aphte poussé dans la bouche d&rsquo;une ville qui ne veut pas se goinfrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 158-159 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Au contraire, s&rsquo;il prend aux bêtes, comme on le dit de ce matin, l&rsquo;idée de se remplir en priorité l&rsquo;estomac des hères galeux qui garnissent le Labyrinthe et le faubourg, les autorités, tout comme ce que la ville compte de population sérieuse, ne pourront que leur en être reconnaissantes. Ce qu&rsquo;il faut à l&rsquo;Empire unifié, c&rsquo;est un homme providentiel. C&rsquo;est ce que pense le fondateur d&rsquo;âge avancé, c&rsquo;est aussi ce que pense le récemment promu nouveau directeur, et c&rsquo;est ce que son épouse. C&rsquo;est exactement ce que pense la gouvernante et c&rsquo;est l&rsquo;opinion du fumeur de harengs, celle aussi d&rsquo;une partie des clients de la Brasserie Centrale et de son propriétaire. Un homme sous le règne duquel aucun lion ne se serait par exemple échappé d&rsquo;un cirque pour la raison évidente qu&rsquo;aucun cirque ne saurait être toléré dans l&rsquo;Empire&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;, Bertrand Belin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Face à face hypnotique sous la neige</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/25/face-a-face-hypnotique-sous-la-neige/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 07:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà encore un roman devant lequel j&#8217;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&#8217; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de Christian Guay-Poliquin, qui signe avec &#171;&#160;Le poids de la neige&#160;&#187;, son deuxième roman, largement primé de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà encore un roman devant lequel j&rsquo;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&rsquo; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de <strong>Christian Guay-Poliquin</strong>, qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;</strong>, son deuxième roman, largement primé de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ( dont le prix France-Québec).</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" rel="lightbox[4264]"><img class="alignleft size-full wp-image-4267 colorbox-4264" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" alt="zoom-le-poids-de-la-neige" width="380" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son premier roman déjà, une panne d&rsquo;électricité faisait partie du décor, de l&rsquo;histoire. On la retrouve ici, en plein hiver, dans une petite bourgade déjà isolée qui, pendant les longs mois de l&rsquo;hiver canadien, va se retrouver totalement coupée du monde.</p>
<p>De quoi exacerber les tensions, de faire naître aussi des solidarités, parfois de façade seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple. Et tragique. Un homme, qui a quitté le village depuis dix ans, visiblement en mauvais termes avec son père, revient. Il sait que ce dernier est en train de mourir. Il reviendra trop tard cependant et est victime d&rsquo;un accident, grave. Les jambes écrasées, il ne peut être évacué ni réellement pris en charge à cause de la neige, de la panne d&rsquo;électricité.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Matthias</strong>, lui aussi échoué là depuis déjà plusieurs semaines, qui va devoir prendre en charge le blessé. Il le soigne, le nourrit et pourra ainsi espérer regagner la ville et sa femme qui l&rsquo;attend ( c&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;il dit) dès le premier convoi organisé, au printemps. A l&rsquo;écart du village, les deux hommes vont devoir cohabiter.  C&rsquo;est l&rsquo;homme blessé qui raconte.  Il n&rsquo;a pas encore recouvré l&rsquo;usage de la parole ni celui de ses jambes. <strong>Matthias,</strong> sexagénaire ou septuagénaire, veille sur lui. Il y a aussi des visites, celles de <strong>Maria</strong> la vétérinaire, de <strong>José,</strong> de <strong>Joseph</strong>, d&rsquo;autres encore qui voient dans le jeune homme secouru, mécanicien de métier, l&rsquo;occasion de pouvoir enfin fuir&#8230;</p>
<p>D&rsquo;une cohabitation non choisie qui n&rsquo;est pas simple va naître une complicité laborieuse. Mais il y a la neige, le silence, le temps qui passe et cet hiver qui n&rsquo;en finit pas. Il y a les rancoeurs, les petites trahisons, les larcins et ce quotidien colmaté qui les tue à petit feu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4264"></span></p>
<p>Dans une ambiance devenue menaçante, le fascinant décor devient mortifère au fil des pages. La tension narrative est palpable. Chaque geste est pensé, pesé. Tout compte. Un roman fascinant. Vraiment.</p>
<p><strong>Ici, une vidéo dans laquelle l&rsquo;auteur explique son intention d&rsquo;écriture : </strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9ioqJv7yXvg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 18 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je connais pourtant ce décor par coeur. Je l&rsquo;observe depuis longtemps. Je ne me souviens plus vraiment de l&rsquo;été, à cause de la fièvre et des médicaments, mais j&rsquo;ai vu le lent mouvement du paysage, le ciel gris de l&rsquo;automne, la lumière rougeoyante des arbres. J&rsquo;ai vu les fougères se faire mâcher par le givre, les hautes herbes casser à la moindre brise, les premiers flocons se poser sur le gel gelé. J&rsquo;ai vu les traces laissées par les bêtes qui inspectaient les alentours après la première neige. Depuis, le ciel n&rsquo;en finit plus d&rsquo;ensevelir le décor. L&rsquo;attente domine le paysage. Et tout a été remis au printemps. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Avant la neige, tu ne voulais rien avaler et voilà que tu manges comme un goinfre. Comme un porc. Souvent, j&rsquo;ai eu peur que la fièvre t&rsquo;emporte. Mais tu t&rsquo;en es sorti à chaque fois. Tu es mon obstacle, mon contretemps. Et mon billet de retour. Tu as beau rester de glace, je sais que tu t&rsquo;accroches désespérément à mes phrases. Tu supportes peut-être bien la douleur, mais tu crains la suite. Alors je te raconte des choses. N&rsquo;importe quoi. Quelques éclats de souvenirs, de fantômes, de mensonges. Chaque fois ton visage s&rsquo;éclaircit. Pas beaucoup, mais un peu. Le soir, je te parle aussi de mes lectures. Longuement parfois, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;aube chasse la nuit. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Tu devrais peut-être t&rsquo;étendre sur le divan, lui dis-je doucement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses yeux s&rsquo;ouvrent alors comme les tisons d&rsquo;une forge sous les coups d&rsquo;un soufflet. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est toi qui me dis quoi faire maintenant ? C&rsquo;est toi qui me maternes ? C&rsquo;est toi qui décides désormais, qui commandes ? Tu boites peut-être, mais tes plaies se sont bien refermées. Tu n&rsquo;as plus besoin de moi, c&rsquo;est ça ? Ma présence t&rsquo;encombre, te dérange, et tu cherches à me le faire comprendre. Tu vas mieux, certes, mais qu&rsquo;est-ce que tu comptes faire maintenant ? Tu as quelque part où aller ? Tu veux rester ici ? La neige s&rsquo;accumule, la nourriture manque et les gens désertent le village. Je ne peux pas croire que je suis encore ici, vocifère-t-il entre ses dents, je ne sais même plus comment tout cela est arrivé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses pupilles convergent dans ma direction</em>, comme un viseur qui me garde en joue.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est de la faute, tout est de la faute !&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;, Christian Guay-Poliquin, Les éditions de l&rsquo;Observatoire, 19 €.</strong></em></p>
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