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	<title>Quatrième de couv &#187; vieillesse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Notre corps ausculté par Daniel Pennac</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/notre-corps-ausculte-par-daniel-pennac/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 14:08:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Drôle d&#8217;idée que d&#8217;autopsier son propre corps ! C&#8217;est à cet exercice pas banal que se livre Daniel Pennac dans son nouveau roman &#171;&#160;Journal d&#8217;un corps&#171;&#160;. &#160; Plutôt que d&#8217;un journal intime qui ferait la recension de ses états d&#8217;âme, de ses chagrins et de ses rêves, l&#8217;auteur a choisi de nous parler du corps [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Drôle d&rsquo;idée que d&rsquo;autopsier son propre corps ! C&rsquo;est à cet exercice pas banal que se livre <strong>Daniel Pennac</strong> dans son nouveau roman &laquo;&nbsp;<strong>Journal d&rsquo;un corps</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JOURNAL-CORPS.jpg" rel="lightbox[971]" title="JOURNAL CORPS"><img class="alignleft  wp-image-975 colorbox-971" style="margin: 10px;" title="JOURNAL CORPS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JOURNAL-CORPS-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Plutôt que d&rsquo;un journal intime qui ferait la recension de ses états d&rsquo;âme,</strong> de ses chagrins et de ses rêves, l&rsquo;auteur a choisi de nous parler du corps de son narrateur et cela, de l&rsquo;âge de 12 ans jusqu&rsquo;à celui de sa mort à 87 ans. </p>
<p><strong>Et quoi de plus universel qu&rsquo;un corps ?</strong> Le vôtre, le mien, celui de nos parents ou de nos enfants, ceux de nos voisins ou des habitants de l&rsquo;autre côté de la planète ont tous en commun de fonctionner selon les mêmes principes, avec les mêmes organes. Tous se transforment au fil des années qui passent, vieillissent&#8230; et meurent.</p>
<p> <span id="more-971"></span></p>
<div id="attachment_977" style="width: 73px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PENNAC.jpg" rel="lightbox[971]" title="PENNAC"><img class=" wp-image-977  colorbox-971" style="margin: 10px;" title="PENNAC" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PENNAC.jpg" alt="" width="63" height="95" /></a><p class="wp-caption-text">(photo Elena Torre)</p></div>
<p>Alors <strong><a title="Découvrez l'auteur et sa bibliographie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Pennac">Daniel Pennac</a></strong>, auteur prolixe et  inspiré, nous entraîne dans un voyage exotique&#8230; et pourtant que nous connaissons tous. Au fil des 382 pages, c&rsquo;est sans fausse pudeur aucune mais avec beaucoup d&rsquo;empathie que le narrateur va nous raconter son corps, nous le montrer aussi tout en essayant de comprendre les maux qui le traversent. Le talentueux diariste nous raconte sa vie donc, mais toujours d&rsquo;un point de vue &laquo;&nbsp;corporel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>De l&rsquo;enfance pas très gaie entre un père revenu de la Première Guerre mondiale à l&rsquo;état de fantôme et une mère mal-aimante, le narrateur va tirer quand même le meilleur, aux côtés de sa nounou Violette. Et apprendre à regarder son corps. On le suit. L&rsquo;adolescence et ses affres, la Résistance, les premières filles, la vie d&rsquo;homme et la fondation d&rsquo;une famille. Les maux récurrents, les drames de la vie, puis le temps de la vieillesse, des souvenirs et du corps qui lâche&#8230;  Le tout disséqué en périodes, de 1936 à 2010.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong></strong> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong> Page 31</strong> :  13 ans, 1 mois, 8 jours                               Mercredi 18 novembre 1936</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d&rsquo;autre chose. Tous les corps sont abandonnés dans les armoires à glace. Ceux qui écrivent leur journal tout court, Luc ou Françoise, par exemple, parlent de tout et de rien, des émotions, des sentiments, des histoires d&rsquo;amitié, d&rsquo;amour, de trahison, des justifications à n&rsquo;en plus finir, ce qu&rsquo;ils pensent des autres, ce qu&rsquo;ils croient que les autres pensent d&rsquo;eux, les voyages qu&rsquo;ils ont fait, les livres qu&rsquo;ils ont lus, mais ils ne parlent jamais de leur corps. [&#8230;] Moi, dans cinquante ans, je veux que ce que j&rsquo;écris aujourd&rsquo;hui dise la même chose. Exactement la même chose ! ( Dans cinquante ans, j&rsquo;aurai soixante-trois ans.)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"> <strong>Page 98</strong> : 19 ans, 2 mois, 17 jours                                Dimanche 27 décembre 1942</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;Mon incapacité à danser. Françoise, Marianne et d&rsquo;autres ont essayé de m&rsquo;y entraîner, et hier soir encore, chez Hervé, une splendide Violaine, soeur de notre hôte. Laissez-vous guider. Rien à faire. Très vite, je perds le rythme et mon corps n&rsquo;est plus qu&rsquo;un poids dans les bras de ma partenaire. Quelques sautillements grotesques pour rattraper la cadence achèvent de me décourager. La danse est un des rares domaines où mon corps et mon esprit demeurent inaccordables. Plus exactement la moitié inférieure de mon corps : mes mains peuvent battre la mesure tant qu&rsquo;on voudra, mes pieds refusent de suivre. Un chef d&rsquo;orchestre paraplégique, voilà ce que je suis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 246 : </strong>56 ans, anniversaire                                       Mercredi 10 octobre 1979</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;A vingt ans, m&rsquo;étirer, c&rsquo;était m&rsquo;envoler. Ce matin, j&rsquo;ai cru me crucifier en m&rsquo;étirant. Nécessité de me dérouiller. La prédiction de ce prof de gym ( Desmile ? Dimesle?) qui, en seconde, nous affirmait que nous serions rouillés avant l&rsquo;âge si nous ne faisions pas d&rsquo;exercices quotidiens&#8230; Peut-être. En attendant, quand je vois dans quel état sont mes amis sportifs qui m&rsquo;étourdissaient de leurs performances (Etienne aujourd&rsquo;hui perclus de rhumatismes, ses doigts et ses clavicules plusieurs fois cassés, ses épaules de rugbyman ravagées par la capsulite), j&rsquo;estime que j&rsquo;ai bien fait de résister à la religion du record et au diktat de l&rsquo;entraînement permanent, cet onanisme. J&rsquo;ai toujours détesté le sport comme religion du corps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 363</strong> : 86 ans, 2 mois, 28 jours                                   Jeudi 7 janvier 2010</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mon corps et moi vivons la fin de notre bail en colocataires indifférents. Plus personne ne fait le ménage et c&rsquo;est très bien comme ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Une éternité que je n&rsquo;avais pas lu un roman de Daniel Pennac ! Avec &laquo;&nbsp;<strong>Journal d&rsquo;un corps</strong>&laquo;&nbsp;, il signe-là un livre majeur. Drôle et captivant. On suit avec jubilation le parcours de vie du narrateur. Dans les bons et les mauvais voire les très mauvais moments. Et pour cause. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">On ne parle que très rarement du corps dans la littérature et encore moins dans la vie si ce n&rsquo;est pour évoquer les petits bobos qui le traverse de temps en temps. Là, Daniel Pennac nous livre une description sans concession, cash. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Un journal impudique et sans tabou qui tente de nous éclairer sur le lien entre nous et notre corps. Jubilatoire. Et ne vous privez pas de l&rsquo;index qui permet de &laquo;&nbsp;piocher&nbsp;&raquo; dans le livre en fonction de vos maux (mots ?) : acouphènes, dent, pets, priapisme des hommes politiques, etc.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;<strong><em>Journal d&rsquo;un corps&nbsp;&raquo;, de Daniel Pennac, Gallimard, 22€.</em></strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Véronique Bizot voit son style couronné&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/08/veronique-bizot-voit-son-style-couronne/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 11:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Un avenir" " Mon couronnement"]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Prix du Style]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Bizot]]></category>
		<category><![CDATA[vieillesse]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Ecrire, c&#8217;est chercher le mot juste, le plus juste possible.&#160;&#187; Et Véronique Bizot sait de quoi elle parle ! Il y a quelques jours, l&#8217;auteure se voyait remettre le huitième Prix du Style pour son roman paru à la rentrée chez Actes Sud, &#160;&#187; Un avenir&#171;&#160;, une histoire de famille drôle et délicieusement cruelle. Désopilante aussi. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/816963_veronique-bizot-prix-du-style-2011.jpg" rel="lightbox[603]" title="816963_veronique-bizot-prix-du-style-2011"><img class="alignleft size-medium wp-image-606 colorbox-603" style="margin: 10px;" title="816963_veronique-bizot-prix-du-style-2011" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/816963_veronique-bizot-prix-du-style-2011-300x202.jpg" alt="" width="180" height="121" /></a>&laquo;&nbsp;<strong>Ecrire, c&rsquo;est chercher le mot juste, le plus juste possible.</strong>&nbsp;&raquo; Et <a title="La découvrir sur le site d'Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/contributeurs/bizot-veronique">Véronique Bizot </a>sait de quoi elle parle ! Il y a quelques jours, l&rsquo;auteure se voyait remettre le huitième Prix du Style pour son roman paru à la rentrée chez Actes Sud, &nbsp;&raquo; <strong>Un avenir</strong>&laquo;&nbsp;, une histoire de famille drôle et délicieusement cruelle. Désopilante aussi.</p>
<p><span id="more-603"></span><!--more-->Cent quatre pages lui suffisent ( elle écrit court, Véronique Bizot !) pour raconter l&rsquo;histoire de Paul qui reçoit une lettre de son frère Odd, qui lui annonce &laquo;&nbsp;qu&rsquo;il disparait pour un temps indéterminé&nbsp;&raquo; et lui demande, en post-scriptum, s&rsquo;il peut passer chez lui vérifier que le robinet d&rsquo;un lavabo du deuxième étage de la maison familiale a bien été purgé. Paul, souffrant, s&rsquo;en va, parcourant les trois cents kilomètres qui le séparent dudit robinet. S&rsquo;ensuit un road trip singulier, déroutant. Bref, tout l&rsquo;univers de Véronique Bizot !</p>
<p>Elle a ainsi remporté le prix au second tour devant <a title="découvrez l'auteur et sa bibliographie" href="http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1433">Laurent Mauvignier </a>pour &laquo;&nbsp;<strong>Ce que j&rsquo;appelle oubli</strong>&laquo;&nbsp;, court livre publié aux Editions de Minuit.  Organisé par le label littéraire Plume &amp; Plomb, ce prix récompense chaque année depuis 2005 un ouvrage d&rsquo;expression française pour sa qualité stylistique, écrit par un auteur vivant et publié dans l&rsquo;année écoulée.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/97827427995101.gif" rel="lightbox[603]" title="9782742799510"><img class="alignleft size-full wp-image-614 colorbox-603" style="margin: 10px;" title="9782742799510" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/97827427995101.gif" alt="" width="66" height="125" /></a>En 2010 déjà, Véronique Bizot qui se définit elle-même comme une <strong>&laquo;&nbsp;gentille personne affligée de la conscience du pire&nbsp;&raquo;,</strong> avait reçu le Prix Lilas et le Grand prix du roman de la Société des Gens de Lettres pour <strong>&laquo;&nbsp;Mon couronnement&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/97827427994661.jpg" rel="lightbox[603]" title="9782742799466"><img class="alignleft size-medium wp-image-615 colorbox-603" style="margin: 10px;" title="9782742799466" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/97827427994661-187x300.jpg" alt="" width="112" /> </a></p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Mon couronnement</strong>&laquo;&nbsp;, c&rsquo;est par ce petit roman (108 pages) d&rsquo;une centaine de pages, paru chez Babel, la déclinaison poche d&rsquo;Actes Sud, que j&rsquo;ai découvert l&rsquo;auteure. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. C&rsquo;est celle de Gilbert Kaplan. Un homme sans âge, veuf et scientifique à la retraite. Il vit seul. Enfin, pas vraiment. Maud Ambrunaz, une &laquo;&nbsp;vieille fille&nbsp;&raquo; veille sur son quotidien. La femme de ménage s&rsquo;occupe de la vaisselle, du linge et de la conversation. Tout en lui cuisinant des plats de lentilles.</p>
<p>Un jour, Gilbert Kaplan apprend qu&rsquo;il va être décoré pour une découverte scientifique qu&rsquo;il a oubliée depuis longtemps. Et tandis que l&rsquo;heure des honneurs approche, – le téléphone sonne d&rsquo;ailleurs, les anciennes connaissances prennent des nouvelles –, ce dernier plonge dans son passé. Se souvient de sa première femme qui, un jour, a préféré se jeter par la fenêtre ( elle était autant fanatique de décoration intérieure que de suicide !). Il se remémore également sa soeur Louise, adorée et disparue après avoir suivi un évêque défroqué jusqu&rsquo;en Afrique. Il y a sa soeur Alice aussi, qui ne va pas tarder à sonner avec son chiffon à poussière, son frère, auteur à succès et peu enclin à s&rsquo;intéresser à son frère, puis son propre fils, qu&rsquo;il connaît finalement assez peu&#8230; De quoi se rendre compte, in fine, que Kaplan est un homme seul. Mais pas désespéré !</p>
<p>Un roman à l&rsquo;humour amer, tendre aussi et qui nous rappelle que, dans nos vies, l&rsquo;absurde n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p>Page 12 :<em> &laquo;&nbsp;Scientifiquement couronné ? ai-je répété en moi-même, debout au centre de la pièce. Je ne voyais pas du tout de quoi il était question. D&rsquo;un seul coup le salon a été plein de mains tendues dans ma direction, de sourires et de félicitations et je me suis instinctivement rapproché de l&rsquo;escabeau&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Page 34 : &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Mon fils m&rsquo;a constamment tout reproché et tout ce qu&rsquo;il m&rsquo;a reproché, il l&rsquo;a entassé dans le sac de mon insensibilité, après quoi il s&rsquo;en est allé vivre sa vie, flanqué de ce sac plein de mon insensibilité. Dieu sait où il s&rsquo;en est débarrassé et si même il s&rsquo;en est débarrassé ; à le voir, rien ne dit qu&rsquo;il l&rsquo;ait fait.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Achat d&rsquo;un costume, petite virée au Touquet histoire de prendre l&rsquo;air avant la cérémonie, Gilbert Kaplan se plie de bonne grâce ( ou presque) aux attentions de Mme Ambrunaz avec laquelle il a décidé de partager un caveau, plus tard. Quand la mort sera venue. En attendant, Gilbert Kaplan fait du mieux qu&rsquo;il peut. Un peu perdu. Toujours seul.</p>
<p>Page 87 : <em>&laquo;&nbsp;A sa façon, votre soeur vous aime, me dit Mme Ambrunaz. Mais je n&rsquo;ai pas envie qu&rsquo;on m&rsquo;aime, j&rsquo;ai seulement besoin de croiser des gens aimables. Et comme chaque fois que je pense à ma soeur Alice, je me mets à penser à ma soeur Louise que je serais si heureux d&rsquo;accueillir, avec son rire qui vous allège de tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Chouette découverte !</p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Un avenir&nbsp;&raquo;, de Véronique Bizot, Actes Sud, 15€. </strong></em></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon couronnement&nbsp;&raquo;, de Véronique Bizot, Babel, 6,50€.</strong></em></p>
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