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	<title>Quatrième de couv &#187; vieil homme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Face à face hypnotique sous la neige</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 07:13:27 +0000</pubDate>
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<p>Voilà encore un roman devant lequel j&rsquo;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&rsquo; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de <strong>Christian Guay-Poliquin</strong>, qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;</strong>, son deuxième roman, largement primé de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ( dont le prix France-Québec).</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" rel="lightbox[4264]"><img class="alignleft size-full wp-image-4267 colorbox-4264" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" alt="zoom-le-poids-de-la-neige" width="380" height="542" /></a></p>
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<p>Dans son premier roman déjà, une panne d&rsquo;électricité faisait partie du décor, de l&rsquo;histoire. On la retrouve ici, en plein hiver, dans une petite bourgade déjà isolée qui, pendant les longs mois de l&rsquo;hiver canadien, va se retrouver totalement coupée du monde.</p>
<p>De quoi exacerber les tensions, de faire naître aussi des solidarités, parfois de façade seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple. Et tragique. Un homme, qui a quitté le village depuis dix ans, visiblement en mauvais termes avec son père, revient. Il sait que ce dernier est en train de mourir. Il reviendra trop tard cependant et est victime d&rsquo;un accident, grave. Les jambes écrasées, il ne peut être évacué ni réellement pris en charge à cause de la neige, de la panne d&rsquo;électricité.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Matthias</strong>, lui aussi échoué là depuis déjà plusieurs semaines, qui va devoir prendre en charge le blessé. Il le soigne, le nourrit et pourra ainsi espérer regagner la ville et sa femme qui l&rsquo;attend ( c&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;il dit) dès le premier convoi organisé, au printemps. A l&rsquo;écart du village, les deux hommes vont devoir cohabiter.  C&rsquo;est l&rsquo;homme blessé qui raconte.  Il n&rsquo;a pas encore recouvré l&rsquo;usage de la parole ni celui de ses jambes. <strong>Matthias,</strong> sexagénaire ou septuagénaire, veille sur lui. Il y a aussi des visites, celles de <strong>Maria</strong> la vétérinaire, de <strong>José,</strong> de <strong>Joseph</strong>, d&rsquo;autres encore qui voient dans le jeune homme secouru, mécanicien de métier, l&rsquo;occasion de pouvoir enfin fuir&#8230;</p>
<p>D&rsquo;une cohabitation non choisie qui n&rsquo;est pas simple va naître une complicité laborieuse. Mais il y a la neige, le silence, le temps qui passe et cet hiver qui n&rsquo;en finit pas. Il y a les rancoeurs, les petites trahisons, les larcins et ce quotidien colmaté qui les tue à petit feu&#8230;</p>
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<p><span id="more-4264"></span></p>
<p>Dans une ambiance devenue menaçante, le fascinant décor devient mortifère au fil des pages. La tension narrative est palpable. Chaque geste est pensé, pesé. Tout compte. Un roman fascinant. Vraiment.</p>
<p><strong>Ici, une vidéo dans laquelle l&rsquo;auteur explique son intention d&rsquo;écriture : </strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 18 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je connais pourtant ce décor par coeur. Je l&rsquo;observe depuis longtemps. Je ne me souviens plus vraiment de l&rsquo;été, à cause de la fièvre et des médicaments, mais j&rsquo;ai vu le lent mouvement du paysage, le ciel gris de l&rsquo;automne, la lumière rougeoyante des arbres. J&rsquo;ai vu les fougères se faire mâcher par le givre, les hautes herbes casser à la moindre brise, les premiers flocons se poser sur le gel gelé. J&rsquo;ai vu les traces laissées par les bêtes qui inspectaient les alentours après la première neige. Depuis, le ciel n&rsquo;en finit plus d&rsquo;ensevelir le décor. L&rsquo;attente domine le paysage. Et tout a été remis au printemps. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Avant la neige, tu ne voulais rien avaler et voilà que tu manges comme un goinfre. Comme un porc. Souvent, j&rsquo;ai eu peur que la fièvre t&rsquo;emporte. Mais tu t&rsquo;en es sorti à chaque fois. Tu es mon obstacle, mon contretemps. Et mon billet de retour. Tu as beau rester de glace, je sais que tu t&rsquo;accroches désespérément à mes phrases. Tu supportes peut-être bien la douleur, mais tu crains la suite. Alors je te raconte des choses. N&rsquo;importe quoi. Quelques éclats de souvenirs, de fantômes, de mensonges. Chaque fois ton visage s&rsquo;éclaircit. Pas beaucoup, mais un peu. Le soir, je te parle aussi de mes lectures. Longuement parfois, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;aube chasse la nuit. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Tu devrais peut-être t&rsquo;étendre sur le divan, lui dis-je doucement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses yeux s&rsquo;ouvrent alors comme les tisons d&rsquo;une forge sous les coups d&rsquo;un soufflet. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est toi qui me dis quoi faire maintenant ? C&rsquo;est toi qui me maternes ? C&rsquo;est toi qui décides désormais, qui commandes ? Tu boites peut-être, mais tes plaies se sont bien refermées. Tu n&rsquo;as plus besoin de moi, c&rsquo;est ça ? Ma présence t&rsquo;encombre, te dérange, et tu cherches à me le faire comprendre. Tu vas mieux, certes, mais qu&rsquo;est-ce que tu comptes faire maintenant ? Tu as quelque part où aller ? Tu veux rester ici ? La neige s&rsquo;accumule, la nourriture manque et les gens désertent le village. Je ne peux pas croire que je suis encore ici, vocifère-t-il entre ses dents, je ne sais même plus comment tout cela est arrivé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses pupilles convergent dans ma direction</em>, comme un viseur qui me garde en joue.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est de la faute, tout est de la faute !&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;, Christian Guay-Poliquin, Les éditions de l&rsquo;Observatoire, 19 €.</strong></em></p>
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		<title>La cravate : plongée dans la vie d&#8217;un hikikomori</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 07:35:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Voilà un livre étonnant ! &#171;&#160;La cravate&#160;&#187;, écrit par Milena Michiko Flašar nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&#8217;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître. Une très jolie découverte de cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>Voilà un livre étonnant ! <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par<strong> Milena Michiko Flašar</strong> nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&rsquo;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître.<strong> Une très jolie découverte de cette rentrée littéraire !</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" rel="lightbox[2124]"><img class="alignleft  wp-image-2143 colorbox-2124" style="margin: 10px" alt="CRAVATE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" width="245" height="360" /></a>Le premier a 20 ans, en tout cas c&rsquo;est l&rsquo;âge qu&rsquo;il s&rsquo;est choisi. Il s&rsquo;appelle<strong> Taguchi Hiro</strong>. C&rsquo;est un <strong>Hikikomori</strong>. Il fait partie de ces centaines de milliers de jeunes Japonais victimes d&rsquo;une pathologie psychosociale et familiale qui les coupe de toute vie extérieure pendant des mois voire des années. Un phénomène qui touche aussi d&rsquo;autres pays. Ces jeunes ( souvent trentenaires, masculins et ayant subi un échec dans leur vie professionnelle) ne sont ni grabataires, ni autistes ni retardés mentaux, ils se sentent accablés par la société. Et préfèrent s&rsquo;en retirer.</p>
<p>Ce jeune homme a fini par sortir de chez ses parents, au bout de deux ans de retrait volontaire. Sur son banc, il rencontre <strong>Ohara Tetsu</strong>. Lui est un salaryman. Chaque matin, il se rend au bureau. En tout cas c&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait croire à sa femme. Deux mois déjà qu&rsquo;il a perdu son emploi. Il vient au parc. Dès lors l&rsquo;histoire peut commencer.</p>
<p>Un histoire imaginée par une auteure trentenaire qui vit à Vienne. <strong>Milena Michiko Flašar</strong> a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones.</p>
<p>Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil <strong>&laquo;&nbsp;Ich bin&nbsp;&raquo;</strong>, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation.</p>
<p>En 2010, a paru la nouvelle<strong>&laquo;&nbsp;Okaasan – Meine unbekannte Mutter&nbsp;&raquo;,</strong> qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre. En 2012 son roman <strong>&laquo;&nbsp;Ich nannte ihn Krawatte&nbsp;&raquo;</strong> a été publié.</p>
<p>Entretemps, elle s‘est entièrement consacrée à l’écriture. <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong> est ainsi la traduction de ce roman, effectuée par Olivier Mannoni.</p>
<p><span id="more-2124"></span></p>
<p>Au fil des pages, chacun des deux personnages raconte des tranches de sa vie qui expliquent son parcours. Suicide, enfant handicapé, pression sociale, difficulté à être tout simplement. Malgré les différences (âge, situation sociale et personnelle&#8230;), un véritable lien d&rsquo;amitié unit les deux hommes qui ont appris à s&rsquo;apprivoiser. Jusqu&rsquo;à la mort.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Quelqu&rsquo;un me remarqua-t-il, j&rsquo;en doute, et si ce fut le cas, c&rsquo;était probablement de la manière dont on remarque un fantôme. On le voit, clair et distinct, on n&rsquo;arrive pas à croire qu&rsquo;on l&rsquo;a vu, on le fait disparaître d&rsquo;un clignement d&rsquo;oeil. J&rsquo;étais un fantôme de ce genre-là. Même mes parents n&rsquo;avaient presque plus conscience de ma présence. Lorsque je les croisais à la maison, dans l&rsquo;entrée ou dans le couloir, ils susurraient, incrédules, un Tiens, c&rsquo;est toi. Ils avaient renoncé depuis longtemps à me compter parmi eux. Nous avons perdu notre fils. Il est mort avant l&rsquo;heure. C&rsquo;est forcément ce qu&rsquo;ils ont ressenti. Comme une perte vivante.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;D&rsquo;abord il y eut quelques gouttes, qui devinrent bientôt des cordons. Il tendit les mains dans la pluie, laissa tomber son journal, ferma les yeux. Je vis l&rsquo;eau s&rsquo;accumuler dans ses mains. Il les avait jointes pour qu&rsquo;elles forment une coupe. Flic, flac, elle l&rsquo;éclaboussait. J&rsquo;étais surpris. Aucun salaryman ne s&rsquo;expose de bon coeur à la pluie. Tout autour le parc était flou, délavé. Partout des gens qui fuyaient. Aucune personne en bonne santé ne s&rsquo;expose volontiers à la pluie. Lui, totalement livré à elle, déjà trempé jusqu&rsquo;aux os, il semblait ne pas connaître de plus grand bonheur que d&rsquo;être ainsi trempé. J&rsquo;observai, fasciné, son visage heureux. Il ouvrit les yeux. Me regarda, à l&rsquo;improviste, à travers la pluie. Je bondis sur mes jambes. Je ne m&rsquo;étais pas attendu à cela. A ce regard subit qui savait ma présence. Je ne suis pas seul, y lisait-on, tu es là. Puis il ferma de nouveau les yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ca se passera. Je me faufilai à l&rsquo;extérieur. La cravate dans la poche de ma veste. Je ta touchais à tous les coins de rue devant lesquels je passais. Elle me tirait vers l&rsquo;avant. Me poussait dans la foule. J&rsquo;achetai un billet. Je n&rsquo;avais pas oublié comment faire. Je franchis le portillon. Dans le métro. Son univers, jour après jour, la main accrochée à la poignée. Je me tenais un peu de travers, les épaules penchées en avant, je ramais à contre-courant. Alors que tout le monde allait dans la ville, moi, j&rsquo;en sortais. Je voyais les choses qu&rsquo;il avait forcément vues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un très beau roman que <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle rencontre, unique. Celle qui pousse à l&rsquo;introspection pour mettre des mots justes sur qui arrive. Les chapitres, très courts, invitent à passer d&rsquo;une histoire à l&rsquo;autre. Le roman, sombre et léger à la fois, est également émouvant. Et très bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;, de Milena Michiko Flašar, Editions de l&rsquo;Olivier, 18,50€ ( traduit par Olivier Mannoni).</em></strong></p>
</blockquote>
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