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	<title>Quatrième de couv &#187; vie quotidienne</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Chronique familiale d&#8217;un policier-poète</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 05:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&#8217;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de Mollat, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&#8217;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" rel="lightbox[5341]"><img class="alignleft size-full wp-image-5344 colorbox-5341" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" alt="livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&rsquo;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de <strong>Mollat</strong>, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&rsquo;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 livres soit 160.000 titres).  Cette immense librairie se situe à l&rsquo;emplacement de la dernière maison de <strong>Montesquieu</strong>.</p>
<p>Là, des livres à profusion, évidemment&#8230; Et cette petite pépite, dévorée dans le train du retour.</p>
<p>Un livre de poche, eh oui, ce n&rsquo;est pas courant par ici. Un récit autobiographique de surcroît. Et là, vous vous dites que le soleil bordelais a eu raison de moi&#8230; <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5341" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5341"></span></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;</strong> ( publié en grand format en 2016), <strong>Joël Baqué</strong> signe un recueil de bouts d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, des morceaux de vie d&rsquo;homme aussi. Des micro-textes qui nous racontent la vie d&rsquo;une famille installée du côté de Béziers.</p>
<p>Une famille languedocienne, qui vit chichement, entre un père exploitant viticole radin qui hurle ; une mère mutique et effacée et trois enfants, dont <strong>Joël Baqué</strong>.</p>
<p><strong>Jöel,</strong> c&rsquo;est le sportif, celui qui deviendra le plus jeune gendarme de France, avant d&rsquo;embrasser une carrière dans la police. C&rsquo;est aussi celui qui, à travers le livre d&rsquo;entretiens consacré à l&rsquo;écrivain et poète <strong>Francis Ponge</strong> donné par un vacancier sur une plage dont il assurait la surveillance comme CRS, découvrira le pouvoir des mots et de la poésie. <strong>Paul,</strong> son petit frère, qui bégaie, devient facteur tout en tentant d&rsquo;assumer son homosexualité.<strong> Valérie</strong>, elle, à la beauté éblouissante, rejoindra l&rsquo;armée tout en étant mannequin.</p>
<p>A travers des souvenirs, des anecdotes, des sensations, celui qui fut commandant de police nous fait voyager à travers la France pompidolienne, la France des classes ouvrières, des taiseux et de ceux qui n&rsquo;osent pas.</p>
<p>Les époques se mélangent avec toujours ces mêmes personnages. Ceux qu&rsquo;il connait le mieux, ceux qui l&rsquo;ont vu grandir. On découvre la mue de <strong>Joël</strong>, aujourd&rsquo;hui quinquagénaire, installé à Nice. Le commandant de police, est déjà l&rsquo;auteur de quatre romans et de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Alors entre un père castrateur et une mère qui avale des cachets &laquo;&nbsp;fervessants&nbsp;&raquo;, il nous raconte ses années 70 à lui. Les silences, les refus, la vie quotidienne d&rsquo;une famille régie par le paternel qui a mis dans un même panier tout ce qu&rsquo;il n&rsquo;aime ou ne comprend pas, les &laquo;&nbsp;bouillacades&nbsp;&raquo;. Et tout y passe. Même la mer, qui ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un attrape-touristes&#8230;</p>
<p>Un récit bref, fragmentaire, d&rsquo;où ressortent les images. C&rsquo;est fin, sensible, drôle aussi. Et c&rsquo;est la vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mon père nous disait, à Valérie et à moi : &nbsp;&raquo; Votre mère c&rsquo;est rien du tout, elle fait son cinéma !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em> &laquo;&nbsp;Votre mère c&rsquo;est rien du tout, c&rsquo;est la tramontane, ça les rend folles les femmes. &nbsp;&raquo; ( Variante.)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent elle annonçait : &laquo;&nbsp;Je vais me reprendre un cachet fervessant ! &nbsp;&raquo; Plus mon père criait, plus elle s&rsquo;enfonçait dans la </em>fervessance<em> (son malheur conjugal n&rsquo;était pas soluble dans l&rsquo;aspirine, même effervescente).</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ignore si j&rsquo;ai été plutôt heureux ou plutôt pas heureux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans sa chambre, seule ou avec Martine, ma soeur écoutait des disques tout en feuilletant des magazines allégés en texte mais pas en photos. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Paul bégayait facilement avec les gens, Valérie était facilement regardée par les hommes, mon père hurlait facilement sur ma mère, qui allait facilement s&rsquo;enfermer dans le magasin. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans l&rsquo;Hérault, on nomme &laquo;&nbsp;magasin&nbsp;&raquo; une remise ou un garage. Le nôtre était en quérons comme la maison. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;argent, c&rsquo;est mon père qui le gagnait et nous qui le gaspillions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 35-36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;De nouveaux voisins sont arrivés que mon père a immédiatement détestés parce qu&rsquo;ils étaient sociables (il aimait ne pas aimer). L&rsquo;homme nous donnait du congre et de la roussette qu&rsquo;il pêchait (dans &laquo;&nbsp;La mer qu&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.). Mon père n&rsquo;osait pas refuser mais dans son dos jetait le poisson aux chats. J&rsquo;avais consulté un livre de recettes pour pouvoir dire au voisin qu&rsquo;on l&rsquo;avait mangé avec de la tomate et des câpres. Mon père aimait pourtant le poisson. Quand il avait bien mangé : &laquo;&nbsp;Ah oui ! Au moins votre mère c&rsquo;est une bonne cuisinière, pour ça on peut pas dire! &laquo;&nbsp;, sur le même ton que &nbsp;&raquo; La mer c&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;, Joël Baqué, #formatpoche POL, 9€. </strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Petites tranches de vie selon Egloff</title>
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		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/16/petites-tranches-de-vie-selon-egloff/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 09:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[enfances]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Egloff]]></category>
		<category><![CDATA[Libellules]]></category>
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		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les livres publiés pour cette rentrée littéraire, le nouveau recueil de nouvelles de Jöel Egloff, intitulé &#171;&#160;Libellules&#160;&#187;. Joël Egloff, est, entre autres, l&#8217;auteur de &#171;&#160;L&#8217;étourdissement&#160;&#187;, formidable roman qui avait remporté le prix du Livre Inter en 2005. C&#8217;est aussi l&#8217;auteur d&#8217;un roman comme &#171;&#160;Edmond Ganglion &#38; fils&#160;&#187;, grâce auquel j&#8217;ai découvert cet auteur, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les livres publiés pour cette rentrée littéraire, le nouveau recueil de nouvelles de <strong>Jöel Egloff</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;</strong>. <strong></strong></p>
<p><strong>Joël Egloff</strong>, est, entre autres, l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;étourdissement&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman qui avait remporté le prix du Livre Inter en 2005. C&rsquo;est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un roman comme <strong>&laquo;&nbsp;Edmond Ganglion &amp; fils&nbsp;&raquo;</strong>, grâce auquel j&rsquo;ai découvert cet auteur, en 1999.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LIBELLULES.jpg" rel="lightbox[1189]" title="LIBELLULES"><img class="alignleft  wp-image-1192 colorbox-1189" style="margin: 10px;" title="LIBELLULES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LIBELLULES-181x300.jpg" alt="" width="109" height="180" /></a> Avec<strong> &laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;</strong>,  l&rsquo;auteur nous emmène de battements d&rsquo;ailes en battements d&rsquo;ailes au plus près des interrogations d&rsquo;un jeune garçon sur la mort et la disparition, au plus près d&rsquo;observations du quotidien, de rencontres qui ne se font pas, de personnes qui passent un peu à côté de leur vie.</p>
<p>Au fil de ces vingt-cinq nouvelles,<strong> Joël Egloff</strong> porte avec tendresse et bienveillance un regard sensible et drôle sur le monde qui l&rsquo;entoure. A la différence de ses précédents livres, l&rsquo;auteur est parti d&rsquo;une réalité avant de la faire évoluer dans l&rsquo;imaginaire. Le sien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1189"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une vidéo pour découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur :</p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xs9847" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 13 ( Rien à secouer)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Huit ans, déjà&#8230; je me disais, l&rsquo;autre jour. Huit ans que je la vois à sa fenêtre, de l&rsquo;autre côté de la cour, secouer son linge, tous les jours de la semaine, souvent plusieurs fois par jour, et parfois même à la nuit tombée. Elle secoue des draps, des oreilles, des pantalons des pyjamas, des chaussettes, des robes et des jupes, des serviettes, des pulls et des chemises, et tout ce qu&rsquo;il est possible de secouer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;Elle secoue chaque chose avec vigueur, mais sans empressement, quatre fois, le plus souvent, ou cinq, puis elle se retourner, plie le vêtement dans l&rsquo;ombre, se saisit du suivant, et se repenche à sa fenêtre, pour le secouer avec vigueur, mais sans empressement, quatre fois, le plus souvent, ou cinq, c&rsquo;est selon.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Pages 39-40 (Kate)</strong> <em>: &laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai vu qu&rsquo;on recherchait, en Angleterre, un plombier pour une station antarctique, je me suis dit que ça pouvait pas mieux tomber, parce que ce jour-là, justement, pour différentes raisons, j&rsquo;avais une furieuse envie de m&rsquo;en aller passer quelques années, voire le restant de mes jours, en Antarctique.</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Et puis je me suis souvenu que j&rsquo;étais pas plombier, et que je parlais à peine anglais, alors j&rsquo;ai su que c&rsquo;était pas du tout cuit, et pour tout dire, que c&rsquo;était même perdu d&rsquo;avance. Et jamais j&rsquo;ai tant regretté que ce jour-là de ne pas avoir fait de plomberie, parce que j&rsquo;aurais pas hésité à postuler sinon, pas une seconde, et si ça se trouve, à l&rsquo;heure qu&rsquo;il est, je me ferais moins suer, et au lieu de m&rsquo;esquinter à essayer de faire des phrases, je serais bien peinard au grand air, assis sur la  banquise, à trier mes joints en sifflotant, les rouges avec les rouges, les noirs avec les noirs. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 161 ( Au feu, s&rsquo;il vous plaît)</strong> <em>: &nbsp;&raquo; On a beau avoir deux yeux, ils regardent souvent dans la même direction, si bien qu&rsquo;au lieu de se compléter, ils travaillent en doublon, ce qui est regrettable. Toute considération esthétique mise à part, s&rsquo;ils pouvaient, chacun d&rsquo;eux, faire preuve d&rsquo;un peu plus d&rsquo;autonomie, si l&rsquo;un s&rsquo;occupait de regarder à droite pendant que l&rsquo;autre regarde à gauche, on aurait sûrement une vision du monde moins parcellaire. On toucherait d&rsquo;un peu plus près la vérité des choses. </em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;y pense, parce que souvent j&rsquo;emprunte cette route. Et juste à l&rsquo;entrée de la ville, à chaque fois, mon regard se pose sur les ruines de cette bâtisse, dont ne reste plus que les murs noircis, et du toit, quelques poutres calcinées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Les nouvelles, genre bien particulier, ont ce pouvoir de vous emmener très vite en voyage. Joël Egloff y parvient également. Mais de ce <em>&laquo;&nbsp;livre-mosaïque&nbsp;&raquo;</em>, comme le définit l&rsquo;auteur lui-même, je suis restée à côté. Il y a des années, le style Egloff, simple et sans fioriture, m&rsquo;avait beaucoup plu. Cette fois, j&rsquo;ai moins adhéré aux atmosphères décrites au fil des histoires. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">A mon sens, pas la meilleure façon d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;Egloff. Plongez dans &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;étourdissement</strong>&nbsp;&raquo; !</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;, de Joël Egloff, Buchet-Chastel, 15€.</em></strong></p>
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