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	<title>Quatrième de couv &#187; veuvage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>T.Singer ou la vie surplace&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/04/29/t-singer-ou-la-vie-surplace/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 08:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur &#171;&#160;T.Singer&#160;&#187;, le troisième roman traduit en français du Norvégien Dag Solstad. Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&#8217;oeuvre a évolué au fil des décennies. Ses héros des années 1990, par exemple, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" rel="lightbox[5610]"><img class="alignleft size-full wp-image-5612 colorbox-5610" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" alt="T.SINGER" width="250" height="392" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, le troisième roman traduit en français du Norvégien <strong>Dag Solstad</strong>.</p>
<p>Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&rsquo;oeuvre a évolué au fil des décennies.</p>
<p>Ses héros des années 1990, par exemple, partagent le sentiment que la culture et la société déclinent, et que la marchandisation et l&rsquo;uniformisation prennent le pouvoir, et qu&rsquo;ils se retrouvent en dehors de leur temps. Au lieu d&rsquo;essayer de combattre le déclin, ils se retirent en eux-mêmes et finissent par être des spectateurs de la réalité qui les entoure. En parallèle à cette thématique du retrait, le style narratif devient plus philosophique et se rapproche de l&rsquo;essai.</p>
<p>C&rsquo;est le cas dans <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1999.</p>
<p>Auteur d’une trentaine de livres, <strong>Dag Solstad</strong> est le seul auteur norvégien à avoir obtenu trois fois le <strong>prix de la Critique littéraire norvégienne</strong>. Il est également récipiendaire du <strong>prix de Littérature du Conseil nordique</strong> en 1989 pour <i>Roman 1987 </i>et en 2017, pour l’ensemble de son œuvre, du prix nordique de l’Académie suédoise, considéré comme le « petit Nobel ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5610"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>A 34 ans, <strong>Singer,</strong> dont on ne saura jamais quel prénom se cache derrière la lettre T, est un auteur sans succès ni inspiration qui obtient son diplôme de bibliothécaire. Il décide de quitter <strong>Oslo</strong> pour s&rsquo;installer en province, à <strong>Notodden</strong>, dans une ville où personne ne le connaît. Là, il tombe amoureux d&rsquo;une céramiste qu&rsquo;il épousera d&rsquo;ailleurs. Ensemble, ils élèveront la fille de <strong>Merete</strong>. Et c&rsquo;est tout ? Non.</p>
<p>Le mariage se délite. Le jour de l&rsquo;accident de voiture dans lequel <strong>Merete</strong> meurt, un nouveau chapitre s&rsquo;ouvre pour <strong>Singer</strong>. Mais lequel ? Veuf à 39 ans, il décide de retourner à Oslo avec <strong>Isabella</strong> qui n&rsquo;a encore que 6 ans. Il l&rsquo;élèvera, embourbé dans la culpabilité. Mais sans jamais cependant nouer une relation profonde avec la petite fille. Sans jamais dire non plus que le couple qu&rsquo;il formait avec sa mère était au bord de la séparation.</p>
<p>Le narrateur, au ton narquois, et aux digressions nombreuses, tente de nous expliquer au plus près la vie pleine d&rsquo;un homme creux. L&rsquo;employé modèle fut un mari parfait, un veuf exemplaire et un beau-père qui s&rsquo;est donné de la peine. Et après ? Qu&rsquo;est-ce qui le remplit ? Qu&rsquo;est-ce qui l&rsquo;habite ? <strong>T.Singer</strong> est détaché de tout. Et de tous. A l&rsquo;exception d&rsquo;un ami de longue date qu&rsquo;il finira pourtant par faire fuir.</p>
<p>Au fil des pages, une langue riche, pleine, sans chapitre ni respiration. Et pas moins de 300 pages pour évoquer un vide et comment un homme est capable, consciemment, de passer à côté de sa vie, tout en ratiocinant. Un tour de force.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Il était, surtout au moment où commence ce récit, en proie à de sérieuses cogitations sur la signification qu&rsquo;avait tout cela pour sa vie. Au moment où commence ce récit, Singer est sur le point d&rsquo;aller s&rsquo;installer dans la petite ville de Notodden pour de bon. Il est âgé de trente-quatre ans et sur le point d&rsquo;intégrer un poste à la bibliothèque de Notodden. Sa jeunesse est terminée, il y a survécu. En tout état de cause, ces images infestées par la honte menacent à présent de déchirer en mille morceaux la mythologie de sa vie. Si elles ont une part de vérité, ce qu&rsquo;elles ont dans la mesure où il est patent qu&rsquo;elles surgissent dans sa conscience avec un tel effet taraudant, alors elles doivent avoir une certaine signification dans sa vie &#8211; force lui est de reconnaître, aujourd&rsquo;hui, à trente-quatre ans, en tant que bibliothécaire diplômé étonnamment tard.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 144 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sous l&rsquo;influence d&rsquo;un coup de foudre amoureux, Singer a indéniablement changé. On reconnaît à peine en lui l&rsquo;homme qui a été présenté en amont de ce récit. Si on l&rsquo;observe maintenant, il est une personne créée par Merete Saethre, entretenue, soignée par elle. Oui, nous pouvons même affirmer sans commettre d&rsquo;erreur que le Singer qui nous voyons maintenant a été créé à l&rsquo;image de Merete Saethre, mais non sans un certain ravissement émanant de l&rsquo;homme amoureux qu&rsquo;il est. Il est en d&rsquo;autres termes un homme qui aspire à atteindre une figure embellie de lui-même, créée pour lui par la femme qu&rsquo;il aime, une silhouette idéalisée qu&rsquo;il veut remplir tout entier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-356 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle évoluait à travers les pièces de l&rsquo;appartement avec la plus grande évidence, elle grandissait, s&rsquo;allongeait et s&rsquo;étirait vers la vie, vers son avenir de jeune femme, elle grandissait, se redressait  et s&rsquo;étirait vers ça, vers son avenir de jeune femme. Singer le voyait bien. Elle évoluait ici, entourée d&rsquo;un homme étranger, lequel était tout aussi présent ici, qui subvenait en outre à ses besoins. A croire qu&rsquo;elle ne remarquait même pas sa présence. Elle n&rsquo;avait pour ainsi dire rien contre lui, mais il ne signifiait rien pour elle, Singer était forcé de l&rsquo;admettre, maintenant qu&rsquo;Isabella s&rsquo;étirait vers sa féminité. Et il le vivait avec une douleur encore plus grande que lorsqu&rsquo;elle était enfant car, désormais, la situation désignait en permanence nul autre que lui-même : Singer, le bibliothécaire âgé de quarante-six ans, vivant une existence confinée.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;, de Dag Solstag, Editions Noir sur blanc. Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, 19€. </strong></em></p>
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