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	<title>Quatrième de couv &#187; vérité</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la Cité mystérieuse&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 09:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&#8217;inspire le premier roman de Basile Gallais, Les sables. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&#8217;ambiances, d&#8217;atmosphères. &#171;&#160;Les sables est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&#8217;engouffraient entre les immeubles droits d&#8217;une ville, celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES.jpg" rel="lightbox[6129]"><img class="alignleft wp-image-6131 size-medium colorbox-6129" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES-158x300.jpg" alt="LES SABLES" width="158" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&rsquo;inspire le premier roman de <strong>Basile Gallais</strong>, <strong><em>Les sables</em></strong>. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&rsquo;ambiances, d&rsquo;atmosphères.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;</em><strong>Les sables</strong><em> est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&rsquo;engouffraient entre les immeubles droits d&rsquo;une ville, celle du Havre, de la Cité, un espace traversé de lumières qui a ouvert un interstice dans lequel je me suis coulé. Car il est avant tout question d&rsquo;une plongée en écriture, une immersion totale qui m&rsquo;a saisi et a saisi, d&rsquo;un même élan, chacun des personnages, nous mettant au même rang&nbsp;&raquo;, </em>explique <strong>Basile Gallais</strong> qui a quitté La Nouvelle-Calédonie pour étudier en métropole, d&rsquo;abord aux beaux-arts de Biarritz puis de Nantes, ou il pratique la peinture, puis en création littéraire, au Havre.<br />
Aujourd&rsquo;hui, il vit sur son voilier dans la petite rade de Nouméa.<br />
L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est une cité portuaire, verre et béton sur le sable, qui se dresse contre un ciel-champ de bataille. Un enfant se volatilise, la ville est amputée d&rsquo;un morceau de terre mais ne s&rsquo;en souvient pas. Une fake news tourne en boucle sur tous les écrans, la mort d&rsquo;un Guide spirituel, quelque part au fond d&rsquo;un désert, secoue des mondes lointains, retentit jusqu&rsquo;au plus proche. L&rsquo;information attaque la réalité et le vertige saisit chacun différemment, interrogeant la mémoire, la vérité, l&rsquo;avenir. Dans la tempête, quelques silhouettes se détachent, nous ouvrant le chemin vers une histoire de disparition et d&rsquo;oubli.</p>
<p><strong>Basile Gallais lit un extrait de son premier roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ">https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ</a></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cela fait des semaines que son travail est au point mort, que tout lui semble remis en question, jusqu&rsquo;à la nécessité même de la peinture, sa justesse à dire le monde. Lorsqu&rsquo;il a reçu le mail, il y a vu une chance de sortir du marasme dans lequel il s&rsquo;enfonçait, l&rsquo;opportunité de faire peau neuve, alors il s&rsquo;est laissé tenter par cette expérience qui, comme mentionné dans l&rsquo;invitation, propose de découvrir un espace perceptif inédit, une immersion dans un monde premier, bien que ces formules lui aient paru revêtir le parfum rance des spots publicitaires faisant l&rsquo;apologie d&rsquo;un nouveau tourisme, comme on en voit fleurir un peu partout sur les panneaux de la Cité. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Il se lève, allume un vieil émetteur-récepteur posé à côté des écrans et branche le micro sur la fréquence 99.9, cette onde sur laquelle lui et son frère écoutaient les conspirations du monde, une poésie de l&rsquo;obscurité qui était murmurée chaque jour depuis tous les pays du globe, et qui aujourd&rsquo;hui ne vit plus que par sa voix à lui. Il se laisse aller à cette présence qui flotte toujours autour de lui, ce double qui l&rsquo;habite et auquel il donne une voix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] La cité disparait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il repasse par la brèche ouverte dans la clôture. Cette fois, il entend des voix aux alentours, des corps qui s&rsquo;affairent pour rebrancher la métropole. Il profite de l&rsquo;obscurité pour filer en douce, ne traînant derrière lui plus aucune ombre. Il avance à l&rsquo;aveugle, se fiant à son instinct et à sa connaissance parfaite des artères qui irriguent la Cité. Il est toujours envahi par ce calme sépulcral. La Voie lactée se dessine, les étoiles scintillent à des intensités dont les variations sont perceptibles, des poussières luminescentes entourent les constellations d&rsquo;un halo bleu et jaune qui fend le ciel opaque. Une lumière d&rsquo;un autre temps couve au-dessus de Dennis. Il a le visage recouvert de son casque cyborg et avance d&rsquo;un pas déterminé vers le centre. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;engage dans l&rsquo;avenue principale, il aperçoit au bout de la veine noire une bulle turquoise qui flotte dans le ciel.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les sables, Basile Gallais, Actes sud, 21€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au coeur de la machine qui lamine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/10/au-coeur-de-la-machine-qui-lamine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/10/au-coeur-de-la-machine-qui-lamine/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Je pourrais vous parler de Laurent Gaudé pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&#8217;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène. Pour la première fois Laurent Gaudé s&#8217;essaye à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-6121 size-medium colorbox-6119" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHIEN-51-158x300.jpg" alt="CHIEN 51" width="158" height="300" /></p>
<p>Je pourrais vous parler de<strong> Laurent Gaudé</strong> pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&rsquo;années. Je l&rsquo;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&rsquo;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène.</p>
<p>Pour la première fois <strong>Laurent Gaudé</strong> s&rsquo;essaye à la dystopie en présentant <strong><em>Chien 51</em></strong>, un roman d&rsquo;anticipation mâtiné de polar.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que <strong>Zem Sparak</strong> passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, <strong>Zem</strong> n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.<br />
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel <strong>Zem</strong> s’est depuis longtemps retranché.</p>
<p>Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, <strong>Salia Malberg</strong>, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, <strong>Zem</strong> a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.</p>
<p>Que cache la découverte d&rsquo;un second corps éventré ? Quelles ramifications ? Jusqu&rsquo;où peut aller le cynisme et la quête du pouvoir dans un monde séparé en trois zones : celle des  cilariés (contraction de citoyens et salariés) privilégiés, celle de la classe moyenne et enfin celle des pauvres ?  <strong>Zem</strong>, exilé et déclassé,<strong> </strong>va tenter de le comprendre. Pour se racheter aussi.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> explique que <strong><em>Chien 51</em></strong> est un projet auquel il pensait depuis plusieurs années. <em>&laquo;&nbsp;Etonnamment, j&rsquo;ai retrouvé dans l&rsquo;écriture de ce roman d&rsquo;anticipation le même plaisir que pour <strong>La mort du roi Tsongor</strong>. Laisser mon imagination se déployer, inventer un univers, avec son histoire, ses règles, ses aspirations et ses dysfonctionnements. Et puis surtout, interroger notre monde, par ricochet. <strong>Chien 51</strong>, c&rsquo;est une version possible de demain Un reflet grimaçant de notre visage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-6119"></span></p>
<p><strong>Laurent Gaudé lit un extrait de son nouveau roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w">https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a un fossé entre eux deux. Le Love Day, pour elle, ne pose pas de problème. Elle est née avec. C&rsquo;est ainsi. Elle va faire ce qu&rsquo;elle fait chaque fois : coucher avec des hommes et des femmes au hasard de la soirée, ceux qu&rsquo;elle croise, ceux avec qui elle travaille, le serveur du restaurant dans lequel elle va manger deux fois par semaine, le premier qui la regardera avec désir. Elle va le faire comme tous ceux de sa génération. Parce que GoldTex dit que c&rsquo;est bien, que c&rsquo;est même nécessaire, que cela rend les cilariés plus heureux et qu&rsquo;après une longue période d&rsquo;effort, il est normal de se faire du bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais dès le début, il sent que quelque chose est anormal. Les forces de son corps se sont évanouies. Il ne peut plus rien faire que laisser la vision se développer. Il est dans le quartier de Monastiraki, près de la place Mitropolèos. Il déambule et se rapproche de la rue Voulis. Cela lui semble étrange Il connaît bien cette rue. C&rsquo;est ici que vivait son ami Héraclès Mourikos. Est-ce un hasard ? Les voitures défilent au pas. Tout est plus lent que dans le réel. Il ne se passe jamais rien, normalement, dans les visions. C&rsquo;est une règle. Les images sont sélectionnées pour n&rsquo;inclure aucun événement. C&rsquo;est juste un paysage vivant, une toile de fond avec le spectacle d&rsquo;une humanité qui passe et repasse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 233 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et il serre de plus en plus fort. Sur ce bout de trottoir, il sent chacun des frissons qui montent d&rsquo;elle. Le flot d&rsquo;images immondes lui parcourt les veines et le cerveau. Il sait qu&rsquo;elle n&rsquo;en reviendra peut-être jamais, ou en tout cas qu&rsquo;il faudra des mois, des années de lente rééducation. Ils l&rsquo;ont massacrée de l&rsquo;intérieur. C&rsquo;est comme si elle allait être torturée pendant les dix années à venir, incapable de s&rsquo;extraire de l&rsquo;océan de cauchemars : meurtres, pornographie, tortures&#8230; Ils l&rsquo;ont soumise à une vague d&rsquo;images de souillures et son esprit ne peut que les subir, essayant de les décrire au moment où il les voit passer, mais il y en a trop, cela va trop vite, alors elle balbutie et se noie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Chien 51, Laurent Gaudé, Actes Sud, 22€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un si lourd héritage de sang&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 08:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jean Hatzfeld fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&#8217;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle ici ou encore là. Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="alignleft size-full wp-image-3354 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" alt="HATZFELD Jean COUV Un papa de sang" width="235" height="344" /></a><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&rsquo;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> ou encore<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">là. </a></strong></p>
<p>Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois une porte vers une meilleure compréhension d&rsquo;une guerre, d&rsquo;un génocide. Comme celui qui a frappé le Rwanda, en 1994.</p>
<p>Ancien journaliste sportif depuis reporter de guerre, <strong>Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a eu de cesse d&rsquo;aller à la rencontre des tueurs hutus et des survivants tutsis.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son cinquième ouvrage sur le sujet et s&rsquo;est, cette fois, penché sur les témoignages des jeunes, des enfants des survivants et des tueurs.</p>
<p>Une nouvelle fois, il s&rsquo;est rendu à<strong> Nyamata</strong>, dans la province de Kibungo, à l&rsquo;est du pays. Là, <strong>50.000 Tutsis ont été assassinés entre le 11 avril et le 14 mai 1994</strong>, date à laquelle les hommes du Front patriotique rwandais ( FPR) sont entrés dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3353"></span></p>
<div id="attachment_2086" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="size-full wp-image-2086 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" alt="Photo site internet Gallimard" width="195" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Humble sondeur d&rsquo;âmes&nbsp;&raquo;</strong> comme il aime à se définir, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a eu l&rsquo;idée de ce nouveau livre au moment des commémorations du 20e anniversaire du génocide, en 2014. Loin des images d&rsquo;Epinal et d&rsquo;un dicours forçant l&rsquo;optimisme sur un Rwanda nouveau et sans étiquette ethnique, le journaliste-écrivain a voulu témoigné de la réalité en province, loin de Kigali.</p>
<p>A <strong>Nyamata</strong>, impossible encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;imaginer une union entre un(e) Tutsi(e) et un(e) Hutu(e). Alors il est allé à la rencontre des enfants des personnages de ses précédents ouvrages. Du côté des rescapés, comme de celui des tueurs.</p>
<p>Ils sont lycéens, agriculteurs ou couturiers. Ils posent des questions à leurs parents ou se contentent des situations. Ils évoquent la religion, mais aussi la honte, la prison, les insultes et l&rsquo;avenir obscurci par les agissements sanglants de leurs pères&#8230; Plus facile d&rsquo;être fils ou fille de victime qu&rsquo;enfant de bourreau&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, souvenirs de l&rsquo;auteur et témoignages se succèdent. A la première personne et dans un phrasé, une langue qui file la métaphore. Il y a là ceux dont le père a été libéré, ceux qui lui rendent visite chaque mois à la prison, ceux qui ont dû arrêter l&rsquo;école et prendre la houe, faute de moyens, mais aussi les enfants de victimes qui n&rsquo;ont pu reprendre une vie tout à fait normale&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> raconte le comportement des parents, qui parlent ou gardent le silence, qui fabriquent des souvenirs ou se cognent à la réalité. A leurs enfants de faire le tri. Ceux-ci étudient, travaillent, passent des heures sur internet, mais montrent, in fine, assez peu d&rsquo;entrain à savoir. A vouloir comprendre.</p>
<p><strong>Un récit nécessaire. Eclairant et salutaire.</strong></p>
<p>Au mois de novembre, j&rsquo;ai interviewé Jean Hatzfeld pour La Nouvelle République. Retrouvez l&rsquo;interview <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/12/05/Jean-Hatzfeld-au-Rwanda-A-Nyamata-on-ne-comprend-toujours-pas-2554374">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 ( Jean-Pierre Habimana, 19 ans, fils d&rsquo;un ancien détenu hutu) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens hutu. A Kabukuba, où je vis tel un étranger, je ne distingue pas sans méprise les visages hutus et tutsis. J&rsquo;épouserais volontiers une Tutsie, même si je ne osas pas s&rsquo;il s&rsquo;en trouvera une dans l&rsquo;aride Bugesera pour m&rsquo;accepter. Je sais les filles tutsies fignolées et tout autant rieuses. Elles ne se montrent plus fières comme celles de jadis. Je ne crains pas l&rsquo;ethnie. Dans nombre de pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;ethnie n&rsquo;inquiète personne, les gens vivent l&rsquo;ethnie que leur naissance leur a donnée sans anicroche. Au Rwanda elle attire les malheurs, elle tourmente les dialogues. Les gens tendent désormais à s&rsquo;en cacher. Mais peut-on éprouver de la gêne d&rsquo;être hutu si tel est notre destin ? Nombre de gens affirment que l&rsquo;ethnie ne sert plus à rien au Rwanda, qu&rsquo;elle va disparaître à l&rsquo;avenir. Moi, je pense que si l&rsquo;on tait une vérité aussi naturelle, on distille un venin qui va piquer les enfants dès le bas âge. Si l&rsquo;on enfouit l&rsquo;ethnie, la confusion nourrira sans cesse la frustation des victimes. Je les comprends. C&rsquo;est important de préciser qui a subi et qui a commis, pour celui qui a subi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 : (Nadine Umutesi, 17 ans, fille d&rsquo;une rescapée tutsie) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Plus on s&rsquo;attarde sur tout ça, plus on alourdit les peines qu&rsquo;on a vécues. Je ne demande pas à oublier ni a abandonner mon histoire, mais qu&rsquo;on ne m&rsquo;embête plus ! Qu&rsquo;on m&rsquo;oublie ! Je souhaite même qu&rsquo;on arrête de parler de tout ça à la radio, à la télévision. Silence pendant la Semaine de deuil. Je comprends les rescapés qui ne peuvent accepter de se taire. Moi si, j&rsquo;aspire au silence. Les rescapés aiment être entendus dans leur intimité par d&rsquo;autres rescapés, ça se comprend. Ils se vident de leurs tourments. Moi, non. Est-ce que je soulage mon tourment en répandant le mystère de ma naissance ? Mon histoire ne s&rsquo;apparente pas aux autres. Quand on évoque les tueries et quand on montre des images, c&rsquo;est comme si on repassait la lame sur ma blessure profonde. Je ne rencontre aucune réticence à parler avec vous. Le livre d&rsquo;un </em>muzungu<em>, ce n&rsquo;est pas risquant. N&rsquo;importe qui ne le lit pas. Les acheteurs ne jazzent pas de malveillances, si ? Mais répéter une anomalie pareille à haute voix aux oreilles d&rsquo;avoisinants, c&rsquo;est endommageant. Ces pensées accélèrent la tristesse de celle qui les dévoile au jour. Ca m&rsquo;embrouille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 90-91 : (Ange Uwase, 19 ans, fille d&rsquo;un rescapé tutsi) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je connais des jeunes Hutus qui rejettent la haine familiale glissée dans les explications. Ils accordent leur confiance aux professeurs. Toutefois, ils montrent moins d&rsquo;excitation pour les informations que les enfants de rescapés. Leurs parents freinent leur curiosité. Est-ce que ces parents peuvent raconter le soir comment ils ont manié la machette ? Ou dévoiler les recoins secrets de la mort d&rsquo;un avoisinant dans le marigot ? Est-ce qu&rsquo;un enfant hutu peut en réponse traiter son père de personne malfaisante ? Aucun cas connu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est la rancoeur qui unit les deux camps des jeunes hutus et tutsis, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appétit de vérité. Des jeunes Hutus détestent leurs camarades qu&rsquo;ils soupçonnent de favoritisme. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le futur, je ne le vois pas risquant, chaotique quand même. Les machettes des cultivateurs n&rsquo;effraient plus personne puisque les gens profitent de bon coeur de la politique de réconciliation nationale. Pourtant, si les Hutus tendent à se montrer gentils, et à offrir des visages prometteurs, les Tutsis continuent à sermonner leurs enfants pour les mettre en garde. Je ne sais combine de générations s&rsquo;useront avant que des jeunes tutsis et hutus puissent rire en amitié sincère. Je veux dire, sans crainte d&rsquo;une gêne soudaine. Au fond, l&rsquo;avenir dépend de la volonté de Dieu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Pas d&#8217;été à Louveplaine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/09/pas-dete-a-louveplaine/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Dec 2013 08:33:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&#8217;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de Cloé Korman a provoqué chez moi. Avec &#171;&#160;Les Saisons de Louveplaine&#160;&#187;, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite. Cloé Korman est née [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2237 colorbox-2234" style="margin: 10px" alt="cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" width="174" height="256" /></a></p>
<p>Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&rsquo;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de <strong>Cloé Korman</strong> a provoqué chez moi. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite.</p>
<p><strong>Cloé Korman</strong> est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l&rsquo;histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Les Hommes-couleurs</strong>&nbsp;&raquo; (Seuil, 2010) avait été récompensé par le prix du <strong>livre Inter</strong> et le <strong>prix Valéry Larbaud</strong>.Le thème lui avait été inspiré par ses voyages dans l&rsquo;Ouest des Etats-Unis quand elle vivait à New-York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2241 colorbox-2234" alt="Les-hommes-couleurs-150x150" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Dans ce premier roman déjà, le thème de l&rsquo;immigration était creusé par la jeune femme. Un couple, employé d&rsquo;une multinationale, dirige les travaux d&rsquo;un tunnel destiné à livrer du pétrole mexicain vers les USA, au mépris des lois du pays.</p>
<p>Le tunnel devient la voie de passage des émigrants mexicains. Le couple se retrouve, au fil des années, complice de ces passages clandestins, car le tunnel est long à percer. Ce qui permet à l&rsquo;opération de durer c&rsquo;est que le responsable du chantier au sein de la multinationale à New-York est un amateur et un trafiquant d&rsquo;objets archéologiques que les ouvriers découvrent (et se mettent même à fabriquer).</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo; </strong> est disponible en format poche.</p>
<p><span id="more-2234"></span></p>
<p>Quid des <strong>&laquo;&nbsp;Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong> ? Voilà une histoire unique. Celle de<strong> Nour</strong>. La jeune femme, Algérienne, n&rsquo;a plus de nouvelle de son mari et père de sa fille.<strong> Hassan</strong> vit en France, à <strong>Louveplaine</strong>, ville imaginaire que l&rsquo;auteure a installée en <strong>Seine-Saint-Denis, entre une forêt et une autoroute. Louveplaine</strong>, c&rsquo;est la banlieue sans relief ni mémoire.</p>
<p>Là,<strong> Nour </strong>débarque un jour de septembre dans un appartement vide. Elle se met en quête de son mari qui, elle l&rsquo;apprend vite, vivait grâce à l&rsquo;économie parallèle. Le menuisier parti faire fortune en France vend de la drogue et se lance dans les combats de chiens clandestins. De quoi attiser la jalousie. Il en mourra&#8230;</p>
<p><strong>Nour,</strong> dont l&rsquo;histoire est d&rsquo;abord racontée au lecteur par l&rsquo;une de ses amies d&rsquo;enfance puis par le policier<strong> Biniam</strong>, met tout en branle pour comprendre, savoir. Quitte à devenir délinquante elle-même.</p>
<p>Avec <strong>Sonny</strong>, un jeune garçon d&rsquo;origine malienne, elle arpente la cité, le béton froid. Ensemble, au fil des saisons et des mois qui ponctuent les chapitres, ils oublient leurs solitudes, leurs peurs et leurs rêves trop grands pour eux. <strong>Sonny, le si ténébreux et si humain pourtant, </strong>s&rsquo;impose à elle. Tantôt aidant, tantôt menaçant. Il sait mais distille les informations au compte-gouttes.</p>
<p>Dans un décor qui déconstruit – la tour Aragon va être rasée – entre le lycée, l&rsquo;hôpital,  l&rsquo;esplanade et les tours, c&rsquo;est toute une communauté qui essayé de vivre. Ensemble. Malgré la violence, celle des hommes, des enfants&#8230; et celle des animaux qu&rsquo;on fait se battre dans les caves&#8230;</p>
<p><strong>Quand Sonny (grièvement touché) et Nour (indemne) sont renversés par une voiture de police, les jeunes font s&rsquo;embraser la ville. L&rsquo;auteure a situé son roman en 2005. Comme un écho aux émeutes qui, à l&rsquo;époque, enflammaient Clichy-sous-Bois.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand elle me passe ses coups de fil étranges, que je comprends de moins en moins, j&rsquo;imagine Nour penchée dans cet appartement à deux mille kilomètres de nous, dans cette ville où elle est seule. Peut-être a-t-elle choisi de dormir et de rêver avec d&rsquo;autant d&rsquo;obstination pour réussira conserver l&rsquo;image de son mari, comprendre qui il était avant qu&rsquo;il parte tenter le coup en France. Depuis trois ans, il n&rsquo;était jamais là qu&rsquo;en été, un mois à aider Amine à la station-service et avec elle pendant les jours de congé, à faire quelques balades dans les alentours. Le reste de l&rsquo;année il envoyait un peu d&rsquo;argent. Qui était Hassan avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;efface en perdant l&rsquo;appétit, le sommeil ? Qui, avant qu&rsquo;il ne se perde dans Louveplaine ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Quand ils gagnèrent la porte, Néfi se rua sur le tas de vêtements qu&rsquo;ils apercevaient tout à l&rsquo;heure depuis le palier. Sonny eut le plus grand mal à la faire reculer et Nour dut s&rsquo;appuyer contre le mur pour retenir un haut-le-coeur. Ce n&rsquo;étaient pas les ordures qui s&rsquo;exhalaient depuis tout à l&rsquo;heure à travers le couloir, mais ce tas de lambeaux : les chiens. Ils étaient trois, liquidés par les combats, qu&rsquo;on avait jetés là. On n&rsquo;avait pas prévu d&rsquo;autre endroit où mettre les vaincus. La pile de chair, de fourrure collée, de dents et d&rsquo;os à vif se confondait entièrement dans cette puanteur, pourtant quand elle eut dépassé cet obstacle, une image s&rsquo;imprima en elle aussi nettement qu&rsquo;une morsure – le tosa qui était au sommet de la pile, qui devait être le dernier perdant. Il avait eu la patte arrachée lors de son duel.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Rendre visite à ce garçon qui l&rsquo;avait presque tuée, dans un lieu qui lui soulevait le coeur, ne semblait pas propice à sa guérison. Après l&rsquo;accident, elle n&rsquo;était restée que vingt-quatre heures et au lieu de mettre ce séjour derrière elle, elle revenait. C&rsquo;était étrange : chaque jour elle se disait que sa balade matinale aurait pour but la boulangerie, le square des Cosmonautes, le centre de l&rsquo;église Saint-Marthe, mais il n&rsquo;en était rien, elle aboutissait à chaque fois dans cette chambre, où elle ne pouvait rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;entrer, s&rsquo;asseoir et constater son impuissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un portrait de femme, celui d&rsquo;une cité, d&rsquo;une communauté. Cloé Korman signe un roman puissant sur les arrivants, à la différence du précédent qui évoquait le destin de ceux qui veulent partir. Là, à Louveplaine, une cité qui ressemble à La Courneuve où l&rsquo;auteure a animé un atelier d&rsquo;écriture dans un établissement scolaire, la violence est partout. La poésie aussi. Dans certaines scènes, dans les descriptions de la ville. Mais aussi, et surtout, dans la langue, les dialogues, le style de la romancière. Loin des poncifs sur la banlieue morose, Cloé Korman réussit le tour de force de nous plonger dans un roman aux accents chevaleresques. Là, dans le décor gris, des vies se tiennent chaud. Nour en sort grandie et libre.</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais beaucoup aimé <strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo;</strong>, cette fois encore Cloé Korman signe un roman atypique, poétique. Bien mené. Et terriblement bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;, Cloé Korman, Seuil, 21€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		<title>Ces histoires que l&#8217;on cache&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/24/ces-histoires-que-lon-cache/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2013 06:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec &#171;&#160;Nos gloires secrètes&#160;&#187;, Tonino Benacquista nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&#8217;on cache, celles que l&#8217;on n&#8217;a pas dites. Les personnages de ces six histoires ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft size-full wp-image-1907 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="gloires" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" width="462" height="280" /></a>A l&rsquo;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Tonino Benacquista</strong> nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&rsquo;on cache, celles que l&rsquo;on n&rsquo;a pas dites.</p>
<p>Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d&rsquo;ombre n&rsquo;est rien en comparaison de leur part lumineuse, nous dit la quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1902"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft  wp-image-1909 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="BENACQUISTA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" width="117" height="158" /></a>L&rsquo;auteur, <strong>Tonino Benacquista</strong>, est un touche-à-tout talentueux. Né en 1961, issu d&rsquo;une famille d&rsquo;émigrés italiens; <strong>Tonino Benacquista</strong> entame des études de littérature et de cinéma avant de les interrompre pour enchaîner plusieurs petits boulots dont il se sert comme source d&rsquo;inspiration pour ses premiers romans, résolument noirs : il sera accompagnateur de nuit aux Wagons-lits (<strong>&laquo;&nbsp;La Maldonne des sleepings&nbsp;&raquo;</strong> en 1989), accrocheur de toiles dans une galerie d&rsquo;art contemporain (<strong>&laquo;&nbsp;Trois carrés rouges sur fond noir&nbsp;&raquo;</strong>, 1990) ou parasite mondain (<strong>&laquo;&nbsp;Les Morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong>, 1992).</p>
<p>En 1991, sa carrière d&rsquo;auteur décolle : <strong>&laquo;&nbsp;La Commedia des ratés&nbsp;&raquo;</strong> rafle trois prix littéraires. Dès lors l&rsquo;auteur mutiplie les projets, en bande dessinée, à la télé, au théâtre. Parallèlement, <strong>Benacquista</strong> fait son entrée dans le monde du cinéma. En 2001, <strong>&laquo;&nbsp;Les morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong> réalisé par Antoine de Caunes, est adapté sur grand écran. La même année, il coécrit avec <strong>Jacques Audiard</strong> le scénario de<strong> &laquo;&nbsp;Sur mes lèvres&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Auteur d&rsquo;une vingtaine de romans, pièces et autres BD,<strong> Tonino Benacquista</strong> a su trouvé sa place auprès du grand public des lecteurs.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>, il revient aux nouvelles, exercice littéraire difficile s&rsquo;il en est, trop souvent boudé des lecteurs français d&rsquo;ailleurs. Dommage.</p>
<p><strong>L&rsquo;histoire ? Ou plutôt les histoires, ce sont celles d&rsquo;un meurtrier anonyme, d&rsquo;un poète vengeur, d&rsquo;un parfumeur amoureux, d&rsquo;un antiquaire combattant, d&rsquo;un enfant silencieux et enfin d&rsquo;un milliardaire misanthrope.</strong></p>
<p>La première des nouvelles, <strong>&laquo;&nbsp;Meurtre dans la rue des Cascades&nbsp;&raquo;</strong>, est à mon avis, la meilleure des six. La plus longue aussi. Celle d&rsquo;un<em> &laquo;&nbsp;homme de la rue&nbsp;&raquo;</em> qui, une nuit, au hasard d&rsquo;une énième beuverie, tue un homme. Il vit des jours, des mois et des années avec le poids de son acte. Sans rien oublier pourtant tandis que l&rsquo;histoire rebondit avant de sombrer presque dans l&rsquo;oubli. Mais comment faire pour ne pas être dépossédé même du pire de ses actes quand le secret s&rsquo;impose ? Entre culpabilité et fierté, le personnage, représentant en matériel de bricolage, navigue à vue.</p>
<p>Dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;origine des fonds&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit garçon qui, devenu adulte, parolier à succès et très riche, retrouve celui qui, il y a longtemps, avec d&rsquo;autres camarades, l&rsquo;a humilié à jamais.</p>
<p>Suit <strong>&laquo;&nbsp;Le parfum des femmes&nbsp;&raquo;, </strong>ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un vieil homme très solitaire, un célèbre nez, qui dans son appartement trop grand voudrait sentir sa jeune voisine Louise&#8230;</p>
<p>Autre univers avec <strong>&laquo;&nbsp;Le rouge, le rose et le fuschia&nbsp;&raquo;</strong>. Chez un antiquaire, un couple s&rsquo;interroge sur une photo&#8230; Puis, avec <strong>&laquo;&nbsp;Patience d&rsquo;ange&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge sur les maux d&rsquo;un enfant qui a choisi de ne pas correspondre à ce qu&rsquo;attendent de lui ses parents si parfaits.</p>
<p>Enfin, la dernière nouvelle, ma préférée avec la première, nous parle d&rsquo;un misanthrope qui, le soir de ces cinquante ans;, fait appel à un <strong>&laquo;&nbsp;Aboyeur&nbsp;&raquo;</strong> pour annoncer les invités à sa fête. Qui ne viendront finalement pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 (</strong>dans<strong> Meurtre dans la rue des Cascades</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti. Je ne suis pas l&rsquo;homme de la rue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pendant près de cinquante ans, j&rsquo;ai tout fait pour en devenir un et cacher à ma famille une terrible vérité. Pour eux j&rsquo;étais cet être ordinaire, époux aimant, père honnête, incapable de mentir ou de garder un secret. Quelle duplicité : Comment ai-je pu les berner si longtemps ? Dans le sens littéral du terme, je suis un mythe. </em>Un personnage ayant une réalité historique mais transformé par la légende.<em> On a écrit tant de pages sur moi, naguère. J&rsquo;ai été au centre de toutes les conversations. On m&rsquo;a cherché à tous les coins de rue. J&rsquo;en aurais signé, des autographes, si le monde avait su qui j&rsquo;étais vraiment.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155</strong> (dans <strong>Patience d&rsquo;ange</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;Depuis la maladie de leur enfant, ses parents veillaient au bon usage du mot malheur et de ses synonymes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour avoir été de ceux qui crient à la catastrophe à la moindre contrariété, ils ne toléraient plus, après avoir pleuré pour de bon, que l&rsquo;on confonde mauvaise passe et adversité. L&rsquo;homme prompt à invoquer la disgrâce est rarement à la hauteur des afflictions qu&rsquo;il prétend subir. Angoisse, dites-vous ? Contentez-vous d&rsquo;une bonne inquiétude, l&rsquo;angoisse n&rsquo;est pas dans vos moyens, priez pour en être épargné. Dévasté pour une peine de coeur ? Prétentieux que vous êtes, s&rsquo;il en était des douleurs morales comme des physiques on vous traiterait de douillet, de poltron. Et faut-il être lâche pour oser mettre en avant la fatalité afin de se dédouaner de ses échecs ! Méfiez-vous, la malédiction ne se fait connaître que si on la convoque. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 </strong>( dans<strong> L&rsquo;aboyeur</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;– Gaspard Froment, mon ami de toujours, mon vieux Gaspard ! Comment pourrait-il ne pas venir ? Au lycée déjà nous étions inséparables ! C&rsquo;est le fidèle parmi les fidèles. Mon canal historique à lui tout seul. Quand il m&rsquo;arrive d&rsquo;oublier une anecdote sur ma propre enfance, c&rsquo;est lui que l&rsquo;appelle. Si quelqu&rsquo;un devait un jour raconter l&rsquo;histoire de ma vie, ce serait lui, comme je saurais raconter la sienne. Pas le moindre contentieux entre nous, pas de cadre dans le placard, pas de vieille rancune. Après tout ce temps, il nous arrive de nous en étonner. Parfois, sous couvert de notre amitié de quarante ans, il s&rsquo;autorise à aller un peu loin&#8230; Vous savez, le fameux devoir d&rsquo;ingérence des amis de toujours. Il a le droit, selon lui, de me dire la vérité. Et il s&rsquo;en targue auprès de ceux qui n&rsquo;ont pas cette légitimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Tout recueil de nouvelles a ses faiblesses. Celui-ci n&rsquo;y fait pas exception. Les nouvelles de Tonino Benacquista sont inégales. Et alors ? L&rsquo;ensemble se lit très bien. On plonge d&rsquo;un univers à un autre. D&rsquo;un cerveau à un autre. Entre culpabilité, remords et regrets, ses personnages oscillent entre part d&rsquo;ombre et part de lumière. Pas simple à vivre&#8230; Ces personnages croient connaître la nature humaine. Ils se trompent sur eux-mêmes et sur les autres. Un bon moment de lecture en perspective. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;, nouvelles de Tonino Benacquista, Gallimard, 17,90€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Le prédateur et la petite fille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/17/le-predateur-et-la-petite-fille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/17/le-predateur-et-la-petite-fille/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2012 07:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[force]]></category>
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		<category><![CDATA[Margaux Fragoso]]></category>
		<category><![CDATA[pédophilie]]></category>
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		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[torture morale]]></category>
		<category><![CDATA[vérité]]></category>

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		<description><![CDATA[Un livre à ne mettre dans toutes les mains. Mais quel livre ! Margaux Fragoso signe avec &#171;&#160;Tigre, tigre !&#160;&#187; un récit bouleversant et dérangeant sur la pédophilie. Comme si Lolita prenait enfin la parole. La trentenaire née dans le New Jersey, aux Etats-Unis, y raconte une vie. La sienne. Celle d&#8217;une petite fille qui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un livre à ne mettre dans toutes les mains. Mais quel livre ! <strong>Margaux Fragoso</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Tigre, tigre !&nbsp;&raquo;</strong> un récit bouleversant et dérangeant sur la pédophilie. Comme si Lolita prenait enfin la parole.</p>
<div id="attachment_1281" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Margaux-Fragoso_6738.jpeg" rel="lightbox[1280]" title="AVT_Margaux-Fragoso_6738"><img class=" wp-image-1281  colorbox-1280" style="margin: 10px;" title="AVT_Margaux-Fragoso_6738" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Margaux-Fragoso_6738-300x274.jpg" alt="" width="180" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">crédit : lormari (www.babelio.com)</p></div>
<p>La trentenaire née dans le New Jersey, aux Etats-Unis, y raconte une vie. La sienne. Celle d&rsquo;une<strong> petite fille qui, pendant près de quinze ans va vivre sous la coupe d&rsquo;un quinquagénaire</strong> qui va abuser d&rsquo;elle.</p>
<p>Tout commence dans une piscine municipale. En été. <strong>Margaux</strong> a sept ans et commence à jouer avec un homme, <strong>Peter Curran</strong>, qui en a 51. Rapidement, cet homme invite la petite et sa mère à venir chez lui. Il vit avec une femme, les deux fils de celle-ci, des animaux et des souvenirs inavouables.</p>
<blockquote><p>Pour Margaux, tout est comme dans un rêve. Ici, on joue avec elle, on la regarde. Sa mère, maniaco-dépressive, est régulièrement hospitalisée, son père, Porto-ricain hâbleur et violent,  travaille beaucoup et veille tellement à son image sociale qu&rsquo;il néglige cette fillette. <strong></strong><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TIGRE.jpg" rel="lightbox[1280]" title="TIGRE"><img class="alignleft  wp-image-1282 colorbox-1280" style="margin: 10px;" title="TIGRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TIGRE.jpg" alt="" width="62" height="95" /></a></strong></p></blockquote>
<p><strong>Peter</strong>, lui, l&rsquo;ancien vétéran au passé trouble et violent, va au fil des mois et des années, devenir l&rsquo;ami, le père et l&rsquo;amant de la fillette qui, à 8 ans, en tombe amoureuse. <strong></strong></p>
<p><strong>Margaux Fragoso</strong> a écrit ce livre pour rester en vie. Pour s&rsquo;en sortir.</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> auteure française à succès, a traduit ce récit. Elle nous explique<strong> <a title="Lire l'article concernant le travail de traduction sur ce récit" href="http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Marie-Darrieussecq-Quinze-ans-de-domination-sexuelle-interview-548338">ici</a></strong> son travail de traduction sur ce récit.</p>
<p><span id="more-1280"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 65-66</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Nous avions aussi un puzzle de mille pièces auquel nous travaillions. Peter me donnait un rapide baiser sur les lèvres chaque fois que nous trouvions la bonne pièce, en vérifiant que personne ne regardait. Parfois Miguel ou Ricky venaient dans la cuisine pour chercher à manger, mais malheureusement ils étaient toujours bruyants, et ma mère aussi ; elle traînait des pieds en marchant. Peter insistait sur le fait que personne ne devait nous voir nous embrasser, parce que les gens sont tellement bizarres de nos jours – dans cette drôle d&rsquo;époque où nous vivons, toute marque d&rsquo;affection est suspecte ; quand il était petit, les pères embrassaient tout le temps leurs filles sur les lèvres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 246-247 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donc, l&rsquo;été de mes treize ans, j&rsquo;assemblai Nina – mon chef d&rsquo;oeuvre en matière de femme. Elle était hyper cool, elle était blasée. Poupée de papier. Farcie de colle. Vide dedans. Tellement belle. Elle était plus jeune que moi, plus vieille que moi. Jeune pousse et pluie ancienne. Elle était moi. Elle n&rsquo;était pas moi. Ses cheveux étaient noirs de jais, comme ceux de Jessenia, comme ceux de Justine. Poupée de chiffon. Des os souples. Un bréchet de poulet qu&rsquo;on pouvait tordre dans n&rsquo;importe quel sens, et qui ne cassait pas. Solide, oui, solide. Une dure à cuire. [&#8230;] Elle portait son néant comme si c&rsquo;était quelque chose.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 345 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et pourtant ce soir j&rsquo;étais prête à être une mère et à avoir quelqu&rsquo;un qui m&rsquo;aime pour toujours, inconditionnellement. Prête à mettre en oeuvre le magnifique plan qui concrétiserait les rêves de Maman et de tante Bonnie, et le mien aussi. Les soeurs jumelles seraient réunies ; nous allions créer une famille harmonieuse et aimante là-bas dans l&rsquo;Ohio. Même Papa serait heureux, parce qu&rsquo;il pourrait enfin vivre comme il avait toujours voulu, libéré de ses deux fardeaux. Le sang et la douleur n&rsquo;allaient pas m&rsquo;arrêter ; j&rsquo;étais forte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Pervers, grand malade, manipulateur &#8230; Les mots ont du mal à définir ce qu&rsquo;aura été Peter Curran dans la vie de Margaux Fragoso. La petite fille s&rsquo;est peu à peu transformée en adolescente torturée. Toujours  au bord du précipice. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Ce récit est fort car hypnotique. Et lyrique. On peut comprendre, on veut savoir comment Margaux peut s&rsquo;en sortir. Par la mort ? Elle y a pensé. Mais c&rsquo;est lui qui finira par se suicider. Un récit bouleversant.</span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tigre, tigre !&nbsp;&raquo;, de Margaux Fragoso, Flammarion, 21€.</strong></em></p>
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