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	<title>Quatrième de couv &#187; train</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;autofiction et sa magicienne&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/10/22/lautofiction-et-sa-magicienne/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 07:16:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Chloé Delaume agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&#8217;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&#8217;ai eu la chance d&#8217;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&#8217;une rencontre étonnante et enrichissante. Je n&#8217;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6553]"><img class="alignleft size-full wp-image-6556 colorbox-6553" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" alt="149772_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&rsquo;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&rsquo;une <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">rencontre étonnante et enrichissante</a>.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour moi, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/">Le coeur synthétique</a>.</strong></p>
<p>Je l&rsquo;ai retrouvée avec plaisir en cette rentrée littéraire. L&rsquo;histoire de <strong><em>Pauvre folle</em></strong> ? Pour comprendre la nature de sa relation avec <strong>Guillaume</strong>, <strong>Clotilde Mélisse</strong> observe les souvenirs qu’elle sort de sa tête, le temps d’un voyage en train direction Heidelberg.</p>
<h3 style="text-align: center">Comme une résonnance</h3>
<p>Tandis que par la fenêtre défilent des paysages de fin du monde,<strong> Clotilde</strong> revient sur les événements saillants de son existence. La découverte de la poésie dans la bibliothèque maternelle, le féminicide parental, l’adolescence et ses pulsions suicidaires, le diagnostic posé sur sa bipolarité. Sa rencontre, dix ans plus tôt, avec<strong> Guillaume</strong>, leur lien épistolaire qui tenait de l’addiction, l’implosion de leur idylle au contact du réel.</p>
<p>Car<strong> Guillaume</strong> est revenu, et depuis dix-sept mois<strong> Clotilde</strong> perd la raison. Elle qui s’épanouissait au creux de son célibat voit son cœur et son âme ravagés par la résurgence de cet amour impossible.</p>
<p>La décennie passée ne change en rien la donne : <strong>Guillaume</strong> est toujours gay, et qui plus est en couple. Aussi <strong>Clotilde</strong> espère, au gré des arrêts de gare, trouver une solution d’ici le terminus.</p>
<p><span id="more-6553"></span></p>
<p>Dans toutes les histoires d’amour se rejouent les blessures de l’enfance : on guérit ou on creuse ses plaies. <strong>Chloé Delaume</strong> explore cette réalité, à l&rsquo;aune de sa propre histoire, le tout en vers de huit à douze pieds.<em> &laquo;&nbsp;90% de ce qui arrive à <strong>Clotilde</strong> m&rsquo;est arrivé&nbsp;&raquo;</em>, assume <strong>Chloé Delaume</strong> dans une interview au Monde, en septembre.</p>
<p>Pour tenter de (se) comprendre sa relation à <strong>Guillaume</strong>,<strong> Clotilde</strong> extirpe ses souvenirs les uns après les autres de son propre cerveau, afin de reconstituer un puzzle tandis que le train avance dans la nuit. De quoi ausculter ce qui a construit cette histoire d&rsquo;amour et de mots. Mais avec le filtre féministe de l&rsquo;auteure, sans oublier celui de son humour ravageur. Au final, un roman enthousiasmant, détonnant et terriblement moderne.</p>
<p>Rappelons que <strong>Chloé Delaume</strong> a fait sien l&rsquo;univers de l&rsquo;autofiction. La quinquagénaire un peu rock se définit elle-même comme <em>&laquo;&nbsp;personnage de fiction&nbsp;&raquo;</em>. Née <strong>Nathalie Derain</strong>, elle s&rsquo;est choisie un prénom (issu de <strong><em>L&rsquo;écume des jours</em></strong>) et un nom (issu de <em>L&rsquo;Arve et l&rsquo;Aume</em>, d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong>) pour réinventer son avenir après des épisodes extrêmement traumatiques (son père a tué sa mère devant ses yeux, avant de se suicider).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La fin du monde n&rsquo;a pas du tout la forme prévue&nbsp;&raquo;</em>, débute et achève son livre. Tout un programme ! Un roman à savourer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Clotilde ne veut pas crever avant d&rsquo;avoir vu les filles et les femmes se relever une à une en se tenant la main. Carmagnole sororale démantelant un système qui colonise corps et pensée ; renversant en riant les valeurs de la phallocratie ; détruisant en choeur de colère les bastions du souverain virilisme. Ensemble elles doivent dans sans le son des canons : on ne peut pas tuer les moeurs, juste les faire évoluer. Briser le plafond de verre ne se fait pas à la hache, trancher la jugulaire ou le sexe des mâles alpha saloperait la moquette et en faisant des martyrs. Ce ne sont pas des armes qui leur sont nécessaires, mais plutôt des outils.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sur la tablette il y a des miettes, Clotilde prestement la nettoie. Il lui reste moins de deux heures avant de descendre au train et d&rsquo;effectuer le dernier changement. Le temps presse, il lui faut comprendre à quoi ressemble le puzzle, si possible avant d&rsquo;atteindre Heidelberg. Elle ressort de son crâne les souvenirs fermement cousus de fil blanc et de plastique, tente de lire dans la mosaïque, constate qu&rsquo;il manque des éléments. Alors elle plonge une main tout au fond de sa tête et saisit un petit bout de mémoire gélatineux. Elle le presse légèrement entre le pouce et l&rsquo;index, ça fait de la musique, un début de mélodie, clochettes électroniques, cordes synthétiques, une envolée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Où vont les souvenirs quand ils sont engloutis ? Combien perd-on de souvenirs tout au long de sa vie ? Que reste-il des corps quand on ne s&rsquo;en souvient plus ? Des souvenirs d&rsquo;elleetlui, des souvenirs récents, c&rsquo;était le plus précieux, le cube rose comme de la chair, l&rsquo;ouverture porte bleue. A quoi sert le puzzle si sa mémoire y meurt ? Clotilde a chaud maintenant, très chaud, elle est en sueur. Elle n&rsquo;a pas très envie de se rappeler la suite. Elle n&rsquo;a pas très envie mais il le faut. Ce qu&rsquo;elle arrache de la tête ressemble à une escalope, un morceau de dinde morte, de dinde élevée au grain, très fin, un peu gluant, aux reflets jaunis de gras. Il est si malléable que le coudre au puzzle s&rsquo;opère en un tournemain, Clotilde, de ses petits ciseaux, coupe le fil, le noeud fait. Elle a aussi de plus en plus envie de pleurer.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Pauvre folle, Chloé Delaume, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		<title>Prendre la tangente avec Maylis de Kerangal</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 14:24:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Transsibérien a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&#8217;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&#8217;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&#8217;article de Rue89 publié ici –, les auteurs ont &#171;&#160;rendu&#160;&#187; leur copie sous différentes formes. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>Transsibérien</strong> a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&rsquo;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&rsquo;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&rsquo;article de <strong>Rue89</strong> publié <a title="L'article en question sur le site Rue89" href="http://blogs.rue89.com/balagan/2012/01/08/maylis-de-kerangal-et-daniele-sallenave-dans-le-transsiberien-pour-le-meilleur--0">ici</a> –, les auteurs ont &laquo;&nbsp;rendu&nbsp;&raquo; leur copie sous différentes formes. <strong>Maylis de Kerangal</strong> est l&rsquo;une des seules à l&rsquo;avoir fait sous une forme romanesque avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, qui vient de sortir chez <strong>Verticales</strong>.</p>
<p><span id="more-739"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" rel="lightbox[739]" title="KERANGAL"><img class="alignleft  wp-image-743 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="KERANGAL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" alt="" width="101" height="146" /></a> <strong>Maylis de Kerangal</strong> passe son enfance au Havre. Elle étudiera l&rsquo;Histoire, la philosophie, et l&rsquo;ethnologie. Elle publie son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Je marche sous un ciel de traîne</strong>&laquo;&nbsp;, en 2000, suivis en 2003 par &laquo;&nbsp;<strong>La Vie voyageuse</strong>&laquo;&nbsp;, puis par le recueil de nouvelles &laquo;&nbsp;<strong>Ni fleurs, ni couronnes</strong>&nbsp;&raquo; en 2006 , et par &laquo;&nbsp;<strong>Corniche Kennedy</strong>&nbsp;&raquo; en 2008.</p>
<p>En novembre 2010, elle remporte à l&rsquo;unanimité et au premier tour le <strong>prix Médicis</strong> pour son roman &laquo;&nbsp;<strong>Naissance d&rsquo;un pont</strong>&laquo;&nbsp;. Le livre est la même année en sélection pour les prix <strong>Fémina</strong>, <strong>Goncourt</strong>, et <strong>Flore</strong>. Un livre qui m&rsquo;avait donné envie de mieux découvrir cette auteure à l&rsquo;écriture rythmée, vive et tout en nuance.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" rel="lightbox[739]" title="tangente-vers-l-est,M66230"><img class="alignleft  wp-image-745 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="tangente-vers-l-est,M66230" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" alt="" width="128" height="170" /></a>Cette fois, avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, c&rsquo;est un tout autre univers dans lequel nous emmène l&rsquo;écrivaine.</p>
<p> Un univers fermé, donc. Celui du Transsibérien. Avec ses wagons de 1re, 2e et 3e classe. Et les gens qui y prennent place sans aucune raison de se rencontrer au-delà de la porte du wagon. Là, il y a donc <strong>Aliocha</strong>, un jeune homme russe, conscrit, qui veut déserter avant d&rsquo;arriver à sa caserne d&rsquo;affectation. Il y a aussi <strong>Hélène</strong>, une Française, qui a suivi son amant russe, <strong>Anton</strong>, en charge d&rsquo;un barrage du côté de Ienesseï, en Sibérie. Elle vient de le quitter précipitamment. A pris le train en direction de <strong>Vladivostok</strong>, sans savoir pourquoi.</p>
<p>Dans le train, ils se rencontrent. Sans se comprendre tout à fait, ils accepteront de faire équipe. D&rsquo;aller contre la fatalité, de braver l&rsquo;autorité de <strong>Letchov</strong> et le vigilance des <strong>provodnitsa, </strong>ces femmes qui se chargent du bon fonctionnement et de l&rsquo;approvisionnement du wagon qu&rsquo;elles ont sous leur responsabilité. En quelques heures seulement, ils vont apprendre à se connaître dans l&rsquo;espace exigu de ce train mythique.  Sans entrer dans les détails. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre ont une logique propre. Il n&rsquo;est question que de fuir.</p>
<p><strong> Aliocha</strong> est monté à Moscou, avec les autres conscrits, incapables de dire où ils vont descendre.<strong> Hélène</strong>, elle, a pris le train à Krasnoïarsk. C&rsquo;est dans cette gare qu&rsquo;<strong>Aliocha</strong> tente une première fois de s&rsquo;enfuir. De déserter son triste destin.</p>
<p><strong>Page 32 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Aliocha est là en bonne place qui croise les bras sur son tee-shirt, et rit lui aussi, un rire forcé, râpeux dans sa gorge serrée. Il n&rsquo;a rien enfilé avant de descendre, n&rsquo;a pas même pris son sac de peur d&rsquo;attirer l&rsquo;attention, il est le plus léger possible, rien dans les mains, rien dans les poches, délesté de tout ce qui lui donnerait un nom – a plié la photo de sa mère au fond de sa chaussure – mais pourvu d&rsquo;un téléphone portable, d&rsquo;un chargeur et de cent roubles ; le jeune conscrit désespéré n&rsquo;existe plus, c&rsquo;est un autre homme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em> Le paysage, lui, défile. Jour, nuit. La forêt russe à perte de vue. Et ce train, imperturbable.</p>
<p><strong>Page 45</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>la forêt se dresse dans la lumière rasante du premier jour, et c&rsquo;est encore la même forêt, les mêmes arbres élancés, les mêmes, fûts orangés, une forêt identique à ce point à elle-même c&rsquo;est à devenir dingue, on aura beau apercevoir une rivière qui sourd sous la glace, des buissons de fleurs pâles, de la neige en plaques marronnasses le long de la piste boueuse, des toits, des palissades, c&rsquo;est  la même forêt, encore et encore, non plus l&rsquo;océan mais la peau de la Terre, l&rsquo;épiderme de la Russie, les griffes et la soie</em> [&#8230;]&nbsp;&raquo;</p>
<p> <span style="color: #0000ff;">Au final, voici un livre qui se lit d&rsquo;une traite. A cause du rythme, de la tension qui s&rsquo;en dégage. Aliocha doit trouver une solution avant le terminus. Hélène est plongée dans ses doutes. Tous les deux ont décidé de fuir, de prendre la tangente. Ils vont devoir le faire ensemble, sans se livrer cependant. Ils se comprennent par gestes et quelques mots de base. De quoi se pencher sur l&rsquo;essentiel tandis que le Transsibérien n&rsquo;en finit pas d&rsquo;avaler les kilomètres. Immensité contre promiscuité. Cette fois encore, Maylis de Kerangal trouve le ton juste. Et le bon rythme. Un bon moment. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tangente vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;, Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 11,50€, 128 pages.</strong></em></p>
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