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	<title>Quatrième de couv &#187; trahison</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la machine qui lamine</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Je pourrais vous parler de Laurent Gaudé pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&#8217;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène. Pour la première fois Laurent Gaudé s&#8217;essaye à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-6121 size-medium colorbox-6119" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHIEN-51-158x300.jpg" alt="CHIEN 51" width="158" height="300" /></p>
<p>Je pourrais vous parler de<strong> Laurent Gaudé</strong> pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&rsquo;années. Je l&rsquo;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&rsquo;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène.</p>
<p>Pour la première fois <strong>Laurent Gaudé</strong> s&rsquo;essaye à la dystopie en présentant <strong><em>Chien 51</em></strong>, un roman d&rsquo;anticipation mâtiné de polar.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que <strong>Zem Sparak</strong> passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, <strong>Zem</strong> n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.<br />
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel <strong>Zem</strong> s’est depuis longtemps retranché.</p>
<p>Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, <strong>Salia Malberg</strong>, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, <strong>Zem</strong> a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.</p>
<p>Que cache la découverte d&rsquo;un second corps éventré ? Quelles ramifications ? Jusqu&rsquo;où peut aller le cynisme et la quête du pouvoir dans un monde séparé en trois zones : celle des  cilariés (contraction de citoyens et salariés) privilégiés, celle de la classe moyenne et enfin celle des pauvres ?  <strong>Zem</strong>, exilé et déclassé,<strong> </strong>va tenter de le comprendre. Pour se racheter aussi.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> explique que <strong><em>Chien 51</em></strong> est un projet auquel il pensait depuis plusieurs années. <em>&laquo;&nbsp;Etonnamment, j&rsquo;ai retrouvé dans l&rsquo;écriture de ce roman d&rsquo;anticipation le même plaisir que pour <strong>La mort du roi Tsongor</strong>. Laisser mon imagination se déployer, inventer un univers, avec son histoire, ses règles, ses aspirations et ses dysfonctionnements. Et puis surtout, interroger notre monde, par ricochet. <strong>Chien 51</strong>, c&rsquo;est une version possible de demain Un reflet grimaçant de notre visage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-6119"></span></p>
<p><strong>Laurent Gaudé lit un extrait de son nouveau roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w">https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a un fossé entre eux deux. Le Love Day, pour elle, ne pose pas de problème. Elle est née avec. C&rsquo;est ainsi. Elle va faire ce qu&rsquo;elle fait chaque fois : coucher avec des hommes et des femmes au hasard de la soirée, ceux qu&rsquo;elle croise, ceux avec qui elle travaille, le serveur du restaurant dans lequel elle va manger deux fois par semaine, le premier qui la regardera avec désir. Elle va le faire comme tous ceux de sa génération. Parce que GoldTex dit que c&rsquo;est bien, que c&rsquo;est même nécessaire, que cela rend les cilariés plus heureux et qu&rsquo;après une longue période d&rsquo;effort, il est normal de se faire du bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais dès le début, il sent que quelque chose est anormal. Les forces de son corps se sont évanouies. Il ne peut plus rien faire que laisser la vision se développer. Il est dans le quartier de Monastiraki, près de la place Mitropolèos. Il déambule et se rapproche de la rue Voulis. Cela lui semble étrange Il connaît bien cette rue. C&rsquo;est ici que vivait son ami Héraclès Mourikos. Est-ce un hasard ? Les voitures défilent au pas. Tout est plus lent que dans le réel. Il ne se passe jamais rien, normalement, dans les visions. C&rsquo;est une règle. Les images sont sélectionnées pour n&rsquo;inclure aucun événement. C&rsquo;est juste un paysage vivant, une toile de fond avec le spectacle d&rsquo;une humanité qui passe et repasse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 233 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et il serre de plus en plus fort. Sur ce bout de trottoir, il sent chacun des frissons qui montent d&rsquo;elle. Le flot d&rsquo;images immondes lui parcourt les veines et le cerveau. Il sait qu&rsquo;elle n&rsquo;en reviendra peut-être jamais, ou en tout cas qu&rsquo;il faudra des mois, des années de lente rééducation. Ils l&rsquo;ont massacrée de l&rsquo;intérieur. C&rsquo;est comme si elle allait être torturée pendant les dix années à venir, incapable de s&rsquo;extraire de l&rsquo;océan de cauchemars : meurtres, pornographie, tortures&#8230; Ils l&rsquo;ont soumise à une vague d&rsquo;images de souillures et son esprit ne peut que les subir, essayant de les décrire au moment où il les voit passer, mais il y en a trop, cela va trop vite, alors elle balbutie et se noie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Chien 51, Laurent Gaudé, Actes Sud, 22€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Introspection montagnarde et libertaire</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/30/introspection-montagnarde-et-libertaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 09:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Erri De Luca je l&#8217;ai découvert l&#8217;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : &#171;&#160;Le tour de l&#8217;oie&#160;&#187;. Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&#8217;ai pas hésité longtemps avant d&#8217;ouvrir &#171;&#160;Impossible&#160;&#187;, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&#8217;automne. &#171;&#160;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" rel="lightbox[5460]"><img class="alignleft size-full wp-image-5464 colorbox-5460" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" alt="product_9782072860829_195x320" width="195" height="306" /></a></p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> je l&rsquo;ai découvert l&rsquo;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/"><strong>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong></a>.</p>
<p>Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps avant d&rsquo;ouvrir <strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;</strong>, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&rsquo;automne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l’immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d’une rencontre avec un cerf au franchissement d’une forêt déracinée par le vent.<br />
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l’affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.<br />
Dans un roman d’une grande tension, <strong>Erri De Luca</strong> reconstitue l’échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme « de la génération la plus poursuivie en justice de l’histoire d’Italie ». Mais l’interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5460"></span></p>
<p>Voilà pour la quatrième de couverture.  Au fil des pages, au fil du dialogue entre le magistrat et l&rsquo;ancien activiste, un affrontement apparaît. Sous forme de questions et de réponses. Un interrogatoire qui se transforme, qui évolue en dialogue, en discussion. Mais deux générations s&rsquo;opposent. Deux conceptions philosophiques aussi. Entre deux hommes. L&rsquo;un d&rsquo;eux n&rsquo;a rien à perdre, aguerri, même à l&rsquo;enfermement.</p>
<p>Pour adoucir le texte, <strong>Erri De Luca</strong> nous offre les lettres que le héros écrit, sans les envoyer, à celle qu&rsquo;il aime depuis des années. Malgré l&rsquo;engagement et ce qu&rsquo;il implique.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong>, aujourd&rsquo;hui septuagénaire, a des obsessions que sont la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l&rsquo;amour et la montagne. Elles transpirent de ses pages. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est intense. C&rsquo;est violent et puissant. Et divinement  bien écrit. Une introspection sur l&rsquo;engagement et la culpabilité, qui éclaire.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il me soupçonne d&rsquo;avoir jeté cet homme du haut de la vire. Pour toi, peu importe que je sois coupable ou non. Tu m&rsquo;as voulu tel que j&rsquo;étais, tu ne t&rsquo;es pas souciée de mon passé. Tu ne m&rsquo;as rien demandé sur cette époque d&rsquo;affrontements et de colères publiques. Je te suis reconnaissant de ta volonté : de faire que le passé commence avec nous deux. Celui que j&rsquo;étais avant t&rsquo;importe peu. Tu ne me quitterais pas si j&rsquo;étais déclaré coupable. Nous en avons parlé un jour, de façon abstraite. Si je devais aller en prison tu ne viendrais pas me voir et tu m&rsquo;écrirais pas, mais tu m&rsquo;attendrais. Nous nous sommes même serré la main pour sceller notre pacte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ammoremio, une autre lettre s&rsquo;ajoute à celles non expédiées. Je reste en isolement, ainsi il n&rsquo;y a aucune possibilité de recevoir des visites. Je n&rsquo;en souhaite pas, pas plus que des lettres. C&rsquo;est un lieu pour hommes seuls, un couloir de cellules individuelles, de monastère, sans prières. Les moines d&rsquo;ici s&rsquo;en remettent aux avocats, ce sont eux qui s&rsquo;occupent des prières. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon affaire est expérimentale. Pousser un homme à avouer un crime politique, le dernier ajouté à une époque expirée. On veut me persuader qu&rsquo;ainsi se termine un registre d&rsquo;actes judiciaires. L&rsquo;aveu d&rsquo;une vengeance politique servirait à fermer une parenthèse reste ouverte jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Car aucun de ceux qui ont trahi leurs propres camarades n&rsquo;a été atteint par une vengeance. Le plateau de la balance reste incliné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Q. Je vais vous le dire. Cet homme sur la vire de Bandiarac vous à précédé intentionnellement, en sachant que vous iriez à cet endroit. Et, une fois arrivé, il s&rsquo;est retourné et il est venu au-devant de vous. Vous vous êtes trouvé en face de lui et vous n&rsquo;avez pas compris ce qui se passait jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il vous dise son nom. Il était là pour mettre à l&rsquo;épreuve votre réaction dans un endroit inévitable. Il vous avait traqué. A quelle réaction s&rsquo;attendre ? Tout était possible, de la lutte à la réconciliation. Vous avez réagi en sachant que se jouait la vie d&rsquo;un seul ou celle de tous les deux. Que s&rsquo;est-il passé, dites-le-moi ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>R. Etant sûr, pour ma part, que ça n&rsquo;est pas arrivé, je continue à ne pas savoir comment j&rsquo;aurais réagi.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Q. J&rsquo;insiste. C&rsquo;est arrivé. Vous ne le suiviez pas, mais lui vous précédait. Vous me l&rsquo;avez dit dans le premier interrogatoire que je suis allé relire. Vous me disiez déjà comment ça s&rsquo;était passé : c&rsquo;était cet homme qui vous précédait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Erri De Luca, Gallimard, 16,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Et si les processeurs prenaient le pouvoir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/03/05/et-si-les-processeurs-prenaient-le-pouvoir/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&#8217;uchronie avec Ian McEwan qui signe son quinzième roman avec &#171;&#160;Une machine comme moi&#160;&#187;. Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&#8217;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" rel="lightbox[5049]"><img class="alignleft size-full wp-image-5054 colorbox-5049" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" alt="UNE MACHINE COMME MOI" width="195" height="285" /></a></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&rsquo;uchronie avec <strong>Ian McEwan</strong> qui signe son quinzième roman avec &laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;<strong>.</strong></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&rsquo;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui oppose le gouvernement britannique à l&rsquo;Argentine à propos des Malouines&#8230; c&rsquo;est l&rsquo;Argentine qui s&rsquo;est imposée. Et les Beatles viennent de se recomposer après une pause artistique. Pour le reste, à Londres, on conduit des voitures autonomes, on pratique le télétravail et on peut acheter un androïde&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que vient de faire </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> 32 ans, ancien avocat fiscaliste qui a décidé de sacrifier l&rsquo;héritage de sa mère pour se payer</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, l&rsquo;un des 25 androïdes imaginés par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Alan Turing</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ( il a inventé l&rsquo;ordinateur et a déchiffré les codes secrets nazis)&#8230; dont la biographie officielle s&rsquo;arrête en 1954. Là, celui qui sera condamné à une castration chimique pour homosexualité, est dans les d</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&lsquo;Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> un chercheur respecté et mondialement connu.</span></span></span></p>
<p><span id="more-5049"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Charlie vit au-dessus de chez </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, une étudiante de dix ans sa cadette dont il est tombé amoureux. Ensemble, ils vont programmer </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, lui attribuer l&rsquo;un et l&rsquo;autre des qualités&#8230; Jusqu&rsquo;à le faire tomber amoureux de Miranda ? A éprouver des sentiments ?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages de ce quinzième roman, l&rsquo;auteur nous plonge dans les affres de l&rsquo;intelligence artificielle et de la vie de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Nerd fauché de son état.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eve, prototypes criant de vérité, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">ne supportent absolument pas les mensonges. Des raseurs moraux ? Allez savoir. Reste qu&rsquo;ils ont poussé très loin les valeurs. Quitte à ne pouvoir continuer à vivre en société avec les humains&#8230; </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> a-t-elle tout dit à </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ? Pas sûr. Mais </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;en chargera entre l&rsquo;écriture de haïkus. A sa manière.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;improvisent aussi comme parents, auprès du petit </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mark</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, petit garçon malheureux et sensible.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Une comédie sociale qui nous parle de nous, en filigrane. &nbsp;&raquo; Je voulais imaginer comment ce serait de vivre en contact intime avec un androïde d&rsquo;une grande intelligence &laquo;&nbsp;, a expliqué </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> dans une interview.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 26  :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;A trente-deux ans , j&rsquo;étais complètement fauché. Dilapider l&rsquo;héritage de ma mère pour l&rsquo;achat d&rsquo;un gadget ne représentait qu&rsquo;une partie de mon problème – mais c&rsquo;était emblématique. Dès que l&rsquo;argent rentrait, je m&rsquo;arrangeais pour qu&rsquo;il parte en fumée, j&rsquo;en faisais un feu de joie, je le fourrais dans un haut-de-forme et j&rsquo;en sortais une dinde. Souvent, même si ce n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;occurrence, je comptais en tirer par magie une somme bien plus importante avec un minimum d&rsquo;efforts. Les stratagèmes, les ruses plus ou moins licites et les combines astucieuses n&rsquo;étaient pas pour moi. Je préférais les coups d&rsquo;éclat. D&rsquo;autres s&rsquo;y risquaient et prospéraient. Ils empruntaient, faisaient fructifier cet argent et devenaient riches tout en remboursant leurs dettes. Ou bien ils avaient un métier, une profession comme moi auparavant, et s&rsquo;enrichissaient plus modestement, mais sûrement. Pendant ce temps-là je boursicotais ou, plutôt, je travaillais à ma ruine dans un deux-pièces humide en rez-de-chaussée, dans un morne no man&rsquo;s land aux rues bordées de maisons jumelles de style edwardien entre Stockwell et Clapham, au sud de Londres. &laquo;&nbsp;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 121 : </b></span></span></span></strong><em>&laquo;&nbsp;Toute la nuit j&rsquo;avais fantasmé sur la destruction d&rsquo;Adam. Je voyais mes mains le ligoter avec la corde dont je me servirais pour le traîner vers la rivière Wandle, ce cloaque. Si seulement il ne m&rsquo;avait pas coûté si cher. Et il me coûtait encore plus cher désormais. Ce moment passé avec Miranda n&rsquo;avait pas pu être un combat entre les principes et la quête du plaisir. Sa vie érotique était un simulacre. Il tenait à Miranda de la même façon qu&rsquo;un lave-vaisselle tient à ses assiettes. Lui, ou ses sous-programmes, préférait l&rsquo;approbation de Miranda à ma colère. J&rsquo;en voulais aussi à Miranda, qui avait coché la moitié des cases et apporté de la complexité à la nature d&rsquo;Adam.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 315 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais disposé à laisser les événements glisser sur moi dans un silence sans heurt. La journée avait été longue et intense. On m&rsquo;avait pris pour un robot, ma demande en mariage avait été acceptée, je m&rsquo;étais porté volontaire pour une paternité immédiate, j&rsquo;avais appris l&rsquo;autodestruction d&rsquo;un quart des semblables d&rsquo;Adam, puis été témoin des effets physiques d&rsquo;un ecoeurement moral. Rien de tout cela ne m&nbsp;&raquo;impressionnait plus. Seules de petites choses y parvenaient : mes paupières lourdes, le réconfort apporté par ma tassé de thé plutôt que par un whisky écossais bien tassé.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;, Ian McEwan, Gallimard, 22€. </strong></em></p>
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		<item>
		<title>Duel fratricide au nom d&#8217;un idéal</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/04/duel-fratricide-au-nom-dun-ideal/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/04/duel-fratricide-au-nom-dun-ideal/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2017 08:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[calamités]]></category>
		<category><![CDATA[chef d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Ennemi]]></category>
		<category><![CDATA[Exode]]></category>
		<category><![CDATA[fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[frères]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[raison d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman, ça vous dit ? Moi, je ne m&#8217;en lasse pas. Alors je vous propose de découvrir celui de Marie Barthelet, &#171;&#160;Celui-là est mon frère&#160;&#187;, publié chez Buchet-Chastel, maison d&#8217;édition décidément bien inspirée ! Ce que je sais de l&#8217;auteure ? Elle a 27 ans. Marie Barthelet est animatrice du patrimoine et responsable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un premier roman, ça vous dit ? Moi, je ne m&rsquo;en lasse pas. Alors je vous propose de découvrir celui de <strong>Marie Barthelet</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Celui-là est mon frère&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez<strong> Buchet-Chastel</strong>, maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée !</p>
<p>Ce que je sais de l&rsquo;auteure ? Elle a 27 ans. <strong>Marie Barthelet</strong> est animatrice du patrimoine et responsable du musée de la Charité-sur-Loire, dans la Nièvre.</p>
<p>La jeune femme a procédé à une réécriture de récit de l&rsquo;Exode dans ce roman à la langue très inspirée.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRERE-ROMAN.jpg" rel="lightbox[3829]"><img class="alignleft size-full wp-image-3834 colorbox-3829" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRERE-ROMAN.jpg" alt="FRERE ROMAN" width="105" height="175" /></a>Pas de prénom, pas de pays désigné, pas d&rsquo;époque non plus mais un drame qui se joue. Au départ, deux frères de coeur inséparables. Les deux enfants, le fils du dirigeant et celui qui deviendra son frère, ont grandi ensemble. Un argument politique. Les années passent. Ils sont promis à une avenir politique ensemble, à la tête du pays. Malgré leurs différences. Ataviques.</p>
<p>Celles-ci éclateront au grand jour après que le fils adopté a tué un policier. Il s&rsquo;enfuit. Et le voilà de retour.  Il est désormais le porte-drapeau de la minorité, humiliée, dont il est issu. Celui avec qui il partageait tout dirige à présent le pays. Entre souvenirs et choix politiques, tandis que le pays se retrouve la proie de calamités inexpliquées, deux destins se croisent, racontés uniquement du point de vue du chef d&rsquo;Etat.</p>
<p>Dix ans ont passé. Le frère est devenu l&rsquo;Ennemi. Peut-on tout sacrifier à la raison d&rsquo;Etat ? Et si son affection était devenue mortelle ? A la manière d&rsquo;un conte, la jeune auteure livre une histoire universelle et singulière à la fois.</p>
<p><span id="more-3829"></span></p>
<p>Un formidable roman, lu d&rsquo;une traite. Extrêmement prometteur.</p>
<p><strong>Ici, l&rsquo;auteure nous parle de son premier roman</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/TBQFGhi1LBI?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 47 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu as taillé dans le vif. Dahoum, d&rsquo;ordinaire stoïque, n&rsquo;a pu s&rsquo;empêcher de te dévisager. Ce n&rsquo;était pas la première fois qu&rsquo;il entendait ce genre de discours, mais énoncé sur ce ton, avec des phrases pelées jusqu&rsquo;au noyau, des mots choisis pour leur clarté abrupte&#8230; Jetées aux ordures, tes façons de diplomate ! De fait, tu ne demandais rien, tu ne proposais rien, ne me priais pas, tu martelais des “Nous voulons”, des “Nous réclamons” et des “Nous exigeons” autant qu&rsquo;il en fallait, des fois que je serais imbécile. J&rsquo;ai songé : le “nous” d&rsquo;hier, c&rsquo;était toi et moi; aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est toi et eux seuls. </em></p>
<p style="text-align: left">Eux.<em> La triste minorité de mon pays. Je comprenais que des années durant tu avais partagé leurs maux, bu leur aigreur, mangé leur colère. Que tu avais fréquenté leurs meneurs et que, les balayant de ta superbe, tu t&rsquo;étais emparé de la Révolte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Ta présence donnait sens aux pires calamités. Tu soutenais que ces fléaux qui accablaient mon peuple et mon pays – autrefois ton peuple, autrefois ton pays –, que ces fléaux étaient mérités. Parce que les inégalités de traitement entre les tiens et les miens ne me révulsaient pas. Parce que je tolérais qu&rsquo;elles subsistent. Parce que je ne faisais rien pour changer l&rsquo;Histoire et la Loi. Parce que j&rsquo;étais à la fois obtus et sans scrupules, autoritaire et permissif, lâche et opiniâtre, parce que en somme j&rsquo;étais un tyran. L&rsquo;Histoire punit les tyrans. Et avant de les punir en personne, elle sape les fondements de leur toute-puissance. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Que disais-tu ? “Je t&rsquo;avais averti”. Tu restais neutre, correct. Mais au fond, depuis le début, tu me sermonnais. Et s&rsquo;il y a une chose que je déteste, c&rsquo;est que l&rsquo;on me fasse la morale&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 113-114:</strong><em>&laquo;&nbsp;Et cela a commencé à transparaître. Wadjat, Dahoum, Shemset l&rsquo;ont remarqué. Il n&rsquo;est plus comme avant. Il ne sait plus choisir. Il a peur. Tout le monde au palais le susurre. Mes conseillers proches, mes collaborateurs : tous ont noté que je ne me comportais pas comme d&rsquo;habitude. Dès le début, ma permissivité à ton endroit les a outrés. Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;attendais ? Les fléaux qui ravageaient notre pays étaient une chose. Masi toi, on pouvait t&rsquo;écraser. Ce serait toujours ça de pris, une épine tirée du pied. Toi, l&rsquo;icône rebelle ! Toi, l&rsquo;incarnation du mauvais sort ! Qui savait si, en te supprimant, on n&rsquo;en finirait pas avec la fatalité ? N&rsquo;était-il pas possible de commanditer ton meurtre ? De te jeter en prison avec tes amis fauteurs de troubles, d&rsquo;au moins vous raccompagner à la frontière&#8230; ? A quoi pouvais-je bien penser ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Celui-là est mon frère&nbsp;&raquo;, Marie Barthelet, Buchet Chastel, 14€.</strong></em></p>
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		<title>Azami ou l&#8217;amour à la nipponne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/20/azami-ou-lamour-a-la-nipponne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/20/azami-ou-lamour-a-la-nipponne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Aki Shimazaki]]></category>
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		<category><![CDATA[classes sociales]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Un nouveau cycle romanesque. Aki Shimazaki aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman &#171;&#160;Azami&#160;&#187;, une nouvelle série. Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&#8217;est installée au Canada et plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" rel="lightbox[2964]"><img class="alignleft size-full wp-image-2966 colorbox-2964" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" alt="azamicouverture" width="228" height="400" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un nouveau cycle romanesque. <strong>Aki Shimazaki</strong> aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, une nouvelle série.</p>
<p>Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&rsquo;est installée au Canada et plus précisément au Québec, à Montréal.</p>
<p>Là-bas, elle écrit en français des romans qui, tout en finesse et sobriété mais sans faux semblant, parlent du Japon.<strong><em> &laquo;&nbsp;On ne dit pas les choses directement au Japon&nbsp;&raquo;,</em> dit Aki Shimazaki. Elle, a choisi un style simple et direct, minimaliste, pour ne rien cacher. </strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, ( ce qui signifie &laquo;&nbsp;chardon&nbsp;&raquo; en français) est donc le premier opus d&rsquo;une nouvelle série, publiée chez Actes sud.  On y fait la connaissance de <strong>Mitsuo</strong>, un trentenaire, rédacteur dans une revue culturelle. Il est marié à <strong>Atsuko</strong>, avec qui il élève leurs deux enfants.  Une vie bien cadrée jusqu&rsquo;au jour où il rencontre de manière fortuite un ancien camarade de classe, <strong>Gorô Kida, devenu président de la compagnie familiale,</strong> qui l&rsquo;entraîne dans un club très sélect.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2964"></span></p>
<p>Là, il reconnait son premier amour de jeunesse, <strong>Mitsuko</strong>, devenue entraîneuse. Lui, qui n&rsquo;entretient plus de relations sexuelles avec sa femme ( il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple &laquo;&nbsp;sexless&nbsp;&raquo;) et compense en fréquentant des<strong> &laquo;&nbsp;Fûzoku-ten&nbsp;&raquo;</strong> (des établissements de services sexuels), en est totalement bouleversé.</p>
<p>Il retombe sous le charme de celle qu&rsquo;il surnommait <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong> dans son journal intime. Et devient son amant. Tandis que sa femme <strong>Atsuko</strong> mène à bien son projet d&rsquo;exploitation légumière à la campagne, <strong>Mitsuo</strong> entame, en ville, une liaison adultère avec <strong>Mitsuko</strong>, mystérieuse mère d&rsquo;un garçonnet de 4 ans, férue de littérature&#8230; et d&rsquo;argent facile.</p>
<p><strong>Dans les courts romans d&rsquo;Aki Shimazaki</strong>, c&rsquo;est le Japon et sa culture si particulière qui se raconte par la voix de <strong>Mitsuo</strong>. On y parle classes sociales, relations sexuelles tarifiées&#8230;</p>
<p>Outre les personnages, l&rsquo;auteure s&rsquo;attache également aux détails :  l&rsquo;odeur d&rsquo;une fleur, la forme des villes, le goût des aliments. Et le tout crée une alchimie littéraire rafraichissante.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma femme aime la campagne et la nature, comme la plupart des gens. Au contraire, je suis un citadin typique. Je ne me sens à l&rsquo;aise si je reste longtemps à la maison de campagne. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ma femme qui en a hérité. Sa famille y passait ses vacances. Je n&rsquo;arrive pas encore à m&rsquo;y sentir chez moi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Atsuko conduit habilement. De bonne humeur, elle fredonne une chanson. Une mélodie à trois temps légers. Malgré moi, je bats la mesure dans ma tête. La berceuse de ma grand-mère me revient encore : &laquo;&nbsp;Ce soi encore, ton oreiller est baigné de larmes. A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi&#8230;&nbsp;&raquo; Je jette un oeil vers ma femme qui balance sa tête au rythme de la mélodie. Distrait, je réfléchis : &laquo;&nbsp;Sera-t-il possible de recommencer à faire l&rsquo;amour avec elle ?&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;</em>L&rsquo;azami<em>. Je trouve cette fleur unique, avec sa forme particulière et sa couleur violette. On n&rsquo;en offre pas en cadeau à cause des épines pointues sur ses feuilles. Une fleur d&rsquo;un abord difficile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis pas un coureur. Avant mon mariage, j&rsquo;ai fréquenté plusieurs filles l&rsquo;une après l&rsquo;autre, mais je ne trompais personne. Et, lorsque j&rsquo;ai décidé d&rsquo;épouser Atsuko, je croyais naturellement lui rester fidèle. Bien que nous soyons devenus un couple </em>sexless<em>, je n&rsquo;en cherche pas une autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je n&rsquo;ai pas le coeur en paix depuis la réapparition de Mitsuko. Son image sensuelle revient constamment dans ma tête. J&rsquo;attendrai son appel avec impatience. Mais, d&rsquo;un autre côté, je sens qu&rsquo;il vaudrait probablement mieux qu&rsquo;elle ne le fasse pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je pense à Mitsuko. Cesser de la voir. Cette idée m&rsquo;attriste profondément. Mais je n&rsquo;aurai pas le choix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle m&rsquo;a ensorcelé dès que je l&rsquo;ai aperçue au bar X., tout comme elle m&rsquo;avait attiré il y a vingt-quatre ans. Nous sommes probablement unis par des pseudo-chimies qui ne lient que temporairement, comme elle le disait. Néanmoins, c&rsquo;est la seule femme avec qui j&rsquo;aie fait l&rsquo;amour passionnément. Elle me manquera énormément.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les apparences sont souvent trompeuses. Et Aki Shimazaki prend un malin plaisir à jouer avec elles au fil de ce court roman qui fixe le décor de sa nouveau cycle romanesque. &laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo; fonctionne avec une économie de mots et de situations. Et les masques finissent pas tomber. Vivement le prochain opus !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;, Aki Shimazaki, Actes Sud, 13,50€</span></strong></em></p>
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		<title>Dans la peau du traître Tyrone Meehan</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 08:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[cause républicaine irlandaise]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[IRA]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj Chalandon]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>
		<category><![CDATA[Tyrone Meehan]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;C&#8217;est un livre qui parle des gueux, de simples gens, de pauvres gens, de douleurs, de misère&#8230; &#160;&#187; En octobre dernier c&#8217;est par ces mots notamment que l&#8217;auteur et journaliste Sorj Chalandon décrivait son dernier livre &#171;&#160;Retour à Killybegs&#160;&#187; à notre consoeur de La Nouvelle République, Mariella Esvant. Un roman qui se veut le dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-644 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="2011_chalandon_moyen" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2011_chalandon_moyen.jpg" alt="" width="71" height="89" />&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un livre qui parle des gueux, de simples gens, de pauvres gens, de douleurs, de misère&#8230;</em> &nbsp;&raquo; En octobre dernier c&rsquo;est par ces mots notamment que l&rsquo;auteur et journaliste <a title="Sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorj_Chalandon">Sorj Chalandon </a>décrivait son dernier livre &laquo;&nbsp;<strong>Retour à Killybegs</strong>&nbsp;&raquo; à notre consoeur de La Nouvelle République, <a title="les articles de Mariella Esvant" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/People/Sorj-Chalandon-revient-dans-la-peau-d-un-traitre">Mariella Esvant</a>. Un roman qui se veut le dernier de l&rsquo;auteur à propos de l&rsquo;Irlande du Nord. Plus question d&rsquo;écrire sur le sujet.</p>
<p><span id="more-638"></span></p>
<p>  &laquo;&nbsp;<em>J&rsquo;ai fermé la tombe de mon ami Denis&nbsp;&raquo;,</em> explique l&rsquo;auteur dans la vidéo présente ici.</p>
<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2011_chalandon_moyen.jpg" rel="lightbox[638]"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xky1r2" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></a></em></p>
<p>  <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/26077_1484990.jpg" rel="lightbox[638]" title="26077_1484990"><img class="alignleft size-full wp-image-647 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="26077_1484990" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/26077_1484990.jpg" alt="" width="110" height="163" /></a><strong>&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs</strong>&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas la suite de &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, publié en 2008 et désormais disponible en livre de poche mais &nbsp;&raquo; <em>un écho</em>&laquo;&nbsp;. Cette fois, c&rsquo;est le traitre qui parle, celui qui, vingt ans durant, a travaillé en sous-marin pour la police britannique et les services secrets.</p>
<p>Dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, Sorj Chalandon se glissait dans la peau d&rsquo;Antoine, le luthier parisien qui découvrait l&rsquo;Irlande du Nord et la lutte. Antoine, c&rsquo;était Chalandon. Le journaliste, – il a travaillé pendant plus de trente ans à <em>Libération</em> –,  et l&rsquo;homme qui, des années durant, a couvert l&rsquo;actualité irlandaise. &nbsp;&raquo; <em>C&rsquo;était un livre réel</em>&laquo;&nbsp;, explique le journaliste au Canard Enchaîné qui a finalement appris que son ami <a title="Un article concernant sa mort" href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2006/04/05/meurtre-d-un-ancien-membre-du-sinn-fein-qui-espionna-pour-londres_758119_3214.html">Denis Donaldson</a> avait trahi sa patrie, ses frères d&rsquo;armes et ses idéaux. C&rsquo;était en 2005.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_661" style="width: 139px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/denis.jpg" rel="lightbox[638]" title="denis"><img class="size-full wp-image-661 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="denis" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/denis.jpg" alt="" width="129" height="139" /></a><p class="wp-caption-text">Denis Donaldson, l&#39;ancien ami de Sorj Chalandon qui a inspiré le roman</p></div>
<p>A la sortie de &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, il se rend cependant compte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas allé au bout de la démarche. Qu&rsquo;il manque quelque chose. &laquo;&nbsp;<em>Il me manquait la vie et la parole du traître</em>&laquo;&nbsp;, explique-t-il encore dans la vidéo. Alors, il se plonge dans l&rsquo;écriture de &laquo;&nbsp;<strong>Retour à Killybegs</strong>&laquo;&nbsp;. Pas une suite, ni un tome 2. Avec la volonté cependant de proposer au public &laquo;&nbsp;<em>de suivre</em>&nbsp;&raquo; l&rsquo;auteur dans la trahison &nbsp;&raquo; <em>et d&rsquo;en prendre sa part</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Le livre a reçu à l&rsquo;automne le <strong>Grand prix du Roman de l&rsquo;Académie française</strong>.</p>
<p>Là, nous suivons donc le personnage de Tyrone Meehan. De sa naissance à sa mort. De son mariage à la naissance de son fils. De son ascension à sa chute. A la différence du véritable &laquo;&nbsp;héros&nbsp;&raquo;, Denis Donaldson, assassiné quatre mois seulement après avoir avoué sa trahison à 55 ans, Tyrone Meehan vivra plus vieux. Mais tout aussi seul. Sorj Chalandon le dit tout net : &laquo;&nbsp;<em>Tout le socle est vérité même s&rsquo;il y a des parties romancées</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Là, dans le nord du sud de l&rsquo;Irlande, à Killybegs, vit la famille Meehan. Avec Patraig, le père révolté qui a appartenu à l&rsquo;Armée républicaine irlandaise, sa femme et ses trop nombreux enfants qu&rsquo;il faut nourrir. Patraig meurt  des &laquo;&nbsp;<em>cailloux plein les poches</em>&nbsp;&raquo; (page 22). A Tyrone et ses frères de reprendre le flambeau. Jusqu&rsquo;au bout. Rapidement, il faudra quitter Killybegs, s&rsquo;installer chez un oncle puis rejoindre Belfast. Les germes de la lutte s&rsquo;installent. Tyrone en sera. Tout comme son frère Séanna. Pour un temps seulement.</p>
<p><strong>Page 59</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;IRA. Ce n&rsquo;était plus trois lettres noires, bavées sur notre mur à la peinture haineuse. Ce n&rsquo;était plus une condamnation entendue à la radio. [&#8230;] C&rsquo;était la chair de mon père, sa vie entière, sa mémoire et sa légende. C&rsquo;était sa douleur, sa défaite, l&rsquo;armée vaincue de notre pays. Jamais je n&rsquo;avais entendu ces trois lettres prononcées par d&rsquo;autres lèvres que les siennes. [&#8230;] L&rsquo;IRA. Soudain, je l&rsquo;ai vue partout. [&#8230;] Je l&rsquo;ai sentie en moi. En moi, Tyrone Meehan, seize ans, fils de Patraig et de la terre d&rsquo;Irlande. Chassé de mon village par la misère, banni de mon quartier par l&rsquo;ennemi. L&rsquo;IRA, moi</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Premières missions, premières arrestations aussi. Premiers séjours en prison. Chalandon plonge son lecteur dans le quotidien d&rsquo;un activiste de la nébuleuse IRA tandis que de l&rsquo;autre côté de la Manche, la Deuxième Guerre mondiale fait rage. Et puis un jour, c&rsquo;est le drame. En août 1969, Tyrone Meehan tue accidentellement son ami, son modèle, Danny Finley. Il ne dira rien mais ses ennemis de toujours ont là de quoi le faire chanter, le soumettre à la trahison. Tyrone passe pour un héros. C&rsquo;est un salaud. Magnifique.</p>
<p><strong>Page 139</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Lorsque je me suis avancé au micro, j&rsquo;ai été applaudi. Longuement, comme on remercie. J&rsquo;ai tué Danny. Je tremblais. Je n&rsquo;ai plus cessé de trembler depuis ce jour.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Sheila sa femme, ses amis, ses compagnons&#8230; tous s&rsquo;accrochent à la version. Tyrone Meehan aurait pu vieillir avec.</p>
<p>Au fil du roman, l&rsquo;auteur alterne entre les épisodes héroïques de Tyrone Meehan et son exil obligé, dans la maison de son père, sa trahison avouée et sa fierté écrabouillée. Un vis-à-vis chronologique qui vous oblige à suivre l&rsquo;homme jusqu&rsquo;au plus profond de son âme et à retracer l&rsquo;histoire irlandaise contemporaine.</p>
<p>En 1979, Tyrone Meehan, alors à l&rsquo;état-major de l&rsquo;IRA, est emprisonné pour quinze mois. Depuis trois ans déjà, ces hommes ne sont plus considérés comme des prisonniers politiques. De quoi mettre le feu à la prison de Long Kesh.</p>
<p><strong>Page 154</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Lorsque je suis entré au bloc H4 du camp, le jeudi 1er novembre 1979, cela faisait trois ans que trois cents camarades étaient nus dans leurs couvertures et vivaient dans leur merde</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>C&rsquo;est à sa sortie qu&rsquo;il est approché par les services de police britanniques. Et contraint à travailler pour eux, qui savent la vérité sur la mort de Danny.</p>
<p><strong>Page 218</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je ne forçais pas. Je ne provoquais rien. je laissais venir. Je me disais qu&rsquo;accepter la trahison leur suffirait peut-être. J&rsquo;étais un agent à leurs yeux. Mais je n&rsquo;avais pas trahi. Pas encore. Je n&rsquo;avais rien dit, rien fait, dénoncé personne. Juste cette conversation parisienne qu&rsquo;ils prenaient pour un pacte. J&rsquo;ai eu une pensée folle. J&rsquo;ai espéré que tout s&rsquo;arrêterait là. Qu&rsquo;ils ne me demanderaient rien, jamais.</em> &nbsp;&raquo;</p>
<p>Peine perdue, évidemment. Tyrone Meehan finira même par se prendre au jeu. Se rassurer comme il peut.</p>
<p><strong>Page 273</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;avais laissé le salaud du côté de Falls Road. A Paris, je ne trahissais pas, j&rsquo;instruisais. Je faisais un travail utile, militant, fondamental, probablement historique</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et puis l&rsquo;Histoire est en marche. Le dessous des cartes change. Tyrone Meehan est lâché. Arrêté, interrogé. Obligé à l&rsquo;exil. Avant d&rsquo;être abattu quelques temps plus tard dans la maison de son père, à Killybegs.</p>
<p>Un livre fort, puissant. Formidablement écrit. Et qui m&rsquo;a donné envie de plonger dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;. Vite !</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs&nbsp;&raquo;, de Sorj Chalandon, Grasset, 20€.</strong></em></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon traître&nbsp;&raquo;, Le livre de poche, 6€.</strong></em></p>
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