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	<title>Quatrième de couv &#187; trafic</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Pearl ou la vie immobile&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 09:17:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Encore un bon conseil de ma libraire bretonne  ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&#8217;est pas le roman le plus drôle de l&#8217;année, ni le plus léger. Loin de là ! Jennifer Clement (auteure de &#171;&#160;Prières pour celles qui furent volées&#160;&#187; notamment), que je ne connaissais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" rel="lightbox[4461]"><img class="alignleft size-full wp-image-4463 colorbox-4461" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" alt="BALLES PERDUES" width="300" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encore un bon conseil de ma<a href="https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/LIBRAIRIE-LES-MOTS-VOYAGEURS-113472432004467/"> libraire bretonne </a> ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&rsquo;est pas le roman le plus drôle de l&rsquo;année, ni le plus léger. Loin de là !</p>
<p><strong>Jennifer Clement </strong>(auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Prières pour celles qui furent volées&nbsp;&raquo;</strong> notamment), que je ne connaissais pas jusque-là, est poète, biographe et romancière. Elle a grandi dans le Connecticut. La quinquagénaire vit désormais à Mexico.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p><strong>Margot</strong> a 17 ans et un nourrisson sous les bras quand elle quitte sa famille et la vie cossue aux bonnes manières dans laquelle elle a toujours vécu. Elle s&rsquo;installera dans sa voiture, une Mercury dont elle fera un nid douillet pour elle et sa fille. Une solution qui se voulait temporaire. Elle durera quatorze ans&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4461"></span></p>
<p><strong>Pearl</strong>, à la peau si blanche, va donc grandir sur un parking&#8230; à proximité de caravanes habitées par d&rsquo;autres éclopés de la vie. C&rsquo;est elle qui nous raconte son histoire. Sans mièvrerie. Officiellement, elle n&rsquo;existe pas. Pas de papiers, personne pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elle quand le pire arrive.</p>
<p>Elle va à l&rsquo;école, sa mère, elle, travaille comme femme de ménage. Elles dînent dans des assiettes en porcelaine de Limoges – vestiges d&rsquo;une vie révolue – chantent des chansons d&rsquo;amour, mais dorment dans une voiture qui ne bouge plus depuis des années&#8230;</p>
<p>Une vie difficile mais remplie de poésie&#8230; et de bonnes manières, même à proximité d&rsquo;alligators. <strong>Pearl</strong> et son amie <strong>Avril May, </strong>elles, multiplient les bêtises. Pour tuer le temps.</p>
<p>Tout bascule cependant quand <strong>Eli</strong> entre en scène. Le Texan, amateur d&rsquo;armes à feu et impliqué dans un trafic avec le <strong>pasteur Rex</strong>, va se rapprocher de <strong>Margot</strong>, proie si fragile. Petit à petit, il prendra de la place dans la Mercury.</p>
<p><strong>Pearl, </strong>devenue adolescente,<strong> </strong>s&rsquo;éloigne. Elle sent le danger. Et se réfugie souvent dans la caravane d&rsquo;un couple de Mexicains pas vraiment honnêtes non plus. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est, au coeur de la Floride, l&rsquo;Amérique des petites gens qui se dessine. Ceux qu&rsquo;on ne voit plus. C&rsquo;est l&rsquo;économie de la débrouille aussi, le quotidien teinté de violence (celle des armes, omniprésentes et de la société de consommation), et la religion pour continuer de croire à autre chose&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Moi ? J&rsquo;ai été élevée dans une voiture. Et quand on vit dans une voiture, on ne s&rsquo;inquiète pas des orages et des éclairs. On a peur des camions d la fourrière qui pourraient venir vous enlever. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère et moi nous avons emménagé dans une Mercury quand elle avait dix-sept ans et que j&rsquo;étais un nourrisson. Du coup, notre voiture, garée au bord d&rsquo;un parking pour caravanes au milieu de la Floride, est le seul chez-moi que j&rsquo;ai jamais connu. Nous vivions une existence au jour le jour, un peu comme ces jeux où il fallait relier des points et des chiffres pour faire un dessin, on ne pensait pas trop à l&rsquo;avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère était si gentille qu&rsquo;elle l&rsquo;était trop. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Selon l&rsquo;avis de certains, quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi gentil aurait mérité qu&rsquo;on l&rsquo;enferme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne me disait jamais non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aimait à dire : Je suis comme deux cents grammes de sucre en poudre, si on a besoin de douceur, on peut me demander à toute heure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était vraiment deux cents grammes de sucre en poudre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais la douceur est toujours à la recherche du Grand Méchant Loup. Et le Grand Méchant Loup repère toujours Mademoiselle Douceur au milieu de n&rsquo;importe quelle foule. Comme deux aimants qui s&rsquo;attirent. Monsieur Grand Méchant Loup était le réfrigérateur et Mademoiselle Douceur était le petit aimant &laquo;&nbsp;Florida loves Oranges&nbsp;&raquo; collé sur la porte. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a invité Eli Redmond dans notre voiture.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je sais que le coeur empathique de ma mère s&rsquo;est embrasé quand il a commencé à tirer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait qu&rsquo;il avait traversé les Etats-Unis en stop, de la Californie jusqu&rsquo;à la Floride, pour savoir si l&rsquo;amour existait en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A l&rsquo;intérieur de son corps, ma mère était capable de voir des trains électriques, des bonbons d&rsquo;Halloween et des pistolets en plastique, et même une carabine à air comprimé pour tuer les oiseaux.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle sentait les coups de soleil sur ses épaules.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait que ce jeune homme avait juste besoin d&rsquo;amour. Il avait besoin qu&rsquo;une fille le prenne par la main et l&rsquo;attire dans son lit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;amour n&rsquo;existait pas en Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a marché vers le revolver qui tirait sur elle, comme si elle entrait dans la pluie d&rsquo;un arroseur automatique, par un jour chaud de juillet, en Floride. Mouille-moi, mouille-moi, tue-moi, tue-moi, mouille-moi, tue-moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Balles perdues&nbsp;&raquo;, Jennifer Clement, Flammarion, 20 €. Traduction de Patricia Reznikov. </em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un faux cowboy au coeur trop tendre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 08:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec &#171;&#160;Cowboy light&#160;&#187; de Frédéric Arnoux,  le voyage vaut le détour. Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur : &#160;&#187; À droite, des vaches. À gauche, des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" rel="lightbox[4008]"><img class="alignleft  wp-image-4010 colorbox-4008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" alt="COWBOY LIGHT" width="251" height="323" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Frédéric Arnoux,</strong>  le voyage vaut le détour.</p>
<p>Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur :</p>
<div class="in_box24_text">
<p><em>&nbsp;&raquo; À droite, des vaches. À gauche, des barres HLM. Au-dessus, des lignes à haute tension. Et pile en dessous : un petit quartier pavillonnaire bisontin, tout près de l’usine Lip alors à l’abandon, avec son dealer raté et deux ferrailleurs qui le rackettent à grands coups de poing. Quand le narrateur-dealeur rencontre une bourge deux fois plus âgée que lui lors d’une soirée en Suisse, il s’imagine devenir gigolo – ils baisent, boivent, se défoncent et finissent même par se marier dans une chambre d’hôtel à Séville. Sauf qu’il a un cœur d’artichaut. Sauf que cette femme ne lui a pas tout dit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Résultat ?</p>
<p>Un roman noir au style trash mais léché, qui évoque avec humour l’ennui d’une province dans les années 80, mais aussi comment l’amour peut détruire plus qu’il ne soulage. Un (premier) roman efficace.</p>
<p><strong>Frédéric Arnoux</strong>, quadragénaire et intermittent dans l’audiovisuel, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> son premier roman.  Il a également été créatif dans la pub, femme de ménage dans une maison de retraite, emballeur de palettes, vendeur de plaquettes publicitaires en porte-à-porte, guetteur d’alarmes dans une usine de pétrochimie, videur de semi-remorque à main nue, plante verte la nuit dans un hôtel… Il vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;étais môme, je m&rsquo;imaginais volant sur le dos des cigognes, bien au chaud dans les plumes. Puis un jour, badaboum, je serais tombé pendant la sieste. La Ginou et Tonton m&rsquo;auraient trouvé comme ça, sur le paillasson, le pouce dans la bouche, un petit sourire déposé par mes rêves. J&rsquo;ai fini par y croire dur comme fer. A la fête des Mères, pendant que les autres décoraient les boîtes de camembert ou enfilaient des nouilles pour faire un collier, moi je confectionnais un nid. Un petit. A cet âge, un moineau ou une cigogne, c&rsquo;est du pareil au même. Je découpais des coeurs dans du papier crépon que je collais sur les bords. Au fond du nid, j&rsquo;en collais un plus gros sur lequel j&rsquo;écrivais une petite poésie de gosse, un truc cucul la praline. Certains instits s&rsquo;inquiétaient, d&rsquo;autres trouvaient ça créatif. Un jour, le maître nous a annoncé qu&rsquo;on partait en classe verte. Au programme, il y avait découverte d&rsquo;un nid de cigognes. Je n&rsquo;en dormais plus. J&rsquo;allais enfin voir “ma maman que j&rsquo;aime de tout mon petit coeur” comme je disais à l&rsquo;époque. Le matin du voyage, j&rsquo;avais mis mes plus beaux habits, m&rsquo;étais peigné, et aspergé de Mont-Saint-Michel. J&rsquo;avais aussi piqué l&rsquo;appareil photo et l&rsquo;avais planqué dans mon sac. Un gros, vu que je ne comptais pas rentrer. J&rsquo;y avais entassé la moitié de mon armoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Impossible de continuer, j&rsquo;ai éclaté en sanglots. Je me suis caché le visage dans les mains, et je suis parti au sprint, je chialais comme un gosse, mes larmes dégoulinaient dans le cou, je poussais des cris les dents serrées, le goût de la morve dans la bouche&#8230; Expulser, il fallait que ça sorte&#8230; j&rsquo;ai couru&#8230; couru jusqu&rsquo;à avoir mal aux poumons, jusqu&rsquo;à frôler l&rsquo;asphysie. Puis je me suis arrêté, plus de souffle, les jambes en coton. Drôle d&rsquo;impression. Je me sentais mieux, soulagé et en même temps honteux, déprimé. Je me souviendrais toujours de son visage. Au début surpris, puis compatissant, rayonnant d&rsquo;amour maternel. Exactement ce dont j&rsquo;avais toujours rêvé&nbsp;&raquo;. <strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En longue robe blanche. Maquillée. Coiffée comme si c&rsquo;était vrai. Une mèche s&rsquo;était échappée de ta coiffure, retombait en boucle sur ta joue. Tes bras se sont ouverts, tu t&rsquo;es avancée à petits pas. Tes mains sur mes poignets, te bouche m&rsquo;a effleuré, ton souffle glissait sur mon oreille, j&rsquo;ai entendu “Oui”. Puis tes yeux ont fouillé les miens. Ils étaient mouillés. Les miens aussi. Deux enfants perdus, agrippés l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Le bonheur nous chatouillait tout l&rsquo;intérieur. On se regardait les yeux fermés, en braille, du bout des doigts. Au bout du monde qu&rsquo;on était. Même de l&rsquo;autre côté, je crois. Ca donnait envie de s&rsquo;étouffer dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre pour y rester. Si ce n&rsquo;était pas le paradis, c&rsquo;en était un putain de pavillon témoin.&nbsp;&raquo; <strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;, Frédéric Arnoux, Buchet Chastel, 15€</strong></em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pas d&#8217;été à Louveplaine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/09/pas-dete-a-louveplaine/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Dec 2013 08:33:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&#8217;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de Cloé Korman a provoqué chez moi. Avec &#171;&#160;Les Saisons de Louveplaine&#160;&#187;, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite. Cloé Korman est née [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2237 colorbox-2234" style="margin: 10px" alt="cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" width="174" height="256" /></a></p>
<p>Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&rsquo;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de <strong>Cloé Korman</strong> a provoqué chez moi. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite.</p>
<p><strong>Cloé Korman</strong> est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l&rsquo;histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Les Hommes-couleurs</strong>&nbsp;&raquo; (Seuil, 2010) avait été récompensé par le prix du <strong>livre Inter</strong> et le <strong>prix Valéry Larbaud</strong>.Le thème lui avait été inspiré par ses voyages dans l&rsquo;Ouest des Etats-Unis quand elle vivait à New-York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2241 colorbox-2234" alt="Les-hommes-couleurs-150x150" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Dans ce premier roman déjà, le thème de l&rsquo;immigration était creusé par la jeune femme. Un couple, employé d&rsquo;une multinationale, dirige les travaux d&rsquo;un tunnel destiné à livrer du pétrole mexicain vers les USA, au mépris des lois du pays.</p>
<p>Le tunnel devient la voie de passage des émigrants mexicains. Le couple se retrouve, au fil des années, complice de ces passages clandestins, car le tunnel est long à percer. Ce qui permet à l&rsquo;opération de durer c&rsquo;est que le responsable du chantier au sein de la multinationale à New-York est un amateur et un trafiquant d&rsquo;objets archéologiques que les ouvriers découvrent (et se mettent même à fabriquer).</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo; </strong> est disponible en format poche.</p>
<p><span id="more-2234"></span></p>
<p>Quid des <strong>&laquo;&nbsp;Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong> ? Voilà une histoire unique. Celle de<strong> Nour</strong>. La jeune femme, Algérienne, n&rsquo;a plus de nouvelle de son mari et père de sa fille.<strong> Hassan</strong> vit en France, à <strong>Louveplaine</strong>, ville imaginaire que l&rsquo;auteure a installée en <strong>Seine-Saint-Denis, entre une forêt et une autoroute. Louveplaine</strong>, c&rsquo;est la banlieue sans relief ni mémoire.</p>
<p>Là,<strong> Nour </strong>débarque un jour de septembre dans un appartement vide. Elle se met en quête de son mari qui, elle l&rsquo;apprend vite, vivait grâce à l&rsquo;économie parallèle. Le menuisier parti faire fortune en France vend de la drogue et se lance dans les combats de chiens clandestins. De quoi attiser la jalousie. Il en mourra&#8230;</p>
<p><strong>Nour,</strong> dont l&rsquo;histoire est d&rsquo;abord racontée au lecteur par l&rsquo;une de ses amies d&rsquo;enfance puis par le policier<strong> Biniam</strong>, met tout en branle pour comprendre, savoir. Quitte à devenir délinquante elle-même.</p>
<p>Avec <strong>Sonny</strong>, un jeune garçon d&rsquo;origine malienne, elle arpente la cité, le béton froid. Ensemble, au fil des saisons et des mois qui ponctuent les chapitres, ils oublient leurs solitudes, leurs peurs et leurs rêves trop grands pour eux. <strong>Sonny, le si ténébreux et si humain pourtant, </strong>s&rsquo;impose à elle. Tantôt aidant, tantôt menaçant. Il sait mais distille les informations au compte-gouttes.</p>
<p>Dans un décor qui déconstruit – la tour Aragon va être rasée – entre le lycée, l&rsquo;hôpital,  l&rsquo;esplanade et les tours, c&rsquo;est toute une communauté qui essayé de vivre. Ensemble. Malgré la violence, celle des hommes, des enfants&#8230; et celle des animaux qu&rsquo;on fait se battre dans les caves&#8230;</p>
<p><strong>Quand Sonny (grièvement touché) et Nour (indemne) sont renversés par une voiture de police, les jeunes font s&rsquo;embraser la ville. L&rsquo;auteure a situé son roman en 2005. Comme un écho aux émeutes qui, à l&rsquo;époque, enflammaient Clichy-sous-Bois.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand elle me passe ses coups de fil étranges, que je comprends de moins en moins, j&rsquo;imagine Nour penchée dans cet appartement à deux mille kilomètres de nous, dans cette ville où elle est seule. Peut-être a-t-elle choisi de dormir et de rêver avec d&rsquo;autant d&rsquo;obstination pour réussira conserver l&rsquo;image de son mari, comprendre qui il était avant qu&rsquo;il parte tenter le coup en France. Depuis trois ans, il n&rsquo;était jamais là qu&rsquo;en été, un mois à aider Amine à la station-service et avec elle pendant les jours de congé, à faire quelques balades dans les alentours. Le reste de l&rsquo;année il envoyait un peu d&rsquo;argent. Qui était Hassan avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;efface en perdant l&rsquo;appétit, le sommeil ? Qui, avant qu&rsquo;il ne se perde dans Louveplaine ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Quand ils gagnèrent la porte, Néfi se rua sur le tas de vêtements qu&rsquo;ils apercevaient tout à l&rsquo;heure depuis le palier. Sonny eut le plus grand mal à la faire reculer et Nour dut s&rsquo;appuyer contre le mur pour retenir un haut-le-coeur. Ce n&rsquo;étaient pas les ordures qui s&rsquo;exhalaient depuis tout à l&rsquo;heure à travers le couloir, mais ce tas de lambeaux : les chiens. Ils étaient trois, liquidés par les combats, qu&rsquo;on avait jetés là. On n&rsquo;avait pas prévu d&rsquo;autre endroit où mettre les vaincus. La pile de chair, de fourrure collée, de dents et d&rsquo;os à vif se confondait entièrement dans cette puanteur, pourtant quand elle eut dépassé cet obstacle, une image s&rsquo;imprima en elle aussi nettement qu&rsquo;une morsure – le tosa qui était au sommet de la pile, qui devait être le dernier perdant. Il avait eu la patte arrachée lors de son duel.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Rendre visite à ce garçon qui l&rsquo;avait presque tuée, dans un lieu qui lui soulevait le coeur, ne semblait pas propice à sa guérison. Après l&rsquo;accident, elle n&rsquo;était restée que vingt-quatre heures et au lieu de mettre ce séjour derrière elle, elle revenait. C&rsquo;était étrange : chaque jour elle se disait que sa balade matinale aurait pour but la boulangerie, le square des Cosmonautes, le centre de l&rsquo;église Saint-Marthe, mais il n&rsquo;en était rien, elle aboutissait à chaque fois dans cette chambre, où elle ne pouvait rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;entrer, s&rsquo;asseoir et constater son impuissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un portrait de femme, celui d&rsquo;une cité, d&rsquo;une communauté. Cloé Korman signe un roman puissant sur les arrivants, à la différence du précédent qui évoquait le destin de ceux qui veulent partir. Là, à Louveplaine, une cité qui ressemble à La Courneuve où l&rsquo;auteure a animé un atelier d&rsquo;écriture dans un établissement scolaire, la violence est partout. La poésie aussi. Dans certaines scènes, dans les descriptions de la ville. Mais aussi, et surtout, dans la langue, les dialogues, le style de la romancière. Loin des poncifs sur la banlieue morose, Cloé Korman réussit le tour de force de nous plonger dans un roman aux accents chevaleresques. Là, dans le décor gris, des vies se tiennent chaud. Nour en sort grandie et libre.</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais beaucoup aimé <strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo;</strong>, cette fois encore Cloé Korman signe un roman atypique, poétique. Bien mené. Et terriblement bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;, Cloé Korman, Seuil, 21€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		<item>
		<title>Valentin Noze, aventurier abracadabrantesque malgré lui&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Nov 2013 16:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[greouilles]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[méthode Arbogast]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[rebondissements]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sibylle]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[Valentin Noze]]></category>

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		<description><![CDATA[On poursuit la découverte des livres de cette rentrée littéraire avec un roman d&#8217;aventures bourré d&#8217;humour&#8230; publié aux Editions de Minuit. Non, rassurez-vous vous avez bien lu&#8230; Avec &#171;&#160;La méthode Arbogast&#160;&#187;, Bertrand de La Peine signe son troisième roman. Une découverte pour moi que cet auteur quinquagénaire qui enseigne le français à Mayotte. &#171;&#160;La méthode [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On poursuit la découverte des livres de cette rentrée littéraire avec un roman d&rsquo;aventures bourré d&rsquo;humour&#8230; publié aux <strong>Editions de Minuit</strong>. Non, rassurez-vous vous avez bien lu&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARBOGAST.jpg" rel="lightbox[2120]"><img class="alignleft  wp-image-2128 colorbox-2120" style="margin: 10px" alt="ARBOGAST" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARBOGAST.jpg" width="108" height="147" /></a></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Bertrand de La Peine</strong> signe son troisième roman. Une découverte pour moi que cet auteur quinquagénaire qui enseigne le français à Mayotte.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;</strong> plonge le lecteur dans le quotidien de <strong>Valentin Noze</strong>, subitement et durablement bouleversé. Tout cela à cause d&rsquo;un moineau et d&rsquo;une chute de haut d&rsquo;un bouleau&#8230;</p>
<p>Vous allez me dire, c&rsquo;est quoi ce truc ? Un roman ! Rondement mené qui se transforme en récit d&rsquo;aventures. L&rsquo;air de rien, on se voit dans un film avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre.</p>
<p><span id="more-2120"></span></p>
<p>La quatrième de couv, pour le coup, résume assez bien l&rsquo;histoire sans la déflorer :</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Rien de tout cela ne serait arrivé s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu ce moineau. Ni cette chute du haut du bouleau.Valentin Noze n&rsquo;aurait pas connu le docteur Arbogast, ni sa méthode d&rsquo;hypnose par l&rsquo;image, encore moins ses grenouilles. Il ne serait pas retrouvé sur l&rsquo;île de Madagascar, et n&rsquo;aurait pas eu à fuir devant un cyclone ou à pourchasser un ancien mercenaire à travers la forêt de la Montagne d&rsquo;Ambre&#8230; Et puis surtout, il n&rsquo;aurait pas rencontré Sibylle. Bref, il n&rsquo;aurait rien vu.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au fil des 126 pages, un roman qu&rsquo;on lit comme une bande dessinée. Les cases se suivent, l&rsquo;histoire se déroule en Belgique puis à Madagascar. Jamais en peine de rebondissements. On y sauve des grenouilles, on y pourchasse un ancien mercenaire  devenu trafiquant, on y cherche de fille de bonne famille et un militant écologiste sans vergogne, le tout sur fond de toiles de maître&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Depuis une dizaine d&rsquo;années, il injectait une solution à base de céruléine et projetait des reproductions de tableaux à ses patients. Se produisait alors un effet sédatif sur les lésions. Comme une pommade cicatrisante, vois-tu ? synthétise le docteur. Valentin n&rsquo;était pas sûr de &laquo;&nbsp;voir&nbsp;&raquo; quoi que ce soit. Toujours est-il que l&rsquo;état de bien-être ressenti en sortant de chez Arbogast l&rsquo;amenait à reconnaître que, malgré la caractère très étrange de cette thérapie, elle se révélait, dans son cas, drôlement efficace. Et tout ça, c&rsquo;est légal ? Je veux dire, précise le jeune homme, ce n&rsquo;est pas considéré comme un produit hallucinogène, comme de la drogue ? Arbogast a un petit ricanement. De la drogue ! Les pionniers doivent affronter bien des obstacles. Ce sont des grands incompris&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dérivant en arc de cercle, le boutre laisse sur sa gauche une montagne en pain de sucre émergeant de l&rsquo;eau ; il remonte la baie de Sakkalave. De grands aplats jaune de Mars, des carrés blancs salis de noir. Du bleu pur, au couteau. Assis à la proue, Valentin découvre la côté de Diégo. Il voyage dans une toile de Nicolas de Staël.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Aux abords de la petite ville qui compte quelques milliers d&rsquo;habitants, se dessinent les spectres d&rsquo;anciennes villas. Marquises en morceaux, varangues au plancher défoncé, fer forgé devenu végétal le long des jardins fantômes. Celles qui furent la résidence des officiers, au début du vingtième siècle, lorsqu&rsquo;ils quittaient la touffeur des garnisons de Diégo pour prendre le bon air des altitudes, ne sont plus ces pimpantes villégiatures où cascadait le rire des femmes sirotant des citronnades. Elles ne sont pas vestiges non plus. Les murs, toujours debout, ont connu de multiples tempêtes. Les gloriettes ont passé mais les demeures restent. Elles sont ces fossiles modernes où se lit, sur les plaques émaillées, Villa Marguerite, A la Belle Angeline, le palimpseste du drame colonial.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff">Au final, des personnages truculents, des situations rocambolesques et une écriture vive.</span> <span style="color: #0000ff">A lire quand il pleut, dans le train, etc. Un joyeux moment de lecture.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;, de Bertrand de La Peine, Les éditions de Minuit, 13€.</strong></em></p>
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