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	<title>Quatrième de couv &#187; tension</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au bord des lacs, la rudesse des sentiments</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2018 07:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; On poursuit notre découverte des livres de la rentrée ? Cette fois, on prend le large et on traverse le Canada jusqu&#8217;en Colombie-Britannique. Pas à Victoria ou à Vancouver, non. Aux confins des plus petites villes du côté de Kootenay Valley. Dans la campagne, dans la forêt. Au bord des lacs. Là, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SOUPLESSE-OS.jpg" rel="lightbox[4436]"><img class="alignleft wp-image-4438 size-medium colorbox-4436" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SOUPLESSE-OS-204x300.jpg" alt="SOUPLESSE OS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>On poursuit notre découverte des livres de la rentrée ? Cette fois, on prend le large et on traverse le Canada jusqu&rsquo;en Colombie-Britannique. Pas à Victoria ou à Vancouver, non. Aux confins des plus petites villes du côté de Kootenay Valley. Dans la campagne, dans la forêt. Au bord des lacs.</p>
<p>Là, on suit <strong>D.W. Wilson</strong>, un auteur trentenaire qui, après un premier roman, signe là un recueil de nouvelles passionnant,<strong> &laquo;&nbsp;La souplesse des os&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>C&rsquo;est là que nous croisons une dizaine de personnages qui, au fil de ce recueil de douze nouvelles, se croisent. Se quittent. Se battent. S&rsquo;expliquent. Ou, au contraire, ne trouveront jamais les mots&#8230;</p>
<p>Des pères et leurs fils, des amis, des frères&#8230; Un monde où les hommes sont rudes, taiseux, virils&#8230; et pas toujours fins. Vulnérables aussi. Mais également dignes, obstinés.</p>
<p>Les bonnes intentions se transforment parfois en échecs cuisants, les non-dits gâchent des vies&#8230;</p>
<p>Au final, des histoires qui, mises bout à bout, peuvent se lire comme un roman ou, au choix, comme une succession de bouts de vie rondement menée. Bien écrites.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4442" style="width: 588px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/QUEBEC.jpg" rel="lightbox[4436]"><img class="wp-image-4442 size-full colorbox-4436" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/QUEBEC.jpg" alt="QUEBEC" width="578" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Dans un parc, au Québec, que j&rsquo;ai arpenté en septembre 2017.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4436"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 (&laquo;&nbsp;Sédiments&nbsp;&raquo;) :</strong> [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Mais c&rsquo;est l&rsquo;été, que voulez-vous. L&rsquo;été comme moi, je le vis. Ces nuits-là sont courtes et certains soirs, je m&rsquo;endors, je me réveille et je rêve, sous mon porche, en attendant que l&rsquo;aube taquine la cime des montagnes. Bellows est le seul à avoir jamais pris ma défense. Même mon père, paix à son âme, n&rsquo;a jamais eu ce cran-là. Lorsque la nuit bat en retraite et que l&rsquo;aube se pare de cobalt, je regagne ma maison d&rsquo;un pas traînant et je mets de la musique pour chasser la solitude. Je me sers un verre. Il reste certainement des choses que Bellows et moi, on a enfouies en nous, mais ce bateau-là, si je reprends une expression paternelle, est rentré au port. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Voilà comment j&rsquo;imagine nos adieux : la veille de son départ on monte dans la Camaro et on fonce comme des dingues à travers la carrière tous phares éteints, et on braille, on se marre, on s&rsquo;embrasse et on multiplie les dérapages contrôlés et à la fin on a soulevé tellement de gravillons qu&rsquo;on croirait qu&rsquo;une tornade est passée derrière nous.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 (&laquo;&nbsp;C&rsquo;te crevure de vache&nbsp;&raquo;) :</strong><em>[&#8230;] Le plan de Biff : localiser le gamin en passant le lac gelé au peigne fin, quitte à retourner toute la Colombie-Britannique, même les étendues glacées du Grand Nord s&rsquo;il le fallait, et lui mettre une petite tape sur le genou. C&rsquo;était le minimum : personne d&rsquo;autre n&rsquo;avait jamais levé le petit doigt pour lui sauver la vie. Car le gamin lui avait sauvé la vie, oui, sur une exploitation agricole dans les Prairies, et il n&rsquo;avait pas plus de treize ans à l&rsquo;époque. Biff avait déjà frôlé la mort, plus d&rsquo;une fois – il avait failli se noyer dans la rivière Kicking Horse et chopé une pneumonie gravissime à onze ans –, mais seul le gamin s&rsquo;était jeté sous les sabots d&rsquo;un taureau déchaîné, pour reprendre le proverbe, à deux trois détails près.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 180 (&laquo;&nbsp;L&rsquo;écho au fond de la vallée&nbsp;&raquo;) :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Winch atteignit un point de non-retour. Une énorme pression le propulsa vers l&rsquo;avant. Son père portait un T-shirt gris au tissu élimé et au col troué, un jean aussi crasseux que celui d&rsquo;un poivrot. Il avait les yeux rougis, fous, exorbités. Winch avança à grandes enjambées, chassa du pied une pile de livres et, prenant son élan, il se rua sur son père, le saisit par le cou et le plaqua contre le mur en Placoplâtre. Il banda ses muscles et son bras nu, perlé de gouttes, se raidit. Son père agrippa l&rsquo;étau de ses doigts, tira dessus. La scène de bagarre entre ses parents à laquelle il avait assisté se rejouait, les pupilles de son père qui s&rsquo;étrécissaient, ses gestes qui devenaient frénétiques. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Winch gifla son père du revers de la main, si fort qu&rsquo;il s&rsquo;ouvrit les jointures des doigts.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La souplesse des os&nbsp;&raquo;, D.W. Wilson, Editions de l&rsquo;Olivier, 23 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Face à face hypnotique sous la neige</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/25/face-a-face-hypnotique-sous-la-neige/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 07:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà encore un roman devant lequel j&#8217;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&#8217; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de Christian Guay-Poliquin, qui signe avec &#171;&#160;Le poids de la neige&#160;&#187;, son deuxième roman, largement primé de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà encore un roman devant lequel j&rsquo;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&rsquo; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de <strong>Christian Guay-Poliquin</strong>, qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;</strong>, son deuxième roman, largement primé de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ( dont le prix France-Québec).</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" rel="lightbox[4264]"><img class="alignleft size-full wp-image-4267 colorbox-4264" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" alt="zoom-le-poids-de-la-neige" width="380" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son premier roman déjà, une panne d&rsquo;électricité faisait partie du décor, de l&rsquo;histoire. On la retrouve ici, en plein hiver, dans une petite bourgade déjà isolée qui, pendant les longs mois de l&rsquo;hiver canadien, va se retrouver totalement coupée du monde.</p>
<p>De quoi exacerber les tensions, de faire naître aussi des solidarités, parfois de façade seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple. Et tragique. Un homme, qui a quitté le village depuis dix ans, visiblement en mauvais termes avec son père, revient. Il sait que ce dernier est en train de mourir. Il reviendra trop tard cependant et est victime d&rsquo;un accident, grave. Les jambes écrasées, il ne peut être évacué ni réellement pris en charge à cause de la neige, de la panne d&rsquo;électricité.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Matthias</strong>, lui aussi échoué là depuis déjà plusieurs semaines, qui va devoir prendre en charge le blessé. Il le soigne, le nourrit et pourra ainsi espérer regagner la ville et sa femme qui l&rsquo;attend ( c&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;il dit) dès le premier convoi organisé, au printemps. A l&rsquo;écart du village, les deux hommes vont devoir cohabiter.  C&rsquo;est l&rsquo;homme blessé qui raconte.  Il n&rsquo;a pas encore recouvré l&rsquo;usage de la parole ni celui de ses jambes. <strong>Matthias,</strong> sexagénaire ou septuagénaire, veille sur lui. Il y a aussi des visites, celles de <strong>Maria</strong> la vétérinaire, de <strong>José,</strong> de <strong>Joseph</strong>, d&rsquo;autres encore qui voient dans le jeune homme secouru, mécanicien de métier, l&rsquo;occasion de pouvoir enfin fuir&#8230;</p>
<p>D&rsquo;une cohabitation non choisie qui n&rsquo;est pas simple va naître une complicité laborieuse. Mais il y a la neige, le silence, le temps qui passe et cet hiver qui n&rsquo;en finit pas. Il y a les rancoeurs, les petites trahisons, les larcins et ce quotidien colmaté qui les tue à petit feu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4264"></span></p>
<p>Dans une ambiance devenue menaçante, le fascinant décor devient mortifère au fil des pages. La tension narrative est palpable. Chaque geste est pensé, pesé. Tout compte. Un roman fascinant. Vraiment.</p>
<p><strong>Ici, une vidéo dans laquelle l&rsquo;auteur explique son intention d&rsquo;écriture : </strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 18 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je connais pourtant ce décor par coeur. Je l&rsquo;observe depuis longtemps. Je ne me souviens plus vraiment de l&rsquo;été, à cause de la fièvre et des médicaments, mais j&rsquo;ai vu le lent mouvement du paysage, le ciel gris de l&rsquo;automne, la lumière rougeoyante des arbres. J&rsquo;ai vu les fougères se faire mâcher par le givre, les hautes herbes casser à la moindre brise, les premiers flocons se poser sur le gel gelé. J&rsquo;ai vu les traces laissées par les bêtes qui inspectaient les alentours après la première neige. Depuis, le ciel n&rsquo;en finit plus d&rsquo;ensevelir le décor. L&rsquo;attente domine le paysage. Et tout a été remis au printemps. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Avant la neige, tu ne voulais rien avaler et voilà que tu manges comme un goinfre. Comme un porc. Souvent, j&rsquo;ai eu peur que la fièvre t&rsquo;emporte. Mais tu t&rsquo;en es sorti à chaque fois. Tu es mon obstacle, mon contretemps. Et mon billet de retour. Tu as beau rester de glace, je sais que tu t&rsquo;accroches désespérément à mes phrases. Tu supportes peut-être bien la douleur, mais tu crains la suite. Alors je te raconte des choses. N&rsquo;importe quoi. Quelques éclats de souvenirs, de fantômes, de mensonges. Chaque fois ton visage s&rsquo;éclaircit. Pas beaucoup, mais un peu. Le soir, je te parle aussi de mes lectures. Longuement parfois, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;aube chasse la nuit. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Tu devrais peut-être t&rsquo;étendre sur le divan, lui dis-je doucement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses yeux s&rsquo;ouvrent alors comme les tisons d&rsquo;une forge sous les coups d&rsquo;un soufflet. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est toi qui me dis quoi faire maintenant ? C&rsquo;est toi qui me maternes ? C&rsquo;est toi qui décides désormais, qui commandes ? Tu boites peut-être, mais tes plaies se sont bien refermées. Tu n&rsquo;as plus besoin de moi, c&rsquo;est ça ? Ma présence t&rsquo;encombre, te dérange, et tu cherches à me le faire comprendre. Tu vas mieux, certes, mais qu&rsquo;est-ce que tu comptes faire maintenant ? Tu as quelque part où aller ? Tu veux rester ici ? La neige s&rsquo;accumule, la nourriture manque et les gens désertent le village. Je ne peux pas croire que je suis encore ici, vocifère-t-il entre ses dents, je ne sais même plus comment tout cela est arrivé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses pupilles convergent dans ma direction</em>, comme un viseur qui me garde en joue.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est de la faute, tout est de la faute !&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;, Christian Guay-Poliquin, Les éditions de l&rsquo;Observatoire, 19 €.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Racines et identité chez Appelfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jul 2013 05:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de Aharon Appelfeld dans son dernier roman &#171;&#160;Les eaux tumultueuses&#160;&#187;, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause. Aharon Appelfeld est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&#8217;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" rel="lightbox[1800]"><img class="alignleft  wp-image-1807 colorbox-1800" style="margin: 10px" alt="eaux-tumultueuses-1277973-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" width="370" height="542" /></a></p>
<p>Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de<strong> Aharon Appelfeld</strong> dans son dernier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong>, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause.</p>
<p><strong>Aharon Appelfeld</strong> est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&rsquo;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, il a publié de nombreux romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Histoire d&rsquo;une vie&nbsp;&raquo;</strong> qui obtenu le prix Médicis étranger en 2004, ou plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon qui voulait dormir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011.</p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, <strong>Aharon Appelfeld</strong> a perdu ses deux parents, assassinés. Il rejoint Israël, à l&rsquo;âge de 13 ans. Il ne parle alors que  l&rsquo;allemand.</p>
<p><strong> Aharon Appelfeld</strong> est aujourd&rsquo;hui célébré dans le monde entier comme l&rsquo;un des plus grands écrivains de langue hébraïque contemporains, l&rsquo;un des derniers à avoir survécu à l&rsquo;Holocauste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong> a été publié en Israël en 1988. Ce roman appartient à la veine la plus métaphorique et imagée de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule à la fin des années 30, à la <strong>maison Zaltzer</strong>. Là, chaque été,<strong> Rita</strong> et plusieurs de ses amis, Juifs pour la plupart, se retrouvent pour jouer aux cartes et gagner de l&rsquo;argent, boire, aimer&#8230; Sans se soucier du quotidien.</p>
<p>Cet été là, pourtant, peu sont au rendez-vous. <strong>Rita</strong>, à nouveau désargentée, est venue avec son fils qui passe son temps à la surveiller. Quelques amis son là :<strong> Zoussi et son prétendant, Beno,</strong> etc. Alors qu&rsquo;ils attendent les habitués, le fleuve qui borde la pension se met à grossir, victime d&rsquo;une crue qui déborde jusque dans la cour.</p>
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<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;inquiétude grandit. Les questions existentielles se font jour au sein de la petite communauté juive  tandis que l&rsquo;un des leurs décède accidentellement. Tant de signes qui annoncent la fin d&rsquo;un monde&#8230;</strong> Maria, la bonne, les met en garde, parle de fidelité aux anciens et aux valeurs quand les hôtes, eux, n&rsquo;ont que le culte de la liberté à la bouche. Ils se veulent considérés comme des Européens&#8230; qui ne les considèrent que comme des Juifs. Rita, elle, fera le choix de fuir&#8230; en quête d&rsquo;une Palestine idéalisée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tard dans la nuit, Rita agressa de nouveau le serveur qu&rsquo;elle traita d&rsquo;homme sans coeur il avait envie de lui répondre mais il se retint, et Rita poursuivit en l&rsquo;accusant d&rsquo;être imbu de sa personne, mauvais, de rester dans son coin pour observer les faiblesses et les tares des autres. “Oui, c&rsquo;est vrai, nous sommes pleins comme des grandes de faiblesses, seulement des faiblesses, des quantités de faiblesses, mais cependant les Juifs ont droit à des égards, parce qu&rsquo;ils sont généreux et prodigues. L&rsquo;argent ne compte pas à leurs yeux, ils vendent leurs maisons pour venir vivre dans des misérables pensions, ils n&rsquo;ont pas de terres ni d&rsquo;entrepôts et ils prennent le premier train du soir pour aller où le vent les portera. Il y a des choses qui comptent plus que la fortune. La lumière compte plus que la fortune, la vie. Nous avons soif de vie. Personne ne pourra étancher cette soif. Nous dépenserons, nous vendrons tout, même notre manteau, tu comprends, maintenant?”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils empruntèrent le raccourci en marchant à des rythmes différents. Zoussi avait l&rsquo;intuition que des pensionnaires aimables allaient arriver par le train de midi et les autres se laissaient bercer par cet espoir. Zaltzer dévia la conversation pour parler de la religiosité exagérée de Maria. Il conclut en disant : “Elle n&rsquo;a pas toujours baigné dans la foi. Il faut croire que c&rsquo;est l&rsquo;effet de l&rsquo;âge.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Elle respecte beaucoup les traditions religieuses des Juifs, dit Zoussi de sa voix superficielle habituelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- C&rsquo;est vrai, mais parfois elle éveille en nous, Juifs de naissance, des sentiments de culpabilité inutiles, répondit Zaltzer, qui manifestement avait longtemps ressassé cette phrase. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Il y a en elle une force que nous ne possédons pas, dit Rita. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Moi, je n&rsquo;aime pas les contradictions, dit Zaltzer. Que chacun reste attaché à sa foi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Rita sut que c&rsquo;était la dernière conversation qu&rsquo;elle avait avec son fils. Désormais, il allait sombrer en elle comme une pierre, et se fondre avec le souvenir maudit de son père. Elle en conçut un étrange soulagement. Comme si elle avait enfin compris qu&rsquo;elle avait atteint un point de non-retour. [&#8230;] Sans la pension de Zaltzer, sans cet abri temporaire, sa vie aurait ressemblé à une course ininterrompue sur des rails enfoncés dans la boue. Où qu&rsquo;elle tournât la tête, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;obstacles, visages désagréables et mauvais goût.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Je découvre cet auteur, aujourd&rsquo;hui très âgé à travers ce roman métaphorique. L&rsquo;occasion de plonger dans un pan de notre histoire européenne commune. Un livre émouvant. Mais austère. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;, de Aharon Appelfeld, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€. Traduit de l&rsquo;hébreu par Valérie Zenatti.</strong> </em></p>
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