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	<title>Quatrième de couv &#187; suicide</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		<title>Des vies entre gris clair et gris foncé&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 13:38:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160;  Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, la reproduction sociale sont-ils si forts qu&#8217;ils cloisonnent nos vies ?  L&#8217;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ?  François Bégaudeau, dont je n&#8217;avais encore rien lu, tente d&#8217;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" rel="lightbox[5008]"><img class="alignleft size-full wp-image-5011 colorbox-5008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" alt="EN GUERRE" width="195" height="284" /></a> </span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, </span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">la reproduction</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> social</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">e</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">sont</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">-il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> si fort</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qu&rsquo;il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">cloisonnent nos vies ?</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><strong>François Bégaudeau</strong>, dont je n&rsquo;avais encore rien lu, tente d&rsquo;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de vous et de notre époque si socialement précaire. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Puisque la rencontre entre un prince et une bergère ne peut résulter que d’un accident, il en sera de même pour <strong>Romain Praisse</strong> et<strong> Louisa Makhloufi</strong> ! Le premier vit dans le centre</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">de cette ville jamais nommée où il est fonctionnaire territorial tendance bobo. <strong>Louisa</strong>, elle, vit en périphérie. Avec <strong>Cristiano</strong>. Elle est manutentionnaire sur une plateforme Amazon, lui travaille dans une entreprise qui fabrique des pièces. Il est ouvrier. Mais l’entreprise vit ses derniers moments.</span></span></span></p>
<p class="western"><span id="more-5008"></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"> <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Au chômage, <strong>Cristiano</strong>, qui n’a pas la force de rebondir de <strong>Louisa</strong>, sportive accomplie, se laisse couler. <strong>Louisa</strong> le sent, s’en lasse. Et lors d’une soirée entre copines, rencontre <strong>Romain</strong>. Rencontre improbable… qui se transforme. Qui les transforme ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Si le sexe transcende les classes, qu’en est-il de l’amour dans ce qu’il a de plus profond ? Au fil des pages, <strong>François Bégaudeau</strong>, dont on sait le regard et la plume incisifs, nous peint une implacable réalité sociale. Une guerre, sociale, à laquelle chacun des personnages se livre avec les moyens de sa classe.</span></span></span></p>
<p class="western"><strong>Romain</strong> et<strong> Louisa</strong> ne parlent pas de la même manière. N&rsquo;ont pas les mêmes intérêts ni les objectifs identiques.</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">C’est incisif, mais cela je l’ai déjà dit. C’est drôle aussi. L’écriture de <strong>Bégaudeau</strong> est dense, pleine. Vive. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une chouette découverte, malgré les constats. Malgré le bilan. Entre gris clair et gris foncé.</span></span></span></p>
<p><strong>François Bégaudeau parle ici de son roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9QAVnRx9Fms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Pages 12-13 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i> </i></span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>&laquo;&nbsp;Louisa Makhloufi et Romain Praisse demeureraient-ils encore cent ans dans cette ville que la probabilité qu&rsquo;ils se croisent, s&rsquo;avisent et s&rsquo;entreprennent resterait à peu près nulle. En sorte que si l&rsquo;une des 87 caméras de surveillance installées en 2004 par les techniciens d&rsquo;un prestataire privé de la mairie les voit se croiser, s&rsquo;aviser, s&rsquo;entreprendre, ce sera qu&rsquo;au prix d&rsquo;un dérèglement des trajectoires lié à une conjonction hasardeuse de faits nécessaires.&nbsp;&raquo;</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Page 183 : </b></span></span></span></em><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>« Sophie Lafargue a coché une par une les cases de cette résignation, de cette sagesse. Ni plus ni moins qu’un autre, elle a protesté, défié les serveurs, obtempéré en grognant, obtempéré en silence, s’est adaptée, s’est félicitée. Au fil des mois la loi a reprogrammé son système sensoriel. Lui a appris à aimer l’air limpide des cafés dont elle aimait tant la brume grise dans les films de Sautet et maintenant quand elle retombe dessus elle souffre pour Vincent, François, Paul et les autres noyés dans ce nuage cancérigène. Et les plateaux de télé enfumés des années 80 ne lui inspirent plus la nostalgie d’une époque qui savait vivre, mais une sorte d’effroi rétrospectif. »</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><b>Page 278 :</b></span> <span style="font-size: small"><i>« En somme il aura beaucoup contesté les lois sans jamais y contrevenir. Il est un légaliste objectif, sentant qu’il a plus intérêt à respecter la loi qu’à la transgresser ; que, si inique lui paraisse-t-elle, elle lui profite. Elle profite sans doute davantage aux encore mieux nés, habiles en outre à s’engouffrer dans les vides juridiques ou à profiter des largesses de l’administration fiscale, mais à lui elle assurera jusqu’au bout un toit et des loisirs suffisants, aussi vrai qu’elle lui épargne et lui épargnera, sauf accident, sauf dérèglement général et alors le souhaite-t-il vraiment ?, le froid, la faim, les maladies qui dégénèrent à défaut de soins. </i></span></p>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><i>La société dont il conteste les fondements lui fournir des avoirs, même maigres, et une situation, même peu gratifiée. Ainsi doté, on ne saute pas dans le vide. Un jour, vers leurs débuts, le projet formulé par Louisa de sauter à l’élastique l’avait laissé dubitatif. Risquer de tout perdre pour un frisson de trois secondes, quelle folie. Elle avait dit : perdre quoi ? »</i></span></p>
</blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En guerre&nbsp;&raquo;, François Bégaudeau, Verticales, 20 euros.</strong></em></p>
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		<title>Entre obsessions et folie, une quête&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 09:31:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   «  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  » C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-hw-livre-titre-couv field-type-text field-label-hidden"></div>
<div class="field field-name-hw-interventions field-type-field-collection field-label-hidden"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire  </span></strong></div>
<div id="node-hw-livre-full-group-edito-livre-bas" class="float-left group-edito-livre-bas field-group-div group_edito_livre_bas field_group_div">
<div class="field field-name-hw-presentation-editoriale field-type-text-long field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even"><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" rel="lightbox[4890]"><img class="alignleft size-full wp-image-4896 colorbox-4890" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" alt="DEMANDE TIERS" width="280" height="440" /></a>«  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  »</em></div>
<div class="field-item even">C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins qu’elle va régulièrement observer à l’aquarium.<br />
Mais la narratrice et <em>la fille avec qui elle veut vieillir</em> ont rompu. Elle a aussi dû faire interner sa sœur <strong>Suzanne</strong> en hôpital psychiatrique. Définitivement atteinte du syndrome du cœur brisé, elle se décide à en savoir plus sur sa mère, qui s’est suicidée lorsqu’elle et <strong>Suzanne</strong> étaient encore enfants.<br />
Elle retourne sur les lieux, la plus haute tour du château touristique d’où sa mère s’est jetée. Elle interroge la famille, les psychiatres. Aucun d’eux ne porte le même diagnostic. Quant aux causes  : <em>« Ce n’est pas important de les savoir ces choses-là, vous ne pensez pas ? »</em></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even">Déçue, méfiante, elle finit par voler des pages du dossier médical qu’on a refusé de lui délivrer.<br />
Peu à peu, en convoquant tour à tour <em>Blade Runner</em>, la Bible ou l’enfance des tueurs en série, en rassemblant des lettres écrites par sa mère et en prenant le thé avec sa grand-mère, elle réussit à reconquérir quelques souvenirs oubliés.<br />
Mais ce ne sont que des bribes. Les traces d’une enquête où il n’y a que des indices, jamais de preuves.<br />
La voix singulière de <strong>Mathilde Forget</strong> réussit à faire surgir le rire d’un contexte sinistre et émeut par le moyen détourné de situations cocasses. Sur un ton à la fois acide et décalé, elle déboussole, amuse et ébranle le lecteur dans un même élan.</div>
<div class="field-item even">
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mathilde Forget,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> auteure, compositrice et interprète signe là son premier roman plein d&rsquo;humour décalé et grinçant. Un pas de côté pour aborder des questions profondes, graves. Essentielles. </span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Elle nous en parle ici  :</b></span></span></span></strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UvTf0VKTbew?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote><p><strong><b>Pages 26-27 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Jacques a dit : &nbsp;&raquo; Ne devient pas fou qui veut.&nbsp;&raquo; Je ne suis pas spécialement lacanienne, mais sans connaître cette phrase j&rsquo;ai pensé il y a quelques temps que la folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Je ne suis pas non plus freudienne. Et d&rsquo;ailleurs je me méfie de Sigmund, je sais que Bambi a été créé par l&rsquo;un de ses proches amis, le romancier Felix Salten.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>La folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Pourtant j&rsquo;ai essayé de toutes mes forces.</em> C&rsquo;était après avoir passé plusieurs heures à répéter, Bambi est un connard, Bambi est un connard, Bambi est un connard&#8230;<em> effondrée sur le carrelage trop propre de ma cuisine. Un jour une amie m&rsquo;a dit : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est tellement vide et propre chez toi, on dirait l&rsquo;appartement d&rsquo;un psychopathe.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est vrai, je pourrais être une psychopathe mais je crois que mon goût pour les intérieurs austères et ordonnées me vient surtout de mon éducation protestante. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 35 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Grâce aux médicaments, Suzanne dit oui à toutes mes propositions d&rsquo;activités, ce qui me permet de m&rsquo;améliorer à la belote. Une grande soeur cesse forcément un jour de jouer avec sa petite soeur, à l&rsquo;hôpital psychiatrique je peux me venger. Pour la belote, on s&rsquo;installe dans sa chambre. On est souvent interrompues par un patient qui cherche la télécommande. Il n&rsquo;y en pas qu&rsquo;une seule pour tout l&rsquo;hôpital, alors pour changer de chaîne il faut partir à sa recherche.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 76 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;On a rompu sur un banc. J&rsquo;ai voulu pleurer pour réhabiliter mon coeur. Je l&rsquo;ai prise dans mes bras pour qu&rsquo;elle ne voie pas mon visage. J&rsquo;ai fait en sorte que des larmes viennent et peu importe de quel chagrin. J&rsquo;ai pensé à la mort de Cathy Cesnik, assassinée le 7 novembre 1969 à Baltimore car elle s&rsquo;apprêtait à révéler de nombreux viols et agressions sexuelles commis par des prêtres sur des enfants au sein de l&rsquo;école catholique où elle enseignait le théâtre et l&rsquo;anglais. Penser à soeur Cathy me fait pleurer. Quand j&rsquo;a senti les larmes monter, je lui ai montré mon visage. Dans son regard j&rsquo;ai vu un soulagement. </em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Quatre mois après la rupture, j&rsquo;ai pleuré pendant une semaine sans même avoir besoin de penser à soeur Cathy. Et mon coeur s&rsquo;est littéralement effondré dans ma poitrine pour finir au fond de mon ventre. J&rsquo;ai donc bien un coeur, mais il n&rsquo;est plus au bon endroit.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><b>&laquo;&nbsp;A la demande d&rsquo;un tiers&nbsp;&raquo;, Mathilde Forget, Grasset. </b></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Miss Sarajevo"]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[décomposition]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
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		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
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		<category><![CDATA[Ingrid Thobois]]></category>
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		<category><![CDATA[Sirvins]]></category>
		<category><![CDATA[succession]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
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		<category><![CDATA[Viviane]]></category>
		<category><![CDATA[Zladko]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les tiroirs secrets de l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Dec 2017 09:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA["Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner"]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[ambiguité]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Armande]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[ennui]]></category>
		<category><![CDATA[Etienne Deslaumes]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[vacuité]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Une rentrée littéraire est aussi l&#8217;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&#8217;une maison d&#8217;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit. C&#8217;est le cas avec Etienne Deslaumes, que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33cccc">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" rel="lightbox[4099]"><img class="alignleft  wp-image-4100 colorbox-4099" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" alt="VIOLENCES OK" width="246" height="317" /></a>  Une rentrée littéraire est aussi l&rsquo;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&rsquo;une maison d&rsquo;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit.</p>
<p>C&rsquo;est le cas avec <strong>Etienne Deslaumes</strong>, que je ne connaissais pas jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p>Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième roman après <strong>&laquo;&nbsp;Emilien et le souci de définition&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Journal ambigu d&rsquo;un cadre supérieur&nbsp;&raquo;</strong>, qui lui avait valu un succès critique.</p>
<p>Après avoir longtemps travaillé comme cadre sup dans un groupe d&rsquo;assurance, <strong>Etienne Deslaumes</strong>, quinquagénaire, est formateur et enseignant en droit immobilier.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong> est un roman choral. Chapitre après chapitre, ce sont deux générations de personnages qui prennent la parole à tour de rôle.</p>
<p>Mais tout commence par un enterrement, celui d&rsquo;<strong>Armande</strong>. La jolie quinqua est morte après avoir été renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Tous se posent la question. <strong>Armande</strong>, sa vie durant, s&rsquo;est laissée porter. Pour tout. Elle a épousé <strong>Christophe,</strong> un cadre prometteur et déjà riche. A élevé deux filles. Puis s&rsquo;est vengée. De l&rsquo;infidélité de son mari <strong>Christophe</strong> d&rsquo;abord puis de sa frustration et de l&rsquo;ennui de sa vie.</p>
<p>Elle raconte. Comme <strong>Christophe</strong> dont elle a fini par divorcer. Comme <strong>Patrici</strong>a et <strong>Emilien</strong>, un couple d&rsquo;amis tellement proches, mais pourtant si secrets. Comme les enfants de ceux-ci, <strong>Margaux</strong> et <strong>Aubin.</strong></p>
<p>Au fil des monologues, d&rsquo;autres histoires se dessinent. Ambigües. D&rsquo;autres explications se font jour. Pas toujours belles.</p>
<p>Entre petits arrangements avec la morale et lâchetés ordinaires, <strong>Etienne Deslaumes</strong> nous parlent d&rsquo;eux. Et de nous.</p>
<p>Unité de lieu et de temps donc pour ce roman à tiroirs autour de l&rsquo;amour et des questions qu&rsquo;il pose quand il est là. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez ici une interview d&rsquo;Etienne Deslaumes</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DnsqdrUFILg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 (Armande)  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il est devenu le bras armé de ma paresse. : puisque je me mariais avec un homme qui avait une bonne situation dans une banque, qui parlait déjà, à vingt-cinq ans, de monter sa boîte, je n&rsquo;avais plus besoin de finir mes études ni de travailler. Ouf! Le raisonnement (ce n&rsquo;était pas vraiment un raisonnement, c&rsquo;était à demi-conscient, à ce moment-là) était un peu osé, parce qu&rsquo;un peu démodé. Mais bon, personne n&rsquo;y a trouvé à redire ; pas même mes parents, plutôt flattés que leur fille connaisse une fin bourgeoise. Lorsque mon bonheur escompté avec Christophe m&rsquo;a été arraché, ce qui fut aussi très vite fait, j&rsquo;ai détesté mon mari parce qu&rsquo;il me rendait malheureuse. Ensuite, il était un pis-aller : l&rsquo;instrument de mon confort. Bref, ce qui me guidait, dans mon rapport à lui, dans le bon comme dans le mauvais, c&rsquo;était toujours moi, re-moi et encore moi. Ce que lui pouvait ressentir ? Bof&#8230; je n&rsquo;y pensais que très rarement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 (Patricia) :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;ai pris du champ avec Emilien, ce n&rsquo;est peut-être pas parce qu&rsquo;il m&rsquo;a déçue, en ne faisant pas pour moi ce qu&rsquo;Armande a fait : comprendre mes points faibles, en tenir compte, composer avec, me donner des outils pour les combattre sans me brusquer. Je me suis éloignée de lui, de tous mes semblables, sauf d&rsquo;Armande précisément, car elle était la seule à avoir compris que je ne redeviendrais jamais comme avant et que, pour qu&rsquo;une partie de moi continue à vivre et, peut-être, je dis bien “peut-être”, à être heureuse, il fallait admettre qu&rsquo;une autre partie était morte&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 (Christophe) :</strong><em>&laquo;&nbsp;A bien y réfléchir, si j&rsquo;ai autant renoncé c&rsquo;est par lâcheté, par peur de souffrir. Lorsque j&rsquo;ai vu Emilien en larmes, à plus de quarante ans, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait plaqué, je me souviens m&rsquo;être senti satisfait de ne plus pouvoir me trouver dans ce genre de situation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis gouré. On ne vit pas mieux en se mettant sous cloche. On vit moins bien, au contraire. On vit moins bien parce qu&rsquo;on vit moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;, Etienne Deslaumes, Buchet Chastel, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Derrière la poilade, chronique d&#8217;une société désespérée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 15:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, Philippe Claudel s&#8217;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman &#171;&#160;Inhumaines&#160;&#187;. L&#8217;écrivain et réalisateur lorrain n&#8217;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre. Au fil des pages, de courtes histoires dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES.jpg" rel="lightbox[3947]"><img class="alignleft wp-image-3949 size-medium colorbox-3947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES-190x300.jpg" alt="INHUMAINES" width="190" height="300" /></a> Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, <strong>Philippe Claudel</strong> s&rsquo;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Claudel">L&rsquo;écrivain et réalisateur lorrain</a></strong> n&rsquo;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre.</p>
<p>Au fil des pages, de courtes histoires dans lesquelles les codes, la bienséance et notre société sont littéralement atomisés.</p>
<p><strong>Philippe Claudel</strong>, que nous avions connu notamment avec <strong>&laquo;&nbsp;Les âmes grises&nbsp;&raquo; en 2003</strong>, fait tout exploser pour nous faire réagir. Rire ou nous offusquer. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Il nous plonge dans vingt-cinq histoires glaçantes, provocantes, outrancières, absurdes, grotesques&#8230; et pourtant si plausibles.</p>
<p>Passez la couverture qui reprend les codes d&rsquo;un film porno (mais avec des vêtements, hein !) et entrez dans les vies de cet homme qui offre trois amants à sa femme pour Noël, dans celle de son collègue de bureau qui se marie à une ourse, partagez les jeux dangereux et mortels de ces employés pendant un challenge d&rsquo;entreprises (ils jettent des projectiles d&rsquo;un pont de l&rsquo;autoroute), mangez votre mère des semaines durant en steak ou en ragoût après l&rsquo;avoir tuée, etc. Ici, plus rien (ni personne d&rsquo;ailleurs) n&rsquo;a d&rsquo;importance. On pousse le curseur, on exagère, on désespère.</p>
<p>Chez <strong>Philippe Claudel</strong>, la société est particulièrement segmentée, clivante. Il y a des parcs à pauvres, des SDF gelés gisant dans la rue se vendent au plus offrant comme une oeuvre d&rsquo;art et le sexe entre hommes entre femmes et entre les deux sexes est omniprésent. Une monnaie comme une autre, une denrée périssable aussi.</p>
<p><em> &nbsp;&raquo; Nous sommes devenus des monstres. On pourrait s&rsquo;en affliger. Mieux vaut en rire &laquo;&nbsp;</em>, dit la quatrième de couverture de ce &laquo;&nbsp;roman des moeurs contemporaines&nbsp;&raquo;. Alors rions-en même si le malaise nous gagne. Rions, quitte à s&rsquo;étrangler. Quitte à ne plus rien prendre au sérieux.</p>
<p>Des histoires qui choquent ou amusent, un style sec , des phrases courtes qui percutent&#8230; <strong>Philippe Claudel</strong> a changé d&rsquo;univers. Laissez-vous tenter <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3947" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 : (&laquo;&nbsp;Tout doit disparaître&nbsp;&raquo;) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Qui a mis cette annonce. Bourin. Du service merchandising. Oui. Nous étions devant le panneau réservé aux messages personnels. Morel et moi. Il y en avait de toutes sortes. Nos collègues vendaient ou recherchaient des femmes de ménage. Des tondeuses. Des appartements à la montagne. Trois chiots de race épagneule. Un service à fondue. Un jet-ski. Du bois de chauffage coupé en bûches de 50. Deux essaims d&rsquo;abeilles. Trois Polonais en règle. Un terrain à bâtir. Cinquante voitures miniatures de collection. Un pénis artificiel et ses quatre embouts d&rsquo;origine, fonctionnant sur piles ou sur secteur. Un pantalon en cuir lavable taille 42. Des oeufs frais en provenance directe de la ferme. Et puis Dieu. L&rsquo;annonce était ainsi formulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 115 : (&laquo;&nbsp;Le vivre ensemble&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Hier un automobiliste nous a fait un doigt. Nous le lui avons coupé. Nous ne supportons pas les incivilités. C&rsquo;est agaçant.Dubois a toujours quelques outils dans son coffre. On ne sait jamais. Pince multiprise. Cric. Chaînes à neige mais il ne neige désormais que rarement. Le réchauffement climatique n&rsquo;est finalement pas un canular. C&rsquo;est dommage. On aurait pu enfin rire. Pourquoi nous avoir fait un doigt monsieur. L&rsquo;homme était à terre. Il avait perdu la hargne arrogante qui déformait son visage quand il nous avait dépassés et insultés en klaxonnant parce que nous respections la limitation de vitesse. Nous l&rsquo;avions de nouveau doublé et stoppé grâce à une banale queue de poisson. Les grands classiques. Inusables. Dubois est un as du volant. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 125 :  (&laquo;&nbsp;Le sens de la vie&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Nous invitons parfois à la maison des philosophes que nous trouvons dans la rue, sous des porches, recroquevillés en boule comme de vieux papiers usagés. Fumet de crasse et de jeune fille sale. Dans leurs cheveux se mêlent des souvenirs de gaz d&rsquo;échappement et d&rsquo;antiques miettes de pain. Le plus souvent ils sont édentés et leurs mâchoires roses les font paraître de très vieux enfants. Ma femme ne les aime guère mais tolère les caprices. Expliquez-moi la vie. Expliquez-moi la mort. Le bleu du ciel. Le désir. Les rêves. Dieu. La souplesse des peaux. Et l&rsquo;ennui. Surtout l&rsquo;ennui. Expliquez-nous l&rsquo;ennui. Les philosophes nous regardent. Ils se taisent. Ils ne parlent pas la bouche pleine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;, Philippe Claudel, Stock, 16,50€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Martial Kermeur, meurtrier désabusé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 08:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Article 353 du code pénal"]]></category>
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		<category><![CDATA[Tanguy Viel]]></category>

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		<description><![CDATA[  Rentrée littéraire Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&#8217;accorde ! Et pourtant. Avec &#160;&#187; Article 353 du code pénal&#160;&#187;, Tanguy Viel nous revient en pleine forme. Après &#171;&#160;La disparition de Jim Sullivan&#160;&#187;, dont vous pouvez trouver le post ici l&#8217;auteur nous livre cette fois un polar [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">  Rentr<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" rel="lightbox[3882]"><img class="alignleft size-full wp-image-3886 colorbox-3882" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" alt="ARTICLE TANGUY" width="178" height="245" /></a>ée littéraire</span></strong></p>
<p>Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&rsquo;accorde ! Et pourtant. Avec <strong>&nbsp;&raquo; Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Tanguy Viel</strong> nous revient en pleine forme.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">ici </a></strong>l&rsquo;auteur nous livre cette fois un polar social avec vent de force 10 !</p>
<p>Retour à Brest, dans ce bout de Finistère venteux, pour le quadragénaire installé désormais dans le Loiret après l&rsquo;avoir été en Bretagne donc mais aussi à Bourges, Nantes et Tours ( où il passait du temps avec un autre écrivain de l&rsquo;honorable maison des <strong>Editions de Minuit</strong>, un certain <strong>Laurent Mauvignier</strong> qui en parle d&rsquo;ailleurs <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a></strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3882"></span></p>
<p>A Brest donc, ou plutôt en face de la rade. C&rsquo;est là, sur un bout de terre désormais sinistré ( l&rsquo;activité de l&rsquo;arsenal est moribonde) que se trame l&rsquo;histoire. Dès les premières pages, on a le nom du cadavre, de l&rsquo;assassin aussi, d&rsquo;ailleurs. Une affaire rondement menée !</p>
<p>Reste à comprendre comment <strong>Martial Kermeur</strong>, licencié de l&rsquo;arsenal, divorcé et père d&rsquo;un enfant âgé alors de 10 ans  (<strong>Erwan</strong>), va finir par jeter par-dessus bord un certain <strong>Antoine Lazenec</strong> promoteur immobilier véreux de son état. Six ans plus tard, c&rsquo;est dans le cabinet du juge d&rsquo;instruction que <strong>Martial Kermeur</strong> s&rsquo;explique. Longuement. Précisément. Un huis clos pour comprendre comment un type banal a pu en arriver là.</p>
<p>Et tout y passe. Le licenciement, évidemment ( avec, à la clé, la prime de 500.000 francs, nous sommes à la toute fin des années 90, qui servira à investir dans un appartement dans la résidence qui n&rsquo;existera jamais que sur le papier) ; la séparation d&rsquo;avec <strong>France</strong>, la mère de son fils ; la garde de ce dernier, qui va grandir en comprenant que son père s&rsquo;est fait avoir dans les grandes largeurs et le vengera à sa manière ;  le sentiment de <strong>Kermeur</strong> d&rsquo;avoir été floué, trompé par ce <strong>Lazenec</strong> qui portait beau et faisait miroiter fortune et développement économique à tous, et même au maire <strong>Martial Le Goff</strong> ( qui finira par se suicider, il avait englouti les économies de la commune dans le projet).</p>
<p><strong>Kermeur</strong> et <strong>Le Goff</strong>, aux convictions socialistes bien ancrées, ont cédé au chant des sirènes&#8230; Mal leur en a pris.</p>
<p><strong>Martial Kermeur</strong> a d&rsquo;ailleurs l&rsquo;impression d&rsquo;avoir produit <strong>&laquo;&nbsp;un enchainement de mauvaises réponses à un grand questionnaire&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>De la petite maison de gardien qu&rsquo;il occupait à l&rsquo;ombre du &nbsp;&raquo; château &laquo;&nbsp;, qui sera finalement démoli pour rien, <strong>Martial Kermeur</strong> a finalement compris (au bout de six ans !) qu&rsquo;il ne pourrait jamais s&rsquo;offrir le bateau de ses rêves pour s&rsquo;en aller à la pêche. Une tempête intérieure s&rsquo;est formée en lui. Jusqu&rsquo;au meurtre.</p>
<p>Face à ce quinquagénaire floué, un juge attentif et pour le moins&#8230; compréhensif. Je vous laisse découvrir.</p>
<p>Entres responsabilité individuelle et choix moral, <strong>Tanguy Viel</strong> nous livre un roman bien mené. Une fois de plus.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Puisque donc il avait cela, des projets. Et voyez déjà le genre de type que c&rsquo;était, j&rsquo;ai dit au juge, un type qui avait des projets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ici, je peux vous dire, ce n&rsquo;est pas un mot qu&rsquo;on entendait très souvent ces dernières années, vue peut-être l&rsquo;état des forces en présence, vu les cinq mille habitants un peu las de la presqu&rsquo;île, ici, je ne sais pas si on peut dire plus qu&rsquo;ailleurs, mais on sentait cela depuis longtemps, l&rsquo;humeur du ciel abattue sur la rade, là, sur les sentiers côtiers, dans les allées du bourg et jusque dans les réunions du conseil municipal, on sentait cela, une fatigue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 65 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Oui, c&rsquo;est vrai, il y a eu un début pour moi, je devrais dire : une faille. Il y a eu une faille en moi et il y est entré comme le vent, parce qu&rsquo;il soufflait autant que le vent, toujours prêt à se jeter dans toute brèche ou fissure du faux mur que j&rsquo;avais pourtant essayé de faire passer pour de la brique, mais enfin je ne suis pas en granit. Sinon, comment expliquer qu&rsquo;un jour je me sois retrouvé à côté de lui sur le siège passager de sa Porsche, à longer la mer sur la quatre-voies pour aller boire une bière sur le port, sous le seul prétexte de parler de pêche et de bateau, oui, surtout ça, de bateau, du genre même de celui que je pensais m&rsquo;acheter avec l&rsquo;argent de l&rsquo;arsenal – oui, quelle coïncidence, j&rsquo;ai dit un jour à Lazenec, parce que je pensais m&rsquo;acheter le même modèle. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103 :</strong><em> &nbsp;&raquo; En un sens, ça aurait été plus facile s&rsquo;il avait disparu, quitté la région et changé de nom, qu&rsquo;alors on aurait couru de cabinet d&rsquo;avocat en cabinet d&rsquo;avocat, intentant tels procès perdus d&rsquo;avance contre les banquiers, les assureurs ou les notaires liés à l&rsquo;affaire, au moins ça nous aurait occupés. On aurait perdu mais ça nous aurait occupés. Mais je dis et répète que c&rsquo;est son tour de force à lui d&rsquo;être resté là comme une fleur au milieu de nous tous, un tournesol qui s&rsquo;oriente selon les heures du jour, et c&rsquo;est comme un concours floral qu&rsquo;il a remporté haut la main, celui de tenir parmi nous toutes ces années, été comme hiver, et vous savez pourquoi ? Parce que plus il tenait, plus on se disait : ce n&rsquo;est pas possible, s&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;est pas malhonnête. S&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il y croit lui-même. Alors que c&rsquo;était justement le contraire : il restait pour qu&rsquo;on y croie nous, je veux dire, comme pour réactiver chaque jour le petit feu intérieur de chacun, comme s&rsquo;il avait pu se promener à l&rsquo;intérieur de chaque âme pour en alimenter les fours à coups de pelles débordantes de quel combustible inépuisable. Et ça marchait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> &laquo;&nbsp;Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 14,50€.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Oraison sincère</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/13/oraison-sincere/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2016 17:05:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["L'autre qu'on adorait"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Catherine Cusset est de retour ! L&#8217;auteure française, installée à New-York depuis des années, est actuellement très en vue (dans les librairies et les short-lists des prix littéraires. Elle figurait dans les derniers romans en lice pour le prix Goncourt qui est finalement allé à Leïla Slimani pour &#171;&#160;Chanson douce&#160;&#187;, à découvrir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUSSET.jpg" rel="lightbox[3752]"><img class="alignleft size-full wp-image-3754 colorbox-3752" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUSSET.jpg" alt="CUSSET" width="250" height="366" /></a>Catherine Cusset</strong> est de retour ! L&rsquo;auteure française, installée à New-York depuis des années, est actuellement très en vue (dans les librairies et les short-lists des prix littéraires. Elle figurait dans les derniers romans en lice pour le prix Goncourt qui est finalement allé à Leïla Slimani pour &laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;, à découvrir très prochainement sur le blog) grâce à son nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;autre qu&rsquo;on adorait&nbsp;&raquo;</strong>, paru pour cette rentrée littéraire chez Gallimard.</p>
<p>L&rsquo;agrégée de lettres classiques, qui enseigna un temps aux Etats-Unis avant de de se consacrer entièrement à l&rsquo;écriture, revient donc avec ce treizième ouvrage.</p>
<p>J&rsquo;avais découvert son univers avec <strong>&laquo;&nbsp;La haine de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 2001 puis avec <strong>&laquo;&nbsp;Un brillant avenir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2008.</p>
<p>La voici avec un roman sensible, basé sur l&rsquo;histoire de celui qui fut son amant puis son ami, <strong>Thomas Bulot</strong> qui, en 2008 se suicidait, à Richmond, en Virginie, où il enseignait alors. Il était âgé de 39 ans.</p>
<p>Entre souvenirs et fiction, à la deuxième personne du singulier, <strong>Catherine Cusset</strong> déroule  la vie, vingt ans durant, de ce jeune homme brillant mais tourmenté. Mondain mais solitaire. Une oraison sincère, qui ne cache rien.</p>
<p>Le 29 octobre, La Nouvelle République lui ouvrait ses colonnes pour une interview que vous pouvez retrouver <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2016/10/29/J-ai-un-gout-pour-la-verite-et-pour-la-mise-en-danger-2885477">ici.  </a></strong></p>
<p><span id="more-3752"></span></p>
<p><strong>Thomas</strong> est brillant, ambitieux. Fasciné par Proust, il lui consacrera sa thèse. Comme lui, il entretient une relation très forte avec sa mère.<br />
<strong>Catherine Cusset</strong> a 26 ans quand elle le rencontre. Il a 18 ans, est ami avec son jeune frère. <strong>Thomas</strong> est un aimant, il attire tous les regards. Et pourtant. Ses deux échecs successifs pour pénétrer l&rsquo;école de la rue d&rsquo;Ulm scelle le début des déboires. <strong>Thomas</strong> ne parviendra jamais à ses fins. A-t-il pour autant raté sa vie comme l&rsquo;avait laissé entendre l&rsquo;auteure dans la première version d&rsquo;un portrait qu&rsquo;elle lui avait consacré ? Elle le juge à l&rsquo;aune de critères sociaux dont il se fiche. Ou croit le faire. Lui se voit comme <strong><em>&laquo;&nbsp;un être poétique&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>Au fil des pages, au fil des années et des affectations à travers l&rsquo;Amérique parfois profonde, on suit pourtant le parcours chaotique de cet universitaire populaire, de cet homme qui sabote lui-même ses chances, par naïveté, procrastination ou trop d&rsquo;assurance.</p>
<p><strong>Les postes prestigieux lui échappent, les femmes qu&rsquo;il aime finissent immanquablement par le quitter. </strong> Alors, <strong>&laquo;&nbsp;l&rsquo;autre qu&rsquo;on adorait&nbsp;&raquo;</strong>, référence à la chanson &laquo;&nbsp;Avec le temps&nbsp;&raquo; de Léo Ferré, se renferme, s&rsquo;isole.</p>
<p>Et le diagnostic, tardif, de présence de troubles bipolaires, ne fera qu&rsquo;aggraver la situation. Malgré la présence de sa famille, des amis qu&rsquo;il lui reste, Thomas va sombrer.</p>
<p>Avec le style direct, incisif, efficace qu&rsquo;on lui connait, <strong>Catherine Cusset</strong>, tout en lucidité et empathie, dresse un formidable parcours de vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu ne peux même pas aller te reposer dans la petite maison du Connecticut car nous avons déménagé et vivons provisoirement dans un endroit du New Jersey inaccessible autrement qu&rsquo;en voiture. En congé sabbatique cette année, je circule entre les Etats-Unis et la France. Un après-midi de novembre où tu me retrouves dans un café du Village, tu me révèles ce que tu n&rsquo;as dit à personne : tu es parfois sujet à des accès de dépression pendant lesquels ta vision du monde est d&rsquo;un pessimisme absolu. C&rsquo;est le cas en ce moment. Tu as hésité à me parler de cette humeur qui envahit ta vie telle une marée noire et tue en toi tout désir, de ce vide qui t&rsquo;engloutit comme des sables mouvants. En nommant ce néant, tu tentes de lui donner une existence, de le mettre à distance, de construire une défense. Mais quel rapport entre ce noir d&rsquo;encre qui te submerge quand tu es seul et ces mots que tu prononces devant un cappuccino, dans un café de New York, face à un visage ami ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 174-175 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je suis ton amie, je ne suis pas méchante, tu l&rsquo;as compris. Mais comme j&rsquo;ignore la fragilité, comme j&rsquo;ignore le mal qu&rsquo;on fait à l&rsquo;autre en posant le doigt sur ses zones les plus sensibles et en appuyant dessus ! Ma pauvre petite fille qui n&rsquo;a pas  cinq ans, tu as peur pour elle, peur que son bulldozer de mère ne l&rsquo;écrase sans même s&rsquo;en rendre compte. Peut-être n&rsquo;écriras-tu rien, mais au moins tu ne feras ce mal-là à personne. Tu te préfères dans la peau du bouffon pathétique que dans celle d&rsquo;une femme qui te donne à lire un tel texte en te demandant ton avis “littéraire”. Un texte qui n&rsquo;est pas seulement blessant, mais mauvais. Tu es partial, soit, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de toi, mais tu n&rsquo;as aucun doute.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 243 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand nous dinons en tête à tête ce soir-là, tu me racontes septembre et ton désir de suicide. Je n&rsquo;ai pas l&rsquo;air trop inquiète, pas même quand tu me dis avoir penser à mettre un sac de plastique sur ta tête comme mon beau-père pour ne pas te louper. Tu remarques mon imperceptible haussement d&rsquo;épaules, comme si je trouvais indécent d&rsquo;oser te comparer à mon beau-père qui est passé à l&rsquo;acte. C&rsquo;est vrai que, vue de New York, de ce restaurant de Chinatown où tu dégustes un poulet au sésame dont tu trouves la saveur exquise, ta dépression de Venise ne parait pas mortelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;autre qu&rsquo;on adorait&nbsp;&raquo;, Catherine Cusset, Gallimard, 20€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		<item>
		<title>Femme libre, toujours tu chériras la mer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/19/femme-libre-toujours-tu-cheriras-la-mer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/19/femme-libre-toujours-tu-cheriras-la-mer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 09:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Nous ne sommes qu&#8217;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&#8217;année. Je m&#8217;emballe ? Pas si sûr. En refermant &#171;&#160;Le grand marin&#160;&#187;, premier roman de Catherine Poulain,  j&#8217;ai pris une claque. Comme en l&#8217;ouvrant d&#8217;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ? &#171;&#160;Il faudrait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="alignleft size-full wp-image-3524 colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" alt="GRAND MARIN" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes qu&rsquo;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&rsquo;année. Je m&rsquo;emballe ? Pas si sûr. En refermant <strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;,</strong> premier roman de <strong>Catherine Poulain</strong>,  j&rsquo;ai pris une claque. Comme en l&rsquo;ouvrant d&rsquo;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Il faudrait toujours être en route pour l&rsquo;Alaska. Mais y arriver à quoi bon.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Des mots qui invitent à embarquer. <strong>Catherine Poulai</strong>n l&rsquo;a fait, elle. Dix ans de sa vie sur les bateaux de pêche en Alaska. Seule femme à bord. Pour la beauté du geste, et une putain de liberté chérie depuis ses vingt ans et son départ de Manosque.</p>
<p>D&rsquo;Europe en Asie en passant par l&rsquo;Amérique,<strong> Catherine Poulain</strong>, &laquo;&nbsp;runaway&nbsp;&raquo; jamais lassée, aura été barmaid à Hong-Kong, ouvrière agricole au Canada, employée d&rsquo;une conserverie de poisson en Islande&#8230; et donc pêcheuse en Alaska, là-bas, du côté de Kodiak.</p>
<p>Elle y passera dix ans, de 1993 à 2003. A cette date, les services de l&rsquo;Immigration lui intiment l&rsquo;ordre de quitter le pays. Elle n&rsquo;est pas en règle. Elle regagne la France. Aujourd&rsquo;hui, cette quinquagénaire au visage buriné et aux mains qui intimident, se partage son temps entre deux activités : bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence et employée dans les vignobles du Bordelais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3523"></span></p>
<div id="attachment_3539" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3539 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska-300x200.jpg" alt="IMG-0783-moonset-harbor-alaska" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Kodiak, Alaska (Photo Marion Owen)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ses carnets noircis pendant ses heures de quart, elle les a gardés jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une rencontre avec un écrivain également journaliste lui fasse comprendre qu&rsquo;elle tenait là un matériau fantastique pour un roman. Le premier. <strong>Catherine Poulain</strong> a, au fil d&rsquo;entrevues, expliqué avoir toujours voulu écrire.</p>
<p>A 56 ans, elle signe un roman magistral. Parce qu&rsquo;il lui ressemble ? En partie. Nul doute que <strong>Lili,</strong> le brin de femme qui monte à bord du <em>Rebel</em> pour y enchainer les saisons de pêche (morue noire, du flétan et du saumon), s&rsquo;inspire de la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3535" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3535 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO-300x192.jpg" alt="GRAND MARIN PHOTO" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Poulain (photo Geoffroy Mathieu)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lili</strong>, &laquo;&nbsp;la petite Française&nbsp;&raquo; embarque donc. Illégale. Et inexpérimentée. Qu&rsquo;importe. Elle apprendra. Quitte à risquer de perdre la vie, à cause de blessures gravissimes. Elle reste. S&rsquo;accroche dans une obsession du mouvement. Boit des bières avec les autres et ne compte pas ses heures. Oublie sa fatigue et son corps qui crie &laquo;&nbsp;Stop&nbsp;&raquo;. Elle reste pour <strong>Jude</strong>. &laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est lui. Comme elle, il a une trentaine d&rsquo;années. Un taiseux travailleur et alcoolique. <strong>Lili</strong> l&rsquo;apprivoise. Et ils s&rsquo;aimeront.</p>
<p><strong>Mais ces deux-là peuvent-ils se contenter d&rsquo;une vie comme les autres, avec son possible confort et ses règles sociales ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un livre puissant. Romanesque. Et divinement bien écrit. Chapeau bas !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 33-34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me lève aux aurores. Je saute au bas de ma couchette. Ça m&rsquo;appelle. Le dehors, l&rsquo;air d&rsquo;algues et de coquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans le mât; le cri des mouettes sur les eaux lisses du port. Je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. Les rues sont désertes. Je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d&rsquo;hier. La nuit l&rsquo;a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d&rsquo;haleine, Jesse et Ian se lèvent à peine. Les gars qui seront de l&rsquo;équipage ne vont pas tarder à arriver. Je bois le café avec eux. Mais qu&rsquo;ils sont lents. Mon pied remue sous la table. Je pourrais pleurer d&rsquo;impatience. Attendre est une douleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Est-ce que mourir va durer longtemps ? Je renifle et me mouche entre deux doigts. C&rsquo;est triste, je pense en regardant le ciel, la mer, c&rsquo;est tellement dommage de mourir. Mais sans doute que c&rsquo;est normal aussi, s&rsquo;en être allée si loin et seule, si loin vers le si Grand Nord, là où on l&rsquo;appelle “the Last Frontier”, la dernière frontière et l&rsquo;avoir franchie, la frontière, avoir trouvé son bateau et se retrouver transportée de joie sur l&rsquo;océan, à y penser le jour et la nuit, à n&rsquo;en dormir presque plus sur son coin de plancher sale. Connaître des jours, des nuits, des aubes belles à en renier son passé, à y vendre son âme. Oui, avoir osé la franchir, la frontière, ça ne pouvait être que pour y trouver la mort, y pêcher sa fin très rouge et très belle, un poisson ruisselant de mer et de sang, venu se ficher dans ma main comme une flèche flamboyante. Je revois mon départ, la traversée des déserts dans le car au lévrier bleu, le ciel de l&rsquo;anorak et ses nuages de duvet autour de moi&#8230; C&rsquo;était donc pour cela que je partais, cette force qui me donnait  toutes les audaces, gagner ma mort. Je revois Manosque-les-Couteaux où je ne mourrai pas, enfin, traquée dans une chambre obscure. Je ne pleure plus. Je redescends dans le carré. Ma main est devenue inerte. Une fois de plus je me sens fautive en voyant les hommes s&rsquo;affairer sur le pont. Je me recroqueville dans la coursive. Il y  fait sombre et chaud. Je serre ma main contre mon ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi qui vais pleurer si ça continue – s&rsquo;il me regarde encore avec ces yeux de chien blessé –, c&rsquo;est moi qui pleure. Je le repousse. Je sens ses côtes sous mes mains. Une dernière fois je vois son visage écorché, grand enfant éperdu, avant qu&rsquo;il ressorte. Ce soir ce sera bien ma faute s&rsquo;il boit des gins tonics jusqu&rsquo;à rouler par terre. Je m&rsquo;enfonce dans l&rsquo;antre de ma couchette. Je m&rsquo;enfouis tout entière dans mon duvet. J&rsquo;ai déchargé dix tonnes de poisson, je me suis battue au pic avec la glace de la cale, je me suis rebellée et j&rsquo;ai fait le tour des bars, rencontré un trappeur triste. Mon skipper veut m&rsquo;emmener pêcher à Hawaï et Jude au motel. Manosque-les-Couteaux m&rsquo;attend toujours. C&rsquo;est beaucoup pour une même journée. Les hommes sont repartis au bar. J&rsquo;entends l&rsquo;eau glisser sur le flanc du bateau.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, De Catherine Poulain, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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