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	<title>Quatrième de couv &#187; silence</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Coup de chaud sur l&#8217;adolescence coupable&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/28/coup-de-chaud-sur-ladolescence-coupable/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Aug 2019 07:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Youpi ! Une fois de plus, quel plaisir de se laisser porter par l&#8217;envie, l&#8217;histoire et les mots de celui ou celle qui se lance. Qui voit son aventure littéraire aboutir. Jour de gloire donc pour Victor Jestin, 25 ans,  jeune Parisien diplômé du Conservatoire européen d&#8217;écriture audiovisuelle. &#171;&#160;La [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-Chaleur_1303.jpg" rel="lightbox[4792]"><img class="alignleft size-full wp-image-4795 colorbox-4792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-Chaleur_1303.jpg" alt="CVT_La-Chaleur_1303" width="250" height="367" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Une fois de plus, quel plaisir de se laisser porter par l&rsquo;envie, l&rsquo;histoire et les mots de celui ou celle qui se lance. Qui voit son aventure littéraire aboutir. Jour de gloire donc pour <strong>Victor Jestin</strong>, 25 ans,  jeune Parisien diplômé du Conservatoire européen d&rsquo;écriture audiovisuelle.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La chaleur&nbsp;&raquo;</strong> fait donc partie des 524 nouveaux romans de la rentrée littéraire. Celle des prix. Celle des bonnes pioches et des jolies découvertes ?</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Léonard</strong>, un adolescent de 17 ans qui passe ses vacances en famille dans un camping du sud-ouest. Il s&rsquo;ennuie ferme. Préfère faire la vaisselle, seul, plutôt que de jouer avec des jeunes de son âge. Il reste en grande partie à la vie du camping. Et pas question pour lui de participer à l&rsquo;injonction du bonheur qu&rsquo;on lui distille à longueur d&rsquo;activités.</p>
<p>Une nuit, la veille du retour à la maison, tout bascule cependant. Il tombe sur<strong> Oscar</strong>, un autre jeune vacancier. Mais l&rsquo;adolescent est en train de mourir, étouffé, affalé sur une balançoire. <strong>Léonard</strong> le laisse mourir. Mais fera ensuite le curieux choix de l&rsquo;enterrer dans le sable. Et de  vivre avec son secret jusqu&rsquo;à la fin des vacances.</p>
<p>Une situation singulière pendant laquelle il tombera également amoureux de<strong> Luce</strong>. Une jeune fille qui, comme avec <strong>Oscar,</strong> joue avec ce jeune homme toujours à part.</p>
<p>Au fil des pages, voilà un roman efficace à l&rsquo;écriture simple et fluide.</p>
<p><span id="more-4792"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Victor Jestin parle de son roman ici</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sDibDjyNKFo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle fixait le garçon fièrement et il secouait la tête pour dire non. J&rsquo;ai détaillé l&rsquo;alligator, ses yeux jaunes, sa carapace verte, la barre de métal qui sortait de sa gueule pour que les enfants s&rsquo;y accrochent. J&rsquo;ai senti ma lèvre trembler et les larmes revenir du fond de la nuit dernière, rattraper leur retard. Peu de bêtises en dix-sept ans. Aucune véritable grosse bêtise. Je n&rsquo;avais jamais triché, volé, frappé. Insulté rarement. La haine et la colère, je les avais accumulées sagement. Ce n&rsquo;était pas un accident. J&rsquo;avais laissé mourir Oscar. J&rsquo;aurais pu le sauver et je ne l&rsquo;avais pas fait. Ensuite, j&rsquo;avais caché son corps. Je ne me rappelais plus pourquoi. J&rsquo;aurais pu m&rsquo;en aller&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Page 36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le camping avait ses propres lois. Deux semaines de vacances, c&rsquo;était une vie entière On y arrivait comme on naît, pâle et seul. On en repartait dans un soupir de tristesse ou de soulagement comme on meurt. Les amitiés se faisaient, se défaisaient au détour des allées. Les cœurs s&rsquo;enflammaient et se brisaient dans une même journée. J&rsquo;avais vu quelquefois Luce et Oscar être amis, être amoureux, ou s&rsquo;ignorer. Je marchais désormais avec elle comme si j&rsquo;étais lui. Des garçons nous observaient.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 107 :</strong><em> &laquo;&nbsp;On chantait derrière la toile. On s&rsquo;amusait. C&rsquo;était un long cortège carillonnant autour de ma tente. Quelle est donc la différence, ai-je pensé, avec toutes ces fois où j&rsquo;étais là, caché, à attendre aussi que les gens passent ? Qu&rsquo;est qui a changé depuis ? J&rsquo;ai un peu vieilli. J&rsquo;ai embrassé une fille, je l&rsquo;ai perdue. Oscar est mort. Oscar est mort parce qu&rsquo;il a voulu mourir, parce qu&rsquo;il était triste et qu&rsquo;il a eu l&rsquo;idée  de s&rsquo;enrouler les cordes autour du cou pour que quelque chose advienne. Oscar est mort à cause de moi qui n&rsquo;ai pas bougé, et je n&rsquo;ai pas bougé car à cet instant je ne pouvais pas, je préférais mourir, comme lui, et nous nous sommes regardés mourir l&rsquo;un l&rsquo;autre, pendant que les autres dansaient.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La chaleur&nbsp;&raquo;, Victor Jestin, Flammarion, 15€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Un silence qui tue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin. Inès Bayard a 26 ans seulement et signe avec &#171;&#160;Le malheur du bas&#160;&#187; un premier opus suffocant. Dérangeant. L&#8217;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. Marie et Laurent forment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS.jpg" rel="lightbox[4389]"><img class="alignleft wp-image-4391 size-medium colorbox-4389" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS-204x300.jpg" alt="MALHEUR DU BAS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin.</p>
<p><strong> Inès Bayard</strong> a 26 ans seulement et signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;</strong> un premier opus suffocant. Dérangeant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> forment un couple jeune, moderne, riche. Elle est cadre dans une banque, il est un avocat pénaliste dont le succès ne fait que grandir. Ils vivent à Paris. Débordés mais heureux.</p>
<p>Et puis, un soir, dans un parking, <strong>Marie</strong> est violée par son supérieur, dans la voiture de ce dernier. Elle n&rsquo;en parlera pas. Et quand elle tombe enceinte, elle est persuadée qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que du fruit de cette relation non consentie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4389"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que l&rsquo;époque est à #balancetonporc et #metoo, Marie, elle, garde le silence. Mais son corps parle, crie. C&rsquo;est lui que la jeune auteure décrit de page en page. Tandis que le couple de <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> prend l&rsquo;eau, le petit <strong>Thomas</strong> subit la violence, verbalisée ou non, de sa propre mère. Une négligence qui préoccupe Laurent sans que jamais il ne puisse comprendre&#8230; et pour cause. Le roman s&rsquo;ouvre sur un chapitre court. Terrible. Il relate, par le menu, les atroces souffrances dans lesquelles Laurent est décédé, dans sa cuisine. Attaché à sa chaise. Son petit garçon, lui, s&rsquo;est empoisonné en goûtant à sa compote&#8230; Au fil des mois, Marie va se perdre. Et perdre pied.</p>
<p>Au final, un roman dans lequel j&rsquo;ai eu un peu de mal à entrer ( à cause du style, je pense, plutôt moyen, il faut être honnête), mais que j&rsquo;ai finalement apprécié. Pour la manière dont <strong>Inès Bayard</strong> aborde le corps et la résistance qu&rsquo;il peut (ou pas) déployer face aux agressions extérieures. Pour la façon aussi dont elle évoque la sexualité au sein du couple. Difficile cependant pour moi de comprendre le silence assourdissant de <strong>Marie</strong>&#8230; A l&rsquo;exception d&rsquo;une lettre découverte heureusement par sa soeur. Mais trop tard.</p>
<p>Prometteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Laurent revient, balançant le bac à poissons à moitié rempli entre ses mains. Il est content. Marie le trouve de plus en plus laid. Avec sa canne à pêche, son air béat de bonheur permanent, sa petite vie toute parfaite, elle a envie de lui cracher dessus, de lui enfoncer quelque chose au fond de la gorge. Dans ce tableau sans défauts visibles, il faut s&rsquo;arrêter sur les détails. Personne n&rsquo;a l&rsquo;idée de le faire. Ils préfèrent la douce et rassurante surface des sentiments, lisse et souple, ne surtout pas discerner les taches noires, les dysfonctionnements, les tourments.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son désir pour lui la dégoûte. Elle lutte pour maintenir la sécheresse entre ses cuisses. Elle se démène de toutes ses forces pour conserver le tragique de ces secondes où elle a envie de tuer son fils, pour refréner ses pulsions sexuelles malsaines qui envahissent vicieusement le bas de son ventre. Elle se tourne et l&rsquo;embrasse. Laurent est surpris. Du meurtre à l&rsquo;amour, du sperme au sang, du désir à la mort, c&rsquo;est bien la chair qui l&rsquo;emporte. Epuisée, pénétrée, le corps souffrant, courbaturé par les mouvements physiques du corps de Laurent sur le sien, Marie halète comme une gentille petite chienne. A quoi bon la paix quand celle-ci n&rsquo;alimente que la haine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marie se dit qu&rsquo;elle a pris la bonne décision en choisissant le silence après son viol. Sa soeur ne lui a même pas demandé l&rsquo;identité de son violeur. Pas une seule seconde, la question de l&rsquo;agression sexuelle n&rsquo;a été directement évoquée avec Roxane. Sa mère n&rsquo;aurait elle non plus posé aucune question. En découvrant sa propre fille nageant dans sa crasse, elle n&rsquo;a même pas été capable de lui demander une explication. Les faits étaient suffisants. Les conséquences visibles et irréparables. Tout le monde se meut dans le silence par précaution. Le viol disparaît dans l&rsquo;actualité. La violence sourde, altérée, remise en cause d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;efface tout simplement à la surface du calvaire et de la mélancolie. Et chacun repart.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;, Inès Bayard, Albin Michel, 18,50 €</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité du bourreau, pour comprendre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/05/30/dans-lintimite-du-bourreau-pour-comprendre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/05/30/dans-lintimite-du-bourreau-pour-comprendre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 May 2018 07:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce livre-là  n&#8217;est pas un roman. C&#8217;est une plongée dans l&#8217;horreur, un voyage au plus près d&#8217;une vérité. Et un terrible constat d&#8217;échec. Comment Dominique Cottrez a pu, le 2 juillet 2015, être condamnée par la cour d&#8217;assises du Nord à 9 ans de prison pour huit infanticides ( le plus important jamais découvert). A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce livre-là  n&rsquo;est pas un roman. C&rsquo;est une plongée dans l&rsquo;horreur, un voyage au plus près d&rsquo;une vérité. Et un terrible constat d&rsquo;échec. Comment <strong>Dominique Cottrez</strong> a pu, le 2 juillet 2015, être condamnée par la cour d&rsquo;assises du Nord à 9 ans de prison pour huit infanticides ( le plus important jamais découvert).</p>
<p>A 51 ans, cette femme obèse à la voix douce, a tenté d&rsquo;expliquer. Mais, bouleversante de vulnérabilité comme l&rsquo;ont raconté les chroniqueurs judiciaires, elle est cependant restée cadenassée dans ses mystères. Nombreux. Opaques.</p>
<p><strong>La journaliste Ondine Millot</strong>, elle, a voulu comprendre. Pas pour faire du voyeurisme. Mais pour prévenir. Pour que cela n&rsquo;arrive plus. Elle a écrit <strong>&laquo;&nbsp;Les monstres n&rsquo;existent pas, au-delà du fait divers&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONSTRES.jpeg" rel="lightbox[4249]"><img class="alignleft wp-image-4250 size-medium colorbox-4249" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONSTRES-188x300.jpeg" alt="MONSTRES" width="188" height="300" /></a></p>
<p>Entre 1989 et 2000, <strong>Dominique Cottrez</strong>, mère de famille, aide-soignante, a caché huit grossesses à son entourage, et tué ses huit nouveau-nés. A chaque fois, elle a accouché seule et étouffé les bébés. Elle a gardé leurs corps à côté de son lit.</p>
<p><strong>Ondine Millot</strong> rencontre <strong>Dominique Cottrez</strong> cinq ans après son arrestation. Une relation se noue, elles se revoient. Sans jugement, mais non plus sans indulgence, la journaliste cherche à comprendre  : l&rsquo;enfance, les épreuves et le chemin qui ont mené aux crimes. Elle interroge la mère infanticide, son mari, ses deux filles adultes, ses proches.</p>
<p>Au fil des rencontres dans le petit studio occupé par <strong>Dominique Cottrez</strong> et son mari <strong>Pierre-Marie</strong> en attendant le procès, <strong>Ondine Millot</strong> va sonder, relier des fils d&rsquo;une vie. Pas simple. <strong>Dominique Cottrez</strong> est une femme qui résume un demi-siècle de son existence en dix phrases. Une mère douce et attentive, une épouse dévouée, une aide-soignante si appréciée&#8230;</p>
<p>Au fil du temps, une amitié se tisse. <strong>Ondine Millot</strong> ne le cache pas. Mais n&rsquo;excuse ni ne cautionne rien. Impossible. La clé réside-t-elle dans la petite enfance de <strong>Dominique</strong> ? L&rsquo;enfant a été littéralement gavée. De fait, on ne l&rsquo;entend pas, toujours contentée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4249"></span></p>
<p>A l&rsquo;âge adulte, la jeune femme continue à se cacher. Tombe amoureuse et enceinte. Sans le savoir. Sans pouvoir le dire. Humiliée alors que l&rsquo;accouchement vient de commencer, elle mettra tout en oeuvre pour ne jamais plus se laisser ausculter par le corps médical. L&rsquo;engrenage est en place. Elle tombera enceinte, accouchera seule, en silence. Etouffera chacun des bébés, les gardera au pied du lit conjugal. Deux ont pourtant été enterrés. <strong>Dominique Cottrez</strong> a toujours indiqué que ce n&rsquo;était pas elle qui l&rsquo;a fait. Un secret de plus dans cette affaire hors-normes.</p>
<p>Pendant l&rsquo;instruction, elle expliquera avoir été victime d&rsquo;inceste de la part de son père, pour finalement avouer, lors du procès, qu&rsquo;elle a tout inventé. Séisme à l&rsquo;audience, tsunami dans la famille. <strong>Dominique Cottrez</strong> restera, pour certains, inaccessible. Entre contradictions et revirements.</p>
<p>Son mari ne verra rien, ne demandera rien. Aujourd&rsquo;hui encore, il attend qu&rsquo;elle sorte de prison. Pour reprendre leur vie simple, entourés de leurs deux filles <strong>Emeline</strong> et <strong>Virginie</strong>, de leurs petits-enfants.</p>
<p>Au fil des pages et des discussions, une histoire se fait jour. <strong>Ondine Millot</strong> a rencontré les filles, les oncles et tantes de <strong>Dominique Cottrez.</strong> Ses avocats aussi. Tout comme des magistrats, des experts, les enquêteurs.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Qualifier un criminel de monstre est un échec pour la société&nbsp;&raquo;</strong>, explique<strong> Ondine Millot</strong>. Une raison suffisante pour plonger dans son livre. Terrible et passionnant.</p>
<p><strong> Retrouvez ici la chronique d&rsquo;une partie du procès (&laquo;&nbsp;Le Monde&nbsp;&raquo;). </strong></p>
<p><a href="http://urlz.fr/774Z">http://urlz.fr/774Z</a></p>
<p><strong>Ondine Millot explique sa démarche ici : </strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/qQAaT3RMyNs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 71 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Voilà pourquoi je revenais dans la bourgade humide près de Lens. Pourquoi je voulais y retourner jusqu&rsquo;à comprendre ce qui avait mené à la mort les nouveau-nés de Dominique Cottrez. Leur mère n&rsquo;était pas l&rsquo;unique responsable. On ne naît pas meurtrier, on ne le devient pas tout seul. Ses parents, son mari, son entourage avaient joué leur part. Ses maternités cachées, sa détresse avaient grossi sous les yeux de tous. Si l&rsquo;on refuse d&rsquo;observer ces engrenages, on ne peut pas les empêcher. Voilà ce qui guidait mes pas jusqu&rsquo;au petit studio : l&rsquo;espoir d&rsquo;aider à voir. D&rsquo;aider à éviter, ne serait-ce qu&rsquo;une fois. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais je l&rsquo;ai choisie, elle, m&rsquo;ont fait remarquer mes amis, pourquoi ? J&rsquo;avais couvert tant d&rsquo;autres affaires, écrit d&rsquo;autres tragédies. Pourquoi celle-là ? demandaient-ils. J&rsquo;ai mis du temps à oser formuler ma réponse, elle était pourtant évidente. Parce que, pour la première fois, j&rsquo;avais accès au bourreau.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Au mois d&rsquo;août 2015, après le procès, j&rsquo;ai demandé à Jacqueline et Bernard s&rsquo;ils accepteraient de me rencontrer. Je voulais qu&rsquo;ils m&rsquo;en disent plus sur ce gavage, qui me semblait une clé essentielle pour comprendre Dominique. Dans plusieurs ouvrages sur les rapports mère-enfant, les grossesses cachées, les infanticides, j&rsquo;avais lu que nourrir sans arrêt son bébé sans lui laisser le temps d&rsquo;éprouver la faim, la demande puis la satisfaction, revenait à l&rsquo;empêcher d&rsquo;expérimenter la relation à l&rsquo;autre. Que les pleurs d&rsquo;un nourrisson prenaient progressivement pour lui le sens d&rsquo;un appel, qui amenait une réponse, la nourriture, les bras. Que dans le gavage inversement rien n&rsquo;avait de sens : pas de cris, pas de demande puisqu&rsquo;elle est en permanence devancée, pas de communication. L&rsquo;enfant n&rsquo;existe pas comme une personne autorisée à réclamer et ressentir. Il est privé de désir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant onze années, de 1989 à 2000, les grossesses cachées, les accouchements, les meurtres se sont enchaînés presque en continu. Une maternité s&rsquo;achevait, une autre démarrait dès que Dominique était à nouveau fertile. Enceinte neuf mois sur douze, les trois quarts du temps. Ce cycle morbide était devenu sa façon de vivre. Elle lavait les personnes âgées en ayant des contractions, préparait le dîner pour sa famille tandis que son ventre de plus en plus douloureux se serrait, accouchait seule dans la nuit, retournait travailler le lendemain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Huit fois de suite, sans jamais une complication à l&rsquo;accouchement qui vienne interrompre. “Au contraire, reconnaît Dominique, c&rsquo;était de plus en plus facile. L&rsquo;expulsion était plus rapide.” Elle pense que tous sont nés à terme, car tous lui ont semblé être “de gros bébés”. Les autopsies le confirment.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les monstres n&rsquo;existent pas, au-delà du fait divers&nbsp;&raquo;, Ondine Millot, Stock, 19,50 euros</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une chance folle"]]></category>
		<category><![CDATA[accident domestique]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Godard]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autopsie de la girafe et autres bizzareries&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/14/lautopsie-de-la-girafe-et-autres-bizzareries/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/14/lautopsie-de-la-girafe-et-autres-bizzareries/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 20:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Jeune fille à l'ouvrage"]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[surnaturel]]></category>
		<category><![CDATA[transmission]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
		<category><![CDATA[Yôko Ogawa]]></category>

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		<description><![CDATA[  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause. L&#8217;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&#8217;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" rel="lightbox[3667]"><img class="alignleft size-full wp-image-3669 colorbox-3667" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" alt="OGAWA" width="120" height="228" /></a>  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause.</p>
<p>L&rsquo;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&rsquo;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de transmission et une quête de confiance. Les animaux ne sont jamais loin, la mort aussi y a sa place, décrite comme une avancée paisible&#8230;</p>
<p>Et puis il y a la mélancolie, la nostalgie, vite rattrapées par le surnaturel, l&rsquo;étrange, le bizarre qui s&rsquo;emparent du quotidien et qui transforment ces petites histoires en aventures assez curieuses.</p>
<p>Le nouveau recueil de Yôko Ogawa, &laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo; n&rsquo;y échappe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3667"></span></p>
<p>Au fil des pages, dix nouvelles. Dix histoires imbibées de magie, toujours à la limite du monde tangible. Reste juste à se laisser prendre par les mots de l&rsquo;auteure. Ce recueil a été publié il y a vingt ans déjà au Japon.  A survoler la bibliographie d&rsquo;Ogawa, on compte encore vingt-deux livres parus dans les librairies nippones et non encore traduits chez nous ! Largement de quoi aller plus loin encore dans la découverte de l&rsquo;écriture simple mais percutante de cette auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120  ( dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;encyclopédie&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai enfoncé profondément mes dix doigts sous mes sourcils. Les os me gênaient, mais le bout de mes doigts a glissé plus facilement que je ne le pensais derrière mes globes oculaires. Et après une expiration j&rsquo;ai tiré vers l&rsquo;avant. Il ne m&rsquo;a pas fallu beaucoup de force. Mes paupières ont papillonné une ou deux fois et mes yeux n&rsquo;ont pas tardé à se retrouver sur mes paumes. La sensation était tiède et moite.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 (dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;autopsie de la girafe&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai commencé à faire du jogging sept jours après avoir avorté. Suivant les conseils de l&rsquo;infirmière, j&rsquo;étais restée cinq jours sans travailler, à somnoler toute la journée dans mon lit. Sans faire un pas hors de chez moi, ni prendre un bain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 (dans &laquo;&nbsp;La crise du troisième mardi&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;Bien sûr je savais que ce n&rsquo;était pas par amour mais qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de sa façon de faire. Je comprenais beaucoup de choses alors que j&rsquo;étais censée ne rien savoir de ce que les hommes font dans ces moments-là. Par exemple qu&rsquo;il obéirait aussitôt si je lui disais que je ne voulais pas, qu&rsquo;il transpirait au point que la sueur coulait le long de son dos, ou que le vent s&rsquo;étant levé, les mousses du bassin oscillaient.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo;, Yôko Ogawa, Actes Sud, 20€</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dépasser le silence, enfin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 07:53:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans &#171;&#160;De ce pas&#160;&#187;, écrit par Caroline Broué. Productrice depuis 2010 de l’émission &#171;&#160;La Grande Table&#160;&#187; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK.jpg" rel="lightbox[3499]"><img class="alignleft wp-image-3502 size-medium colorbox-3499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK-229x300.jpg" alt="DE CE PAS OK" width="229" height="300" /></a> Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans <strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par <strong>Caroline Broué</strong>.</p>
<p>Productrice depuis 2010 de l’émission &laquo;&nbsp;La Grande Table&nbsp;&raquo; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, <strong>Caroline Broué</strong> est diplômée de Sciences politiques et de Lettres modernes.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce premier roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Tin</strong>-<strong>Marjorie</strong>. Tin est bébé quand elle rejoint la France en 1975 avec sa mère. Elles ont fui le Cambodge, désormais aux mains des Khmers Rouges. Le père de la fillette, lui, est resté. Probablement mort.</p>
<p><strong>Tin</strong> deviendra danseuse comme sa mère. Puis danseuse étoile à l&rsquo;Opéra de Paris. Jusqu&rsquo;au jour où son corps lui dit stop. A quarante ans, <strong>Tin</strong> devenue <strong>Marjorie</strong>, doit réinventer sa vie. Et mettre des mots sur ce qui lui manque.</p>
<p>Son compagnon, <strong>Paul,</strong> est photographe. Sa manière à lui de parler. A la différence de <strong>Marjorie</strong>, lui a grandi dans les mots. Les paroles que l&rsquo;on prononce. Souvent trop violentes. Sa soeur a-t-elle été, comme elle le clamait il y a des années victime de leur propre père ? Alors il s&rsquo;est éloigné de sa famille protestante, installée en Ardèche. A rompu les liens. Mais comment faire pour avancer ?</p>
<p><strong>Marjorie</strong> et <strong>Paul</strong> doivent, pour se pas se perdre et ne pas mettre en danger leur couple, réinventer une grammaire à eux pour continuer à faire vivre leur passé. La quarantaine venue, il est temps d&rsquo;être en accord avec soi-même. Pas simple.</p>
<p><strong>Caroline Broué</strong> signe là un premier roman maitrisé et très bien écrit. Un vrai plaisir de lecture !</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque ici la genèse et l&rsquo;histoire de son premier roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LyULV9vllY8?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul avait beau être photographe, quand ils étaient ensemble, la main du peintre rejoignait le bras du danseur. Ce qui réunissait Paul et Tin, fondamentalement, c&rsquo;était le silence. Le silence de l&rsquo;art. Ils se trouvaient précisément à la jonction de deux axes complémentaires : celui du peintre dansant sur sa toile et celui du danseur composant les couleurs de sa chorégraphie. Leurs vies s&rsquo;entremêlaient, et ce mariage impromptu transcendait leurs différences. Ils n&rsquo;avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. L&rsquo;entente entre eux était tacite. Ils s&rsquo;accordaient d&rsquo;un regard furtif. D&rsquo;un geste de la main. Loin de tout bavardage, de tout mot superflu, leur mode d&rsquo;être et de relation relevait de l&rsquo;implicite, de l&rsquo;entendu avant même d&rsquo;être dit. Ils s&rsquo;étaient trouvés dans le silence. Ils se retrouvaient sur l&rsquo;essentiel.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 122-123 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul et Marjorie n&rsquo;arrivent plus à se parler. Les mots restent bloqués dans leur gorge. Marjorie est aussi impuissante que Paul est désarmé. Ils sont deux êtres seuls, isolés, retranchés dans leur tour. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, un soir, sans crier gare, Paul se met à hoqueter. “J&rsquo;étouffe. Je me noie. Marjorie, je me noie. Ils ne me quittent pas, ils m&rsquo;assaillent. Ils m&rsquo;emmènent vers le tourbillon. Je ne parviens plus à fuir. Ils envahissent tout, me demandent des comptes, obstruent ma vue, mon ouïe, ma bouche, accablent mes sens. Je ne peux leur échapper. Ils m&rsquo;enserrent de leur point de vue, de leur monde étriqué, enfermé sur eux-mêmes, sur leur égocentrisme. Ils m&rsquo;empêchent. J&rsquo;ai peur de reproduire la même chose avec toi. Je ne peux plus avancer. J&rsquo;ai marché en crabe toute ma vie, j&rsquo;ai contourné les obstacles pour m&rsquo;en sortir, pour échapper à leur emprise, mais la marée est plus forte, et la vague est sur le point d&rsquo;engloutir mes efforts. J&rsquo;ai fait de mon mieux pour accomplir ma mission. Mais, quand j&rsquo;ai fui, j&rsquo;ai failli à ma charge. Je les ai laissés se débrouiller seuls. Je n&rsquo;ai pas été à la hauteur des attentes de ma famille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le père de Paul est mort. Les funérailles ont lieu à Aubenas. Paul s&rsquo;y rend seul, selon sa volonté. Il n&rsquo;a aucune envie de mêler Marjorie et Elena à tout ça. Ce n&rsquo;est pas le moment pour elles de faire connaissance avec sa famille. Il n&rsquo;est pas retourné là-bas depuis son départ fracassant, il sait que les souvenirs vont s&rsquo;entrechoquer et que toute sa douleur va remonter. Il sait aussi que Suzie ne peut se tenir en compagnie de sa mère. Il se souvient de toutes ces scènes auxquelles il a assisté avant de décider de ne plus se rendre à aucun endroit où elles seraient toutes les deux. Des drames, des cris, des pleurs. Non, merci.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;, Caroline Broué, Sabine Wespieser éditeur, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour maternel au crash-test</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/09/lamour-maternel-au-crash-test/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/09/lamour-maternel-au-crash-test/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 07:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&#8217;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires. Pas de doute, Christine Angot est l&#8217;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec &#171;&#160;Un amour impossible&#160;&#187;, elle évoque la rencontre de ses parents, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="alignleft size-full wp-image-3262 colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" alt="ANGOT" width="103" height="160" /></a>Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&rsquo;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires.</p>
<p>Pas de doute, <strong>Christine Angot</strong> est l&rsquo;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;</strong>, elle évoque la rencontre de ses parents, son enfance auprès d&rsquo;une mère célibataire, son père incestueux et explique pourquoi l&rsquo;amour aura été si compliqué, voire impossible, à faire vivre au sein de ce triangle. Un roman bouleversant. Puissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3279" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="wp-image-3279 size-medium colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2-300x150.jpg" alt="christine_angot2" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Jean-Luc Bertini (Flammarion)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Christine Angot</strong>, née Christine Schwartz, est un auteur français. Sa biographie est<strong> <a href="http://www.christineangot.com/biographie">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3261"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la petite <strong>Christine</strong>. Née en 1959 à Châteauroux, d&rsquo;une mère juive travaillait à la Sécurité sociale et d&rsquo;un père traducteur à la base américaine. Deux milieux sociaux diamétralement opposés. <strong>Rachel et Pierre</strong> vont pourtant s&rsquo;aimer. Pas question cependant pour ce bourgeois d&rsquo;épouser<strong> Rachel</strong>, d&rsquo;une extraction bien inférieure. Des années plus tard, il épousera une Allemande.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais une enfant. A qui il finira ( <strong>Rachel</strong> ne lâchera rien) par donner son nom alors qu&rsquo;elle est adolescente. <strong>Christine Angot</strong> est née. Et il commencera à la détruire par l&rsquo;inceste. <strong>Rachel</strong>, elle, l&rsquo;apprendra que plus tard, par un ami. Elle n&rsquo;a rien vu. Rien compris.</p>
<p>L&rsquo;amour inconditionnel de l&rsquo;enfant a laissé la place au ressentiment de l&rsquo;adulte. Pour l&rsquo;auteure, c&rsquo;est sûr, son père a usé de cet affreux moyen pour faire preuve de domination sociale.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais des lettres qui soufflent le chaud et le froid au fil des années. <strong>Rachel</strong> s&rsquo;y accroche. <strong>Christine</strong> en souffre.</p>
<p>Après avoir abordé le sujet de l&rsquo;inceste et de son père (mort en 1999) dans deux autres romans, <strong>Christine Angot</strong> évoque pour la première fois la figure de sa mère. A la fois forte et si vulnérable. Au fil de ce roman, elle décortique l&rsquo;amour maternel, le pousse dans ses retranchements, teste sa résistance&#8230;</p>
<div id="d_bio">
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Presque toutes les femmes s&rsquo;arrêtaient de travailler au mariage, ou à la naissance de leur premier enfant. Le soir, elles étaient à la sortie des classes. Ma mère était une des rares qui n&rsquo;y étaient pas, elle sortait du bureau trop tard. Je rentrais à la maison toute seule, par une petite ruelle à droite en sortant de l&rsquo;école. Puis je prenais la descente des Cordeliers, une rue pavée qui descendait, tournait et croisait la rue de l&rsquo;Indre. Au croisement, je m&rsquo;arrêtais. Je m&rsquo;installais à l&rsquo;angle. Je jouais avec des limaces, je décollais les escargots, qui faisaient ventouse sur le pavé, accroupie, attentive, absorbée par ce que je faisais, sous une petite pluie fine. Et je repartais. Je contemplais à mes pieds du haut de ma taille les chaussures vernies noires qu&rsquo;elle m&rsquo;avait achetées. Je descendais la rue de l&rsquo;Indre jusqu&rsquo;au 36, je passais sous le porche, et j&rsquo;entrais dans le chemin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 176 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dans les années qui ont suivi, j&rsquo;ai commencé à lui attribuer mes échecs. Je l&rsquo;accusais de ne pas s&rsquo;être remise en question, de n&rsquo;être restée en analyse que trois ans, d&rsquo;avoir trouvé en mon père un coupable facile, de ne pas avoir réfléchi à sa propre responsabilité dans ce qui m&rsquo;était arrivé. Je lui conseillais de ne pas s&rsquo;étonner, par conséquent, de la difficulté dans laquelle sombrait notre relation. Je lui disais que j&rsquo;étais la victime  de leur égoïsme à tous les deux. Qu&rsquo;ils étaient pareils sur ce plan-là. Uniquement préoccupés de leur regard l&rsquo;un sur l&rsquo;autre. Que la fameuse photo prise dans la campagne, dans la même position, en appui sur le même poteau, en témoignait. Qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient pris chacun comme le miroir de l&rsquo;autre. Que j&rsquo;avais été sacrifiée à ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est une vaste entreprise de rejet. Social, pensé, voulu. Organisé. Et admis. Par tout le monde. Toute cette histoire, c&rsquo;est ça. Et jusqu&rsquo;à la fin. Y compris avec ce qu&rsquo;il m&rsquo;a fait à moi. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;il t&rsquo;a fait à toi aussi, avant tout. C&rsquo;est la continuation de ce rejet. Pour humilier quelqu&rsquo;un, le mieux c&rsquo;est de lui faire honte, tu le sais. Et qu&rsquo;est-ce qui pouvait te rendre plus honteuse que ça, que de devenir, en plus de tout le reste, alors même que tu pensais être sortie du tunnel, la mère d&rsquo;une fille à qui son père fait ça ? Tu as été rejetée en raison de ton identité maman. Pas en raison de l&rsquo;être humain que tu étais. Pas de qui tu étais toi. Pas de la personne que tu étais. Et ce rejet allait jusqu&rsquo;à faire ça à ta fille. C&rsquo;a été jusque-là. C&rsquo;a été loin. Tout ça s&rsquo;inscrivait dans une même logique. Et il a fallu que la logique soit poussée jusqu&rsquo;au bout. Puisque que tu as essayé de la contrer. Tu ne devais pas sortir de ton tunnel. Tu pouvais juste rêver d&rsquo;en sortir. Quelqu&rsquo;un comme toi devait rester dans la voie sans issue. A l&rsquo;intérieur du tunnel, là où on voit rien justement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left">Je ne connaissais pas les écrits de Christine Angot, coupée dans mon éventuel élan par la personnalité cassante et froide de l&rsquo;auteure qui avait fait de l&rsquo;auto-fiction sa marque de fabrique. L&rsquo;histoire d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Amour impossible&nbsp;&raquo; m&rsquo;a fait changé d&rsquo;avis. Une histoire forte. Une écriture qui va droit au but. Un roman important.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;, Christine Angot, Flammarion, 18€</strong></em></p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;horreur des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2015 16:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 70e anniversaire de la libération des camps d&#8217;Auschwitz marque cette année 2015. L&#8217;occasion pour certains d&#8217;entre nous de plonger dans des livres d&#8217;Histoire. Pour d&#8217;autres, dans des témoignages. Celui de Marceline Loridan-Ivens s&#8217;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec &#171;&#160;Et tu n&#8217;es pas revenu&#160;&#187;, coécrit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" rel="lightbox[3063]"><img class="alignleft size-full wp-image-3066 colorbox-3063" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" alt="et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv" width="200" height="317" /></a>Le 70e anniversaire de la libération des camps d&rsquo;Auschwitz marque cette année 2015. L&rsquo;occasion pour certains d&rsquo;entre nous de plonger dans des livres d&rsquo;Histoire. Pour d&rsquo;autres, dans des témoignages.</p>
<p>Celui de <strong>Marceline Loridan-Ivens</strong> s&rsquo;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;</strong>, coécrit avec <strong>Judith Perrignon</strong>, la cinéaste et documentariste revient sur son histoire.</p>
<p>Celle de sa dénonciation. Celle de sa déportation avec son père. Celle de son retour et du silence assourdissant qui l&rsquo;entoure. Celle de sa colère et du regard désabusé qu&rsquo;elle porte aujourd&rsquo;hui sur la vie.</p>
<p>Au fil des 107 pages, un formidable témoignage d&rsquo;amour à son père<strong> Shloïme Rosenberg</strong> ( un juif polonais émigré en France) qui ne reviendra pas de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Des mots, des faits, qui rappellent l&rsquo;horreur de la guerre. A 15 ans, la jeune <strong>Marceline</strong> est arrêtée, déportée. Elle fait partie des quelque 200 survivants ( sur les 2.500 a en être revenu. Au total, entre 1940 et 1945, 1,1 million de personnes a péri à Ausshwitz-Birkenau) à pouvoir encore raconter l&rsquo;indicible, ce qu&rsquo;elle a vécu dans sa chair. Là-bas, en Pologne, elle deviendra une esclave au service de la mort, en charge du tri des vêtements de ceux qu&rsquo;on envoie mourir dans les chambres à gaz.</p>
<p>Elle évoque celles qui, au coeur de l&rsquo;horreur, deviendront ses amies, celles qui ne pas revenues. Elle raconte aussi la difficulté à vivre ensuite, après sa libération, le 10 mai 1945. Et porte un regard désabusé sur la mémoire collective, sélective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En janvier, Marceline Loridan-Ivens était l&rsquo;invitée de Patrick Cohen au 7-9, de France-Inter. Ses mots claquent.</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="283" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2fpqyc" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Maman disait tenir de quelqu&rsquo;un qui t&rsquo;avait vu à Auschwitz, que tu avais quitté le camp avec la marche de la mort au mois de janvier 1945, qu&rsquo;on t&rsquo;avait vu à Dachau ensuite, que tu aurais dû y rester, mais que tu t&rsquo;étais remis en marche pour soutenir un homme que ne pouvait plus avancer sans toi et que les Allemands auraient abattu. D&rsquo;après Maman, tu n&rsquo;avais pas été désigné pour marcher encore, tu t&rsquo;étais sacrifié. Je n&rsquo;y croyais pas à son histoire. Au camp, on ne choisissait rien, pas même sa façon de mourir. Mais Dachau c&rsquo;est possible, j&rsquo;ai lu que bien des détenus de Gross-Rosen ont été transférés là-bas. Qu&rsquo;importe que ce ne soit pas écrit. On ne peut plus faire d&rsquo;inventaire dans le fracas de l&rsquo;après-guerre. L&rsquo;administration française a peut-être délivré ces certificats en vrac, inscrivant en face des noms, des lieux et des dates probables, pas forcément vérifiés. Je ne crois à rien de l&rsquo;histoire officiellement écrite par la France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 69-70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jacqueline m&rsquo;offre des fleurs le 10 main comme si c&rsquo;était mon anniversaire. Chaque année, ça me touche beaucoup, nous sommes proches, différentes et attentives l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il ne reste que nous deux. Le 10 mai, c&rsquo;est la date de ma libération par les Russes à Theresienstadt. Je suis née ce jour-là. Je sais que Jacqueline le fait pour moi mais aussi pour son père. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon retour est synonyme de ton absence. A tel point, que j&rsquo;ai voulu l&rsquo;effacer, disparaître moi aussi. J&rsquo;ai sauté dans la Seine deux ans plus tard, l&rsquo;année où Henri se mariait. C&rsquo;était un peu après le quai Saint-Michel, j&rsquo;avais enjambé le parapet, j&rsquo;allais m&rsquo;élancer quand un homme m&rsquo;a retenue. Puis j&rsquo;ai eu la tuberculose, on m&rsquo;a placée dans un sanataroum chic en Suisse, à Montana. Maman venait me voir parfois. Je ne supportais pas son impatience, cette façon qu&rsquo;elle avait de me réclamer d&rsquo;aller bien et d&rsquo;oublier. J&rsquo;étais si lourde. J&rsquo;ai tenté de mourir une deuxième fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et si je suis restée sèche, menue, c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai souvent pensé devant ma glace, dix, vingt ou trente ans plus tard, Faut que je reste mince et svelte pour ne pas passer au gaz la prochaine fois. Je n&rsquo;ai jamais eu d&rsquo;enfants. Je n&rsquo;en ai jamais voulu. Tu me l&rsquo;aurais sans doute reproché. Le corps des femmes, le mien, celui de ma mère, celui de toutes les autres dp,t me ventre gonfle puis se vide, a été pour moi définitivement défiguré par les camps. J&rsquo;ai en horreur la chair et son élasticité. J&rsquo;ai vu là-bas s&rsquo;affaisser les peaux, les seins, les ventres, j&rsquo;ai vu se plier, se friper les femmes, le délabrement des corps en accéléré, jusqu&rsquo;au décharnement, au dégoût et jusqu&rsquo;au crématoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un témoignage bouleversant pour honorer la mémoire de tous ces déportés. A lire absolument histoire, au moins, de faire reculer la bêtise.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;, Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, Grasset, 12,90€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Le rapport mère-fille, sauce wasabi</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/05/le-rapport-mere-fille-sauce-wasabi/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 15:33:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[chirurgie esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[complexes]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
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		<category><![CDATA[Mieko Kawakami]]></category>
		<category><![CDATA[Natsu]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Seins et oeufs]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Mieko Kawakami Du 16 au 19 mars, se tiendra le traditionnel Salon du livre à Paris. Cette année, il met à l&#8217;honneur la littérature japonaise. L&#8217;occasion de découvrir des auteurs nippons d&#8217;aujourd&#8217;hui. Mieko Kawakami ne fait pas partie de la sélection. Qu&#8217;importe. Elle nous parle du Japon des années 2010. Les rapports mère-fille peuvent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_864" class="wp-caption alignleft" style="width: 117px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEKO-II.jpg" rel="lightbox[861]" title="MIEKO II"><img class=" wp-image-864  colorbox-861" style="margin: 10px;" title="MIEKO II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEKO-II.jpg" alt="" width="107" height="127" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Mieko Kawakami</dd>
</dl>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SEINS-ET-OEUFS-II.jpg" rel="lightbox[861]" title="SEINS ET OEUFS II"><img class="alignleft  wp-image-865 colorbox-861" style="margin: 10px;" title="SEINS ET OEUFS II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SEINS-ET-OEUFS-II-157x300.jpg" alt="" width="94" height="180" /></a><strong>Du 16 au 19 mars</strong>, se tiendra le traditionnel <strong>Salon du livre</strong> à Paris. Cette année, il met à l&rsquo;honneur la<a title="Le site du Salon du livre" href="http://www.salondulivreparis.com/Programme/Les-5-axes-programmatiques/La-litterature-japonaise-a-lhonneur.htm"> littérature japonaise.</a></p>
<p>L&rsquo;occasion de découvrir des auteurs nippons d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <strong>Mieko Kawakami</strong> ne fait pas partie de la sélection. Qu&rsquo;importe. Elle nous parle du Japon des années 2010.</p>
<p>Les rapports mère-fille peuvent être compliqués, tendres, violents, inexistants&#8230; ou le tout à la fois. En plongeant le lecteur dans l&rsquo;histoire de &laquo;&nbsp;<strong>Seins et oeufs</strong>&laquo;&nbsp;, publié en février,  l&rsquo;auteure japonaise <strong>Mieko Kawakami</strong> nous ouvre les portes de la société contemporaine nippone, vue par le prisme des femmes. Un roman de 108 pages qui nous raconte trois jours au coeur d&rsquo;une famille aux liens distendus et aux silences trop nombreux.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-861"></span></p>
<p>Diplômée de philosophie, musicienne, actrice et romancière, <strong>Mieko Kawakami</strong> a été élue &laquo;&nbsp;Femme de l’année 2008&Prime; par le magazine <em>Vogue Japan</em>. Elle signe avec &laquo;&nbsp;<strong>Seins et oeufs</strong>&laquo;&nbsp;, un livre qui nous parle de la société d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de l&rsquo;importance de l&rsquo;apparence et du regard d&rsquo;autrui.</p>
<p>Pendant trois jours, c&rsquo;est à Tokyo, chez<strong> Natsu</strong> que l&rsquo;histoire se déroule. Natsu accueille sa soeur, <strong>Makiko</strong>, hôtesse dans un bar, quadragénaire perdue depuis le départ du père de sa fille, <strong>Midoriko</strong>. La jeune fille, elle, est entrée dans l&rsquo;adolescence. Elle a douze ans, elle découvre les changements de son corps et s&rsquo;est enfermée dans le silence. Elle ne s&rsquo;adresse plus que par écrit à sa mère qui vit avec elle à Osaka. Et ne comprend pas cette obsession de sa mère à vouloir se faire refaire les seins.</p>
<p>Entre non-dits et rêves secrets, l&rsquo;histoire se déroule dans la moiteur de l&rsquo;été&#8230; dans le petit appartement de <strong></strong><strong>Natsu</strong>, trentenaire célibataire qui essaye de tisser un nouveau lien entre les deux membres de sa famille et de comprendre, elle aussi, l&rsquo;obstination de sa soeur à vouloir se faire opérer.</p>
<p>L&rsquo;auteure a fait le choix d&rsquo;alterner le récit de <strong>Natsu</strong> et le journal intime de la jeune fille. Une façon de montrer le regard des trois personnages sur la féminité en général et la leur en particulier. Malgré le dialogue rompu.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<p><strong>Page 19 :</strong> C&rsquo;est Natsu qui parle de sa soeur.<em> &nbsp;&raquo; Je serais plus tranquille si ma soeur avait un vrai travail dans un vrai bureau, c&rsquo;est sûr, mais la vérité c&rsquo;est que je ne peux même pas le lui dire. Parce que d&rsquo;un autre côté je sais. Je sais tout le reste, oui, et plus j&rsquo;y pense, plus toute cette pesanteur, cet ennui, une mère seule avec sa fille, à Osaka, rien que ces mots, rien que ces sons, ces images, toutes ces ténèbres mornes que je sens en permanence derrière mon dos, toutes ces choses pénibles qui se rémènent et ne se laissent pas chasser d&rsquo;un revers de manche, toutes ces pensées moites qui viennent peser sur ma poitrine et sur mes yeux&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 30 :</strong> C&rsquo;est la jeune Midoriko qui parle. <em>&laquo;&nbsp;Moi, mon corps a faim, il a les cycles hormonaux, il fonctionne sans que je lui demande rien et ça me donne l&rsquo;impressionn d&rsquo;être enfermée dedans. Pour la simple raison qu&rsquo;onnest née, en fin de compte il faut vivre, manger tout le temps et gagner sa vie, rien que ça c&rsquo;est l&rsquo;horreur.Je la vois bien, maman, elle travaille tous les jours et sa vie est quand même dure. C&rsquo;est déjà assez dur comme ça pour une seule, et en plus il faudrait faire sortir un autre corps de son corps?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 47</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Je n&rsquo;ai évidemment aucune attirance particulière pour la nudité de Makiko, mais avec ses histoires de gros seins par-ci gros seins par-là, comment me retenir de vouloir vérifier l&rsquo;existence, – ou l&rsquo;inexistence, je ne sais plus trop comment il faut dire –, de ses fameux nichons. M&rsquo;est avis que c&rsquo;est même une interrogation que nous partageons sûrement toutes deux. Quand nous sommes-nous vues nues pour la dernière fois ? A l&rsquo;époque où nous habitions ensemble, Mkiko, Midoriko et moi, pendant les six ans qui ont suivi la séparation de Makiko, les occasions ne devaient pas manquer, mais comme nous allions rarement au bain public et que nos emplois du temps étaient décalés, à vrai dire je n&rsquo;ai aucun souvenir concert sur le sujet. Alors bien sûr j&rsquo;ai regardé discrètement Makiko se déshabiller et mettre ses vêtements en boule dans son casier.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000080;">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, un court roman qui en dit long sur la société nippone d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, confrontée comme notre vieille Europe aux questions de l&rsquo;apparence, de ce que notre image dit (ou pas) de nous-mêmes. Un roman moderne, qui nous parle de nous à travers le portrait sans concession des trois personnages. Dans la grande mégapole, pourtant, tout pourra recommencer&#8230; A découvrir ( aussi pour sa couverture, assez étonnante ). </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Seins et oeufs&nbsp;&raquo;, de Mieko Kawakami, Actes sud, 13,50€. </span></strong></em><br />
</span></p>
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