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	<title>Quatrième de couv &#187; sida</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Face au sida, la solitude honteuse d&#8217;une famille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 11:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&#8217;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, Anthony Passeron a choisi de raconter l&#8217;histoire de son oncle, Désiré. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__chapeau"> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51.jpg" rel="lightbox[6195]"><img class="alignleft wp-image-6209 size-medium colorbox-6195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51-199x300.jpg" alt="Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51" width="199" height="300" /></a>Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&rsquo;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, <strong>Anthony Passeron</strong> a choisi de raconter l&rsquo;histoire de son oncle, <strong>Désiré</strong>. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, Emilie.</p>
<p class="article__chapeau">Lui, le fils préféré, qui n&rsquo;a jamais émis le souhait de reprendre la boucherie familiale, a découvert l&rsquo;héroïne, est devenu accro. Toxicomane, il est tombé malade à cause de l&rsquo;échange de seringues. Il fait alors partie de ces &laquo;&nbsp;<strong><em>enfants endormis</em></strong>&nbsp;&raquo; que l&rsquo;on retrouvait dans les rues de Nice avec la seringue toujours piquée dans le bras&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Dans sa famille, c&rsquo;est impossible à surmonter, à assumer. Entre le déni de la mère de <strong>Désiré</strong> et le silence, pesant, de son père. Tandis que son frère (le père de l&rsquo;auteur) essaye d&rsquo;être présent&#8230; Sans tout comprendre. Parce que trop d&rsquo;informations manquent encore, parce qu&rsquo;on parle du &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie mortelle engluée dans la honte encore&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Alors, après chaque chapitre consacré à la vie de cette famille au début des années 80, un autre s&rsquo;ouvre en alternance, expliquant très précisément ce qui se passe chez les chercheurs. Ceux qui essaient de comprendre, de trouver l&rsquo;origine de ce VIH sida et la course contre la montre dans laquelle ils se sont lancés des deux côtés de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p class="article__chapeau"><span id="more-6195"></span></p>
<p class="article__chapeau">Dans les deux histoires, un même sentiment de solitude. Désiré est malade et finira ses jours à l&rsquo;hôpital à une époque où cette maladie encore peu connue fait si peur&#8230; C&rsquo;est un paria. Et pas question que tout cela n&rsquo;affecte l&rsquo;aura de la famille au village.</p>
<p class="article__chapeau">Un roman de filiation, sensible et puissant qui nous rappelle que cette réalité n&rsquo;est pas si lointaine dans le temps. C&rsquo;était il y a 40 ans seulement.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Anthony Passeron</strong> est professeur de français et d’histoire-géographie. Il a 39 ans.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Il raconte ici l&rsquo;histoire de son livre :</strong></p>
<section class="edito edito--link">
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><a href="https://youtu.be/XY8dVoLlR3g">https://youtu.be/XY8dVoLlR3g</a></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Extraits</strong></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 49 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Au cours de l&rsquo;année 1982, le nombre de malades diagnostiqués en France progresse. Willy Rozenbaum a trouvé un poste à l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il peut de nouveau recevoir ses patients. Aucun d&rsquo;entre eux ne voit son état s&rsquo;améliorer. Les décès s&rsquo;accumulent. </em></section>
</blockquote>
</section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>L&rsquo;infectiologue est habitué à côtoyer la mort, mais dans le cas de cette maladie, le condamnation des patients est double : une mort physique et aussi sociale. Les articles de presse, les reportages de télévision sur la maladie ont propagé la peur dans la population. Les proches sont rares au chevet des malades, qui sont réduits à leur homosexualité, leur toxicomanie, la plupart d&rsquo;entre eux n&rsquo;ayant plus que de rares médecins comme interlocuteurs.&nbsp;&raquo;</em></section>
</blockquote>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La souffrance avait pris le pas sur le plaisir depuis un bon moment déjà. Après plusieurs semaines de défonce, peu après leur rencontre, le couple s&rsquo;était calmé quelques jours. Et puis ils s&rsquo;étaient réveillés un matin, fatigués, fiévreux et courbaturés. Ils n&rsquo;étaient pas malades à proprement parler. L&rsquo;héroïne les appelait. C&rsquo;était la première fois qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient sentis à sa merci. Cette sensation ne les avait plus jamais lâchés. ils avaient entamé une chute sans fin. Incapables aujourd&rsquo;hui d&rsquo;aller travailler, ils se retrouvaient privés de salaires. Il n&rsquo;était plus question de plaisir, de transe, ni de cette sorte d&rsquo;expérience transcendantale que Désiré avait découverte, un soir de fête, à Amsterdam [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 265 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Un dimanche, quelques mois après l&rsquo;enterrement de notre cousine, alors que mon père bricolait des étagères dans le garage, mon frère et moi l&rsquo;avons soudain entendu hurler des injures et briser une à une, à coups de pied et de poing, les planches de bois. Il n&rsquo;a jamais soldé sa colère. Un jour, il a tout quitté, sa famille, la boucherie et le village. </em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>Ma mère, encore aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas plus bavarde. Après le départ de mon père, elle a refait sa vie. Il ne reste chez elle, de cette époque, qu&rsquo;un cadre posé à côté du téléphone que personne n&rsquo;a le droit de toucher. Un cadre ornant la photographie d&rsquo;une petite fille [&#8230;].&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em><strong>Les enfants endormis, Anthony Passeron, Globe. </strong></em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container">
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		</item>
		<item>
		<title>Les années sida sous perfusion</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2017 11:57:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une énorme claque. Voilà ce que j&#8217;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans &#171;&#160;N&#8217;essuie jamais de larmes sans gants&#160;&#187;, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&#171;&#160;Les mots voyageurs&#160;&#187;, à Quimperlé dans le Finistère). Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&#8217;agit du conseil d&#8217;une infirmière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" rel="lightbox[3846]"><img class="alignleft size-full wp-image-3848 colorbox-3846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" alt="n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gants,M382140" width="214" height="340" /></a></strong></p>
<p>Une énorme claque. Voilà ce que j&rsquo;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans <strong>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;</strong>, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&laquo;&nbsp;Les mots voyageurs&nbsp;&raquo;, à Quimperlé dans le Finistère).</p>
<p>Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&rsquo;agit du conseil d&rsquo;une infirmière à une aide-soignante alors qu&rsquo;à côté d&rsquo;elles, un jeune homme meurt du sida sur son lit d&rsquo;hôpital.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous emmène dans la Suède des années 80 et 90, au coeur de la communauté homosexuelle installée à Stockholm. Parmi des hommes qui s&rsquo;aiment et se désirent que le sida va précipiter vers le déshonneur (à l&rsquo;époque, le manque d&rsquo;information provoque de vrais catastrophes)&#8230; et la mort.</p>
<p>Au fil des pages, particulièrement bien documentées sur le sujet, on suit, année après année, les vies de <strong>Rasmus</strong>, <strong>Benjamin</strong>, <strong>Reine</strong>, <strong>Bengt</strong>, <strong>Lars-Ake</strong>, <strong>Seppo</strong> et <strong>Paul. </strong></p>
<p>Ils ont quitté leur famille, leur ville ou village d&rsquo;origine pour rejoindre la capitale et enfin vivre comme ils l&rsquo;ont toujours voulu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3846"></span></p>
<p><strong>Rasmus</strong> a quitté le cocon familial, convaincu de sa différence depuis sa plus tendre enfance. Comme l&rsquo;élan blanc qu&rsquo;il verra un jour alors qu&rsquo;il se promène en forêt avec son père. Si ce dernier voie en l&rsquo;animal <strong>&laquo;&nbsp;une aberration de la nature&nbsp;&raquo;</strong>, Rasmus alors enfant lui répond : <strong>&laquo;&nbsp;Pourtant il existe&nbsp;&raquo;</strong>. Et tente de survivre dans un environnement qui ne veut pas de lui. Comme les homos.</p>
<p><strong>Benjamin</strong> découvre sur le tard son attirance pour les hommes. Pilier des Témoins de Jéhovah comme son père, il va essayer de concilier sa foi et son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Rasmus</strong>. Jusqu&rsquo;à ce que cela ne soit plus possible. Et pour cause. Le &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo; comme on l&rsquo;appelle alors par méconnaissance et peur fait ses premiers ravages dans la communauté américaine tout d&rsquo;abord, puis européenne.</p>
<p>La Suède, malgré la désinformation savamment orchestrée, n&rsquo;est pas épargnée. De fêtes déjantées en isolement à l&rsquo;hôpital, d&rsquo;annonces aux parents en choix du suicide, ce sont les années sida qui se déclinent sous les mots de<strong> Jonas Gardell</strong>, traduits du suédois par Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach.</p>
<p>Observateur attentif de la société dans laquelle il évolue, <strong>Jonas Gardell</strong> a fait ses débuts en littérature en 1985 avec un roman sur l&rsquo;amour homosexuel. Depuis, il n&rsquo;a pas arrêté de publier. IL est aussi réputé en Suède pour ses one-man show et ses interventions provocantes dans la boîte à images.</p>
<p><strong>Son roman mêle drôlerie et souffrance. Montre comment ces hommes ont dû se débrouiller pour comprendre et se battre contre une maladie qui les mettait toujours plus à l&rsquo;écart d&rsquo;une société déjà peu tolérante. Un roman puissant, ancré dans la réalité d&rsquo;une période qui laisse un mauvais goût dans la bouche : celui de l&rsquo;intolérance grasse.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est si difficile à comprendre, c&rsquo;était une époque si différente. Et il est si loin, l&rsquo;automne 1982 qui décrivent ces événements ; il semble remonter à des temps immémoriaux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine trois ans plus tôt, l&rsquo;homosexualité était encore officiellement classée parmi les maladies mentales et cataloguée comme par la société. Les psychiatres les éminents du pays, Johan Cullberg en tête, qualifiaient l&rsquo;homosexualité de tare. L&rsquo;homme homosexuel était une pauvre petite chose infantile et tourmentée, un sujet dont le développement s&rsquo;est arrêté au stade anal, une créature pathétique, rivée à sa mère, dépendante d&rsquo;autrui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 240 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le petit Reine, timide, romantique, gauche, toujours brûlant d&rsquo;un amour malheureux, que Rasmus et Benjamin ne connaissaient que depuis quelques mois brefs et intenses. Il était renforcé sur la banquette, osant à peine respirer, sans défense.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les mots le pénétraient comme un poison. Punition de Dieu. Lèpre. Aucun remède. Bien fait pour eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il le savait. Il savait que l&rsquo;ennemi s&rsquo;était déjà emparé de lui, qu&rsquo;il se multipliait déjà en lui, sans trêve ni repos, le détruisant méthodiquement, patiemment, sournoisement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les prières ne lui seraient d&rsquo;aucun secours. Aucun médicament ne pourrait l&rsquo;aider. Son médecin ne pouvait rien pour lui. Il avait déjà été infecté. Et le journal avait raison : c&rsquo;était bien fait pour sa gueule.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 488 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce qui est raconté dans cette histoire s&rsquo;est réellement passé. Et ça s&rsquo;est passé ici, dans cette ville. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était comme une guerre menée en temps de paix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout autour, la vie continuait comme s&rsquo;il ne se passait absolument rien. Les saisons se succédaient, des foyers de troubles s&rsquo;allumaient et s&rsquo;éteignaient à différents endroits du monde, comme des feux follets qui flamboient puis disparaissent. L&rsquo;attention des individus était attirée par ceci, par cela, et cette maladie épouvantable n&rsquo;était qu&rsquo;un des nombreux tourments qui frappaient les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si on n&rsquo;était pas concerné, on ne se rendait pas du tout compte de la mort, cette mort qui était arrivée en ville et qui pendant un certain nombre d&rsquo;années a été une invitée quotidienne pour des hommes tels que Paul, Benjamin, Seppo et Lars-Ake.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;, Jonas Gardell (traduction de Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach), Gaïa Editions, 24€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Comme un goût de poison</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/06/13/comme-un-gout-de-poison/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 09:57:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[relation]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Un roman fiévreux, nerveux. Avec &#171;&#160;Mon sang à l&#8217;étude&#160;&#187;, Joachim Schnerf (âgé de 27 ans, il travaille dans l&#8217;édition, à Paris) signe un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause. Outre l&#8217;écriture, tonique et léchée, il y a le sujet : Samuel vient de faire un test de dépistage du sida. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SANG.jpg" rel="lightbox[2472]"><img class="alignleft  wp-image-2473 colorbox-2472" style="margin: 10px" alt="SANG" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SANG.jpg" width="253" height="360" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman fiévreux, nerveux. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Mon sang à l&rsquo;étude&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Joachim Schnerf</strong> (âgé de 27 ans, il travaille dans l&rsquo;édition, à Paris) signe un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause. Outre l&rsquo;écriture, tonique et léchée, il y a le sujet : <strong>Samuel</strong> vient de faire un test de dépistage du sida.</p>
<p>Dans trois jours, il saura. Dans trois jours, sa vie ne tiendra peut-être plus qu&rsquo;à un fil. Une attente qui l&rsquo;angoisse, le fait fantasmer, mais l&rsquo;oblige à vivre. Surtout qu&rsquo;il y a<strong> Léna</strong>, sa nouvelle amoureuse.<strong> Léna</strong> qui le fascine.</p>
<p>Un roman de 90 pages qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Pour savoir. Pour soutenir <strong>Samuel</strong>. Pour espérer que la vie gagnera. L&rsquo;auteur a choisi de raconter l&rsquo;histoire naissante<strong> entre Samuel et Léna</strong> des deux points de vue des personnages. Samuel a peur. Léna, elle, ne sait pas.</p>
<p>Rappelons, à toutes fins utiles, qu&rsquo;en 2012, 1,6 million de personnes ont succombé au sida à travers le monde. Fin 2012, plus de 35,3 millions de personnes vivaient avec le VIH. En France, on comptait à la même date entre 120.000 et 180.000 cas d&rsquo;infection. Chaque année, entre 1.000 et 1.400 personnes en meurent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il est des maladies que l&rsquo;on traque, nous préférons échapper. Les préfixes sont générationnels. Et trois mois que je ne pense qu&rsquo;à ça, qu&rsquo;à me dédouaner de ces nuits. Les noms n&rsquo;y sont plus mais la sensation de l&rsquo;infidélité pèse depuis, sans qu&rsquo;aucune engagement me retienne. Le serment à la capote peut-être, balayé par l&rsquo;alcool et la soif rageuse du sexe. Je ne veux pas être fusillé par le soupçon lorsque je me reflète en elles. Et elle aux mains si douces, rencontrée au troisième mois du doute, Léna.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La question du format se pose, bien entendu. Je me limite aux 140 signes, espaces comprises, qui excitent les adulateurs de l&rsquo;oiseau impatient. De toute façon, la publication doit être autoritaire, je n&rsquo;envisage aucune discussion. Le statut sera aussi unilatéral que ses satellites sociaux. Qu&rsquo;ils s&rsquo;approprient, qu&rsquo;ils partagent ce qu&rsquo;ils imaginent trop familier. A se rouler dans cette routine virale, nous n&rsquo;avons toléré que la fuite. Un peu d&rsquo;emphase pour l&rsquo;annonce maladive que je posterai en cas de positivité, ils n&rsquo;y échapperont pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les dernières rencontres avec Samuel ont été éprouvantes tant les maladresses se sont accumulées. Pourtant, à mesure qu&rsquo;il s&rsquo;échappe, je grappille chacune de ses fuites avec un plaisir croissant. Non pas que nous nous pourchassions comme deux malhabiles de la passion, mais il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;ajuster nos pas. Un, deux. Un, deux. Nous cherchons l&rsquo;accord sans faire attention aux écarts et nos libertés sont à ce prix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Un sujet qui concerne tout le monde et un style fiévreux qui ne s&rsquo;embarrasse pas de fioritures. Joachim Schnerf parle des corps des aiment, qui souffrent et des esprits qui tentent de garder le contrôle sur le tout tandis que l&rsquo;idée de la mort rôde. Pas simple. Un nouvel auteur à suivre ? </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon sang à l&rsquo;étude&nbsp;&raquo;, de Joachim Schnerf, Editions de l&rsquo;Olivier, 12,50€</strong></em></p>
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		<title>Voyage au coeur des autres vies de Greta Wells</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/31/voyage-au-coeur-des-autres-vies-de-greta-wells/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2014 07:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[1918]]></category>
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		<category><![CDATA[traitement par électrochocs]]></category>
		<category><![CDATA[voyage dans le temps]]></category>

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		<description><![CDATA[Avoir le pouvoir d&#8217;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&#8217;histoire alléchant. Andrew Sean Greer, lui, en a fait un roman. L&#8217;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec &#171;&#160;Les vies parallèles de Greta Wells&#160;&#187;, il signe aux Editions de l&#8217;Olivier, un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avoir le pouvoir d&rsquo;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&rsquo;histoire alléchant. <strong>Andrew Sean Greer,</strong> lui, en a fait un roman. L&rsquo;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong>, il signe aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>, un roman suprenant. Et plein d&rsquo;amour d&rsquo;une femme pour un homme, et aussi pour son frère. Au point de vouloir guider leurs vies&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" rel="lightbox[2410]"><img class="alignleft  wp-image-2413 colorbox-2410" style="margin: 10px" alt="vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" width="370" height="541" /></a></p>
<p>L&rsquo;auteur,<strong> Andrew Sean Greer</strong> est un homme de 45 ans qui vit à San Francisco. Il a commencé très tôt à écrire. Auteur de nouvelles, il est aussi romancier. Son roman<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;histoire d&rsquo;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, l&rsquo;an fait plus particulièrement connaître.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle de <strong>Greta.</strong> Nous sommes en 1985, cette femme, photographe, vient de perdre <strong>Felix</strong> son frère jumeau, mort du sida. <strong>Greta</strong> se fait également quitter par son compagnon,<strong> Nathan.</strong> Elle sombre dans la dépression. Un traitement par électrochocs est alors en vogue. La jeune femme s&rsquo;y résout. Tant pis pour les effets secondaires !</p>
<p>Chez elle, ils seront étranges, dérangeants&#8230; et la feront voyager dans ses autres vies, en 1918 et en 1941. Des vies parallèles, les siennes. Dans lesquelles, elle retrouve son compagnon (devenu son mari. Si a une époque, c&rsquo;est lui qui la trompe, c&rsquo;est l&rsquo;inverse à une autre), son frère qui tente de vivre son homosexualité, et sa tante <strong>Ruth</strong> qui, en 1985, se fait la confidente ses histoires de <strong>Greta</strong> et de ses deux clones.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2410"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De séance en séance, les voyages entre 1918, 1941 et 1985 alimentent la vie de <strong>Greta</strong>. Elle tente de guider, d&rsquo;aiguiller ses proches puisqu&rsquo;elle connaît leurs vies parallèles, mais vit-on pareil au coeur des deux premières guerres mondiales comme au milieu des années 80 gangrénées déjà par une effroyable épidémie ? Et les deux autres<strong> Greta,</strong> celles de 1918 et de 1941, ne vont-elles pas chercher tout autant à interférer dans sa vie de 1985 lors de leurs pérégrinations temporelles ?</p>
<p>Un roman un peu déstabilisant au départ, mais auquel on devient vite addicte. Histoire de savoir dans laquelle de ses vies Greta est la plus épanouie&#8230; et la plus utile.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;1er novembre 1941</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quel curieux sommeil ! A mon réveil, un soleil étincelant. La lumière dansait joyeusement au plafond, le son des cloches refluait au loin. Dans la douceur des draps tièdes, je me sentais reposée comme si j&rsquo;avais dormi cent ans. Le murmure des voix, le bruit des pas, le craquement du plancher. C&rsquo;est l&rsquo;odeur qui m&rsquo;a alertée avant même que j&rsquo;ouvre les yeux. Finis, l&rsquo;éclairage au gaz, la suie et le purin, la cannelle et la violette. Place à la poussière et à l&rsquo;after-shave. Pourquoi de l&rsquo;after-shave ? Mes yeux découvraient un décor entièrement différent. Je n&rsquo;ai pu m&rsquo;empêcher de sourire. </em>Je ne suis pas de retour, pas encore,<em> ai-je pensé.</em> Je suis de nouveau ailleurs.<em> &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;7 novembre 1985</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La lumière qui traversait les stores métalliques et projetait des rayures sur mon corps couché dans le lit aurait dû m&rsquo;alerter. Pourtant, je me suis réveillée ravie à la pensée des nouveaux miracles que m&rsquo;avait réservés le docteur Cerletti, allant même jusqu&rsquo;à appeler Nathan. Mais personne n&rsquo;est apparu. Le vent soufflait par la fenêtre à guillotine ouverte et faisait tinter les lamelles du store, un son que je ne connaissais que trop. J&rsquo;ai traversé la gaze des rêves, vu les trois photos abstraites dans leur cadre, les vêtements empilés sur la chaise, et j&rsquo;ai retrouvé mon ancienne vie prête à me faire la leçon pour avoir osé croire que l&rsquo;existence était perfectible. Qu&rsquo;elle pouvait se dérouler ailleurs qu&rsquo;ici et maintenant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 257 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;avais que trois mondes possibles, lequel était celui du bonheur ? Tout ce que je voulais, c&rsquo;était de l&rsquo;amour. Une chose simple, intemporelle. Quand les hommes cherchent l&rsquo;amour, ils chantent, ils sourient ou ils paient pour l&rsquo;obtenir. Et que font les femmes ? Elles choisissent. Et leur existence est frappée comme un médaillon de bronze. Alors, messieurs, dites-moi où et quand il a été facile d&rsquo;être une femme ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas sûr que la convulsiothérapie soit la meilleure des manières de guérir la dépression ! En suivant Greta dans ses pérégrinations, on se surprend à penser qu&rsquo;au-delà de la puissance de son pouvoir, ses voyages lui compliquent sérieusement les vies. Ici mariée et maman ; là seule et abandonnée ou encore amoureuse d&rsquo;un autre homme que son mari&#8230; Un roman qui permet aussi d&rsquo;appréhender le quotidien américain pendant les deux conflits mondiaux. Dans les années 80, plus de guerre mais un autre fléau, le sida. </span><span style="color: #0000ff">Un roman atypique. A découvrir&#8230; en étant concentré !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Andrew Sean Greer, Editions de l&rsquo;Olivier, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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