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	<title>Quatrième de couv &#187; sentiments</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La mort d&#8217;une autre Cendrillon&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 08:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2021 Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&#8217;aime que ça ! Non, mais j&#8217;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&#8217;un premier roman est pour mois synonyme d&#8217;énergie, de libération, d&#8217;aboutissement et de commencement en même temps. C&#8217;est encore le cas avec &#171;&#160;Elle, la mère&#160;&#187;.  Là, Emmanuel Chaussade, qui a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="four columns">
<div class="ref"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" rel="lightbox[5580]"><img class="alignleft size-full wp-image-5582 colorbox-5580" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" alt="ELLE LA MERE" width="178" height="245" /></a></div>
</div>
<div class="seven columns">
<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2021</span></strong></p>
<p>Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&rsquo;aime que ça ! Non, mais j&rsquo;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&rsquo;un premier roman est pour mois synonyme d&rsquo;énergie, de libération, d&rsquo;aboutissement et de commencement en même temps. C&rsquo;est encore le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>Là,<strong> Emmanuel Chaussade,</strong> qui a été successivement créateur de haute-couture, directeur artistique et commissaire d&rsquo;exposition, livre un texte sensible et cru. Violent et doux. Il donne de la voix au narrateur, Gabriel, troisième et dernier fils d&rsquo;une femme dont on ne saura jamais le prénom. Le mince roman s&rsquo;ouvre sur les obsèques de cette dernière, auxquelles il assiste seul.</p>
<p>L&rsquo;occasion de raconter la vie, par bouts, par bribes, en mélangeant les périodes et les humeurs.</p>
<p>Cette femme, qui avait épousé un bourgeois qui l&rsquo;a engrossée alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 18 ans, a grandi dans une famille pauvre et dysfonctionnelle. Sa belle-famille ne sera ni aimante, ni  protectrice. Son beau-père entretient des relations interlopes avec des jeunes filles, son mari malhonnête couche avec plusieurs de ses soeurs&#8230; Elle, a fini par perdre de vue son prince charmant. Et devient une mère qui aime mal, qui aime trop&#8230; Qui bafoue même le dernier tabou qui puisse lier une mère à son fils.</p>
<p>Là, dans un milieu bourgeois, aisé, elle compulse ses illusions perdues. Une &laquo;&nbsp;Mater dolorosa&nbsp;&raquo; ? Gabriel n&rsquo;élude rien. Sans pour autant l&rsquo;absoudre. Un portrait en creux, cru et douloureux de cette &laquo;&nbsp;Emma Bovary du pauvre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et lui, a-t-il aimé la mère ? Oui, il l&rsquo;a aimée, puis il ne l&rsquo;a plus aimée. Il l&rsquo;a même détestée. Mépris silencieux. Vengeance sans paroles. La mère cache sa peine d&rsquo;être abandonnée par le fils. La mère l&rsquo;ignore pour qu&rsquo;il revienne Le fils souffre de ce désamour qu&rsquo;il s&rsquo;est imposé. Petit à petit, tout doucement, très lentement, il fait machine arrière. Il réapprend à aimer la mère. Aimer sans plus, aimer sans moins. Aimer tout simplement. Aimer sans jugement aucun. Amour égoïste. Aucun gagnant, aucun perdant. Aimer pour être libre, tout simplement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle n&rsquo;en a jamais voulu à cet homme pervers et alcoolique. Souvenirs pleins de tendresse. Elle en parle avec ce sourire de l&rsquo;innocence des enfants qui désespèrent d&rsquo;être aimés. Il lui portait l&rsquo;attention qui lui manquait tant. Elle s&rsquo;est trompée, en prenant son intérêt pour de l&rsquo;amour. Ces abus dont elle a été victime l&rsquo;ont empêchée d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. C&rsquo;est une des choses qu&rsquo;elle a en commun avec son mari. Lui aussi est incapable d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. Cette impossibilité d&rsquo;aimer les a reliés.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 78 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Non, il n&rsquo;est pas un homme, il vient d&rsquo;avoir six ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Violence extrême. Mère violeuse. Petite fille abusée, petite fille abandonnée. Mère qui abuse. Appel à l&rsquo;aide désespéré, après avoir compris qu&rsquo;elle ne vivait pas un conte de fées. Pulsion criminelle, après s&rsquo;être rendu compte qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas mariée au prince charmant. Femme trompée. La mère se trompe et se retourne contre le fils. Coup de folie. Amour désespéré. Femme sous dépendance de l&rsquo;amour et de la haine, envers l&rsquo;autre, envers elle-même&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;, Emmanuel Chaussade, Les Editions de Minuit, 12€. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Et si les processeurs prenaient le pouvoir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/03/05/et-si-les-processeurs-prenaient-le-pouvoir/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une machine comme moi"]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[découverte]]></category>
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		<category><![CDATA[Ian McEwan]]></category>
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		<description><![CDATA[Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&#8217;uchronie avec Ian McEwan qui signe son quinzième roman avec &#171;&#160;Une machine comme moi&#160;&#187;. Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&#8217;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" rel="lightbox[5049]"><img class="alignleft size-full wp-image-5054 colorbox-5049" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" alt="UNE MACHINE COMME MOI" width="195" height="285" /></a></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&rsquo;uchronie avec <strong>Ian McEwan</strong> qui signe son quinzième roman avec &laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;<strong>.</strong></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&rsquo;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui oppose le gouvernement britannique à l&rsquo;Argentine à propos des Malouines&#8230; c&rsquo;est l&rsquo;Argentine qui s&rsquo;est imposée. Et les Beatles viennent de se recomposer après une pause artistique. Pour le reste, à Londres, on conduit des voitures autonomes, on pratique le télétravail et on peut acheter un androïde&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que vient de faire </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> 32 ans, ancien avocat fiscaliste qui a décidé de sacrifier l&rsquo;héritage de sa mère pour se payer</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, l&rsquo;un des 25 androïdes imaginés par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Alan Turing</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ( il a inventé l&rsquo;ordinateur et a déchiffré les codes secrets nazis)&#8230; dont la biographie officielle s&rsquo;arrête en 1954. Là, celui qui sera condamné à une castration chimique pour homosexualité, est dans les d</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&lsquo;Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> un chercheur respecté et mondialement connu.</span></span></span></p>
<p><span id="more-5049"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Charlie vit au-dessus de chez </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, une étudiante de dix ans sa cadette dont il est tombé amoureux. Ensemble, ils vont programmer </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, lui attribuer l&rsquo;un et l&rsquo;autre des qualités&#8230; Jusqu&rsquo;à le faire tomber amoureux de Miranda ? A éprouver des sentiments ?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages de ce quinzième roman, l&rsquo;auteur nous plonge dans les affres de l&rsquo;intelligence artificielle et de la vie de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Nerd fauché de son état.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eve, prototypes criant de vérité, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">ne supportent absolument pas les mensonges. Des raseurs moraux ? Allez savoir. Reste qu&rsquo;ils ont poussé très loin les valeurs. Quitte à ne pouvoir continuer à vivre en société avec les humains&#8230; </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> a-t-elle tout dit à </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ? Pas sûr. Mais </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;en chargera entre l&rsquo;écriture de haïkus. A sa manière.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;improvisent aussi comme parents, auprès du petit </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mark</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, petit garçon malheureux et sensible.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Une comédie sociale qui nous parle de nous, en filigrane. &nbsp;&raquo; Je voulais imaginer comment ce serait de vivre en contact intime avec un androïde d&rsquo;une grande intelligence &laquo;&nbsp;, a expliqué </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> dans une interview.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 26  :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;A trente-deux ans , j&rsquo;étais complètement fauché. Dilapider l&rsquo;héritage de ma mère pour l&rsquo;achat d&rsquo;un gadget ne représentait qu&rsquo;une partie de mon problème – mais c&rsquo;était emblématique. Dès que l&rsquo;argent rentrait, je m&rsquo;arrangeais pour qu&rsquo;il parte en fumée, j&rsquo;en faisais un feu de joie, je le fourrais dans un haut-de-forme et j&rsquo;en sortais une dinde. Souvent, même si ce n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;occurrence, je comptais en tirer par magie une somme bien plus importante avec un minimum d&rsquo;efforts. Les stratagèmes, les ruses plus ou moins licites et les combines astucieuses n&rsquo;étaient pas pour moi. Je préférais les coups d&rsquo;éclat. D&rsquo;autres s&rsquo;y risquaient et prospéraient. Ils empruntaient, faisaient fructifier cet argent et devenaient riches tout en remboursant leurs dettes. Ou bien ils avaient un métier, une profession comme moi auparavant, et s&rsquo;enrichissaient plus modestement, mais sûrement. Pendant ce temps-là je boursicotais ou, plutôt, je travaillais à ma ruine dans un deux-pièces humide en rez-de-chaussée, dans un morne no man&rsquo;s land aux rues bordées de maisons jumelles de style edwardien entre Stockwell et Clapham, au sud de Londres. &laquo;&nbsp;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 121 : </b></span></span></span></strong><em>&laquo;&nbsp;Toute la nuit j&rsquo;avais fantasmé sur la destruction d&rsquo;Adam. Je voyais mes mains le ligoter avec la corde dont je me servirais pour le traîner vers la rivière Wandle, ce cloaque. Si seulement il ne m&rsquo;avait pas coûté si cher. Et il me coûtait encore plus cher désormais. Ce moment passé avec Miranda n&rsquo;avait pas pu être un combat entre les principes et la quête du plaisir. Sa vie érotique était un simulacre. Il tenait à Miranda de la même façon qu&rsquo;un lave-vaisselle tient à ses assiettes. Lui, ou ses sous-programmes, préférait l&rsquo;approbation de Miranda à ma colère. J&rsquo;en voulais aussi à Miranda, qui avait coché la moitié des cases et apporté de la complexité à la nature d&rsquo;Adam.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 315 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais disposé à laisser les événements glisser sur moi dans un silence sans heurt. La journée avait été longue et intense. On m&rsquo;avait pris pour un robot, ma demande en mariage avait été acceptée, je m&rsquo;étais porté volontaire pour une paternité immédiate, j&rsquo;avais appris l&rsquo;autodestruction d&rsquo;un quart des semblables d&rsquo;Adam, puis été témoin des effets physiques d&rsquo;un ecoeurement moral. Rien de tout cela ne m&nbsp;&raquo;impressionnait plus. Seules de petites choses y parvenaient : mes paupières lourdes, le réconfort apporté par ma tassé de thé plutôt que par un whisky écossais bien tassé.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;, Ian McEwan, Gallimard, 22€. </strong></em></p>
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		<title>Dans les tiroirs secrets de l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Dec 2017 09:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Une rentrée littéraire est aussi l&#8217;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&#8217;une maison d&#8217;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit. C&#8217;est le cas avec Etienne Deslaumes, que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33cccc">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" rel="lightbox[4099]"><img class="alignleft  wp-image-4100 colorbox-4099" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" alt="VIOLENCES OK" width="246" height="317" /></a>  Une rentrée littéraire est aussi l&rsquo;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&rsquo;une maison d&rsquo;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit.</p>
<p>C&rsquo;est le cas avec <strong>Etienne Deslaumes</strong>, que je ne connaissais pas jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p>Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième roman après <strong>&laquo;&nbsp;Emilien et le souci de définition&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Journal ambigu d&rsquo;un cadre supérieur&nbsp;&raquo;</strong>, qui lui avait valu un succès critique.</p>
<p>Après avoir longtemps travaillé comme cadre sup dans un groupe d&rsquo;assurance, <strong>Etienne Deslaumes</strong>, quinquagénaire, est formateur et enseignant en droit immobilier.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong> est un roman choral. Chapitre après chapitre, ce sont deux générations de personnages qui prennent la parole à tour de rôle.</p>
<p>Mais tout commence par un enterrement, celui d&rsquo;<strong>Armande</strong>. La jolie quinqua est morte après avoir été renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Tous se posent la question. <strong>Armande</strong>, sa vie durant, s&rsquo;est laissée porter. Pour tout. Elle a épousé <strong>Christophe,</strong> un cadre prometteur et déjà riche. A élevé deux filles. Puis s&rsquo;est vengée. De l&rsquo;infidélité de son mari <strong>Christophe</strong> d&rsquo;abord puis de sa frustration et de l&rsquo;ennui de sa vie.</p>
<p>Elle raconte. Comme <strong>Christophe</strong> dont elle a fini par divorcer. Comme <strong>Patrici</strong>a et <strong>Emilien</strong>, un couple d&rsquo;amis tellement proches, mais pourtant si secrets. Comme les enfants de ceux-ci, <strong>Margaux</strong> et <strong>Aubin.</strong></p>
<p>Au fil des monologues, d&rsquo;autres histoires se dessinent. Ambigües. D&rsquo;autres explications se font jour. Pas toujours belles.</p>
<p>Entre petits arrangements avec la morale et lâchetés ordinaires, <strong>Etienne Deslaumes</strong> nous parlent d&rsquo;eux. Et de nous.</p>
<p>Unité de lieu et de temps donc pour ce roman à tiroirs autour de l&rsquo;amour et des questions qu&rsquo;il pose quand il est là. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez ici une interview d&rsquo;Etienne Deslaumes</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DnsqdrUFILg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 (Armande)  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il est devenu le bras armé de ma paresse. : puisque je me mariais avec un homme qui avait une bonne situation dans une banque, qui parlait déjà, à vingt-cinq ans, de monter sa boîte, je n&rsquo;avais plus besoin de finir mes études ni de travailler. Ouf! Le raisonnement (ce n&rsquo;était pas vraiment un raisonnement, c&rsquo;était à demi-conscient, à ce moment-là) était un peu osé, parce qu&rsquo;un peu démodé. Mais bon, personne n&rsquo;y a trouvé à redire ; pas même mes parents, plutôt flattés que leur fille connaisse une fin bourgeoise. Lorsque mon bonheur escompté avec Christophe m&rsquo;a été arraché, ce qui fut aussi très vite fait, j&rsquo;ai détesté mon mari parce qu&rsquo;il me rendait malheureuse. Ensuite, il était un pis-aller : l&rsquo;instrument de mon confort. Bref, ce qui me guidait, dans mon rapport à lui, dans le bon comme dans le mauvais, c&rsquo;était toujours moi, re-moi et encore moi. Ce que lui pouvait ressentir ? Bof&#8230; je n&rsquo;y pensais que très rarement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 (Patricia) :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;ai pris du champ avec Emilien, ce n&rsquo;est peut-être pas parce qu&rsquo;il m&rsquo;a déçue, en ne faisant pas pour moi ce qu&rsquo;Armande a fait : comprendre mes points faibles, en tenir compte, composer avec, me donner des outils pour les combattre sans me brusquer. Je me suis éloignée de lui, de tous mes semblables, sauf d&rsquo;Armande précisément, car elle était la seule à avoir compris que je ne redeviendrais jamais comme avant et que, pour qu&rsquo;une partie de moi continue à vivre et, peut-être, je dis bien “peut-être”, à être heureuse, il fallait admettre qu&rsquo;une autre partie était morte&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 (Christophe) :</strong><em>&laquo;&nbsp;A bien y réfléchir, si j&rsquo;ai autant renoncé c&rsquo;est par lâcheté, par peur de souffrir. Lorsque j&rsquo;ai vu Emilien en larmes, à plus de quarante ans, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait plaqué, je me souviens m&rsquo;être senti satisfait de ne plus pouvoir me trouver dans ce genre de situation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis gouré. On ne vit pas mieux en se mettant sous cloche. On vit moins bien, au contraire. On vit moins bien parce qu&rsquo;on vit moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;, Etienne Deslaumes, Buchet Chastel, 17€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>La cravate : plongée dans la vie d&#8217;un hikikomori</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/29/la-cravate-plongee-dans-la-vie-dun-hikikomori/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 07:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Voilà un livre étonnant ! &#171;&#160;La cravate&#160;&#187;, écrit par Milena Michiko Flašar nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&#8217;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître. Une très jolie découverte de cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>Voilà un livre étonnant ! <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par<strong> Milena Michiko Flašar</strong> nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&rsquo;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître.<strong> Une très jolie découverte de cette rentrée littéraire !</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" rel="lightbox[2124]"><img class="alignleft  wp-image-2143 colorbox-2124" style="margin: 10px" alt="CRAVATE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" width="245" height="360" /></a>Le premier a 20 ans, en tout cas c&rsquo;est l&rsquo;âge qu&rsquo;il s&rsquo;est choisi. Il s&rsquo;appelle<strong> Taguchi Hiro</strong>. C&rsquo;est un <strong>Hikikomori</strong>. Il fait partie de ces centaines de milliers de jeunes Japonais victimes d&rsquo;une pathologie psychosociale et familiale qui les coupe de toute vie extérieure pendant des mois voire des années. Un phénomène qui touche aussi d&rsquo;autres pays. Ces jeunes ( souvent trentenaires, masculins et ayant subi un échec dans leur vie professionnelle) ne sont ni grabataires, ni autistes ni retardés mentaux, ils se sentent accablés par la société. Et préfèrent s&rsquo;en retirer.</p>
<p>Ce jeune homme a fini par sortir de chez ses parents, au bout de deux ans de retrait volontaire. Sur son banc, il rencontre <strong>Ohara Tetsu</strong>. Lui est un salaryman. Chaque matin, il se rend au bureau. En tout cas c&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait croire à sa femme. Deux mois déjà qu&rsquo;il a perdu son emploi. Il vient au parc. Dès lors l&rsquo;histoire peut commencer.</p>
<p>Un histoire imaginée par une auteure trentenaire qui vit à Vienne. <strong>Milena Michiko Flašar</strong> a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones.</p>
<p>Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil <strong>&laquo;&nbsp;Ich bin&nbsp;&raquo;</strong>, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation.</p>
<p>En 2010, a paru la nouvelle<strong>&laquo;&nbsp;Okaasan – Meine unbekannte Mutter&nbsp;&raquo;,</strong> qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre. En 2012 son roman <strong>&laquo;&nbsp;Ich nannte ihn Krawatte&nbsp;&raquo;</strong> a été publié.</p>
<p>Entretemps, elle s‘est entièrement consacrée à l’écriture. <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong> est ainsi la traduction de ce roman, effectuée par Olivier Mannoni.</p>
<p><span id="more-2124"></span></p>
<p>Au fil des pages, chacun des deux personnages raconte des tranches de sa vie qui expliquent son parcours. Suicide, enfant handicapé, pression sociale, difficulté à être tout simplement. Malgré les différences (âge, situation sociale et personnelle&#8230;), un véritable lien d&rsquo;amitié unit les deux hommes qui ont appris à s&rsquo;apprivoiser. Jusqu&rsquo;à la mort.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Quelqu&rsquo;un me remarqua-t-il, j&rsquo;en doute, et si ce fut le cas, c&rsquo;était probablement de la manière dont on remarque un fantôme. On le voit, clair et distinct, on n&rsquo;arrive pas à croire qu&rsquo;on l&rsquo;a vu, on le fait disparaître d&rsquo;un clignement d&rsquo;oeil. J&rsquo;étais un fantôme de ce genre-là. Même mes parents n&rsquo;avaient presque plus conscience de ma présence. Lorsque je les croisais à la maison, dans l&rsquo;entrée ou dans le couloir, ils susurraient, incrédules, un Tiens, c&rsquo;est toi. Ils avaient renoncé depuis longtemps à me compter parmi eux. Nous avons perdu notre fils. Il est mort avant l&rsquo;heure. C&rsquo;est forcément ce qu&rsquo;ils ont ressenti. Comme une perte vivante.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;D&rsquo;abord il y eut quelques gouttes, qui devinrent bientôt des cordons. Il tendit les mains dans la pluie, laissa tomber son journal, ferma les yeux. Je vis l&rsquo;eau s&rsquo;accumuler dans ses mains. Il les avait jointes pour qu&rsquo;elles forment une coupe. Flic, flac, elle l&rsquo;éclaboussait. J&rsquo;étais surpris. Aucun salaryman ne s&rsquo;expose de bon coeur à la pluie. Tout autour le parc était flou, délavé. Partout des gens qui fuyaient. Aucune personne en bonne santé ne s&rsquo;expose volontiers à la pluie. Lui, totalement livré à elle, déjà trempé jusqu&rsquo;aux os, il semblait ne pas connaître de plus grand bonheur que d&rsquo;être ainsi trempé. J&rsquo;observai, fasciné, son visage heureux. Il ouvrit les yeux. Me regarda, à l&rsquo;improviste, à travers la pluie. Je bondis sur mes jambes. Je ne m&rsquo;étais pas attendu à cela. A ce regard subit qui savait ma présence. Je ne suis pas seul, y lisait-on, tu es là. Puis il ferma de nouveau les yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ca se passera. Je me faufilai à l&rsquo;extérieur. La cravate dans la poche de ma veste. Je ta touchais à tous les coins de rue devant lesquels je passais. Elle me tirait vers l&rsquo;avant. Me poussait dans la foule. J&rsquo;achetai un billet. Je n&rsquo;avais pas oublié comment faire. Je franchis le portillon. Dans le métro. Son univers, jour après jour, la main accrochée à la poignée. Je me tenais un peu de travers, les épaules penchées en avant, je ramais à contre-courant. Alors que tout le monde allait dans la ville, moi, j&rsquo;en sortais. Je voyais les choses qu&rsquo;il avait forcément vues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un très beau roman que <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle rencontre, unique. Celle qui pousse à l&rsquo;introspection pour mettre des mots justes sur qui arrive. Les chapitres, très courts, invitent à passer d&rsquo;une histoire à l&rsquo;autre. Le roman, sombre et léger à la fois, est également émouvant. Et très bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;, de Milena Michiko Flašar, Editions de l&rsquo;Olivier, 18,50€ ( traduit par Olivier Mannoni).</em></strong></p>
</blockquote>
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		</item>
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		<title>La vie comme elle va, vue par Gailly</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/01/la-vie-comme-elle-va-vue-par-gailly/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 17:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Gailly]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[relation de couple]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;amour vu par Christian Gailly, ce n&#8217;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &#171;&#160; La roue et autres nouvelles&#171;&#160;. &#160; Deux ans après Lily et Braine, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&#8217;est simple. L&#8217;amour ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;amour vu par<strong><a title="Découvrez l'auteur sur le site des Editions de Minuit" href="http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1419"> Christian Gailly</a></strong>, ce n&rsquo;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &laquo;&nbsp;<strong> La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY"><img class="alignleft  wp-image-846 colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" alt="" width="107" height="147" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_845" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY PHOTO"><img class=" wp-image-845   colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" alt="" width="107" height="80" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Gailly (photo Hélène Bamberger)</p></div>
<p>Deux ans après<strong> Lily et Braine</strong>, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&rsquo;est simple. L&rsquo;amour ne se laisse pas faire. Les rencontres échouent et les histoires se compliquent bizarrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-841"></span></p>
<p>Peut-être plus que dans ses précédents romans (&laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;incident</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Un soir au club</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Be-Bop</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Dernier amour</strong>&laquo;&nbsp;, etc.), le lecteur reste un peu décontenancé et déconcerté par plusieurs des trames des nouvelles. Rien n&rsquo;est figé. Tout peut changer. Etre bouleversé par le hasard. Ou les réponses incongrues d&rsquo;un des personnages. Comme toujours chez Gailly, il est question d&rsquo;amour ou de son absence, d&rsquo;incompréhension, de non-dits, d&rsquo;ennui. Voire pire.</p>
<p>La preuve avec l&rsquo;une des nouvelles, &nbsp;&raquo; <strong>Le perroquet rouge</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 29. &laquo;&nbsp;</strong><em>La femme que je prétends aimer a tout de suite vu que dans ma question il n&rsquo;y avait rien, ni argent, ni idées de cadeaux, ni amour, tout juste un peu de ma mauvaise conscience, or, en amour, la mauvaise conscience, qu&rsquo;est-ce ? Bref, elle n&rsquo;est pas plus bête qu&rsquo;une autre, la femme que je prétends aimer, elle le serait plutôt moins, alors pour se venger, de moi, de ma question, qui était, je le rappelle  : Qu&rsquo;est-ce qui te ferait plaisir pour ton anniversaire ? elle m&rsquo;a répondu : Que tu m&rsquo;écrives l&rsquo;histoire du perroquet rouge.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Le lecteur n&rsquo;est pas au bout de ses surprises&#8230;</p>
<p>Autre caractéristique de ce recueil, la présence dans quatre des nouvelles d&rsquo;un écrivain. Comme par hasard. Un homme qui pour éviter la peur de la page blanche va aller changer la roue d&rsquo;une automobiliste sous un soleil de plomb ou préparer un gâteau pour une voisine&#8230; Quand il ne se met pas lui-même en scène ! Là, nous sommes dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon client de quatre heures</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 65</strong>. &laquo;&nbsp;<em>Le premier ne répondit pas, quant au second : Jamais, alors je leur racontai la scène que j&rsquo;avais lue dans un roman, de Gailly Christian je crois, qui s&rsquo;appelait je crois l&rsquo;Incident, oui, c&rsquo;est ça, et où l&rsquo;on voyait deux gendarmes faire des misères à un pauvre type amoureux fou d&rsquo;une aviatrice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">La vie selon Gailly, c&rsquo;est un peu comme une musique. Une musique de jazz. Qui donne envie de battre la mesure. Ou pas. Dans ce recueil, la musique qui transpire des pages est, à mon sens, moins présente que dans les autres titres de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Dommage ! &laquo;&nbsp;<strong>La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;, n&rsquo;est pas, à mon avis, la meilleure façon d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers de Gailly, pourtant original. Et swinguant. </span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La roue et autres nouvelles&nbsp;&raquo;, de Christian Gailly, aux Editions de Minuit, 13€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quignard explore les liens qui lient frères et soeurs</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 14:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&#8217;âme. Pascal Quignard , l&#8217;auteur de &#171;&#160;Tous les matins du monde&#160;&#187; ou de &#171;&#160;Villa Amalia&#171;&#160;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&#8217;agit des &#171;&#160;Solidarités [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&rsquo;âme. <a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Quignard">Pascal Quignard </a>, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>Tous les matins du monde</strong>&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;<strong>Villa Amalia</strong>&laquo;&nbsp;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&rsquo;agit des &laquo;&nbsp;<strong>Solidarités mystérieuses</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span id="more-703"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_715" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1.jpg" rel="lightbox[703]" title="Quignard"><img class=" wp-image-715  colorbox-703" style="margin: 10px;" title="Quignard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1-300x206.jpg" alt="" width="180" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">Pascal Quignard, l&#39;auteur</p></div>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" rel="lightbox[703]" title="solidarités mystérieuses"><img class="alignleft  wp-image-705 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="solidarités mystérieuses" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" alt="" width="119" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Claire</strong>, née Marie-Claire. En 2007, cette traductrice parisienne décide de retourner sur les traces de son enfance, en Bretagne. En Ile-et-Vilaine, au bord de la mer, cette célibataire au coeur pris depuis l&rsquo;enfance, elle retrouve ses anciennes copines mais aussi Madame Ladon, son ancienne professeur de piano&#8230; qui veut l&rsquo;adopter.</p>
<p>Au fil des pages, ce sont successivement<strong> Claire</strong>, son frère<strong> Paul</strong>, mais aussi <strong>Jean</strong>, l&rsquo;amoureux (et prêtre) de Paul, <strong>Juliette</strong>, l&rsquo;une des filles que Claire a abandonné il y a très longtemps déjà,<strong> Noëlle</strong>, <strong>Fabienne</strong>, <strong>Catherine</strong> et les autres, ses anciennes amies retrouvées, sans oublier<strong> le père Calève</strong>, son voisin&#8230; qui prennent la parole et racontent l&rsquo;histoire de cette femme qui marche. Inlassablement. Dans la lande, sur le bord de mer. Elle marche des heures durant. Ressasse ses amours fanées, ses retrouvailles magnifiques et douloureuses à la fois avec Simon, son ami, son amour, devenu pharmacien, maire de la commune et&#8230; marié.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre.jpg" rel="lightbox[703]" title="paysage livre"><img class="alignleft  wp-image-707 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="paysage livre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre-273x300.jpg" alt="" width="164" height="180" /></a></p>
<p>Qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il neige, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il fasse soleil, <strong>Claire</strong> marche. Une façon d&rsquo;oublier. de fuir. Mais comment arriver à oublier la mort de son père et de sa petite soeur, Léna, dans un accident de la route dont elle et son frère <strong>Paul</strong> sortiront indemnes. Comment oublier, deux jours plus tard, le suicide de leur mère qui avait annoncé à leur père sa volonté de le quitter ? Comment grandir avec ce petit frère, <strong>Paul</strong>, qu&rsquo;elle ne retrouve que l&rsquo;été et quelques week-ends quand il sort de son pensionnat pour orphelins tandis qu&rsquo;elle vit chez l&rsquo;étouffante tante Guite ?</p>
<p><strong>Claire</strong> fait avec tout ça. Et appelle régulièrement son frère au secours. Et <strong>Paul</strong> vient. Le courtier en céréales, homosexuel, va d&rsquo;ailleurs s&rsquo;installer avec sa soeur dans cette ancienne ferme dont Madame Ladon a fait don à<strong> Claire</strong>.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est cette<strong> relation soeur-frère</strong>, si unique, si étrange, que décrit <strong>Pascal Quignard</strong>. Une solidarité qui s&rsquo;exerce sans jugement, sans contrepartie. Pas sans questionnement.</p>
<p>Celle aussi, tout aussi mystérieuse qui unit Claire à ce territoire que l&rsquo;auteur nous décrit dans les moindres détails. Et enfin, celle qui lie Claire à Simon. Jusque dans la mort.</p>
<p><strong>Page 108</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Elle a vendu la petite villa très chic qu&rsquo;elle possédait à Versailles. Elle en a retiré plus d&rsquo;argent qu&rsquo;elle n&rsquo;en avait besoin pour vivre. Il faut dire que son nouveau mode de vie en Bretagne requérait extrêmement peu d&rsquo;argent. Elle passait son temps à faire des marches à pied. Elle était toujours dehors. Pas un livre. Pas un disque. Pas un journal. Pas un magazine. Jamais de viande rouge ni d&rsquo;épicerie de luxe. Presque pas de vêtements. Beaucoup de Camel, de Chesterfield sans filtre, de Peter Stuyvesant, de Rothmans bleues, beaucoup de vin, beaucoup de légumes, beaucoup d&rsquo;huile d&rsquo;olive [&#8230;] Telle était ma soeur. Plus elle vieillisait et moins je la comprenais. Plus elle vivait dehors, en plein air, au-dessus de la mer, et plus elle était facile à vivre.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Page 111</strong> :  &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je veux dire par là que ma soeur n&rsquo;a jamais été “amoureuse” de Simon Quelen. On ne peut même pas dire qu&rsquo;elle ait eu des “sentiments” pour Simon Quelen.  Je pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;étreignit pas beaucoup plus que quelques fois durant toute sa vie mais elle l&rsquo;aima plus de soixante ans. Ce fut un lien absolu. Elle l&rsquo;épia chaque jour durant les dernières années de sa vie. Elle le contempla chaque jour jusqu&rsquo;à sa mort terrible. Elle assista à cette mort – et elle en fut même, je crois, terriblement heureuse.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et son frère, Paul, de poursuivre, page 138 : &laquo;&nbsp;<em>Tant qu&rsquo;il vécut, elle souffrit. Je n&rsquo;aurais jamais pu croire qu&rsquo;on puisse souffrir aussi continûment et aussi longtemps. Quand il fut mort, elle fut heureuse. Miraculeusement, si je puis dire, la souffrance s&rsquo;en est allée quand la présence du corps de celui qu&rsquo;elle aimait s&rsquo;en est allée elle aussi. En tout cas, sa souffrance s&rsquo;arrêta quand elle se transforma en deuil. C&rsquo;était presque merveilleux de la voir triste, simplement triste, après tant d&rsquo;années de souffrance. Le corps est incroyablement solide.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bref, une histoire forte que résume bien Jean, prêtre, compagnon de Paul, <strong>page 185</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;aimais Paul et j&rsquo;admirais le couple que le frère et la soeur formaient. J&rsquo;étais émerveillé devant la solidité du lien qui les unissait. Rien de ce que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pouvait faire n&rsquo;était capable d&rsquo;altérer l&rsquo;affection qu&rsquo;ils se portaient. Rien de ce qu&rsquo;ils avaient pu connaître au cours de leurs métiers, mariages, démissions, divorces, ni le frère ni la soeur ne voulaient l&rsquo;examiner. Et surtout, en aucun cas ils n&rsquo;auraient voulu le juger. <strong>Ce n&rsquo;était pas de l&rsquo;amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n&rsquo;était pas non plus une espèce de pardon automatique. C&rsquo;était une solidarité mystérieuse</strong>.</em>[&#8230;] <em>De l&rsquo;autre, ils acceptaient tout, même ce qu&rsquo;ils ne comprenaient pas.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Au fil des mois, des saisons et de ses tourments intérieurs, Claire va marcher toujours plus. Même avant que le soleil ne se lève. Jean, toujours, s&rsquo;interroge. Page 194 : <em>&laquo;&nbsp;Marcher fraie quelque chose dans le lieu, fore quelque chose dans le temps. Elle parlait à voix basse dans les ajoncs. La soeur de Paul passait pour un peu folle. A la vérité elle méditait. Je pense que la soeur aînée de l&rsquo;homme que j&rsquo;aimais cherchait à comprendre quelque chose qui était tout à fait inaccessible  à son frère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="colorbox-link" style="color: #0000ff;">Au final, voilà un livre fort, sensible et qui nous en dit long sur la relation qui, parfois, lie un frère et une soeur. Le style est élégant, vif. Les descriptions, nombreuses ( voire trop diront certains!) font du décor l&rsquo;un des personnages principaux et incontournables de ce roman. A lire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les solidarités mystérieuses&nbsp;&raquo;, de Pascal Quignard, Gallimard, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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