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	<title>Quatrième de couv &#187; sélection prix Roblès 2014</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Là où la terre est rouge, la morale saigne&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 08:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2014]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 On touche au but ! D&#8217;ici quelques jours, nous connaîtrons le lauréat 2014 du prix Emmanuel-Roblès. Les six premiers romans avalés, il nous reste à voter. Sans rien dévoiler de mon choix ( réponse le 13 juin ! ) voilà le dernier roman lu. Il s&#8217;agit de &#171;&#160;Là où ma terre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>On touche au but ! D&rsquo;ici quelques jours, nous connaîtrons le lauréat 2014 du <strong><a title="Découvrez les six romans présentés dans les pages du journal La Nouvelle République" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2014/05/29/Six-romans-pour-un-seul-laureat-1927030">prix Emmanuel-Roblès</a></strong>. Les six premiers romans avalés, il nous reste à voter. Sans rien dévoiler de mon choix ( réponse le 13 juin ! ) voilà le dernier roman lu. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Là où ma terre est rouge&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Thomas Dietrich</strong>.</p>
<p>Etudiant à Sciences Po, ce jeune homme de 23 ans a passé toute son enfance au Togo ( un pays que j&rsquo;affectionne particulièrement pour y avoir séjourné à deux reprises il y a quelques années. Chouette, ça commence bien on dirait ! ).</p>
<p>Après avoir passé son bac à Mulhouse,<strong> Thomas Dietrich</strong> est reparti vers l&rsquo;Afrique ( il a ainsi vécu au Tchad, en Centrafrique et au Soudan ) dont il parle langues et dialectes et où il a travaillé.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBLES.jpg" rel="lightbox[2520]"><img class="alignleft  wp-image-2525 colorbox-2520" style="margin: 10px" alt="ROBLES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBLES.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son roman de 269 pages nous emmène loin, dans un pays imaginaire, le <strong>Tshipopo</strong>. Une république visiblement instable.</p>
<p><strong> Icare</strong> (il s&rsquo;agit du prénom de notre héros sans morale ni grandes valeurs) l&rsquo;a découvert par le truchement des actualités sans savoir qu&rsquo;un jour, par le plus grand des hasards, il deviendrait conseiller d&rsquo;un des ministres, <strong>Anténor</strong>, au service du président, le <strong>maréchal Hélios</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman, constitué en trois parties (&laquo;&nbsp;Envol&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Elevation&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Chute&nbsp;&raquo;), c&rsquo;est donc celle d&rsquo;un jeune homme falot qui connait une ascension assez épatante avant une descente aux enfers des plus spectaculaires dans <strong>Pendéré</strong>, capitale d&rsquo;un pays au fonctionnement exotique.</p>
<p>Le tout sur fond d&rsquo;amours contrariés ( avec <strong>Alceste,</strong> fille d&rsquo;un diplomate), de petits arrangements avec la morale, de coup d&rsquo;Etat, d&rsquo;élections truquées. Le rythme est soutenu. Reste à ce que le roman, construit comme un journal de bord, suive la dynamique imposée. Il peine à le faire. Et finit en farce. Dommage.</p>
<p><span id="more-2520"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première partie se déroule à Paris, dans une Afrique reconstituée, fantasmée bien qu&rsquo;installée dans un triangle constitué entre Château-Rouge, Clignancourt et Château-d&rsquo;eau. Là, Icare découvre un monde interlope, celui de la débrouille, des Sapeurs et les beautés africaines venues chercher un quotidien serein. De mensonge en non-dit, il s&rsquo;invente une vie d&rsquo;étudiant à l&rsquo;avenir prometteur. Sa rencontre avec <strong>Anténor</strong> bouleverse son existence. Celle avec Circé, femme aux courbes sensuelles, tout autant.</p>
<p>Un nouveau président s&rsquo;installe à la tête du  <strong>Tshipopo</strong> et l&rsquo;aventure s&rsquo;emballe. Icare devient conseiller d<strong>u général Anténor,</strong> devenu ministre. Homme de réseaux et de promesses, il propulse ce &laquo;&nbsp;Teint-Clair&nbsp;&raquo; dans une autre vie, loin de chez lui. Et devinez ce qui arriva, <strong>Icare</strong> s&rsquo;est brûlé les ailes au contact de cette terre rouge, à cause de la latérite mais également du sang.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et puis, vers seize ou dix-sept heures, réglé comme une horloge, il se rendait chez Bijou. Il était souvent le premier client. Que le général Anténor soit là ou non, cela n&rsquo;avait plus beaucoup d&rsquo;importance, il connaissait à présent à peu près tous les habitués et s&rsquo;attablait volontiers avec eux. Pour tous, il était devenu “le teint-clair du maquis”. Une sorte de mascotte un peu ridicule que l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;occasion pour piquer une conversation d&rsquo;insolite. Quant à la gérante, elle se montrait toujours plus désirable&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ce ne fut qu&rsquo;après deux minutes de balbutiements qu&rsquo;il se lança, se souvenant des instructions d&rsquo;Anténor : il devait juste apprendre aux engagés à orthographier correctement les éléments qu&rsquo;il leur dirait d&rsquo;inscrire sur les listes électorales truquées ou sur les cartes électorales falsifiées. Il demande donc à chacun de ses élèves d&rsquo;écrire sur leur cahier leurs nom, prénom et ville de naissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 139-140 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;En somme, la mission d&rsquo;Icare n&rsquo;avait été qu&rsquo;un fiasco. Et la tournure qu&rsquo;avaient prise les événements aurait pu gravement le compromettre auprès du maréchal Hélios, s&rsquo;il n&rsquo;avait eu plus d&rsquo;un tour dans son sac. Car, dans les rapports intermédiaires qu&rsquo;il expédiait par courrier diplomatique cacheté à Pendéré, Icare avait fait preuve d&rsquo;une imagination sans bornes. Puisqu&rsquo;il n&rsquo;avait eu accès à aucune donnée sensible, il lui avait fallu en inventer de toutes pièces. Sur la base de simples rumeurs et de suppositions logiques, il s&rsquo;était mis à produire une littérature délirante, qui exagérait le danger que pouvait représenter tel ou tel opposant au régime exilé en France.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;aime beaucoup l&rsquo;Afrique et ses pays pour en avoir parcouru plusieurs avec mon sac sur le dos. Trop sûrement pour apprécier complètement ce premier roman, assez inégal entre ses trois parties et qui, à force de poncifs sur une Afrique corrompue, sans foi ni loi, et aux moeurs légères, finit par lasser. Dommage. J&rsquo;étais partie en voyage&#8230; et je suis finalement restée en rade.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Là où la terre est rouge&nbsp;&raquo;, de Thomas Dietrich, Albin Michel, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;La fabrique du monde&#160;&#187; mange les hommes et les âmes</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/05/12/la-fabrique-du-monde-mange-les-hommes-et-les-ames/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2014 09:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La fabrique du monde"]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Van der Linden]]></category>
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		<category><![CDATA[usine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Nouveau voyage littéraire dans la sélection du prix Roblès de cette année. Qui décrochera le prix cette année ? Réponse en juin. En attendant, à vos livres ! Cette fois, je vous fais découvrir le premier roman de Sophie Van der Linden, &#171;&#160;La fabrique du monde&#160;&#187;, paru chez Buchet-Chastel, en septembre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Nouveau voyage littéraire dans la sélection du <strong>prix Roblès</strong> de cette année. Qui décrochera le prix cette année ? Réponse en juin. En attendant, à vos livres !</p>
<p>Cette fois, je vous fais découvrir le premier roman de <strong>Sophie Van der Linden</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;La fabrique du monde&nbsp;&raquo;</strong>, paru chez <strong>Buchet-Chastel</strong>, en septembre dernier.</p>
<p>Née en 1973, <strong>Sophie Van der Linden</strong> vit à Conflans-Sainte-Honorine. Elle a publié des ouvrages de référence sur la littérature pour la jeunesse, dont elle est spécialiste.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIQUE-MONDE.jpg" rel="lightbox[2461]"><img class="alignleft size-full wp-image-2465 colorbox-2461" style="margin: 10px" alt="FABRIQUE MONDE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIQUE-MONDE.jpg" width="105" height="174" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mei</strong>, ouvrière du textile âgée de 17 ans, en Chine. La jeune femme a quitté sa famille et son village pour rejoindre l&rsquo;usine depuis plusieurs années déjà. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle travaille, qu&rsquo;elle dort, qu&rsquo;elle mange. Qu&rsquo;elle vit. Entre cadences infernales, routine abrutissante et vie en communauté. Pour s&rsquo;évader, <strong>Mei</strong> n&rsquo;a que le rêve et le roman donné par sa grand-mère dans lequel elle plonge dès que l&rsquo;occasion se présente.</p>
<p>Privée de paie et donc de départ pour son village au moment des fêtes du Nouvel an, <strong>Mei</strong> reste trois jours à l&rsquo;usine. Elle y rencontre <strong>Cheng,</strong> un jeune contremaître, également resté là. Ils tombent amoureux. Pendant trois jours, ils vivent une parenthèse enchantée. Mais le retour à la réalité n&rsquo;en sera que plus douloureux pour <strong>Mei</strong> qui, adulte en devenir, ne veut plus suivre les règles du jeu édictées par l&rsquo;usine, mangeuse d&rsquo;hommes et d&rsquo;âmes.</p>
<p><span id="more-2461"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Sophie Van der Linden raconte son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kDeAo0MfNRg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Et je me vois là, dans tout ça. Une petite Chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l&rsquo;usine parce que son grand frère entrait à l&rsquo;université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 99-100 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Réveillée par le chant des premiers oiseaux, je garde les yeux fermés. C&rsquo;est qu&rsquo;il est tard. J&rsquo;aime l&rsquo;été lorsque leurs chants me réveillent avant l&rsquo;heure du lever. Sans bouger, au sortir du sommeil et pas encore dans ma vie éveillée, dans ce bref intervalle, tout est possible, imaginable, derrière mes paupières fermées. Mes plus folles idées, hors de contrainte ou de contrôle. Un jour, je fais revivre Grand-Mère qui vient me chercher à la porte de l&rsquo;usine afin de me conduire en ville pour recommencer une vie nouvelle, un autre je suis une dame jouant du p&rsquo;i-p&rsquo;a dans un jardin fleuri baigné du seul murmure des ruisseaux et du souffle qui agite les feuilles dans les frondaisons&#8230; Avec la liberté du rêve et la force de ma volonté, toutes  les vies sont à ma portée. Mais ce matin, le rêve est là, à mes côtés, avec sa peau douce et chaude. Sa main s&rsquo;attarde à m&rsquo;effleurer. Je laisse venir un sourire qui se transforme en baisers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sur son passage, j&rsquo;ai fait valser ma paire de ciseaux. Ostensiblement. Il a hurlé. J&rsquo;ai répondu. Et il ne s&rsquo;est rien passé d&rsquo;autre. Si, le regard des autres. Et le sien. Haineux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un récit d&rsquo;apprentissage que même les plus jeunes lecteurs peuvent lire. Sophie Van der Linden est une spécialiste de la littérature pour la jeunesse et ça se voit. Dans ce roman de 156 pages, une histoire simple, âpre et tragique à la fois.  Le tout dans un style simple. L&rsquo;évocation des rêves de Mei offre des parenthèses poétiques. Pas de ces romans qui laissent des souvenirs impérissables mais l&rsquo;histoire est exotique et bien menée.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La fabrique du monde&nbsp;&raquo;, de Sophie Van der Linden, Buchet-Chastel, 13€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>&#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;, roman d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 07:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;. Bravo ! Soixante-quinze pages. Pas une de plus. Nicolas Clément signe avec &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;. Bravo !</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" rel="lightbox[2453]"><img class="alignleft size-full wp-image-2454 colorbox-2453" style="margin: 10px" alt="SAUF LES FLEURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" width="250" height="323" /></a>Soixante-quinze pages. Pas une de plus. <strong>Nicolas Clément</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, met des mots sur des horreurs. Chaque mot compte. Et tous pèsent  lourd.</p>
<p>Ce roman fait partie de la sélection pour le<strong> prix Roblès 2104</strong>, qui sera décerné en juin, à Blois. Retrouvez la sélection<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/">ici</a></strong>.</p>
<p>Un premier roman prometteur, écrit par cet agrégé de philosophie de 44 ans. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marthe</strong>, la narratrice. On suit la jeune fille puis la jeune femme de l&rsquo;âge de 12 ans à celui de 20 ans.</p>
<p>Dans une ferme isolée, il y a plusieurs décennies, elle vit avec son petit frère <strong>Léonce</strong>, sa mère <strong>Andrée</strong> et son père, violent et taiseux,<strong> Paul.</strong> <strong>Chez les Reynaud, on chérit les bêtes, mais on ne câline pas les êtres.</strong> Andrée meurt sous les coups de son mari bourreau. Marthe tente de s&rsquo;en sortir, fait des études, tombe amoureuse, s&rsquo;en va pour Baltimore, plonge dans les mots d&rsquo;Eschyle ( le plus ancien des trois tragiques grecs, auteur de 90 tragédies et de 20 drames satyriques) qu&rsquo;elle traduit&#8230; jusqu&rsquo;à la reconstitution. Jusqu&rsquo;à la violence qui remonte, l&rsquo;impossible pardon qui étouffe et la vengeance qui éclate. <strong>Alors Marthe raconte pour que Léonce puisse comprendre. Et avancer. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2453"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Clément raconte la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/nHbqnaBqQVw?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aide Maman à brosser les bêtes. Au village, ils croient que nous travaillons tristement, que l&rsquo;odeur nous punit ou que les sabots nous cabossent. Ils se trompent ; les bêtes nous sauvent. Notre famille a fondu depuis longtemps, mais elle existe encore en lettres, sur l&rsquo;étiquette du journal, le relevé des compteurs. Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets. Dans mon dictionnaire, je cherche la langue de Papa, comment la déminer, où trouver la sonnette pour appeler. Mais la langue de Papa n&rsquo;existe qu&rsquo;à la ferme, hélas. Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu&rsquo;à la prochaine claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pour me rendre à Baltimore, partir d&rsquo;ici me coûtera un baccalauréat, un coeur, une vie dans l&rsquo;herbe sous des bêtes en collier dont le lait fut la chaleur de mes os et le souffle, l&rsquo;heure de mes siestes. Je ne redoute ni d&rsquo;être heureuse loin de la ferme, ni de bâtir sur une ville étrangère le sort sacré que le temps me doit. Ne plus scruter le visage de Maman pour voir passer la pilule ne me fait pas peur non plus, car ces pétales en miettes portent, à leur façon, le grand monde déçu que je chercher. Mais laisser mon frère seul avec notre histoire me terrifie et je m&rsquo;en veux de ne songer qu&rsquo;aux larmes claires venues des choses. Je voudrais tant me tromper d&rsquo;épaules. Le gris serait comme avant : la craie pour espérer, la terre pour recouvrir la craie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m&rsquo;interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j&rsquo;étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d&rsquo;être une histoire. Je n&rsquo;ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d&rsquo;avant. Je tombe rond ; mon compte est bon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai beaucoup aimé (vraiment beaucoup !) le style de Nicolas Clément. Cette langue simple mais qui fait mouche. Les images de Marthe, ses rêves aussi. Je reste admirative devant la concision et la force de ce roman court mais si puissant. Marthe avait les études, l&rsquo;amour et Eschyle pour s&rsquo;en sortir. Tous ses efforts sont anéantis en quelques minutes. Le destin de Marthe croise celui de la justice. Et les fleurs n&rsquo;y pourront rien. A lire absolument ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, de Nicolas Clément, collection Qui vive chez Buchet-Chastel, 9€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Arden&#160;&#187; ou la guerre sur un air d&#8217;opérette</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2014 10:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre de Rocoule]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Arden]]></category>
		<category><![CDATA[création]]></category>
		<category><![CDATA[danger]]></category>
		<category><![CDATA[Esther]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Verger]]></category>
		<category><![CDATA[Marsovie]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
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		<category><![CDATA[opérettes]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[royaume imaginaire]]></category>
		<category><![CDATA[Salomon Lengyel]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2014]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain, à Blois. Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2014/03/15/Robles-2014-a-vos-livres-1831385">Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain</a>, à Blois.</strong> Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos encouragements.</p>
<p><strong>Quid de la sélection 2014 ?</strong></p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong></em>, Nicolas Clément, éditions Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;</strong></em>, Slobodan Despot, Gallimard</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Là où la terre est rouge&nbsp;&raquo;</strong></em>, Thomas Dietrich, Albin Michel</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;</strong></em>, Edouard Louis, Seuil</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;La fabrique du monde&nbsp;&raquo;</strong></em>, Sophie Van Der Linden, Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong></em>, Frédéric Verger, Gallimard</p>
<p>Le premier roman d&rsquo;<strong>Edouard Louis</strong> existe déjà sur ce blog, vous le trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/">ici. </a></strong>Passons donc à un autre roman retenu, <strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Frédéric Verger</strong>. Ce roman, le premier écrit par cet agrégé de lettres, professeur dans un lycée de région parisienne, a remporté le <strong>Goncourt du 1er roman 2014</strong>. Une consolation pour avoir été écarté, in fine au douzième tour, du prix Goncourt ? Allez savoir. L&rsquo;auteur a, depuis, également remporté, le prix Thyde Monnier et le prix Mémoire Albert-Cohen.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" rel="lightbox[2438]"><img class="alignleft  wp-image-2442 colorbox-2438" style="margin: 10px" alt="-arden-de-frederic-verger-68105_w1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" width="413" height="614" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est touffue. Et s&rsquo;étend sur 477 pages denses. Nous sommes en Marsovie, un royaume imaginaire. Nous sommes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Déjà en 1944. <strong>A Arden, aux portes de la forêt, Alexandre de Rocoule tient un hôtel de luxe. A la ville, son ami Salomon Lengyel, un tailleur veuf de confession juive, survit dans sa petite boutique. Ensemble, les deux hommes écrivent des opérettes depuis 1917 sans jamais pourtant se mettre d&rsquo;accord sur les scènes finales. Leurs oeuvres demeurent inachevées&#8230;<br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ces deux hommes, mais aussi de la femme du premier, de la fille du second dont Alexandre de Roucoule tombe amoureux, de musiciens perdus, d&rsquo;officiers allemands, etc.</p>
<p>Deux univers se télescopent. Celui, léger, des opérettes et des musiques légères. Et l&rsquo;autre, qui a fait monter l&rsquo;antisémitisme et se rapprocher la guerre. Entre eux, une étrange histoire de feuilleton radiophonique pour mieux cacher, espèrent-ils, la belle Esther, son père et des musiciens en fuite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2438"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>A La princesse aux trois manies<em>, il manquait un ou deux airs marquants, l&rsquo;intrigue secondaire de </em>La fausse noyée<em> n&rsquo;était encore qu&rsquo;imparfaitement tricotée, la fin de</em> Loth s&rsquo;amuse<em> demeurait incertaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et au lieu d&rsquo;en prendre une à bras-le-corps pour l&rsquo;achever une fois pour toutes, ils ne pouvaient s&rsquo;empêcher de rêver – mon oncle allongé sur le tapis de son bureau, Salomon sur une minuscule sofa vert – au canevas d&rsquo;un nouvel ouvrage avant de se relever soudain pour en dresser le plan général, arpentant la pièce à grandes enjambées sans se voir ni se heurter, à la manière des chauve-souris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais cette oeuvre nouvelle finissait tôt ou tard comme les autres, semblable à ces villégiatures dont on a élevé rapidement les murs mais qu&rsquo;on ne peut finir. On les voit du chemin, qui commencent à se délabrer, mausolées d&rsquo;espérance devant lesquels les propriétaires préfèrent ne plus repasser alors qu&rsquo;ils avaient choisi de les édifier à l&rsquo;endroit le plus charmant de leur promenade favorite. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A combien de silhouettes cocasses ou pathétiques, encore mouvantes dans ces ruines d&rsquo;ouvrages jamais terminés, n&rsquo;osaient-ils plus repenser ! Parfois, au détour d&rsquo;une rêverie, il leur semblait tout à coup entendre une voix plaintive qu&rsquo;ils s&rsquo;efforçaient de chasser, craignant de se rappeler l&rsquo;enthousiasme qui les avait saisis jadis, et s&rsquo;était enfui Dieu sait où.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 144-145</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Cette intervention accabla la population. S&rsquo;évanouissait le rêve que nourrissaient les Marsoviens depuis quelques mois : celui d&rsquo;une entente secrète entre le roi et les Russes, un petit tour de passe-passe Hohenzollern. Mais maintenant il apparaissait clairement que la principauté serait défendue par les Allemands et les que les horreurs de la guerre viendraient se vautrer dans les draps blancs de Marsovie. Alors, en plus de la peur, parfois même davantage qu&rsquo;elle, beaucoup de Marsoviens éprouvaient un sentiment de rage et d&rsquo;humiliation comparable à celui d&rsquo;un homme qu&rsquo;on force à endosser un costume grotesque et trop large pour lui, et des larmes de fureur leur montaient aux yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 373 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme ils ne savaient pas trop s&rsquo;ils pleuraient de joie ou de terreur, ils s&rsquo;entre-regardaient pour en avoir le coeur net. En voyant leurs têtes ils riaient de plus belle. Côte à côte au milieu de la table, seuls les deux frères Abramowicz conservaient le plus grand calme : Elie, les yeux levés, avait toujours sur les lèvres son petit sourire mystérieux ; Louchka, la tempe posée sur le poing, paraissait juger avec une lucidité professionnelle son interprétation. Salomon ne pouvait s&rsquo;empêcher de trouver l&rsquo;ensemble plutôt entraînant mais cette impression ne le rassurait pas : tantôt il se disait que ce charme n&rsquo;existait que pour lui et mon oncle, le parfum éventé d&rsquo;un pot-pourri de leurs vies. Tantôt l&rsquo;aspect comique, et même bouffon, de la pièce, ses accents klezmers, lui semblaient la fanfare-prélude d&rsquo;une marche au sacrifice. Au fur et à mesure que le père se recroquevillait dans son fauteuil, le sourire s&rsquo;épanouissait sur le visage de la fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, je l&rsquo;avais reçu lors de la rentrée littéraire de septembre dernier. Je l&rsquo;avais commencé avant d&rsquo;abandonner. Retenu pour le prix Roblès, j&rsquo;ai repris mon courage à deux mains et je suis allée jusqu&rsquo;à la dernière page. Sans plaisir cependant. Les descriptions sont si longues et si nombreuses que l&rsquo;intrigue en pâtit. Et j&rsquo;avoue ne pas être entrée dans l&rsquo;histoire. Dommage car Frédéric Verger a véritablement une belle plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;, de Frédéric Verger, Gallimard, 21,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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