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	<title>Quatrième de couv &#187; ségrégation</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A Southie, la quête de sens de Mary Pat</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 12:26:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Dennis Lehane m&#8217;accompagne depuis plusieurs décennies. J&#8217;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&#8217;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, Le silence, m&#8217;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas. L&#8217;auteur quinquagénaire, américain d&#8217;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&#8217;on surnomme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" rel="lightbox[6388]"><img class="alignleft size-full wp-image-6390 colorbox-6388" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" alt="SILENCE" width="340" height="510" /></a></p>
<p> <strong>Dennis Lehane</strong> m&rsquo;accompagne depuis plusieurs décennies. J&rsquo;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&rsquo;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, <strong><em>Le silence</em></strong>, m&rsquo;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas.</p>
<p>L&rsquo;auteur quinquagénaire, américain d&rsquo;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&rsquo;on surnomme Southie,  quartier irlandais de Boston (ville récurrente dans son oeuvre). Nous sommes en 1974.  Pendant l&rsquo;été. <strong>Mary Pat Fennessey</strong> mène une existence routinière.</p>
<p>Un soir, <strong>Jules</strong>, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.</p>
<h3 style="text-align: center">Une femme qui se bat</h3>
<p>D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare contre la mise en place, dès la rentrée, du <em>&laquo;&nbsp;busing&nbsp;&raquo;, </em>soit la mixité raciale appliquée de force. <strong>Dennis Lehane</strong>, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, entraîne ses lecteurs</p>
<p>Dans la recherche effrénée de sa fille, <strong>Mary Pat</strong>, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, aussi dévastatrice soit-elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Le Silence</strong></em> met à nu le cœur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au cœur brisé. Une mère prête à tout pour comprendre. Pour, du moins, essayer. Elle ne lâchera rien. Remontée, révoltée. Rageuse. Déterminée. Tout en posant des questions sur la révolution sociale et raciale qui secoue sa communauté et ses idées.</p>
<p>L&rsquo;auteur, entre autres romans des best-sellers <strong><i>Gone, Baby, Gone</i></strong> ou encore <strong><i>Ténèbres, </i><i>Mystic River</i> </strong>et <strong><i>Shutter Island</i></strong> (qui a inspiré le film de même titre, réalisé par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, en 2009) signe là un roman percutant et le portrait implacable d&rsquo;un pays qui peine à se séparer de ses démons.</p>
<p>Dennis Lehane, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, a su trouver des mots simples pour dire toute la complexité de l’Amérique, Boston particulièrement, des années 70. Avec son écriture fluide, phrases courtes et percutantes, il déconstruit la fabrique de la haine et désigne les profiteurs. Un immense roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6388"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] A cet instant, Mary Pat éprouve un sentiment de proximité avec les Noirs qui la surprend. Est-ce qu&rsquo;ils ne sont pas tous victimes de la même chose ? Est-ce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas en train de leur dire à tous comment ça doit marcher ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, non, parce que des tas de gens de couleur ont voulu ce qui arrive. Ils sont allés devant les tribunaux pour ça. Et si vous venez d&rsquo;un quartier merdique comme Five Corners ou des cités coupe-gorge de Blue Hill Avenue ou Geneva Avenue, bien sûr, vous avez envie d&rsquo;aller dans un endroit plus agréable. Mais Southie n&rsquo;est pas un endroit plus agréable, c&rsquo;est juste un endroit plus blanc. Southie High est un lycée aussi pourri que Roxbury High.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat regarde fixement sa soeur par-dessus la table. Est-ce là ce que les gens pensent vraiment au sujet de son fils ? Que c&rsquo;est le Vietnam qui l&rsquo;a amené à la drogue ? Mary Pat a essayé de voir les choses de cette façon pendant un certain temps mais ensuite elle s&rsquo;est rendue à la triste vérité : Noel n&rsquo;a pas découvert l&rsquo;héroïne au Vietnam (le Thaï stick, oui, l&rsquo;héroïne, non) ; c&rsquo;est l&rsquo;héroïne qui a découvert Noel, dans les cités de South Boston.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat n&rsquo;est pas experte et sa vision est limitée, mais elle sait reconnaître un fusil quand elle en voit un. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourquoi un dealer de Southie est-il en train de donner des fusils à trois types noirs de Roxbury à la veille de la mise en application forcée de son histoire de </em>busing<em> ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mary Pat appuie la tête en arrière contre son siège. </em></p>
<p style="text-align: left">Putain, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils peuvent bien mijoter ? &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong><em>Le silence</em>, Dennis Lehane, traduit de l&rsquo;américain par François Happe, éditions Gallmeister, 25,40 euros</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Maya Angelou ou le feu combatif qui embrase&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/02/16/maya-angelou-ou-le-feu-combatif-qui-embrase/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 07:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[ségrégation]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&#8217;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &#171;&#160;Rassemblez-vous en mon nom&#160;&#187;, écrit par Maya Angelou.  A considérer comme le deuxième tome d&#8217;une autobiographie qui en compte sept. Maya Angelou, née Marguerite Johnson en 1928 aux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" rel="lightbox[5550]"><img class="alignleft size-full wp-image-5552 colorbox-5550" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" alt="9782882506443-d3d13" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&rsquo;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &laquo;&nbsp;<strong>Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Maya Angelou</strong>.  A considérer comme le deuxième tome d&rsquo;une autobiographie qui en compte sept.</p>
<p><strong>Maya Angelou</strong>, née <strong>Marguerite Johnson</strong> en 1928 aux Etats-Unis, fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice.</p>
<p>Elle a vécu en Egypte, au Ghana. Reviendra aux Etats-Unis en 1965 pour travailler avec <strong>Malcom X</strong>, rencontré en Afrique. Il est assassiné. Elle devient alors la coordinatrice new-yorkaise de l&rsquo;organisation de <strong>Martin Luther King</strong>.</p>
<p>En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour <em>« service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine »</em>. Elle a côtoyé <strong>Nelson Mandela</strong>, <strong>Martin Luther King</strong>, <strong>Malcom X</strong> et<strong> James Baldwin</strong> qui l&rsquo;a incité à écrire. Nous sommes en 1968.</p>
<p>Elle est décédée le 28 mai 2014 à l’âge de 86 ans des suites d&rsquo;une longue maladie.</p>
<p>Figure emblématique de la vie artistique et politique aux Etats-Unis, <strong>Maya Angelou</strong> est l&rsquo;autrice de 7 autobiographies, de 3 essais et de plusieurs recueils de poésie. Elle a joué au théâtre, au cinéma et a participé à de nombreuses émissions télévisées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5550"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier tome de son autobiographie <strong>&laquo;&nbsp;Je sais pourquoi chante l&rsquo;oiseau en cage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1969, lui a valu un succès et une renommée internationale.</p>
<p>Si ce premier opus raconte sa vie jusqu&rsquo;à ses 17 ans, c&rsquo;est à partir de cette date qu&rsquo;on la retrouve dans <strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;</strong>. Elle a 17 ans et un bébé de 2 mois, <strong>Guy</strong>.</p>
<p>Née dans le Missouri,<strong> Marguerite Johnson</strong> est encore bébé quand elle suit ses parents en Californie. Envoyée chez sa grand-mère dans l&rsquo;Arkansas, elle vit ses premières années dans un Etat où sévit encore la ségrégation.</p>
<p>A 7 ans, avec son frère<strong> Bailey</strong>, elle retourne vivre chez sa mère, <strong>Vivian Baxter</strong>, séparée. Elle y sera violée par le nouveau compagnon de celle-ci. Il sera tué quelques jours plus tard par un autre membre de la famille.</p>
<p>Le procès traumatise l&rsquo;adolescente qui en perd la parole. Retour chez sa grand-mère où une femme d&rsquo;affaire afro-américaine lui fait découvrir la littérature, lui apprend à prendre confiance. Son retour en Californie marque son entrée dans une école privée. Elle est la première noire à y étudier.</p>
<p>Avant ses 20 ans, <strong>Maya Angelou</strong> aura été cuisinière, danseuse de claquettes, chanteuse, tenancière de bordel, responsable d&rsquo;un restaurant. Elle tombe amoureuse. Est quittée. Rencontre un homme qui la met dans un bordel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, elle raconte son quotidien. Ses doutes, ses luttes avec clairvoyance, verbe et une volonté farouche. Inébranlable. Parce qu&rsquo;elle lit. Parce qu&rsquo;elle croit en son destin. Parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas peur. Elle s&rsquo;installe ici, part là-bas. Revient chez sa mère, en repart. Toujours en quête.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 98-99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une main sur la hanche et la tête penchée, je dissertais, quand Momma s&rsquo;absentait, sur les merveilles de l&rsquo;Ouest et le bonheur d&rsquo;être libre. N&rsquo;importe lequel de mes auditeurs aurait pu me demander pourquoi, si les choses étaient si formidables à San Francisco, j&rsquo;avais refait surface dans un patelin poussiéreux de l&rsquo;Arkansas ? Personne ne posa la question parce qu&rsquo;ils avaient tous besoin de croire qu&rsquo;un pays existait quelque part, même au-delà de l&rsquo;étoile Polaire, où les Nègres étaient traités comme des gens, et où les Blancs n&rsquo;étaient pas les ogres tout-puissants dont ils avaient l&rsquo;expérience.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A présent, j&rsquo;étais prête. Les choses s&rsquo;étaient finalement arrangées en ma faveur. Durant les deux années à venir, j&rsquo;occuperais la position sûre et digne d&rsquo;un bon soldat de l&rsquo;armée des Etats-Unis d&rsquo;Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma réserve naturelle, ajoutée à ma prétention à la sophistication, m&rsquo;empêcha de courir sur-le-champ signer le serment. Je fus capable de me retenir deux jour avant de succomber. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Debout devant le drapeau, une main sur la Bible et l&rsquo;autre plaquée sur ma poitrine, je jurai de défendre mon pays contre ses ennemis, etc. Les graves évocations, les nobles intentions m&rsquo;émurent tant qu&rsquo;à la moindre provocation j&rsquo;aurais fondu en larmes patriotiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 227 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pépé Ford exprima sa désapprobation :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Ton frère me parait cinglé. Il dit qu&rsquo;il va lâcher son boulot. C&rsquo;est pas le moment de quitter le rail. Il a ses repas gratuits. Des pourboires. Il peut gagner de quoi mettre du beurre dans ses épinards, pas vrai ? Les nègres n&rsquo;ont que deux solutions aujourd&rsquo;hui, m&rsquo;est avis. Ou continuer à coucher avec la vieille Madame Southern Pacific ou bien coucher dans la rue. (Il ricana.) Et il est cinglé mais pas assez pour la rue. Merde. Il me rappelle ces petits juifs. Il est intelligent comme eux. Mais les petits juifs, eux, y trouvent de quoi ouvrir un petit commerce. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils débutent. N&rsquo;importe quel business qu&rsquo;il essaie de monter en marge de la loi, faudra qu&rsquo;y soit plus malin que de la merde de moustique. Pour ne pas aller en taule. Vaut mieux qu&rsquo;il reste sur le rail.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;, Maya Angelou, Notabilia, 18€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Toutes les violences chez Toni Morrison</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/13/toutes-les-violences-chez-toni-morrison/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Oct 2012 14:43:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;automne s&#8217;installe. Une bonne saison pour la lecture , non ? Et si vous vous laissiez tenter par &#171;&#160;Home&#160;&#187;, le dixième roman de Toni Morrison ? &#160; L&#8217;auteure de &#171;&#160;Beloved&#160;&#187;, &#171;&#160;Un don&#160;&#187; ou encore &#171;&#160;Paradis&#160;&#187; est de retour avec &#171;&#160;Home&#160;&#187;, court et puissant roman qui nous plonge dans l&#8217;Amérique des années 50. A 81 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;automne s&rsquo;installe. Une bonne saison pour la lecture , non ? Et si vous vous laissiez tenter par <strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;</strong>, le dixième roman de <strong><a title="Découvrez le parcours de l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toni_Morrison">Toni Morrison</a> ? </strong></p>
<div id="attachment_1261" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Morrison-photo-2009-MB_0.jpg" rel="lightbox[1259]" title="Morrison-photo 2009 (MB)_0"><img class=" wp-image-1261  colorbox-1259" style="margin: 10px;" title="Morrison-photo 2009 (MB)_0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Morrison-photo-2009-MB_0-300x223.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a><p class="wp-caption-text">photo rfi.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;Beloved&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Un don&nbsp;&raquo;</strong> ou encore<strong> &laquo;&nbsp;Paradis</strong>&nbsp;&raquo; est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;,</strong> court et puissant roman qui nous plonge dans l&rsquo;Amérique des années 50.</p>
<p>A 81 ans, l&rsquo;auteure aux dreadlocks et la première femme noire, auteure afro-américaine a avoir obtenu le prix Nobel de littérature, – c&rsquo;était en 1993 –, explore une fois encore les violences faites aux Noirs aux Etats-Unis, qu&rsquo;elles soient sociales, politiques et/ou familiales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1259"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOME.jpg" rel="lightbox[1259]" title="HOME"><img class="alignleft  wp-image-1263 colorbox-1259" style="margin: 10px;" title="HOME" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOME-177x300.jpg" alt="" width="106" height="180" /></a> &laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de <strong>Frank</strong> et de <strong>Cee Money</strong>. Un frère et une soirée, devenus adultes dans les années 50 et qui doivent faire avec leurs fantômes, leurs ennuis, leurs peurs&#8230; et leur passé.</p>
<p>Frank rentre de la guerre en Corée. Il revient chez lui. Retrouve une Amérique férocement ségrégationniste. Sa soeur l&rsquo;appelle au secours. <strong>Cee</strong> a été laissée pour morte par un médecin blanc adepte de l&rsquo;eugénisme. L&rsquo;occasion d&rsquo;un voyage pour Frank. Au milieu des souvenirs.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous plonge dans les souvenirs de <strong>Frank Money</strong>. Né dans une famille pauvre, il vit à Lotus en Géorgie. Là, il protège sa petite soeur des méchancetés de <strong>Lenore</strong>, la grand-mère tandis que les parents travaillent aux champs.</p>
<p>Les deux enfants grandissent dans la violence, doivent s&rsquo;adapter à cette Amérique qui ne les aime pas. Qui ne les regarde pas. La guerre et ses affres, la vie de couple devenue impossible avec Lily, les cauchemars et ce personnage de zazou au costume bleu électrique qui apparaît de temps à autre&#8230; voilà l&rsquo;histoire de Frank qui veut rentrer chez lui. Retrouver ce qu&rsquo;il lui reste de racines, pour rester en vie.</p>
<p>Au final, une exploration de la violence et du racisme dans les Etats-Unis des années 50. Quand les <strong>lois Jim Crow</strong> battaient leur plein.</p>
<h6 class="colorbox-link" style="padding-left: 30px;">→ Pour rappel : les lois Jim Crow est le surnom donné à toute une série d’arrêtés et de règlements promulgués généralement dans les municipalités ou les États du sud des États-Unis entre 1876 et 1964. Ces lois, qui constituaient l&rsquo;un des principaux éléments de la ségrégation raciale aux États-Unis, distinguaient les citoyens selon leur appartenance « raciale » et tout en admettant leur égalité de droit elles imposèrent une ségrégation dans tous les lieux et services publics. Les plus importantes introduisaient la ségrégation dans les écoles et dans la plupart des services publics, y compris les trains et les bus. La ségrégation scolaire a été déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres Lois Jim Crow ont été abolies par le Civil Rights Act de 1964.</h6>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Même lorsque Frank était avec ses amis Mike et Stuff, il laissait Cee venir avec eux. Tous les quatre étaient très unis, comme devrait l&rsquo;être une famille. [&#8230;] Quant aux parents, ils étaient tellement épuisés à l&rsquo;heure où ils rentraient du travail que tout témoignage d&rsquo;affection était comme un rasoir : coupant, mince et bref. Lenore était la méchante sorcière. Frank et Cee, tels des Hansel et Gretel oubliés, se tenaient fermement par la main et naviguaient à travers ce silence en tentant de s&rsquo;imaginer un avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 89</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Lotus, Géorgie, est le pire endroit du monde, pire que n&rsquo;importe quel champ de bataille. Au moins, sur le champ de bataille, il y a un but, de l&rsquo;excitation, de l&rsquo;audace et une chance de gagner en même temps que plusieurs chances de perdre. La mort est une chose sûre, mais la vie est toute aussi certaine. Le problème, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne peut pas savoir à l&rsquo;avance. </em></p>
<p><em>A Lotus, vous saviez bel et bien à l&rsquo;avance puisqu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;avenir, rien de que longues heures passées à tuer le temps. Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;autre but que de respirer, rien à gagner et, à part la mort silencieuse de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, rien à quoi survivre ni qui vaille la peine qu&rsquo;on y survive. Sans mes deux amis, j&rsquo;aurais étouffé vers l&rsquo;âge de douze ans. C&rsquo;étaient eux, en plus de ma petite soeur, qui maintenaient à l&rsquo;arrière-plan l&rsquo;indifférence des parents et la haine des grands-parents. Personne à Lotus ne savait rien et ne voulait rien apprendre. Pour sûr, Lotus ne ressemblait à aucun endroit où vous voudriez être.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 112-113</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il aimait bien Atlanta. Contrairement à Chicago, ici, le rythme de la vie quotidienne était humain. Apparemment, il y avait le temps dans cette ville. Le temps de se rouler une cigarette bien comme il faut, le temps d&rsquo;observer les légumes avec l&rsquo;oeil d&rsquo;un tailleur de diamants. Et le temps, pour les vieillards, de se rassembler devant la vitrine d&rsquo;un magasin sans rien faire, sinon regarder passer leurs rêves : les splendides voitures des criminels et le déhanchement des femmes. Le temps, aussi, de s&rsquo;informer les uns les autres, de prier les uns pour les autres et de châtier les enfants sur les bancs d&rsquo;une centaine d&rsquo;églises. Ce fut cette tendresse amusée qui conduisit Frank à baisser la garde. Il avait affronté beaucoup de mauvais souvenirs, mais pas de fantômes ni de cauchemars depuis deux jours et il mourait d&rsquo;envie de café noir le matin, non du coup de fouet que le whisky lui donnait jadis au réveil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Premier roman de Toni Morisson qui se</span> <span style="color: #0000ff;">retrouve entre mes mains ! Je sais, c&rsquo;est peut-être une lacune&#8230; mais il y a tellement de livres !</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;</span> <span style="color: #0000ff;">est un roman construit comme un conte. Les deux personnages principaux se comparent à Hansel et Gretel qu&rsquo;on aurait oubliés là. De méchante sorcière en bonnes fées, ils essayent de s&rsquo;en tirer. Avec plus ou moins de bonheur. Quête, rédemption, pelèrinage, c&rsquo;est un peu tout cela à la fois dans un contexte politique et social des plus durs. Toni Morrison maîtrise son sujet et son style. A lire, donc.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo; de Toni Morrison, Christian Bourgois éditeur, 17€.</strong></em></p></blockquote>
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