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	<title>Quatrième de couv &#187; secte</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Madeline au milieu des loups&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2018 09:26:27 +0000</pubDate>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK.jpg" rel="lightbox[4117]"><img class="alignleft wp-image-4121 size-medium colorbox-4117" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK-204x300.jpg" alt="LOUPS OK" width="204" height="300" /></a>Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Madeline</strong>, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très mal équipée au fond des bois. Ses parents ont, autrefois, vécu dans une communauté. Avant de tout recommencer autrement. Mais toujours à l&rsquo;écart des autres.</p>
<p><strong>Madeline</strong> a grandi comme ça. Débrouillarde, sauvage et différente. Chaque jour, l&rsquo;adolescente pauvre férue de la vie des loups, avale des kilomètres à pied pour aller en cours. Et s&rsquo;enfuit dans les bois et sur les lacs dès que possible. A l&rsquo;écart. Sa vie change avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;une famille dans la maison de l&rsquo;autre côté du lac. Un couple d&rsquo;intellectuels (<strong> Leo</strong>, un enseignant-chercheur et <strong>Patra</strong>, son ancienne élève ) et son fils, le petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p><strong>Madeline</strong>, qu&rsquo;ils ne connaissent que sous le prénom de <strong>Linda,</strong> va peu à peu entrer dans ses trois vies. <strong>Linda</strong> va garder le petit Paul et pénétrer dans l&rsquo;intimité de cette famille atypique où un drame se joue. Derrière l&rsquo;image d&rsquo;une famille moderne, le carcan de la religion(Leo est un scientiste chrétien de la troisième génération) et, in fine, la mort pourtant évitable du petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p>Au fil des pages <strong>Madeline</strong>, désormais adulte, se souvient. Raconte les heures passées auprès d&rsquo;eux, le procès qui suivra la mort de l&rsquo;enfant, aussi. Des flashs-backs qui permettent de reconstituer cette vie à l&rsquo;écart, au milieu des années 80.</p>
<p>Un roman très bien écrit, sensible et dérangeant par la personnalité de <strong>Madeline</strong>, trop souvent livrée à elle-même, par celle de <strong>Leo</strong>, intransigeant dans sa foi, et celle de <strong>Patra</strong>, empêtrée dans ses contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Je jetai un oeil sur la mère et vit qu&rsquo;elle avait le menton boutonneux, les sourcils épilés. Il y avait du vomi sur sa veste Teddy et une paille Pixy Stix dépassait du coin de sa bouche, comme une caricature de paysan mâchonnant un brin d&rsquo;herbe. Elle aurait pu être n&rsquo;importe laquelle des Karens de ma classe d&rsquo;ici quelques années, et quand je m&rsquo;en rendis compte j&rsquo;eus envie de rire, mais pas parce que c&rsquo;était drôle. Les filles qui restaient à Loose River après le lycée tombaient enceintes et se mariaient à dix-huit ans avant de s&rsquo;installer dans le sous-sol de leurs parents ou dans un camping-car au fond du jardin. Voilà ce qui arrivait quand on était suffisamment jolie pour devenir pom-pom girl, mais pas suffisamment intelligente pour aller à l&rsquo;université. Et si on n&rsquo;était pas suffisamment jolie, on trouvait un emploi dans un casino ou une maison de retraite à Whitewood.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Plus tard, en vue de l&rsquo;audience, ils me demanderaient sans cesse pourquoi je n&rsquo;avais pas posé plus de questions dès le début. Qu&rsquo;avez-vous pensé du Dr Leonard Gardner lors de votre première rencontre ? Comment décririez-vous le couple en tant que parents ? Quel genre de soins prodiguaient-ils ? Il me serait difficile d&rsquo;expliquer que je n&rsquo;avais pas posé de questions parce qu&rsquo;ils étaient tous deux exceptionnellement, presque insupportablement gentils. Quand &laquo;&nbsp;Paul se met à parler des grands voiliers avec entrain, Patra lui apporta un verre de jus ambré et s&rsquo;agenouilla devant lui. Il descendit le jus en un temps record, tendit le verre à sa mère. Mais elle ne se releva pas tout de suite &#8211; elle posa la tête sur ses genoux recouverts de l&rsquo;édredon. Leo lui caressa les cheveux et Paul fit de même, avec sa main gantée. J&rsquo;avais honte d&rsquo;être témoin de cette scène, pourtant je n&rsquo;arrivais pas à détourner le regard. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre que rester là en silence, suivant le tracé rugueux des griffures laissées par le chat sur mes bras.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Accusés d&rsquo;homicide, les Gardner furent acquittés par dérogation religieuse trois semaines plus tard. Je cessai de m&rsquo;informer sur leur compte après la conclusion du procès de Whitewood. Ma déposition faite, je rentrai avec ma mère dans le pick-up emprunté, mangeai trois sandwichs au beurre de cacahuètes à la suite et partis pêcher des brochets. Pêchai, pris ma première cuite, oubliai. La cabane de l&rsquo;autre rive resta inoccupée pendant plusieurs mois ; je n&rsquo;y suis jamais retournée, je ne me suis pas arrêtée pour regarder les nouveaux propriétaires installer leur barbecue et leur filet de badminton l&rsquo;été suivant.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une histoire des loups&nbsp;&raquo;, Emily Fridlund, Gallmeister, 22,40 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les filles partent en vrille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Elle n&#8217;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. Emma Cline est l&#8217;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;The girls&#160;&#187;, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de Charles [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3796 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" alt="GIRLS OK" width="210" height="342" /></a></p>
<p>Elle n&rsquo;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. <strong>Emma Cline</strong> est l&rsquo;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de <strong>Charles Manson</strong>, peut-être le plus connu des criminels américains.</p>
<p>L&rsquo;homme a une trentaine d&rsquo;années, à la fin des années 60, quand il créé <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>, une communauté, largement constituée de jeunes femmes. Vols et trafic de drogues assurent le quotidien.</p>
<p>Puis, à l&rsquo;été 1969, <strong>Charles Manson</strong> commanditera plusieurs meurtres dont celui, resté dans les annales, de la jeune femme enceinte de <strong>Roman Polanski</strong>, <strong>Sharon Tate</strong> qui, avec quatre de ses amis, mourra sous les coups d&rsquo;une certaine <strong>Susan Atkins</strong> notamment, décrite comme la plus cruelle des filles de <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Charles Manson</strong>, condamné dans un premier temps à la peine de mort, a vu sa peine commuée en prison à vie. Il est aujourd&rsquo;hui âgé de 73 ans.</p>
<p><span id="more-3792"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3794 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" alt="EMMA CLINE" width="113" height="70" /></a>En s&rsquo;inspirant de cette histoire, <strong>Emma Cline</strong> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;<strong>Evie Boyd</strong>, personnage totalement fictif, une ado de 14 ans qui s&rsquo;ennuie entre ses parents séparés et sa copine un peu tarte. Avec laquelle elle finit par se fâcher d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>Elle fait alors la connaissance d&rsquo;un groupe de filles plus âgées qu&rsquo;elle parmi lesquelles se trouve <strong>Suzanne</strong> (dont le personnage a été inspiré par la fameuse Susan Atkins). <strong>Evie</strong> va alors les suivre dans le ranch délabré où elles vivent autour de <strong>Russell,</strong> le chef charismatique, le leader un peu fou. Le quotidien est misérable, la communauté vit d&rsquo;expédients sur fond de drogues et de sexe. Et la violence est tapie dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>La jeune fille y perdra ses rêves de fille d&rsquo;Américains moyens, ses illusions et sa virginité.</p>
<p>Un portrait implacable d&rsquo;une communauté à travers le regard encore pur, du moins au départ, d&rsquo;une gamine un peu paumée qui voit en Suzanne, une soeur, une amie, un modèle.</p>
<p>Une écriture fine, mais aussi âpre et dure pour un premier roman réussi dans lequel le lecteur suit <strong>Evie</strong> en 1969 puis bien plus tard, quand elle replonge dans ses souvenirs de cet été 1969 si particulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donna disait que Russell ne ressemblait à aucun autre être humain. Qu&rsquo;il pouvait recevoir des messages des animaux. Soigner quelqu&rsquo;un avec ses mains, et arracher la pourriture qui était en vous aussi nettement qu&rsquo;une tumeur. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Il voit chaque partie de toi”, ajouta Roos. Et à l&rsquo;entendre, c&rsquo;était une bonne chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;idée que l&rsquo;on puisse me juger supplantait toutes les inquiétudes ou les questions que j&rsquo;aurais pu avoir au sujet de Russell. A cette époque, j&rsquo;étais d&rsquo;abord une chose que l&rsquo;on jugeait, ce qui, dans toute interaction, déplaçait le pouvoir sur l&rsquo;autre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;étonne d&rsquo;avoir si peu culpabilisé. Au contraire, il y avait quelque chose de vertueux dans la façon dont j&rsquo;accumulais l&rsquo;argent de ma mère. L&rsquo;insolence qui régnait au ranch déteignait sur moi, j&rsquo;avais la conviction que je pouvais prendre ce que je voulais. L&rsquo;existence de ces billets cachés me permit de sourire à ma mère le lendemain matin, de me comporter comme si nous ne nous étions pas dit les choses que nous nous étions dites la veille au soir. De rester patiente quand elle relevait ma frange sans prévenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 292 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et j&rsquo;étais là, parmi eux. Russell avait changé, les choses avaient tourné à l&rsquo;aigre, mais j&rsquo;étais avec Suzanne. Sa présence empêchait toutes les inquiétudes éparses de s&rsquo;échapper. J&rsquo;étais comme l&rsquo;enfant qui croit que la présence de sa mère à son chevet repoussera les monstres. L&rsquo;enfant incapable de deviner que sa mère a peut-être peur elle aussi. La mère qui comprend qu&rsquo;elle n&rsquo;est d&rsquo;aucune protection, si ce n&rsquo;est en offrant son corps fragile en échange.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Peut-être qu&rsquo;une partie de moi-même savait où cela aboutirait, un scintillement enfoui dans l&rsquo;obscurité ; peut-être percevais-je la trajectoire possible, et la suivais malgré tout. Plus tard cet été-là, et à diverses périodes de ma vie, je passerais au crible les grains de cette nuit, à l&rsquo;aveuglette.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;, Emma Cline, Quai Voltaire, aux éditions de la Table ronde, 21€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Courir à la catastrophe&#8230; mais joyeusement !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2014 10:58:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman  un peu foutraque, ça vous dit ? Ca tombe bien, j&#8217;ai lu pour vous le nouveau roman de Julie Douard, &#171;&#160;Usage communal du corps féminin&#160;&#187;. Un titre un tantinet étrange, je vous l&#8217;accorde. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela qu&#8217;il s&#8217;est retrouvé entre mes mains. Le nom de l&#8217;auteur était également un argument  : j&#8217;avais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un roman  un peu foutraque, ça vous dit ? Ca tombe bien, j&rsquo;ai lu pour vous le nouveau roman de <strong>Julie Douard</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong>. Un titre un tantinet étrange, je vous l&rsquo;accorde. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;est retrouvé entre mes mains. Le nom de l&rsquo;auteur était également un argument  : j&rsquo;avais beaucoup aimé le premier roman de <strong>Julie Douard</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, découvert avant la création du blog Quatrième de couv.</p>
<p>Bref, voilà un roman étrange, avec tout un tas de personnages qui le sont également. De quoi se régaler ! Au fil des pages, l&rsquo;hystérie va grandissant. Jusqu&rsquo;où ? Les situations se succèdent et le lecteur suit. On court à la catastrophe&#8230; mais joyeusement.</p>
<p><strong>Julie Douard,</strong> qui signe là son deuxième roman, a écrit plusieurs pièces de théâtre et enseigne la philosophie en lycée à Caen depuis une dizaine d&rsquo;années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2377"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832.jpg" rel="lightbox[2377]"><img class="alignleft  wp-image-2384 colorbox-2377" style="margin: 10px" alt="usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832.jpg" width="120" height="175" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marie Marron</strong>, une jeune femme un peu lente, un peu gourde. Depuis la mort tragique de ses parents, elle vit avec sa tante <strong>Hortense</strong> dans une commune dont le nom n&rsquo;est jamais mentionné. Là, la jeune femme secrétaire du dentiste s&rsquo;entiche d&rsquo;un certain <strong>Gustave Machin</strong>, un homme réactionnaire et insupportable qui demande à ce qu&rsquo;on l&rsquo;écoute. A ce qu&rsquo;on le considère. Il deviendra gourou du Renouveau solidaire&#8230; mais aura quand même occis deux femmes avant !</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le trait commun à tous les personnages imaginés par <strong>Julie Douard</strong>. Tous sont en quête d&rsquo;un peu de considération mais avec de bons ou de mauvais moyens pour y  arriver. Ajoutez à ces deux personnages principaux un étudiant en philologie qui voit son rêve s&rsquo;écrouler ; une <strong>Josette</strong> aux secrets bien gardés, pas regardante sur les hommes qui profitent de son corps ; un maire qui se lance dans l&rsquo;organisation d&rsquo;un concours de &laquo;&nbsp;misses&nbsp;&raquo; avec des femmes d&rsquo;âge mûr ; une communauté religieuse qui va basculer rapidement dans le n&rsquo;importe quoi ; un animateur de télévision qui tente un come-back pathétique ; un faux ingénieur, etc. Et vous obtenez un roman burlesque.</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure Julie Douard parle de ses personnages dans cette vidéo :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/30WYMy7sp70?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 25 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Marie se fichait complètement de n&rsquo;être pas considérée sur le plan professionnel, car ce plan-là ne l&rsquo;intéressait pas. Elle n&rsquo;avait pas le moindre orgueil ni la moindre ambition. Réussir impliquait nécessairement de se faire remarquer à un moment ou à un autre. Or Marie, justement, voulait qu&rsquo;on ne la vît pas. Mais c&rsquo;était impossible, comme tout un chacun elle existait fatalement pour les autres ; aussi ses efforts consistaient-ils à ne déranger personne. Et l&rsquo;on peut dire que là, elle excellait presque autant qu&rsquo;en orthographe. Sa voix douce et sa mémoire photographique lui permettaient d&rsquo;être discrète et d&rsquo;écrire sans faute. Et si Chabodon ne la considérait pas comme une flèche, il lui reconnaissait au moins cela : les clients appréciaient cette grande fille gauche qui leur assurait gentiment qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient pas mal, tout en précisant que c&rsquo;était une chance pour la commune d&rsquo;avoir encore un dentiste, au moment même où la région devenait un désert médical.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 104 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Hortense se désolait sincèrement du bazar dont Gustave était la cause. Cela étant, elle ne souhaitait guère le voir réapparaître dans la vie de Marie. Elle avait justement payé le car à sa nièce pour qu&rsquo;elle aille voir Maurice à l&rsquo;hôpital, il n&rsquo;était pas question que le petit Machin vînt semer la zizanie dans ce qui était peut-être le tout début d&rsquo;une belle histoire raisonnable. Aussi choisit-elle de rassurer son amie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si Gustave Machin avait mis au travail les invités de la congrégation, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il savait que le jardinage calme les anxieux ; s&rsquo;il faisait désormais chambre commune avec Catherinette, c&rsquo;est  parce qu&rsquo;il souhaitait prier toute la nuit ; s&rsquo;il s&rsquo;autorisait à contourner le règlement en organisant des veillées dans le réfectoire, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il savait que les groupes de parole sont un bon moyen pour évacuer le stress et la culpabilité des inadaptés.&nbsp;&raquo;<br />
</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les éclairs au chocolat avaient été considérablement appréciés, de même que la tarte aux fraises et le crumble à la pistache. Josette avait toutefois précisé,  au milieu de sa collation, qu&rsquo;elle ne pratiquait pas le saphisme et Marie Marron, qui ne savait pas du tout de quoi on parlait, avait timidement répondu qu&rsquo;elle s&rsquo;en arrangerait car elle ne voulait que des tuyaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
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<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un huis-clos burlesque et foutraque. Voilà ce que propose Julie Douard avec son nouveau roman. Au fil des pages, les personnages en quête d&rsquo;autre chose vont s&rsquo;en sortir ou pas. Du moins vont-ils prendre leur destin en main. Les personnages féminins ne sont pas les plus heureux au départ mais ils parviennent à s&rsquo;en sortir et à déjouer les plans fomentés à divers niveaux par les hommes.  La succession de situations drôles et cocasses donne à ce roman une saveur qu&rsquo;on a envie de partager. En ce qui me concerne, c&rsquo;est fait ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L., 16,50€.</em></strong></p>
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