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	<title>Quatrième de couv &#187; secrets de famille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre ses deux Mamas, retrouver ses racines&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/24/entre-ses-deux-mamas-retrouver-ses-racines/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/24/entre-ses-deux-mamas-retrouver-ses-racines/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 07:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Le duel des grands-mères"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&#8217;y plonger. J&#8217;ai un faible pour les premiers romans et j&#8217;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230; Avec Le duel des grands-mères, nous partons au Mali. A Bamako d&#8217;abord, puis au village. Nous suivons Hamet, qui pré-adolescent, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" rel="lightbox[5937]"><img class="alignleft size-full wp-image-5939 colorbox-5937" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" alt="FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres" width="274" height="369" /></a></p>
<p>Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&rsquo;y plonger. J&rsquo;ai un faible pour les premiers romans et j&rsquo;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230;</p>
<p>Avec <strong><em>Le duel des grands-mères</em></strong>, nous partons au Mali. A Bamako d&rsquo;abord, puis au village. Nous suivons <strong>Hamet</strong>, qui pré-adolescent, donne du fil à retordre à ses parents et plus précisément à sa mère, puisque son père travaille en France.</p>
<p><strong>Hamet</strong> est partagé, pour ne pas dire déchiré, entre deux visions. Sa mère, qui ne parle pas français, souhaite qu&rsquo;il suive un enseignement à la medersa, et reçoive ainsi un enseignement musulman. Son père, lui, ne croit qu&rsquo;en l&rsquo;école française laïque. C&rsquo;est là que <strong>Hamet</strong> étudie. Le jeune garçon, balloté entre trois langues (français, bambara et soninké) et autant de cultures, peine à trouver sa place. Les enfants de son âge pensent qu&rsquo;il se sent supérieur.</p>
<p>Chahuteur, turbulent, le voilà emmené au village, chez l&rsquo;une de ses grands-mères, <strong>Mama Hata. </strong>Il y découvre d&rsquo;autres moeurs, d&rsquo;autres traditions. Des secrets de famille&#8230; et finalement son autre grand-mère, <strong>Mama Cissé</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5937"></span></p>
<p>Autant de souvenirs que <strong>Diadié Dembélé</strong> (alias Tambamera) a puisé dans son enfance malienne. En 2008, il a accompagné sa mère au village où il est né, à Kodié, sur la frontière avec la Mauritanie.  Diplômé du Master de création littéraire de Paris VIII, <strong>Diadié Dembélé</strong> travaille en tant qu’interprète médico-social au sein d’une association d’aide aux migrants à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ce roman, <strong>Hamet</strong> mélange les langues emmenant le lecteur dans un voyage totalement dépaysant. Une triple culture à laquelle <strong>Hamet</strong> tente de s&rsquo;adapter, tout en refusant de se laisser enfermer dans des traditions qui protègent sûrement, mais sclérosent assurément.</p>
<p>L&rsquo;écriture romanesque, doublée d&rsquo;une gymnastique linguistique, de ce roman en font un joli moment de lecture et rappelle que le brassage, le métissage sont une richesse. Ici comme ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Ce n&rsquo;était pas juste? Pourquoi a-t-elle fait ça ? </em>Walaye bilaye !<em> Si ça se trouve, M&rsquo;ma appartient à un groupe d&rsquo;auto-défense des mères &laquo;&nbsp;ne sachant ni lire, ni écrire&nbsp;&raquo;. Comme les sorcières, elles se réunissent toutes les fins d&rsquo;année pour décider de leur assaut. Les vendeuses de beignets sont les cerveaux des opérations. M&rsquo;ma appartient au corps d&rsquo;élite des mamans fouineuses. Elle traque le moindre papier qui traîne dans la maison : journaux, maquettes, cartons, livres, cahiers pour allumer leur feu de bois. Si ça se trouve, elle e un bunker quelque part sous la maison, où elle cache les cahiers avant de les exfiltrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout le monde est admis. Les hommes sans titres forment le premier rang du cercle des affairés. Certains sont assis à même le sol, d&rsquo;autres sont debout et bras croisés. Les femmes les suivent. Nous nous faufilons entre les deux pour entendre et voir la palabre. L&rsquo;affaire est sérieuse. Très sérieuse ! L&rsquo;accusée est soupçonnée d&rsquo;avoir mis la chose dans la bouillie de son mari et de son beau-fils. Les raconteuses professionnelles, qui ont assisté aux premières heures de l&rsquo;histoire, se donnent des détails afin d&rsquo;être au point avant le début de la palabre. Des enfants pleurent, cherchant leurs mamans, ayant abandonné la maison, pressées par l&rsquo;urgence du colportage. Seydou et moi sommes noyés dans la masse. Quelques phrases s&rsquo;échappent du brouhaha et viennent à mes oreilles.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aime beaucoup Mama, très-très fort d&rsquo;ailleurs. Mais elle n&rsquo;est pas vraiment au clair avec moi. Alors là, sans compter les étoiles pour connaître leur nombre exact je peux déclarer universellement qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a même jamais été. Elle avait peut-être à m&rsquo;éviter le pensionnat coranique de Touba. Mais elle avait contribué à mon expédition au village. Le genre de personne qui est à la fois avec les enterreurs du cadavre et avec les déterreurs du cadavre. Je me rappelle très bien la discussion qu&rsquo;elle eut au téléphone avec M&rsquo;ma. J&rsquo;étias là. J&rsquo;ai tout entendu. Enfin, j&rsquo;ai entendu ce que disait M&rsquo;ma, tenaillée entre son mari N&rsquo;pa et sa belle-mère Mama. Elle me défendit. Elle expliqua que ce qu&rsquo;on racontait à mon sujet n&rsquo;était pas vrai. Je n&rsquo;étais devenu ni un petit délinquant, ni un mécréant, ni même un Taboussi déraciné qui ne comprenait plus un mot de la langue de ses parents. J&rsquo;étais simplement un garçon zélé qui aimait montrer qu&rsquo;il parlait d&rsquo;autres langues et apprenait les sorcelleries (sciences) des Blancs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le duel des grands-mères, Diadié Dembélé, JCLattès, 19€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>En apnée, une dissection familiale&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/02/en-apnee-une-dissection-familiale/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/02/en-apnee-une-dissection-familiale/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2018 08:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Quel plaisir de retrouver Vincent Almendros ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&#8217;avais découvert avec &#160;&#187; Un été &#171;&#160;, un huis clos hypnotique qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec &#171;&#160;Faire mouche&#160;&#187;, tout aussi jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Laurent Malèvre, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" rel="lightbox[4202]"><img class="alignleft size-full wp-image-4209 colorbox-4202" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" alt="mouches ok" width="400" height="526" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Vincent Almendros</strong> ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&rsquo;avais découvert avec <strong>&nbsp;&raquo; Un été &laquo;&nbsp;</strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/">un huis clos hypnotique</a></strong> qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;</strong>, tout aussi jubilatoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Laurent Malèvre, </strong>le narrateur. On ne sait pas grand-chose de lui. Sauf qu&rsquo;il revient là où il a grandi, à l&rsquo;occasion du mariage de sa cousine, <strong>Lucie</strong> ( vétérinaire) qui va épouser<strong> Pierre,</strong> le garagiste. Il n&rsquo;est pas là de gaieté de coeur. A Saint-Fourneau, c&rsquo;est la campagne. Reculée. Un peu arriérée aussi.</p>
<p>Cet événement l&rsquo;oblige à voir sa mère, qui vit depuis longtemps déjà avec  <strong>Roland</strong>, le frère (également veuf) de son défunt mari.  Une mère qui lui aurait fait boire de la Javel quand il était enfant. Une mère qui garde ses secrets tandis qu&rsquo;elle prépare une langue de boeuf.</p>
<p>Au sein de la famille, les liens sont distendus. Etranges.</p>
<p><strong>Laurent</strong> aussi en a des secrets. Dont un. Terrible. Le lecteur le devine en filigrane au fil du roman. Avant de le voir exploser à la fin.</p>
<p>En attendant, pour ne pas perdre la face, pour ne surtout pas susciter de questions, il a demandé à <strong>Claire</strong> de se faire passer pour <strong>Constance enceinte</strong>, avec qui il vit. Enfin c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils croient tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Durant quelques jours, ils jouent le jeu. Mais à quel prix ?Entre mensonges et silences, la famille voudrait tenir son rang. Mais l&rsquo;atmosphère devient oppressante, irrespirable.</p>
<p>Une écriture fine, incisive, percutante. Avec<strong> Vincent Almendros</strong> cette fois encore, les images défilent. Un thriller efficace en moins de 130 pages !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 55 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le soleil, très vite, chauffa mon visage. Cette chaleur pénétrait en moi en traversant les couches successives de mon épiderme. Mon corps s&rsquo;allégeait enfin, ses contours s&rsquo;adoucissaient comme s&rsquo;il se confondait peu à peu avec l&rsquo;air chaud qui le caressait. A bien y réfléchir, c&rsquo;était exactement ainsi que j&rsquo;avais espéré passer ces quelques jours avec Constance. Sa pensée ne me quittait pas. En revanche, et ceci n&rsquo;avait pas été prémédité, Claire, par sa seule présence, atténuait ce manque en lui donnant une forme matérielle sensible qui finissait par apaiser mon esprit et adoucir la réalité, comme si la copie parvenait, peu à peu, à supplanter l&rsquo;original.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 79-80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Hé, c&rsquo;est que vous avez bien grandi, j&rsquo;ai failli ne pas vous reconnaître.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne savait plus quoi me dire. J&rsquo;aurais préféré qu&rsquo;elle ne pose pas sur moi ce regard compatissant. Je savais qu&rsquo;elle pensait à ma mère et aux rumeurs d&rsquo;empoisonnement qui avaient couru à la mort de mon père. Elle leva les sourcils en hochant la tête de haut en bas. Je regardai sur la caisse électronique le montant qui était affiché. Je sortis de ma poche les quelques billets qui me restaient. Je n&rsquo;étais pas mécontent de dépenser de l&rsquo;argent, ça me donnait l&rsquo;impression de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 91-92 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle aimait compliquer les choses. Petite, elle mentait déjà avec un aplomb qui déconcertait ma grand-mère. Si je n&rsquo;avais pas attendu la mort de mes grands-parents pour ne plus remettre les pieds à Saint-Fourneau, c&rsquo;était en partie à cause d&rsquo;elle. Elle le savait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je remarque que vous êtes allés déjeuner chez ta mère et que Constance est tombée malade, c&rsquo;est tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je tentai de la fixer avec, dans mon regard, un mélange de consternation et de compassion, cherchant à insuffler, chez elle, un soupçon de doute. Mais elle ne baissa pas les yeux. Au contraire, son regard à elle se renforça d&rsquo;une détermination butée, provocante. Elle avait l&rsquo;air convaincue de ce qu&rsquo;elle pensait. Pour dire la vérité, je me protégeais en feignant la surprise, car j&rsquo;y avais songé, moi aussi. Lorsque j&rsquo;avais entendu Claire vomir dans la salle de bains, je m&rsquo;étais demandé ce qui se passait. Lucie dut sentir une faille, qu&rsquo;elle transforma en brèche en s&rsquo;y engouffrant. Son un ton plus méchant, qui me rappela la brutalité dont ma mère était capable, elle voulut savoir pourquoi j&rsquo;avais toujours cherché à la protéger.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;, Vincent Almendros, Editions de Minuit, 11, 50€</em></strong></p>
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