<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; SDF</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/sdf/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ile de Groix]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Prélude à l'absence]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Robin]]></category>
		<category><![CDATA[Robin Josserand]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[SDF]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[Sven]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=6536</guid>
		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/" data-text="Contempler la déconfiture&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Derrière la poilade, chronique d&#8217;une société désespérée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 15:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Inhumaines"]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[amants]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[cynisme]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[grotesque]]></category>
		<category><![CDATA[histoires courtes]]></category>
		<category><![CDATA[inhumanité]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[outrance]]></category>
		<category><![CDATA[pauvres]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Claudel]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[SDF]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[société de consommation]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3947</guid>
		<description><![CDATA[Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, Philippe Claudel s&#8217;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman &#171;&#160;Inhumaines&#160;&#187;. L&#8217;écrivain et réalisateur lorrain n&#8217;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre. Au fil des pages, de courtes histoires dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES.jpg" rel="lightbox[3947]"><img class="alignleft wp-image-3949 size-medium colorbox-3947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES-190x300.jpg" alt="INHUMAINES" width="190" height="300" /></a> Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, <strong>Philippe Claudel</strong> s&rsquo;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Claudel">L&rsquo;écrivain et réalisateur lorrain</a></strong> n&rsquo;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre.</p>
<p>Au fil des pages, de courtes histoires dans lesquelles les codes, la bienséance et notre société sont littéralement atomisés.</p>
<p><strong>Philippe Claudel</strong>, que nous avions connu notamment avec <strong>&laquo;&nbsp;Les âmes grises&nbsp;&raquo; en 2003</strong>, fait tout exploser pour nous faire réagir. Rire ou nous offusquer. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Il nous plonge dans vingt-cinq histoires glaçantes, provocantes, outrancières, absurdes, grotesques&#8230; et pourtant si plausibles.</p>
<p>Passez la couverture qui reprend les codes d&rsquo;un film porno (mais avec des vêtements, hein !) et entrez dans les vies de cet homme qui offre trois amants à sa femme pour Noël, dans celle de son collègue de bureau qui se marie à une ourse, partagez les jeux dangereux et mortels de ces employés pendant un challenge d&rsquo;entreprises (ils jettent des projectiles d&rsquo;un pont de l&rsquo;autoroute), mangez votre mère des semaines durant en steak ou en ragoût après l&rsquo;avoir tuée, etc. Ici, plus rien (ni personne d&rsquo;ailleurs) n&rsquo;a d&rsquo;importance. On pousse le curseur, on exagère, on désespère.</p>
<p>Chez <strong>Philippe Claudel</strong>, la société est particulièrement segmentée, clivante. Il y a des parcs à pauvres, des SDF gelés gisant dans la rue se vendent au plus offrant comme une oeuvre d&rsquo;art et le sexe entre hommes entre femmes et entre les deux sexes est omniprésent. Une monnaie comme une autre, une denrée périssable aussi.</p>
<p><em> &nbsp;&raquo; Nous sommes devenus des monstres. On pourrait s&rsquo;en affliger. Mieux vaut en rire &laquo;&nbsp;</em>, dit la quatrième de couverture de ce &laquo;&nbsp;roman des moeurs contemporaines&nbsp;&raquo;. Alors rions-en même si le malaise nous gagne. Rions, quitte à s&rsquo;étrangler. Quitte à ne plus rien prendre au sérieux.</p>
<p>Des histoires qui choquent ou amusent, un style sec , des phrases courtes qui percutent&#8230; <strong>Philippe Claudel</strong> a changé d&rsquo;univers. Laissez-vous tenter <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3947" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 : (&laquo;&nbsp;Tout doit disparaître&nbsp;&raquo;) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Qui a mis cette annonce. Bourin. Du service merchandising. Oui. Nous étions devant le panneau réservé aux messages personnels. Morel et moi. Il y en avait de toutes sortes. Nos collègues vendaient ou recherchaient des femmes de ménage. Des tondeuses. Des appartements à la montagne. Trois chiots de race épagneule. Un service à fondue. Un jet-ski. Du bois de chauffage coupé en bûches de 50. Deux essaims d&rsquo;abeilles. Trois Polonais en règle. Un terrain à bâtir. Cinquante voitures miniatures de collection. Un pénis artificiel et ses quatre embouts d&rsquo;origine, fonctionnant sur piles ou sur secteur. Un pantalon en cuir lavable taille 42. Des oeufs frais en provenance directe de la ferme. Et puis Dieu. L&rsquo;annonce était ainsi formulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 115 : (&laquo;&nbsp;Le vivre ensemble&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Hier un automobiliste nous a fait un doigt. Nous le lui avons coupé. Nous ne supportons pas les incivilités. C&rsquo;est agaçant.Dubois a toujours quelques outils dans son coffre. On ne sait jamais. Pince multiprise. Cric. Chaînes à neige mais il ne neige désormais que rarement. Le réchauffement climatique n&rsquo;est finalement pas un canular. C&rsquo;est dommage. On aurait pu enfin rire. Pourquoi nous avoir fait un doigt monsieur. L&rsquo;homme était à terre. Il avait perdu la hargne arrogante qui déformait son visage quand il nous avait dépassés et insultés en klaxonnant parce que nous respections la limitation de vitesse. Nous l&rsquo;avions de nouveau doublé et stoppé grâce à une banale queue de poisson. Les grands classiques. Inusables. Dubois est un as du volant. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 125 :  (&laquo;&nbsp;Le sens de la vie&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Nous invitons parfois à la maison des philosophes que nous trouvons dans la rue, sous des porches, recroquevillés en boule comme de vieux papiers usagés. Fumet de crasse et de jeune fille sale. Dans leurs cheveux se mêlent des souvenirs de gaz d&rsquo;échappement et d&rsquo;antiques miettes de pain. Le plus souvent ils sont édentés et leurs mâchoires roses les font paraître de très vieux enfants. Ma femme ne les aime guère mais tolère les caprices. Expliquez-moi la vie. Expliquez-moi la mort. Le bleu du ciel. Le désir. Les rêves. Dieu. La souplesse des peaux. Et l&rsquo;ennui. Surtout l&rsquo;ennui. Expliquez-nous l&rsquo;ennui. Les philosophes nous regardent. Ils se taisent. Ils ne parlent pas la bouche pleine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;, Philippe Claudel, Stock, 16,50€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/" data-text="Derrière la poilade, chronique d&rsquo;une société désespérée - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les enfants du rock ont le blues</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2015 16:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Bleach]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Colette]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[désillusions]]></category>
		<category><![CDATA[disquaire]]></category>
		<category><![CDATA[enregistrement]]></category>
		<category><![CDATA[enregistrement testamentaire]]></category>
		<category><![CDATA[errance]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[extrême gauche]]></category>
		<category><![CDATA[fresque]]></category>
		<category><![CDATA[galère]]></category>
		<category><![CDATA[La Hyène]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[overdose]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[portraits]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Revolver]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier]]></category>
		<category><![CDATA[SDF]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vernon Subutex 1]]></category>
		<category><![CDATA[Virginie Despentes]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2863</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. Vernon Subutex, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement. Une fois ses réserves financières épuisées, il n&#8217;a pas d&#8217;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="alignleft size-full wp-image-2865 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" alt="VERNON" width="280" height="408" /></a>Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. <strong>Vernon Subutex</strong>, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement.</p>
<p>Une fois ses réserves financières épuisées, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le début de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, dont le premier opus <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, vient de sortir. Le tome 2 sortira en mars, le 3 à la rentrée.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> n&rsquo;avait plus publié de roman depuis <strong>&laquo;&nbsp;Apocalypse bébé&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010. Soit avant la création de ce blog. Des années pourtant que je suis cette auteure et réalisatrice atypique, rock and roll jusque dans ses virgules.</p>
<p>On citera entre autres : <strong>&laquo;&nbsp;Baise-moi&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les jolies choses&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Teen spirit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Bye bye Blondie&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, elle nous raconte la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. A travers les rues de Paris dans lesquelles <strong>Vernon Subutex</strong> cherche un endroit où pouvoir dormir plusieurs nuits, c&rsquo;est à travers la société qu&rsquo;elle nous promène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une formidable galerie de portraits habite son roman, tant par les milieux dans lesquels ils évoluent que les opinions politiques qu&rsquo;ils véhiculent. Tableau, au vitriol, d&rsquo;une France qui va mal à travers les yeux d&rsquo;un quinqua désabusé. Dans le numéro des Inrocks du 7 au 13 janvier, l&rsquo;auteure âgée de 45 ans explique à propos de sa génération : <strong><em>&nbsp;&raquo; On a manqué d&rsquo;ambition, ou de croyance en nous-mêmes. Nous avons été un feu de paille&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p><span id="more-2863"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2876" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="size-full wp-image-2876 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" alt="Virginie Despentes (photo Babelio)" width="184" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Virginie Despentes (photo Babelio)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous parle de désillusions, de dépressions, de course au fric et de misère, d&rsquo;overdose et de films porno&#8230; Une histoire d&rsquo;une descente aux enfers qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une autre histoire, presque policière. L&rsquo;un des vieux amis de Vernon, – membre du même groupe de rock – <strong>Alex Bleach</strong> a fait fortune dans la variété. Avant de mourir d&rsquo;une overdose, il enregistre, devant Vernon qui ne l&rsquo;écoute pas, ses pensées, ses délires. Tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> chercher un toit pour la nuit, d&rsquo;autres, à ses trousses, veulent mettre la main sur les bandes.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"> Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 73-74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La perspective de retrouver Vernon le réjouit. Vernon est fou de musique. Des mecs comme Xavier lui doivent beaucoup, il leur a fait découvrir tellement de choses.  Et il fait partie de ces rares personnes qu&rsquo;on quitte de meilleure humeur que quand on les a rencontrées. Ils ont en commun une série de souvenirs précieux, dont ils deviennent progressivement les derniers détenteurs. Des fêtes, des concerts, des festivals, des galères aussi. Toute cette époque où on se prenait moins la tête : les problèmes se réglaient tous à base de claques. Vernon a fait partie de cette vie-là, il est garant de ce que Xavier, dans sa jeunesse, n&rsquo;était pas un gars compliqué : le premier qui s&rsquo;avisait de le regarder de travers perdait deux dents. Ensuite, une bière au comptoir suffisait à remettre les compteurs à zéro, et tout le monde était satisfait. C&rsquo;était une autre époque, c&rsquo;était un autre milieu. Tout cela est derrière lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer. Kiko ne le ferait pas, il braquerait des banques il se tirerait une balle il trouverait une solution. Il le ne supporterait pas. S&rsquo;ils le font c&rsquo;est qu&rsquo;ils le méritent. Des mecs comme lui ne tiendraient pas le coup. Qu&rsquo;est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas ce qu&rsquo;on leur laisse. Les mecs comme lui ne se comportent jamais en esclaves. Il est debout, quoi qu&rsquo;il arrive – plutôt crever que s&rsquo;agenouiller.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 393 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le jour s&rsquo;est levé sans qu&rsquo;il se souvienne s&rsquo;être endormi. Il a pourtant rêvé que Robert Johnson s&rsquo;était assis sur le banc d&rsquo;en face, il avait joué de l&rsquo;harmonica. Vernon ne reconnait pas la rue où il s&rsquo;est écroulé, quand il cherche à s&rsquo;asseoir son corps n&rsquo;obéit pas correctement, il s&rsquo;affale sur le dos et tourne doucement la tête. La pluie a cédé à un froid lame de rasoir mais il a dû choper la fièvre, sous la morsure du froid sa peau le brûle littéralement. Une pensée lucide le taraude : depuis combien de temps n&rsquo;a-t-il rien mangé ? Si seulement il pouvait s&rsquo;éteindre, comme ça, dans l&rsquo;heure – il imagine la flamme d&rsquo;une bougie qui vacille puis faiblit et la mèche noire, une rien de rouge et puis plus rien. Mais on ne meurt pas de désespoir, en tout cas pas si facilement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Virginie Despentes est de retour ! Enfin ! Si son propos est moins cru, moins &laquo;&nbsp;border-line&nbsp;&raquo; que par le passé, son regard sur notre société qui va (ou pas) est toujours aussi aiguisé. Percutant. Elle nous parle d&rsquo;elle, de ses anciennes vies et de nous aussi. Un roman qui nous mène de personnages en situations, sans perdre de vue Vernon Subutex, son fil rouge. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le ton et le style de l&rsquo;auteure font mouche. Elle triture les mots, leur donne du rythme. Et une énergie folle. Vivement le tome suivant !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;, de Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/" data-text="Les enfants du rock ont le blues - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
