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	<title>Quatrième de couv &#187; Roumanie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La propagande jusque sur la poutre&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jan 2014 12:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier coup de coeur littéraire de l&#8217;année !  Avec &#171;&#160;La petite communiste qui ne souriait jamais&#160;&#187;, Lola Lafon signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant. Ecrivain et musicienne, Lola Lafon, née en 1975, est déjà l&#8217;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums. &#160; &#160; Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Premier coup de coeur littéraire de l&rsquo;année !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Lola Lafon</strong> signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant.</p>
<p>Ecrivain et musicienne, <strong>Lola Lafon, </strong>née en 1975, est déjà l&rsquo;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" rel="lightbox[2296]"><img class="alignleft size-full wp-image-2302 colorbox-2296" style="margin: 10px" alt="la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamais,M136618" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" width="184" height="340" /></a><strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus de quarante ans !) . Aux Jeux Olympiques de Montréal, en 1976, une jeune athlète de 14 ans, roumaine, fait oublier toutes les gymnastes précédentes. Nadia Comaneci engrange les 10 et devient une icône pour la moitié de la planète.</strong></p>
<p>La petite sylphide, objet politique de propagande, n&rsquo;a peur de rien. Sauf qu&rsquo;on la prive de liberté. Mais à quel prix ? Alors elle ferme les yeux, ne peut va voir ni se souvenir de que le couple<strong> Ceausescu</strong> a bien pu dire et faire croire. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Le roman oscille entre les versions jusqu&rsquo;à la fuite vers les Etats-Unis, peu de temps avant la chute du système communiste roumain.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong>, qui a vécu en Roumanie jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de 12 ans et qui y retourne régulièrement, porte un regard sans concession sur ce personnage au corps gracile et musclé, imperturbable sur les barres et les poutres. Ici, pas de biopic à la sauce américaine, de biographie qui enjolive. Non, <strong>Nadia Comaneci</strong>, comme le dit elle-même l&rsquo;auteure, est <strong>&laquo;&nbsp;l&rsquo;anti-Britney Spears, une image d&rsquo;adolescente hypermédiatisée mais pas hypersexualisée&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2296"></span></p>
<p>Ce roman est un portrait. Celui d&rsquo;une enfant prodigieuse et d&rsquo;un corps élastique que l&rsquo;adolescence va ranger parmi les autres. Celui d&rsquo;un pays dont le chaos s&rsquo;annonce. Celui enfin d&rsquo;une fuite et d&rsquo;une quête d&rsquo;autre chose, entre 1969 et 1990.</p>
<p>A travers le roman<strong>, Lola Lafon</strong> alterne les narrateurs.<strong> Béla Karolyi</strong>, l&rsquo;entraîneur atypique aux méthodes musclées, s&rsquo;exprime, Nadia, ses amies. Et <strong>la Securitate</strong> qui veille. Une correspondance (imaginaire)entre l&rsquo;auteur et la gymnaste ponctue également ce roman puissant.</p>
<p><strong>Plongez dans les souvenirs des JO de Montréal et regardez les prouesses de Nadia Comaneci ici : </strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je reçois, suite à ma demande de témoignages pour entreprendre cet ouvrage, des dizaines de lettres et plus encore de mails de fans de Nadia C. La plupart de ces femmes ont une quarantaine d&rsquo;années, d&rsquo;autres, très jeunes, n&rsquo;ont pas l&rsquo;âge de l&rsquo;avoir vue en direct à Montréal. Mais toutes se souviennent du choc. De leur ébahissement lorsque Nadia C. détraque l&rsquo;ordinateur. De leur soudain dégoût des céréales trop sucrées, ces paquets remplis de mini-gadgets jetables, une abondance déplacée au royaume de l&rsquo;héroïque privation. De leur rejet des jupes si peu pratiques pour jouer à Nadia C., celle dont le justaucorps blanc devient le miroir accusateur de leur vie trop molle et sans devoirs. Car Nadia C. n&rsquo;est pas que légère. Elle est puissante et impitoyable. Nadia C. ne sourit jamais, ne dit jamais merci, ce sont les adultes qui la supplient de leur accorder un regard. Elle se tait, distante et concentrée, entourée d&rsquo;adultes en survêtement, étranges profs de gym qui la félicitent respectueusement. Celle qui vient d&rsquo;un pays que personne, pas même les parents, ne connaissait avant que la télé ne l&rsquo;évoque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Béla scrute ses cernes, son odeur, boit-elle suffisamment entre les entraînements ? Et il doit également s&rsquo;occuper de celles qui forment le décor maintenant, des figurantes : les autres filles de l&rsquo;équipe. Ennuyeuses, prévisibles, leur peur et leur fatigue qu&rsquo;elles tentent de dissimuler quand Nadia, elle, est une plante carnivore de dangers dont il faut la gaver. Elle suit ce que son corps lui dicte, ce corps capable d&rsquo;inscrire le feu dans l&rsquo;air, une Jeanne d&rsquo;Arc magnésique. Elle grignote l&rsquo;impossible, le range de côté pour laisser de la place à la suite, toujours la suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 275-276 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La fée sans autre désir que celui d&rsquo;accrocher à son cou fragile des médailles dorées dégage aujourd&rsquo;hui un parfum moite, son attitude est choquante, disent-ils. Certes, mais “son apparence n&rsquo;est bien plus ! ” assène un célèbre éditorialiste américain en guise de conclusion. Car c&rsquo;est de ça dont il est question : de tissus trop courts, pas assez chers, de nacres mal appliquées, de rouge trop rouge et de chair insouciante. Son péché, résume le </em>New York Times<em> : “Elle est devenue comme les autres.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Alors elle sera jugée comme les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Lola Lafon l&rsquo;annonce d&rsquo;emblée : &laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, n&rsquo;est pas une reconstitution historique de la vie de Nadia Comaneci. L&rsquo;auteure a choisi<em> &laquo;&nbsp;de remplir les silences de l&rsquo;histoire et ceux de l&rsquo;héroïne et de garder la trace des multiples hypothèses et versions d&rsquo;un monde évanoui&nbsp;&raquo;</em>. Un parti pris qui plonge le lecteur dans l&rsquo;Europe d&rsquo;avant, celle du Rideau de fer, des mensonges et des privations organisées.</span> <span style="color: #0000ff">Le roman de la fin de l&rsquo;innocence. Un vrai coup de coeur et la découverte d&rsquo;une jolie plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, de Lola Lafon, Actes Sud, 21€.</strong></p>
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		<title>Chez les vieilles filles du professeur Fabrikant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/07/chez-les-vieilles-filles-du-professeur-fabrikant/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 15:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&#8217;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230; Alors voilà, j&#8217;ai découvert le premier roman de Yirmi Pinkus, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec &#171;&#160;Le Grand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" rel="lightbox[2269]"><img class="alignleft  wp-image-2271 colorbox-2269" style="margin: 10px" alt="FABRIKANT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" width="200" height="300" /></a>Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&rsquo;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230;</p>
<p>Alors voilà, j&rsquo;ai découvert le premier roman de <strong>Yirmi Pinkus</strong>, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un premier roman qui plonge l&rsquo;auteur dans la vie d&rsquo;une troupe pas banale, créée à la fin du XIXe siècle, en Roumanie.</p>
<p>Quand le roman, commence, nous sommes à la fin des années 30, en Europe centrale. <strong>Markus Fabrikant</strong>, à qui l&rsquo;on donne le titre ronflant de professeur, vient de mourir. Il est considéré comme l&rsquo;un des pères fondateurs du théâtre roumain.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la troupe du Grand Cabaret constituée des décennies plus tôt dans le but d&rsquo;éduquer les masses juives misérables à l&rsquo;aide de &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo; pour les initier à la grande histoire des hommes ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2269"></span></p>
<p>Le <strong>professeur Fabrikant</strong> a, des années durant, pris sous son aile de jeunes orphelines, ou de jeunes filles promises à un bien médiocre avenir pour les faire jouer, chanter, danser&#8230; Une aventure qui a permis au Grand Cabaret de sillonner la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie&#8230; des années durant.</p>
<p>A la mort de <strong>Markus</strong>, l&rsquo;un de ses neveux, <strong>Herman</strong>, prend la suite. De nombreuses péripéties attendent les désormais vieilles dames du Grand Cabaret tandis qu&rsquo;ici et là, l&rsquo;antisémitisme grandit tous les jours. Le théâtre populaire yiddish vit ses dernières heures de gloire&#8230;</p>
<p>On suit avec plaisir les histoires des différents membres de la troupe tandis que <strong>Zofia</strong>, la belle-soeur du professeur Fabrikant ourdit des plans machiavéliques pour récupérer, entre autres, les diamants acquis par le fondateur de la troupe.</p>
<p><strong>Mimi Landau veille sur les comptes, mais aussi sur les filles, devenues vieilles, mais dont la réputation a traversé tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il y a Perla, la petite Gina, la grande Gina, Esther, Yetti, la bonne Becky, Lydia, Kreindl&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mimi tira une chaise et s&rsquo;assit à côté de lui: “Je n&rsquo;avais que huit ans quand votre oncle a décidé de me prendre dans son cabaret ambulant, et je lui en serai reconnaissante jusqu&rsquo;à mon dernier jour, commença-t-elle en lui posant une main sur l&rsquo;épaule. Que serais-je devenue sans lui ? A l&rsquo;époque, les orphelins mouraient comme des mouches, soit de maladies, soit parce que personne ne s&rsquo;occupait d&rsquo;eux, et ceux qui avaient la chance de survivre ne pouvaient espérer qu&rsquo;une vie raccourcie par un dur labeur. Je ne suis pas la seule à tout lui devoir, on est sept, sept orphelines – en fait huit, si on compte aussi Becky. Il nous a rassemblées il y a cela presque soixante ans. Nous ne sommes plus de prime jeunesse, monsieur Herman, et le Grand Cabaret est la seule chose que nous ayons. Pour votre oncle et pour nous, il faut vous lever et prendre la route avec nous. Vous pouvez compter sur toute l&rsquo;équipe, Yingele, jeune homme, nous vous aiderons. Les filles connaissent leurs rôles par coeur, et moi, je gère les comptes quasiment les yeux fermés.” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait jamais aimé les animaux domestiques, alors a fortiori celui qui appartenait à sa rivale honnie. En effet, dès son arrivée, Lydia Liphschitz s&rsquo;était employée à ébranler le statut de la Duchesse par tous les moyens possibles et elle ne ratait jamais une occasion de lui chercher noise ou de l&rsquo;énerver : les deux femmes ayant la langue aussi bien pendue l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les dîners communs étaient devenus un véritable champ de bataille. En général, ces chicaneries se terminaient au détriment d&rsquo;Esther qui, depuis la mort de sa chère Perla, ne s&rsquo;amusait plus comme autrefois à faire de l&rsquo;esprit et avait perdu beaucoup de son sens de la repartie ; d&rsquo;ailleurs, si parfois elle arrivait à remettre Lydia à sa place, elle n&rsquo;y prenait aucun plaisir, au contraire, elle s&rsquo;en voulait de se laisser ainsi manipuler par son ennemie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 342 :</strong> &laquo;&nbsp;Bucarest, le 19 décembre 1938</p>
<p style="text-align: left"><em>Chère Giza,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;écris ces lignes de la gare centrale de Bucarest. Le départ du train qui me conduira à Zurich est imminent et ceci marquera la fin de mon ancienne vie. Oui, Giza, chérie, figure-toi que j&rsquo;ai quitté le Grand Cabaret du professeur Fabrikant. Dans trois heures prendra fin une période de soixante et un ans.De belles années ? Comment savoir, puisque je n&rsquo;ai rien connu d&rsquo;autre. Et puis, bons moments ou pas, c&rsquo;était devenu un chariot que je ne pouvais plus tirer. J&rsquo;espère que je vais réussir à t&rsquo;expliquer comment tout cela est arrivé, et alors peut-être, tu comprendras que je n&rsquo;avais pas le choix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un roman plein d&rsquo;entrain et de rebondissements ! Suivre la vie d&rsquo;un cabaret ambulant n&rsquo;est décidément pas une sinécure ! On se plonge avec délectation dans le quotidien de cette troupe assez improbable et le fait que l&rsquo;auteur soit également dessinateur n&rsquo;y est pas pour rien. On retrouve d&rsquo;ailleurs des illustrations au fil des pages. Un roman dont on voit les images pour finir et/ou commencer l&rsquo;année ? Bonne pioche !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;, de Yirmi Pinkus, Grasset, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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