<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; roman choral</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/roman-choral/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Un huis clos à ciel ouvert</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 12:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[Alaska]]></category>
		<category><![CDATA[Blizzard]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Vingtras]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[roman choral]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5811</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est curieux Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&#8217;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Blizzard est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5811]"><img class="alignleft wp-image-5814 size-medium colorbox-5811" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="147289_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est curieux <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5811" /></p>
<p>Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&rsquo;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p><em><strong>Blizzard</strong> </em>est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes sombres de l&rsquo;âme humaine.</p>
<p><strong>Marie Vingtras</strong> (il ne s&rsquo;agit pas de son patronyme) signe là un roman dont chaque chapitre porte la voix d&rsquo;un personnage différent. On y trouve <strong>Bess</strong>, <strong>Benedict</strong>, <strong>Cole</strong>, mais aussi <strong>Freeman. </strong>L&rsquo;affreux <strong>Clifford </strong>s&rsquo;y ajoute, en filigrane.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le roman, vif et totalement maîtrisé, s&rsquo;ouvre sur une scène qui s&rsquo;annonce tragique : <strong>Bess</strong> vient, pour refaire ses lacets, de lâcher la main de <strong>Thomas</strong>, l&rsquo;enfant dont elle s&rsquo;occupe avec<strong> Benedict</strong>, avec qui elle habite et qui a grandi là avec ses parents et son frère, parti depuis longtemps. <strong>Cole</strong>, l&rsquo;ami de la famille, vient à sa rescousse. <strong>Freeman</strong> aussi, ce drôle de type arrivé là pour on ne sait quoi&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5811"></span></p>
<p>Le blizzard fouette les visages et entrave déjà la marche. Pas de temps à perdre, il faut le retrouver. Vite.</p>
<p>On ne connait alors pas les liens qui les unissent. Le lecteur les découvre au fil des pages. De quoi faire monter la tension.</p>
<p>Oui, tous cherchent cet enfant. Mais tous disent aussi des choses bien plus profondes sur leur histoire et, in fine, ce qui les unit ou les éloigne. Et c&rsquo;est grandement mené. Là, au coeur de l&rsquo;Alaska. Un endroit isolé. Choisi pour certains des personnages, subi pour d&rsquo;autres.</p>
<p>Le suspense est incroyable tandis que le blizzard fait rage et met chacun face à son histoire, ses manquements, ses doutes et ses tumultes. Les questions de l&rsquo;abandon, de la culpabilité et de la paternité sont notamment abordées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Vingtras,</strong> quadragénaire née à Rennes, signe là un premier roman qui rend hommage à la littérature contemporaine américaine qu&rsquo;elle aime particulièrement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 17 :</strong> Bess</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je ne vois rien. La neige s&rsquo;envole au sol en tourbillons et lorsqueje lève les yeux vers le ciel c&rsquo;est une vraie purée de pois. L&rsquo;air est incolore, comme si toutes les couleurs existantes avaient disparu, comme si le monde entier s&rsquo;était dilué dans un verre d&rsquo;eau. Je regrette de ne pas avoir fait plus attention quand Benedict essayait de décrire le fonctionnement des blizzards au petit. J&rsquo;aurais peut-être su ce qu&rsquo;il fallait faire, à part ne pas sortir, bien sûr, mais ça, il était trop tard pour le regretter. Je tourne le dos au vent, appuyée sur ce que je suppose être un rocher. A moins que ce ne soit un ours qui hiberne, ce qui réglerait mon problème. Je ne parviens pas à réfléchir à la conduite à tenir, mais je vais me transformer en bonhomme de neige si je ne bouge pas. Je ne suis pas complètement idiote, je sais dans quel pétrin je me suis fourrée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 63 :</strong> Benedict</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il était parti depuis un an quand papa m&rsquo;a dit que cela ne pouvait plus durer. Il n&rsquo;était plus comme avant, je crois qu&rsquo;il avait peur de ne jamais revoir son fils. Quant à maman, elle n&rsquo;allait pas tellement mieux. Elle ne dormait plus, elle disait qu&rsquo;un jour elle finirait par oublier le visage de son propre enfant et cette idée la rendait folle. Je me rendais bien compte que tout était différent de notre enfance et de notre adolescence alors que je nous avais cru éternellement heureux. Tout était bancal, comme s&rsquo;il nous manquait une jambe. En partant comme un voleur, sans rien nous expliquer, il nous avait définitivement privés d&rsquo;équilibre. Je ne parvenais pas à comprendre comment il avait pu nous faire ça et encore aujourd&rsquo;hui je n&rsquo;arrive pas à concevoir qu&rsquo;il ait pu prendre une telle décision. Fermer la porte de sa maison, monter dans sa voiture et disparaître.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 133 :</strong>  Bess</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je suis dans cette maison abandonnée, immobile dans cette partie du monde comme j&rsquo;ai rarement été immobile depuis que je suis partie de chez ma mère. Je m&rsquo;étais promis de ne pas rester trop longtemps au même endroit, pas assez longtemps pour nouer des amitiés ou rencontrer quelqu&rsquo;un que j&rsquo;aurais pu aimer. Etre de passage, telle une comète, puis disparaître, toujours repartir, toujours sur la route. On peut dire que j&rsquo;ai fait tous les petits boulots que ce pays peut offrir, le respectable et le sordide. Rien ne m&rsquo;a rebutée, tout était purement alimentaire. Rien qui puisse être plus humiliant que ce que j&rsquo;avais connu, rien de plus douloureux que le poids des souvenirs, rien de plus insoutenable que le poids de la honte.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Blizzard, Marie Vingtras, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/" data-text="Un huis clos à ciel ouvert - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tranches de vie&#8230; pendant la catastrophe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[destins]]></category>
		<category><![CDATA[haine]]></category>
		<category><![CDATA[histoires croisées]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Mauvignier]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[portraits]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[roman choral]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[tsunami]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2655</guid>
		<description><![CDATA[La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&#8217;opère donc. Et comme je suis Laurent Mauvignier depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus &#171;&#160;Autour du monde&#160;&#187;, paru au début du mois de septembre aux Editions de Minuit. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&rsquo;opère donc. Et comme je suis <strong>Laurent Mauvignier</strong> depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus <strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;</strong>, paru au début du mois de septembre aux <strong>Editions de Minuit</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" rel="lightbox[2655]"><img class="alignleft size-full wp-image-2661 colorbox-2655" style="margin: 10px" alt="mauvignierautourdumonde" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" width="297" height="400" /></a>L&rsquo;histoire ? Elle est plurielle. Et planétaire. Nous sommes le 11 mars 2011. Au large des côtes de l&rsquo;île de Hoshu, au Japon, un terrible tsunami se forme après un séisme d&rsquo;une magnitude de 9,0. Un cataclysme qui fera 20.000 morts et des milliers de blessés. Une partie du pays est entièrement ravagée. Et ailleurs ? A travers son roman, <strong>Laurent Mauvignier</strong> nous livre des tranches de vie.</p>
<p>On y croise <strong>Guillermo</strong>, le Mexicain, tombé amoureux d&rsquo;une Japonaise alors que la catastrophe s&rsquo;annonce. Eux, vivront le tsunami dans leur chair. Ce qui ne sera pas le cas des autres personnages de ce roman choral. <strong>Frantz</strong>, employé de banque suisse désabusé et cynique qui cherche l&rsquo;amour et sauve un homme ; <strong>Taha</strong> et <strong>Yasemin</strong>, deux athlètes turcs en croisière ; <strong>Salma</strong> et <strong>Luli</strong>, qui débarquent à Jérusalem avec des objectifs bien différents&#8230; Puis on plonge dans les histoires de <strong>Syafiq</strong> et <strong>Stas</strong>, deux hommes amoureux au destin contrarié ; celle de <strong>Monsieur Arroyo</strong>, cet employé d&rsquo;hôtel philippin aux prises avec une femme qui s&rsquo;ennuie, celle, tragique, de<strong> Juan</strong> et <strong>Paula</strong> dont le bateau est arraisonné par des pirates dans le golfe d&rsquo;Aden&#8230;</p>
<p><span id="more-2655"></span></p>
<p>Au total, quatorze histoires qui se succèdent. Quatorze vies qui se brisent ou se transforment tandis qu&rsquo;au Japon, par écrans interposés, tout s&rsquo;effondre en direct. Si l&rsquo;homme ne peut rien contre la Nature quand elle décide de gronder, <strong>Laurent Mauvignier</strong> met ici l&rsquo;homme au coeur des histoires. En fonction de ses choix, il avancera. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un calme harassé et vibrant, mais vibrant cette fois de son silence et du poids de son répit. La vie semble refluer et regagner le silence de la terre. 14 heures 46 minutes et 44 secondes, heure locale, quand ça a commencé. Plus de deux minutes et quelques poignées de secondes jetées dans le tremblement fou. Ca a duré deux minutes, sauf qu&rsquo;en réalité, à partir de ce moment-là, les minutes ne veulent plus rien dire. On ne peut plus rien séparer. On ne peut plus rien compter, décompter, recompter, car les corps tremblent et résonnent encore pendant des minutes très longues, exagérément étirées, les tremblements des êtres pendant des minutes encore – le coeur soulevé,  les bras chauffés à blanc et et l&rsquo;alcool bouillonnant dans la tête, comme une mitraille. Yûko veut se relever. Elle essaie. Ses jambes tremblent. Elle n&rsquo;a plus de force en elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il a fait pour que ses enfants se démènent pour faire le contraire de ce qu&rsquo;il avait voulu pour eux ? Owen s&rsquo;était entiché de cette Afrique maudite et sale, le cauchemar de ma mère et mon cauchemar à moi aussi, avait pensé Peter. Mon fils s&rsquo;est entiché de ce que je n&rsquo;aime pas et ces cons d&rsquo;humanitaires qui vous attendent en bas de chez vous à quatre ou cinq dans des imperméables ou des blousons orange ou bleu électrique, très voyants, pour vous faire signer des pétitions ou vous réclamer une adhésion de soutien. Et sa fille, maintenant, prête à se faire trouer la peau pour une photo qu&rsquo;on survole d&rsquo;un oeil distrait le matin en buvant son thé avant d&rsquo;aller travailler et de l&rsquo;oublier dans la foulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 302-303 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les gestes, les mots, le voyage de A à Z. Tout décortiquer. Comme un chirurgien ou un maniaque dans ces films que Jaycee n&rsquo;a jamais supportés. Prendre les souvenirs un à un. Au couteau, les dépecer. La lame fine et sans remords pour les étudier et les comprendre. Ce moment qu&rsquo;il voulait trouver et fixer une bonne fois pour toutes. Mais c&rsquo;était un fantasme – un fantasme dont il a besoin encore maintenant pour se rassurer et s&rsquo;inventer un point d&rsquo;origine, quand l&rsquo;origine se dilue dans mille faits et gestes. Est-ce que ça veut dire que ça n&rsquo;aurait pas pu être autrement ? Est-ce que ça veut dire qu&rsquo;elle était condamné depuis le début ? Depuis toujours ? Non. Rien de tout ça. Il aurait suffi d&rsquo;être plus attentif. Il n&rsquo;est rien arrivé pendant tout ce temps où ils ont été si bien, comme dans le parc à tigres, par exemple, oui, là, ils s&rsquo;étaient dit que c&rsquo;était une usine à touristes et qu&rsquo;il ne faudrait pas cautionner ça, mais c&rsquo;était bien de photographier Jaycee en train de caresser les tigres, comme si c&rsquo;était de grosses peluches, en se disant que c&rsquo;était dégueulasse de le faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un livre choral qui nous parle de nous, des autres. Un livre qui nous explique que, quelque que soit l&rsquo;endroit du monde dans lequel on se trouve, les attentes, les choix, les désirs sont les mêmes. Rester à trouver les moyens de les mettre en branle. Cette fois encore, les mots de Laurent Mauvignier sont justes, ciselés, parfois pointus. Mon seul bémol concerne la construction du roman. Qui peut (un peu)  lasser.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;, de Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 19,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/" data-text="Tranches de vie&#8230; pendant la catastrophe - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les derniers jours de Smokey Nelson ou le cauchemar américain&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 13:26:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[assassin]]></category>
		<category><![CDATA[exécution]]></category>
		<category><![CDATA[Géorgie]]></category>
		<category><![CDATA[Pearl Watanabe]]></category>
		<category><![CDATA[Ray Ryan]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[roman choral]]></category>
		<category><![CDATA[Smokey Nelson]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Sydney Blanchard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1384</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;Amérique a laissé tomber son rêve. Disparu, envolé, pfiitt ! L&#8217;occasion pour l&#8217;auteure Catherine Mavrikakis d&#8217;écrire un roman choral autour d&#8217;une exécution. Née en 1961 à Chicago d&#8217;un père grec et d&#8217;une mère française, Catherine Mavrikakis est enseignante à Montréal. Elle est l&#8217;auteur de trois essais et de six fictions dont &#171;&#160;Le ciel de Bay [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/derniers-jours-smokey-nelson.jpg" rel="lightbox[1384]"><img class="alignleft  wp-image-1386 colorbox-1384" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/derniers-jours-smokey-nelson-229x300.jpg" alt="" width="137" height="180" /></a></p>
<p>L&rsquo;Amérique a laissé tomber son rêve. Disparu, envolé, pfiitt ! L&rsquo;occasion pour l&rsquo;auteure <strong>Catherine Mavrikakis</strong> d&rsquo;écrire un roman choral autour d&rsquo;une exécution.</p>
<div id="attachment_1390" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Catherine-Mavrikakis_2141.jpeg" rel="lightbox[1384]"><img class=" wp-image-1390  colorbox-1384" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Catherine-Mavrikakis_2141-300x273.jpeg" alt="" width="180" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Jacques Grenier ( Le Devoir)</p></div>
<p>Née en 1961 à Chicago d&rsquo;un père grec et d&rsquo;une mère française, <strong>Catherine Mavrikakis</strong> est enseignante à Montréal.</p>
<p>Elle est l&rsquo;auteur de trois essais et de six fictions dont<strong> &laquo;&nbsp;Le ciel de Bay city&nbsp;&raquo;</strong> qui avait été salué par la critique à sa sortie en 2009. Elle écrit en français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec &nbsp;&raquo; Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;, <strong>Catherine Mavrikakis</strong> nous raconte une histoire à quatre voix. Quatre personnages qui se connaissent pas ou à peine, reliés pourtant par un même fait divers tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1384"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En octobre 1989, dans un motel d&rsquo;Atlanta, un couple et leurs deux jeunes enfants sont sauvagement tués. Dans un premier temps, l&rsquo;assassin n&rsquo;est pas identifié.</p>
<p>Un homme, Noir et jeune, <strong>Sydney Blanchard</strong>, est arrêté et emprisonné pendant de longs mois jusqu&rsquo;à ce que<strong> Pearl Watanabe</strong>, la gérante de l&rsquo;hôtel qui a découvert les corps, reconnaisse en <strong>Smokey Nelson</strong>, un jeune Noir avec lequel elle a fumé une cigarette et un peu flirté, l&rsquo;auteur du quadruple meurtre. Celui-ci reconnait les faits. Il restera dix-neuf ans dans le couloir de la mort. Jusqu&rsquo;à ce 15 août 2008, date à laquelle il doit être exécuté. Un homme, <strong>Ray Ryan</strong>, le père de Sam tuée avec son mari et ses enfants, attend ce moment avec impatience.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</strong> raconte donc les deux jours qui précède l&rsquo;injection létale, en Géorgie. Chacun des personnages, dont l&rsquo;assassin lui-même dans le dernier chapitre, vivent ces moments particuliers en se replongeant dans leur passé.</p>
<p>L&rsquo;occasion d&rsquo;un bilan. Pas toujours fameux. Prenez <strong>Sydney</strong>. Il quitte Seattle pour rejoindre La Nouvelle-Orléans et ses parents. Après Katrina, il veut recommencer sa vie. Il s&rsquo;est longtemps cru la réincarnation de Jimi Hendrix. Le petit musicien noir veut se donner une nouvelle chance et file sur la route au volant de sa Lincoln continental avec sa chienne Betsy.</p>
<p>Pour <strong>Pearl Watanabe</strong>, femme divorcée et mère d&rsquo;une fille, le passé qui ressurgit l&rsquo;oblige à une douloureuse introspection. Elle, la fille d&rsquo;Hawaii, a essayé de passer à autre chose. En vain. Elle a fuit. Sans réussir à comprendre pourquoi Smokey Nelson l&rsquo;a épargnée.</p>
<p>Et <strong>Ray Ryan</strong> ? Le père de Sam est un homme torturé. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs Dieu qui s&rsquo;exprime dans les chapitres qui lui sont consacré. Très religieux, raciste, il ne reconnaît plus l&rsquo;Amérique dans laquelle il vit.</p>
<p><strong>Au fil des pages, l&rsquo;Amérique se laisse découvrir. Tantôt puritaine, tantôt ivre de liberté. Raciste ou avide de melting-pot. L&rsquo;Amérique est en morceaux et Catherine Mavrikakis la décrit très bien.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Découvrez une vidéo dans laquelle l&rsquo;auteure explique sa démarche</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xue6au" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 39 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On entre sur l&rsquo;autoroute et on est prêts à écouter Jimi&#8230; Pourquoi ce Smokey doit mourir maintenant ? Au moment où, moi, je chercher à renaître, à recommencer ma vie&#8230; Je sais pas encore comment&#8230; Mais je peux trouver&#8230;. J&rsquo;ai peut-être encore un peu de temps&#8230; Qui sait&#8230; Pour lui, tout est fichu&#8230; On a le même âge, lui et moi ! Exactement le même âge&#8230; Quelques mois de différence&#8230; Je me souviens de ça. Pas de grand-chose, mais de ça, oui ! Sa mère vient de La Nouvelle-Orléans, comme moi&#8230; Plein de coïncidences&#8230; Toutes ces années en prison&#8230; Et moi, qui ai même pas apprécié tout le temps de ma liberté ! J&rsquo;ai rien appris en faisant la taule&#8230; Je suis un gamin qui croit que la vie durera toujours ou qu&rsquo;il suffit de se laisser porter par les choses&#8230; J&rsquo;ai pas vieilli et j&rsquo;attends un signe, putain ! Si je me faisais exécuter vendredi, je serais même content que quelque chose ait lieu&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 76 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A cette époque, Pearl n&rsquo;avait pas été à la hauteur de ce qui se passait. Elle avait été droite, honnête dans ses témoignages. Cela avait impressionné tout le monde et particulièrement les médias qui avaient fini par l&rsquo;adorer. Mais cette probité lui était naturelle. Il n&rsquo;y avait aucun mérite à cela. Elle avait vécu à ce moment précis dans le parking quelque chose d&rsquo;inouï, d&rsquo;incroyable, mais elle avait été incapable de voir cela sur-le-champ, pensant qu&rsquo;elle échangeait simplement quelques mots joyeux avec client, en fumant et flirtant un peu&#8230; Encore maintenant, elle n&rsquo;arrivait pas à concevoir ce qui s&rsquo;était passé entre elle et Nelson ce matin d&rsquo;octobre 1989.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 184 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La mort de Sam et de tes petits-enfants, Ray, n&rsquo;est que le conséquence de ce complot généralisé contre la grandeur de ton pays et pouvoir des hommes justes. C&rsquo;est dans nos villes que les impies grandissent, profitant de la générosité de notre terre et de nos concitoyens. Ray, tu n&rsquo;auras jamais vu Tom, ton fils, aussi volubile et heureux de te parler., tandis que vous prendrez l&rsquo;autoroute vers Atlanta afin d&rsquo;assister à l&rsquo;exécution du meurtrier de ta fille et de ta descendance. Tom sera si content de t&rsquo;avoir enfin pour lui, de te faire part de ce qui mijote dans sa tête depuis tant d&rsquo;années, de te dire tout ce que tu n&rsquo;as pas pris au sérieux, occupé que tu étais à soigner tes plaies les plus vives&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un portrait de l&rsquo;Amérique ni flatteur ni désespéré. Celui d&rsquo;un pays où pourtant l&rsquo;idée du rêve américain ne veut plus dire grand-chose. L&rsquo;auteure réussit à nous emmener avec elle sans plus jamais nous laisser partir. On suit le destin des personnages jusqu&rsquo;au bout. Un régal. Et une auteure que je découvre. Bonne pioche donc ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;, de Catherine Mavrikakis, Sabine Wespieser éditeur, 22€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/" data-text="Les derniers jours de Smokey Nelson ou le cauchemar américain&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
