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	<title>Quatrième de couv &#187; revolté</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la religion fait le lit de l&#8217;exaspération&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2019 07:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;  Moins de 70 pages ! Pas de doute, Eric Vuillard, prix Goncourt 2017, a l&#8217;art de la concision. Et le sens de l&#8217;Histoire. Après &#171;&#160;L&#8217;Ordre du jour&#160;&#187;, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&#8217;un certain Thomas Müntzer qui a [&#8230;]]]></description>
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<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4642 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" alt="zoom-la-guerre-des-pauvres" width="380" height="694" /></a></strong></p>
<div> Moins de 70 pages ! Pas de doute, <strong>Eric Vuillard</strong>, prix Goncourt 2017, a l&rsquo;art de la concision. Et le sens de l&rsquo;Histoire.</div>
<div></div>
<div>Après <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Ordre du jour&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&rsquo;un certain <strong>Thomas Müntzer</strong> qui a voulu changer leurs destins, loin de l&rsquo;office en latin et du pouvoir des princes. <strong> &laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;</strong> est un récit.</div>
<div></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4647 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" alt="220px-Thomas_Muentzer" width="220" height="315" /></a></div>
<div>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en 1524 dans le sud de l&rsquo;Allemagne. Les pauvres se soulèvent. Le mouvement s&rsquo;étend, gagne la Suisse et l’Alsace. Un jeune homme se distingue, un théologien,<strong> Thomas Müntzer.</strong></div>
<div>Un peu trop exalté et radical pour réellement influencer l&rsquo;Histoire, l&rsquo;homme a cependant laissé une trace. Et a inspiré <strong>Eric Vuillard</strong> qui nous demande de le suivre.</div>
<div><strong>Thomas Müntzer</strong> a puisé dans la Bible les arguments d&rsquo;une révolution sociale contre les princes. Et profitera de la révolte des paysans pour diffuser ses idées.</div>
<div>Un récit bref et dense à la fois qui nous emmène également en Grande-Bretagne avant un retour à <strong>Zwichau</strong>, une des premières villes à avoir introduit la réforme luthérienne.</p>
<div>Ici, Eric Vuillard fait œuvre de mémoire, rendant justice à des milliers d&rsquo;entre eux qui, un jour, ont fait le choix de lutter le pouvoir qu&rsquo;il soit économique, social, politique ou religieux, et ceux qui le tiennent.</div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
<div>
<blockquote><p><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il parle. On l&rsquo;écoute. Il cite les Evangiles : “Vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.”</em></p>
<p><em>Il croit pouvoir lire les textes tout simplement, à la lettre ; il croit en une chrétienté authentique et pure. Il croit que tout est écrit noir sur blanc dans saint Paul, qu’on trouve tout ce qu’il faut dans les Evangiles. Voilà ce qu’il croit.</em></p>
<p><em>Et c’est cela qu’il va prêcher aux pauvres tisserands, aux mineurs, à leurs femmes, à tous les misérables de Zwickau. Il cite l’Evangile et met un point d’exclamation derrière. Et on l’écoute. Et les passions remuent, car ils sentent bien, les tisserands, que si on tire le fil toute la tapisserie va venir, et ils sentent bien, les mineurs, que si on creuse assez loin toute la galerie s’effondre. Alors, ils commencent à se dire qu’on leur a menti. »</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Page 46 :</strong> <em>« C’est en essayant d’organiser la révolte en Thuringe, à Allstedt, que Müntzer se détacha des autres prédicateurs. Le fond devint social, enragé. La frange huppée de ses sympathies se mit à prendre peur. Il parlait d’un monde sans privilèges, sans propriété, sans Etat. Il excitait avec force contre l’oppression. Il appelait Luther “la chair qui mène molle vie à Wittenberg”. Il disait : “Il faut que le monde entier reçoive un grand coup ”. »</em></p>
<p><strong> Pages 58-59  : </strong><em>« Pourtant la fausse parole transmettra entre les lignes un éclat de vérité. “Ce ne sont pas les paysans qui se soulèvent, c’est Dieu ! ” – aurait dit Luther, au départ, dans un cri admiratif épouvanté. Mais ce n’était pas Dieu. C’étaient bien les paysans qui se soulevaient. A moins d’appeler Dieu la faim, la maladie, l’humiliation, la guenille. Ce n’est pas Dieu qui se soulève, c’est la corvée, la censives, les dîmes, la mainmorte, le loyer, la taille, le viatique, la récolte de paille, le droit de première nuit, les nez coupés, les yeux crevés, les corps brûlés, roués, tenaillés. Les querelles sur l’au-delà portent en réalité sur les choses de ce monde. »</em></p></blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;, Eric Vuillard, Actes Sud, 8,50€</em></strong></p>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Rester vivante !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/06/rester-vivante/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/06/rester-vivante/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La vraie vie"]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[Adeline Dieudonné]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[revolté]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[violences conjugales]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&#8217;Adeline Dieudonné, une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs. Bref, &#171;&#160;La vraie vie&#160;&#187; est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&#8217;à la dernière ligne&#8230; Tous les ingrédients du conte y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre.jpg" rel="lightbox[4483]"><img class="alignleft wp-image-4484 size-medium colorbox-4483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre-200x300.jpg" alt="la-vraie-vie-recadre" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&rsquo;<strong>Adeline Dieudonné,</strong> une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs.</p>
<p>Bref,<strong> &laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;</strong> est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&rsquo;à la dernière ligne&#8230;</p>
<p>Tous les ingrédients du conte y sont, distillés dans un décor de cité pavillonnaire contemporaine sans âme. C&rsquo;est là que la narratrice, que l&rsquo;on suit de l&rsquo;âge de 11 ans à celui de 15 ans, vit entre une mère éteinte, effacée et battue, qu&rsquo;elle compare à une amibe ; un père violent qui bat sa femme, regarde (trop) la télé et boit (trop) de whisky et un petit frère, Gilles de quatre ans son cadet, devenu mutique après avoir assisté à un accident mortel aussi comique que tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4483"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors la pré-adolescente va se battre. Remuer ciel et terre pour que son petit frère retrouve le sourire et cesse de martyriser les animaux&#8230; A l&rsquo;ombre de la hyène empaillée, trophée de leur père chasseur, elle va imaginer un plan : remonter le temps. Retrouver le moment d&rsquo;avant le drame. Elle cherche, met un scénario au point ( il ne lui manque qu&rsquo;une nuit d&rsquo;orage), veut être aussi savante que Marie Curie pour y parvenir&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, celle dont son père voudrait faire une proie, va se battre. Physiquement résister à cet environnement toxique. Tout en découvrant la sensualité et des sensations que son corps va emmagasiner pour lutter encore plus fort&#8230; La narratrice est une guerrière. Et veut rester vivante.</p>
<p>Un premier roman étonnant, bouillant, électrisant. <strong>Adeline Dieudonné</strong> – auteure de trois nouvelles et d&rsquo;une pièce de théâtre qu&rsquo;elle a d&rsquo;ailleurs également jouée – l&rsquo;a écrit en écoutant très fort de la musique métal. Un signe <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4483" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, depuis sa sortie, ce premier roman engrange les distinctions :<strong> prix du Roman Fnac</strong>,<strong> prix Filigranes,</strong> <strong>prix Première Plume</strong>&#8230; et le <strong>Renaudot des lycéens</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; dans laquelle Adeline Dieudonné raconte la genèse de son premier roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cA3niat_A0k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je crois que mon père n&rsquo;aimait pas son travail. Il était comptable au parc d&rsquo;attractions qui avait mis le zoo en faillite. &laquo;&nbsp;Les gros mangent les petits&nbsp;&raquo;, il disait. Ça avait l&rsquo;air de lui faire plaisir. &nbsp;&raquo; Les gros mangent les petits.&nbsp;&raquo; Moi,e je trouvais ça incroyable de travailler dans un parc d&rsquo;attractions. Le matin, quand je partais à l&rsquo;école, je me disais : &nbsp;&raquo; Mon père va passer sa journée au parc d&rsquo;attractions.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère ne travaillait pas. Elle s&rsquo;occupait de ses chèvres, de son jardin, de Coco et de nous. Elle s&rsquo;en fichait d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent à elle. Tant que sa carte de crédit passait. Ma mère n&rsquo;a jamais semblé gênée par le vide. Ni par l&rsquo;absence d&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aimais la nature et sa parfaite indifférence. Sa façon d&rsquo;appliquer son plan précis de survie et de reproduction, quoi qu&rsquo;il puisse se passer chez moi. Mon père démolissait ma mère et les oiseaux s&rsquo;en foutaient. Je trouvais ça réconfortant. Ils continuaient de gazouiller les arbres grinçaient, le vent chantait dans les feuilles du châtaignier. Je n&rsquo;étais rien pour eux. Juste une spectatrice. Et cette pièce se jouait en permanence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Moi, je voulais avancer. J&rsquo;avais treize ans et on me parlait encore de la composition de la cellule. Et je n&rsquo;aimais pas non plus mon prof parce qu&rsquo;il était mou. Il avait démissionné de tout. Son odeur était le premier signe de son laisser-aller, mais tout le reste suivait. D&rsquo;ailleurs, tout le monde à l&rsquo;école était mou. Les profs, les élèves. Les uns étaient bêtement vieux et les autres allaient vite le devenir. Un peu d&rsquo;acné, quelques rapports sexuels, les études, les gosses, le boulot et hop ! Ils seront vieux et ils n&rsquo;auront servi à rien. Moi, je voulais être Marie Curie. Je n&rsquo;avais pas de temps à perdre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Adeline Dieudonné, L&rsquo;Iconoclaste, 17€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Quand Mathias Enard nous plonge dans le printemps arabe&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/02/quand-mathias-enard-nous-plonge-dans-le-printemps-arabe/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Sep 2012 10:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Barcelone]]></category>
		<category><![CDATA[Bassam]]></category>
		<category><![CDATA[crise européenne]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
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		<category><![CDATA[Printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est la rentrée ! Et le landerneau littéraire bruisse, depuis le 15 août, des noms à suivre, des auteurs à découvrir et des romans qu&#8217;on peut d&#8217;emblée oublier&#8230; Une tradition française et, pour le coup, une véritable exception culturelle ! Jusqu&#8217;à la mi-octobre, ce sont ainsi 646 romans qui vont s&#8217;installer sur les tables des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et<strong> le landerneau littéraire bruisse</strong>, depuis le 15 août, des noms à suivre, des auteurs à découvrir et des romans qu&rsquo;on peut d&rsquo;emblée oublier&#8230; Une<strong> tradition française</strong> et, pour le coup, une véritable <strong>exception culturelle ! </strong></p>
<p><strong>Jusqu&rsquo;à la mi-octobre, ce sont ainsi 646 romans qui vont s&rsquo;installer sur les tables des libraires, dans les grands magasins</strong>. Pour un temps plus ou moins long selon la notoriété des auteurs&#8230; et la qualité de leur production. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un premier roman ou d&rsquo;un énième épisode d&rsquo;une même histoire râbachée.</p>
<p>Comme tous les ans, des noms bien connus ressortent du chapeau médiatique. <strong>Sur Quatrième de Couv, je ne vous parlerai pas d&rsquo;Amélie Nothomb ou de Philippe Delerm</strong>, d&rsquo;autres s&rsquo;en changeront. Ici, nous allons essayer de vous faire découvrir d&rsquo;autres auteurs, déjà connus et reconnus ou pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/rue-voleurs.jpg" rel="lightbox[1174]" title="rue-voleurs"><img class="alignleft  wp-image-1179 colorbox-1174" style="margin: 10px;" title="rue-voleurs" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/rue-voleurs-176x300.jpg" alt="" width="106" height="180" /></a>Impossible pour moi en cette rentrée littéraire de septembre de passer à côté du nouveau roman de <strong><a title="Découvrez l'auteur ici" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_%C3%89nard">Mathias Enard, &laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p>Des années déjà que cet auteur s&rsquo;est fait une place dans le paysage littéraire. Son univers ? Difficile de le définir tant ses livres successifs évoquent des thématiques différentes. <strong>&laquo;&nbsp;Zone&nbsp;&raquo;</strong>, – une seule phrase écrite sur quelques 500 pages –, avait donné à l&rsquo;auteur l&rsquo;occasion de collectionner des prix. Puis <strong>&laquo;&nbsp;Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants&nbsp;&raquo;</strong> nous avait plongé dans les affres de la création au XVIe siècle. Dernièrement, c&rsquo;est son roman <strong>&laquo;&nbsp;Remonter l&rsquo;Orénoque</strong>&nbsp;&raquo; qui était adapté au cinéma avec, excusez du peu, Juliette Binoche dans le rôle principal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1174"></span></p>
<div id="attachment_1180" style="width: 190px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ENARD.jpg" rel="lightbox[1174]" title="ENARD"><img class=" wp-image-1180  colorbox-1174" style="margin: 10px;" title="ENARD" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ENARD-300x199.jpg" alt="" width="180" height="119" /></a><p class="wp-caption-text">Mathias Enard, né en 1972, a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Photo Georges Séguin ( Ikko) </p></div>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Lakhdar</strong>. Un jeune Marocain de Tanger. Il vit entre ses parents, le lycée et les polars qu&rsquo;il dévore. Pas trop de religion. Les filles aussi l&rsquo;intéressent. Et surtout sa cousine Meryem. Ensemble, ils vont &laquo;&nbsp;fauter&nbsp;&raquo;. <strong>Lui est chassé. Elle, en mourra.</strong> Dès lors, sans personne ni moyen, <strong>Lakhdar</strong> va errer, puis trouver du travail dans une librairie islamiste, avant de taper au kilomètre les noms des victimes de la Grande Guerre puis de rejoindre un ferry comme homme à tout faire. Il travaillera ensuite dans une entreprise de pompes funèbres un peu spéciale puis de se retrouver à Barcelone. Sans papier ni but. A part celui d&rsquo;être auprès de <strong>Judith</strong>, la jolie étudiante rencontrée à Tanger avec son camarade<strong> Bassam</strong>, enrôlé par le <strong>Cheikh Nouredine.</strong></p>
<p>Une histoire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le Printemps arabe est amorcé. A Sidi Bouzid, en Tunisie, un jeune adulte s&rsquo;est immolé pour signifier sa colère. La population se mobilise. Le Printemps fleurit dans d&rsquo;autres pays&#8230; même au Maroc. On suit<strong> Lakhdar</strong> dans son exil. De l&rsquo;autre côté de la Méditerranée pourtant, l&rsquo;avenir n&rsquo;est pas rose. La crise saigne l&rsquo;Europe. En Espagne, les Indignés sont dans la place.</p>
<p>Au fil des pages,<strong> Lakhdar</strong> poursuit son chemin au milieu du champ de bataille. Sans jamais faire demi-tour. Mais pourrait-il faire autrement ? Son horizon est bouché. Il se réfugie dans l&rsquo;ironie, la littérature classique arabe et les rêves d&rsquo;un avenir meilleur.<strong> On suit son cheminement. Comme une chronique. Implacable.</strong></p>
<p>Une vidéo pour découvrir l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur avec &laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo; :</p>
<p style="text-align: left;"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xs7sw9" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 18 :</strong> <em> &laquo;&nbsp;On devient l&rsquo;équivalent humain du pigeon ou de la mouette. Les gens nous voient sans nous voir, parfois ils nous donnent des coups de pied pour que nous disparaissions et peu, bien peu, imaginent sur quel bastingage, sur quel balcon nous dormons, la nuit. Je me demande à quoi je pensais, à l&rsquo;époque. Comment j&rsquo;ai tenu. Pourquo<strong></strong>i  je ne suis pas tout simplement rentré au bout de deux jours chez mon père m&rsquo;effondrer sur le canapé du salon. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 49 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;indignation ( dont j&rsquo;avais vaguement entendu parler par Internet) me semblait un sentiment assez peu révolutionnaire, un truc de vieille dame propre surtout à vous attirer des gnons, un peu comme si un Gandhi sans projet ni détermination s&rsquo;était un beau jour assis sur le trottoir parce qu&rsquo;il était indigné par l&rsquo;occupation britannique, outré. Ca aurait sans doute fait doucement rigoler les Anglais. Les Tunisiens s&rsquo;étaient immolés par le feu, les Egyptiens s&rsquo;étaient fait tirer dessus place Tahrir, et même s&rsquo;il y avait de grandes chances pour que cela finisse dans les bras du Cheikh Nouredine et de ses amis, ça faisait un peu rêver quand même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 200</strong> : <em>&nbsp;&raquo; A défaut d&rsquo;université, j&rsquo;essayais de me cultiver, de ne pas perdre mon temps. J&rsquo;étais conscient que c&rsquo;étaient les livres qui m&rsquo;avaient obtenu les meilleurs situations que j&rsquo;ai jamais eues, à la Diffusion de la Pensée coranique et chez M. Bourrelier ; je sentais confusément qu&rsquo;ils me donnaient une supériorité douloureuse sur mes compagnons d&rsquo;infortune, clandestins comme moi – sans parler d&rsquo;un loisir presque gratuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Etre au coeur de l&rsquo;actualité récente. Faire le choix de &laquo;&nbsp;l&rsquo;extrême contemporain&nbsp;&raquo;. Mathias Enard a saisi une option pour le moins &laquo;&nbsp;casse-gueule&nbsp;&raquo; en traitant du Printemps arabe dans ce nouveau roman. Il s&rsquo;en tire plutôt bien. Et c&rsquo;est avec un réel plaisir de lecture que l&rsquo;on suit son héros, Lakhdar, jeune marocain sacrifié</span> <span style="color: #0000ff;">par le poids de la tradition et de la misère. Le récit, à la première personne, est sensible.</span> <span style="color: #0000ff;">Très attachant. Et terriblement ancré dans la réalité. C&rsquo;est la nôtre.</span> <span style="color: #0000ff;">Pour peu qu&rsquo;on regarde un peu plus loin que nos préjugés. Un grand roman.</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo;, de Mathias Enard, Actes Sud, 21,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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