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	<title>Quatrième de couv &#187; repères</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;identité, sa quête inattendue</title>
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		<pubDate>Sun, 29 May 2022 07:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laure Gouraige a publié un premier roman (La fille du père) en 2020, que j&#8217;avais beaucoup aimé. La voici de retour avec Les idées noires avec une idée de départ pas banale. Je vous raconte ? &#171;&#160;Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire&#160;&#187;. Voilà. Autour de cette idée, le roman qui est écrit à la deuxième personne du pluriel (histoire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires.jpg" rel="lightbox[6038]"><img class="alignleft wp-image-6040 size-medium colorbox-6038" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires-204x300.jpg" alt="idees-noires" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Laure Gouraige</strong> a publié un premier roman (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/27/parce-quil-faut-toujours-tuer-le-pere/"><em>La fille du père</em></a></strong>) en 2020, que j&rsquo;avais beaucoup aimé. La voici de retour avec <strong><em>Les idées noires</em></strong> avec une idée de départ pas banale. Je vous raconte ? <em>&laquo;&nbsp;Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire&nbsp;&raquo;.</em> Voilà.</p>
<p>Autour de cette idée, le roman qui est écrit à la deuxième personne du pluriel (histoire que le lecteur se sente concerné), nous plonge dans la quête d&rsquo;identité subite d&rsquo;une traductrice de l&rsquo;allemand. Tout commence par un message téléphonique laissé par un journaliste pour une émission de radio. Le message lui demande de témoigner du racisme anti-Noirs dont elle est victime. Notre héroïne est donc noire. Un détail qui lui aurait échappé ? On dirait. Ce message devient une obsession. Littéralement.</p>
<p>Née d&rsquo;un père haïtien et d&rsquo;une mère française ( comme <strong>Laure Gouraige</strong>), notre traductrice remet tout en cause. De ses cheveux à ses plats préférés. Jusqu&rsquo;aux remarques de ses amis. L&rsquo;humour est corrosif, le ton parfois clivant.</p>
<p>Lui suffira-t-il de se rendre en Haïti via les Etats-Unis où vit une partie de sa famille pour avoir des certitudes sur son identité, sur son sentiment d&rsquo;appartenance ou pas ? Pas sûr.</p>
<p>Comme dans son premier roman,<strong> Laure Gouraige</strong> explore la question de l&rsquo;identité. Si dans <strong><em>La fille du père</em></strong>, elle tentait de se défaire de l&rsquo;influence paternelle, elle pose ici la question d&rsquo;un héritage. Inconscient.</p>
<p><strong> Laure Gouraige explique la genèse de son roman ici :</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires.jpg" rel="lightbox[6038]">https://youtu.be/WtCrOMECU1s</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A vingt-neuf ans vous étiez sérieusement déprimée, l&rsquo;approche de la trentaine ne promettait qu&rsquo;unes perspective morbide. A trente et un an vous avez définitivement renoncé à vous pulvériser hors du bocal. Vous avez été recrutée comme traductrice. Allemand-français, s&rsquo;il vous plaît. Vous avez un chat, il ne cohabite pas avec vous, au mieux, il vous tolère. L&rsquo;amour que vous lui portez, votre habitat en lin, votre crise</em><em>de la trentaine, votre monde prévisible, c&rsquo;était cela votre identité. Aujourd&rsquo;hui ce schéma vous presse mollement le ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64-65 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le bricolage génétique qui vous a fait naître est un échec. Incapable de piocher dignement en Italie, vous auriez eu le teint plus jovial, les cheveux denses, le sourcil déterminé. Non, vous êtes pourvue des gènes blanc de blanc de votre mère. La cellulite, le cheveu cassant, vaguement gras, la jambe estampée de bleus, de pied plat. Aussi hasardeuse que soit la biologie, votre conception est un fiasco. Ce sont vos cheveux qui gagnent le trophée du ratage. Fins mais bouclés, plats sur le crâne, frisés dans la nuque, raides sur le devant, l&rsquo;ensemble sème la confusion. Petite, le dimanche c&rsquo;était le grand chambardement, votre mère s&rsquo;attaquait au démêlage, vous trimbaliez vos cheveux livres. Les autres jours, pressée par l&rsquo;école, vous les attachiez. Je les hais, vous répétez cela régulièrement que vous détestez vos cheveux. Je les déteste, je les déteste, je les déteste, je donnerais tout pour les changer. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous êtes bien laide ce matin. Il ne reste de votre supposé bronzage qu&rsquo;une pelure repoussante. La crème After Sun a étouffé les cloques, néanmoins vous vous désagrégez. Dur, dur de vous promener à l&rsquo;ombre, Miami vous sollicite au grand jour. Une ville gaie, verdoyante, vous êtes stupéfaite qu&rsquo;elle soit si verte, le seul adjectif à votre disposition. Vous avez ressassé l&rsquo;excursion au commissariat, le schnock paléontologue, le linoléum, les palmiers tout foutus, quand le détail le plus singulier vous a fait tressaillir. Lorsque le schnock vous a tendu son stylo, vous l&rsquo;avez naturellement saisi de la main droite. Ultérieurement, c&rsquo;est avec cette main que vous avez complété les premières lignes de son formulaire à la noix, puis coché la case </em>other<em>, entre deux protestations. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Les idées noires, Laure Gouraige, POL, 17€</em></strong></p>
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		</item>
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		<title>Prix Roblès 2013 : Viviane Elisabeth Fauville ou une certaine idée de la folie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 12:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Elisabeth Fauville]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 C&#8217;est reparti ! Le prix Roblès 2013 a démarré il y a quelques jours. L&#8217;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&#8217;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>C&rsquo;est reparti !<strong> Le prix Roblès 2013</strong> a démarré il y a quelques jours.</p>
<p>L&rsquo;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&rsquo;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais aussi et surtout des amoureux de la littérature, des rencontres.</p>
<p>Rappelons que le <strong>prix</strong> <strong>Emmanuel Roblès</strong> organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys existe depuis 1990.<strong> Il est décerné chaque année en juin à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman écrit en langue française.</strong> La sélection soumise au choix de ces comités de lecteurs est étroitement liée à celle établie par les jurés du Prix Goncourt du premier roman.</p>
<p>Pour ceux qui se demandent qui était Emmanuel Roblès (1914-1995), voici quelques infos.  Il publie ses deux premiers romans avant la Seconde Guerre mondiale,<strong> &laquo;&nbsp;L’action&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Travail d’homme&nbsp;&raquo;</strong>. En 1948, il obtient le <strong>prix Fémina</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Les hauteurs de la ville&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Roblès, éditeur au Seuil est aussi l&rsquo;auteur d’une pièce de théâtre, il collabore à l’écriture de scénarii et d’adaptations de roman pour Luis Buñuel et Luchino Visconti au cinéma et à la télévision. Elu à l’Académie Goncourt en 1973,  il se rendait régulièrement à Blois pour la remise du Prix Goncourt du Premier Roman.</p>
<p>Découvrez l&rsquo;article paru dans la Nouvelle République <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"> ici. </a></p>
<p><strong>Et la sélection 2013 ?</strong></p>
<ul>
<li> <strong><em>« La Plume de l&rsquo;ours »</em></strong>, Carole Allamand, Stock.</li>
<li> <strong><em>« Le Coursier de Valenciennes »</em></strong>, Clélia Anfray, Gallimard.</li>
<li> <strong><em>« Viviane Elisabeth Fauville »</em></strong>, Julia Deck, éditions de Minuit.</li>
<li><strong><em>« Sauver Mozart »</em></strong>, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud.</li>
<li> <strong><em>« L&rsquo;Angle mort »</em></strong>, Véronique Merlier, Arléa.</li>
<li><strong><em> « Un homme effacé »</em></strong>, Alexandre Postel, Gallimard.</li>
</ul>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;un des romans sélectionnés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/viviane-couv/" rel="attachment wp-att-1480"><img class="alignleft  wp-image-1480 colorbox-1486" style="margin: 10px" alt="VIVIANE COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVIANE-COUV.jpg" width="108" height="148" /></a>Un livre bizarre. Et une façon d&rsquo;aborder la folie plutôt originale. Voilà ce qui ressort du premier roman de <strong>Julia Deck</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;.  Julia Deck</strong> livre là un premier roman réussi et prometteur. L&rsquo;ancienne chargée de communication (elle a quitté son métier en 2005 pour pouvoir écrire) devenue secrétaire de rédaction a intégré la maison Minuit&#8230; au bout d&rsquo;un seule tentative. Une jolie prouesse !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous raconte ? Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil à la quatrième de couverture : <strong> &laquo;&nbsp;Vous êtes Viviane Elisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><strong> Julia Deck</strong> nous plonge dans une histoire pas banale, à travers Paris et surtout à travers les personnalités de son héroïne qui avec sa fille, son mari, son psy ou le policier ne se comporte jamais de la même façon. Et la jeune femme de se lancer dans une curieuse enquête : elle suit et rencontre tous ceux qui auraient eu une bonne raison de mettre fin à la vie dudit pyschanalyste, fait divers excessivement rare, par ailleurs ( j&rsquo;ai vérifié!).</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Viviane Elisabeth Fauville</strong> est chargée de communication chez les bétons Biron. Bonne place, bon salaire. Mais ces certitudes de bourgeoise s&rsquo;éffritent les unes après les autres. Son mariage, les règles de l&rsquo;ordre social. Mais la psychanalyse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Alors l&rsquo;héroine sombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 155 pages, vous vous laissez prendre au jeu du personnage principal, sérieusement frappé quand même, incarné par plusieurs pronoms personnels. <strong>Tandis qu&rsquo;elle décroche et bascule lentement, elle s&rsquo;accroche cependant à ses repères spatio-temporels dans Paris.</strong> Et arrive à faire détourner les soupçons de meurtre sur d&rsquo;autres&#8230; tout en administrant des médicaments non-appropriés à sa petite fille&#8230;</p>
<p><strong>Une vidéo ici pour découvir l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/0pzSCqNbb2Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;à deux heures de l&rsquo;après-midi, vous accomplissez les formalités administratives liées au démanégement, au divorce, à l&rsquo;allocation de parent isolé. Vous achetez aussi quelques vêtements, passez chez le coiffeur, acceptez les services de la manucure. Autrefois, vos amies déjà mères se plaisaient à répéter que vous, qui ne le seriez sans doute jamais, aviez bien de la chance de pouvoir vous occuper de vous. La chance tournerait-elle, vous avez résolu d&rsquo;épargner à votre descendance la responsabilité de votre beauté racornie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 76-77</strong> : <em>&laquo;&nbsp;En somme, la veuve est libre, et je prends aussitôt mon poste rue du Roi-de-Sicile. Je n&rsquo;ai eu aucun mal à me procurer l&rsquo;adresse. Propulsés sur le devant de la scène, les héros de faits divers n&rsquo;ont pas eu le temps de se mettre sur liste rouge : ils figurent tous dans l&rsquo;annuaire. Sur Internet, il est aussi très facile de visualiser l&rsquo;emplacement de leur pâté de maisons, de le survoler, et même de se faire une idée de la façade. Enfin, j&rsquo;ai localisé un porche à proximité où monter la garde. Cette fois, je n&rsquo;ai pas fait de manières pour endormir la petite, qui s&rsquo;est insurgée lorsque j&rsquo;ai voulu vaquer à mes occupations. Je lui ai adminitré ces produits qu&rsquo;on dit nuisibles en dessous de six ans, mais je les connais, ces tisanes, elles n&rsquo;endorment que les morts : tout juste induiront-elles une vague somnolence. Puis j&rsquo;ai quitté l&rsquo;appartement en poussant à fond les radiateurs, j&rsquo;aime que ma fille ait bien chaud.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 110</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Vous conservez un souvenir assez précis de votre mariage. A cette époque, chaque instant était une fête, et la grimace du docteur semblait dire ma pauvre, vous avez vingt ans de retard. Oui, vous en aviez près de quarante et l&rsquo;impression de marcher sur l&rsquo;eau. Vous étiez insupportable. Le moindre événement était prétexte à raconter comme on vous aimait, comme vous aimiez. Le docteur rongeait son frein mais vous n&rsquo;en aviez cure. Il était payé pour entendre, aucun détail ne lui serait épargné. Il attendait son heure.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"> <strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assassiner son psychanalyste avec un couteau de cuisine offert par sa propre mère, avouez que ce n&rsquo;est pas banal&#8230; Ce roman, délicieusement foutraque, est un petit plaisir de lecture. Un premier roman prometteur. Et une approche de la folie douce puis meurtrière plutôt originale. Un bon cru, aussi pour le prix Roblès. Mais ça n&rsquo;engage que moi. A suivre !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Les éditions de Minuit, 13,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Voyage à rebours pour Dominique Ané</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/30/voyage-a-rebours-pour-dominique-ane/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jul 2012 08:11:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[repères]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;été fait des allers et retours. Que cela ne vous empêche pas de lire !  Cette fois, je vous emmène, et c&#8217;est une première, dans l&#8217;univers d&#8217;un chanteur français, Dominique A. Plus de quinze ans que je suis cet auteur-compositeur et interprète à l&#8217;univers si atypique. Dominique A (photo Audrey Cerdan/Rue89) Au printemps, Dominique A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;été fait des allers et retours. Que cela ne vous empêche pas de lire !  Cette fois, je vous emmène, et c&rsquo;est une première, dans l&rsquo;univers d&rsquo;un chanteur français,<strong><a title="Découvrez le musicien chanteur... et écrivain" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_A"> Dominique A</a></strong>. Plus de quinze ans que je suis cet auteur-compositeur et interprète à l&rsquo;univers si atypique.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1140" class="wp-caption alignleft" style="width: 118px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A.jpg" rel="lightbox[1137]" title="DOMINIQUE A"><img class=" wp-image-1140   colorbox-1137" style="margin: 10px;" title="DOMINIQUE A" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A-300x199.jpg" alt="" width="108" height="71" /></a>Dominique A (photo Audrey Cerdan/Rue89)</dt>
</dl>
</div>
<p>Au printemps, Dominique A a signé chez Stock, un très beau texte, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Y  revenir&nbsp;&raquo;</strong>, qu&rsquo;il signe d&rsquo;ailleurs, et c&rsquo;est une première, de son nom en entier, Dominique Ané.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est la sienne. Celle de ses quinze premières années vécues dans la ville de Provins, en Seine-et-Marne, avec ses parents ( mère au foyer et père professeur). Celle de son enfance et adolescence d&rsquo;enfant unique. Un peu fragile. Un peu à part.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1137"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/y-revenir.jpg" rel="lightbox[1137]" title="y revenir"><img class="alignleft  wp-image-1142 colorbox-1137" style="margin: 10px;" title="y revenir" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/y-revenir.jpg" alt="" width="71" height="113" /></a>Entre attirance et répulsion, l&rsquo;auteur raconte. Se raconte alors qu&rsquo;il revient dans la ville de ses premiers souvenirs. Sans faux-semblant et avec une maîtrise remarquable de la langue.  Une autobiographie au présent pour éviter <strong> &laquo;&nbsp;la belle poussière sur les choses&nbsp;&raquo;</strong> que dépose, selon lui, l&rsquo;emploi de l&rsquo;imparfait. Un retour aux sources, aux premiers amis, aux premières peurs aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dominique A explique sa démarche dans cette vidéo :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jKlvvdgdELQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;S&rsquo;intégrer ne va pas être simple. La ville est petite, imbue de son passé ; il en émane une tristesse à laquelle il est difficile de se soustraire. Tout autour, il n&rsquo;y a rien : un désert, condamnant l&rsquo;oeil à ne saisir aucune des splendeurs que le monde lui propose partout ailleurs, partout, sauf ici. La plaine désole, et isole : mutique, elle ne révèle rien de ce qui a été, comme tenue au secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 52-53</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Régulièrement, j&rsquo;éprouverai ce besoin de revisiter “mes bases”, comme pour m&rsquo;assurer de leur existence, de la mienne, et de l&rsquo;inanité de ma nostalgie. Mes retours seront toujours brefs, à peine une journée. Je partirai chaque fois sans regret, comme libéré d&rsquo;une dette pour quelques années.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 74</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Ce que je vois de la ville ne me semble pourtant pas si déprimant. Peut-être ai-je rejeté sur elle la responsabilité d&rsquo;une humeur dont elle n&rsquo;a fait qu&rsquo;accentuer les effets. La tristesse vient peut-être d&rsquo;ailleurs, d&rsquo;un legs familial dont je refuse de connaître l&rsquo;origine, par peur d&rsquo;une remise en cause trop brutale. Je me suis rabattu sur celle qui émane des rues de Provins pour l&rsquo;en rendre coupable. Je ne me suis jusqu&rsquo;alors jamais dit que la mélancolie n&rsquo;était pas d&rsquo;une seule pièce, qu&rsquo;elle pouvait puiser à plusieurs sources et que les plus souterraines n&rsquo;étaient pas les moins abondantes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Dominique A explore depuis des années, au fil de ses albums, les voies de sa sensibilité et de nos chemins intérieurs. Il ne fait pas autrement avec ce récit autobiographique, ce voyage à rebours réussi.</span> <span style="color: #0000ff;">A lire absolument !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Y revenir&nbsp;&raquo;, de Dominiqué Ané, chez Stock (collection La Forêt), 94 pages, 12,50€.</strong></em></p>
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