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	<title>Quatrième de couv &#187; réfugiés</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Comme une errance radioactive&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Sep 2017 07:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?). Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4046 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" alt="OTSWALD" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?).</p>
<p>Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans cette avalanche de romans, français et étrangers, vous découvrirez, au fil des semaines, quelques-unes de ces nouveautés.</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour commencer :</strong></p>
<p>&#8211; cette rentrée littéraire voit arriver <strong>581 romans et recueils de nouvelles</strong> de la mi-août à la fin du mois d&rsquo;octobre ( contre 560 en 2016).</p>
<p>&#8211; <strong>Côté français</strong> : 390 titres ( +6% par rapport à l&rsquo;an passé). Parmi eux, des premiers romans bien sûr : 81 contre 66 en 2016. De quoi faire de jolies découvertes !</p>
<p>-<strong> Côté étranger</strong> : 191 livres ( on en comptait cinq de plus en 2016).</p>
<div class="text-inner">  A noter que ce cru littéraire se veut particulièrement ancré dans le réel. Les questions sociétales s&rsquo;étalent au fil des pages. Et <strong><a title="Un article pour mieux appréhender cette manière de développer un sujet" href="https://www.actualitte.com/article/monde-edition/de-la-fiction-a-la-biographie-l-exofiction-un-genre-qui-brouille-les-pistes/66392">l&rsquo;exofiction</a></strong> nourrit toujours les auteurs.</div>
<p>Pour commencer cette revue (subjective et non-exhaustive), un premier roman. Oui, je sais, j&rsquo;ai toujours une bonne raison pour vous présenter un nouvel auteur, un nouvel univers. Celui de <strong>Thomas Flahaut</strong> nous est pour le moins contemporain. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> il nous plonge dans une catastrophe de type Tchernobyl, dans l&rsquo;Est de France après un accident nucléaire à la centrale de <strong>Fessenheim.</strong></p>
<div class="copy-paste-block">
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4051 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" alt="FESSENHEIM" width="960" height="638" /></a><strong>Fessenheim</strong> ? Rappelez-vous&#8230; Il s&rsquo;agit de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation en France. Depuis ce mois de juillet, elle est totalement à l&rsquo;arrêt.  Précisons que l’ensemble de <strong>Fessenheim</strong> doit fermer au moment de la mise en service du <strong>réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville</strong> (Manche), prévue en 2019, une perspective confirmée par le nouveau gouvernement français mais contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF, comme nous l&rsquo;explique un article paru dans <em>Le Monde</em>, le 24 juillet (avec AFP).</p>
<p>Et l&rsquo;article de préciser :<em> &laquo;&nbsp;En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65 % de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.</em></p>
<p><em>A l’inverse, les militants antinucléaires – vent debout depuis des décennies contre une centrale qu’ils considèrent comme vétuste et dangereuse – s’appuient sur les fréquents arrêts des réacteurs pour affirmer qu’une fermeture ne mettrait pas en danger l’approvisionnement énergétique de l’Est, ou de la France en général.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Dans ce premier roman , un accident intervient dans la centrale nucléaire de Fessenheim après un tremblement de terre.</strong> Pas de catastrophe. Du moins au départ. On se veut rassurant. Mais il y a cette noria de bus et de camions, ses villages et villes vidées, ses camps qui se remplissent finalement. <strong>Noël</strong> (le narrateur) et son frère <strong>Félix</strong>, enfants, jeunes adultes d&rsquo;un couple divorcé qui a connu le chômage et le déclassement ( la famille était alors installée à <strong>Belfort</strong>, la mère y est restée, le père, lui, s&rsquo;est installé à <strong>Ostwald</strong>), flottent entre les deux villes. L&rsquo;un est étudiant, l&rsquo;autre devrait commencer à travailler.</p>
<p>Ils comprennent que l&rsquo;heure est grave quand ils se retrouvent dans un de ces camps de réfugiés, improvisé dans la forêt. Mais ce qui s&rsquo;y passe choquent et dépassent les deux frères qui vont fuir, découvrir un monde au bord du chaos. Deux frères qui aiment d&rsquo;ailleurs la même jeune fille, <strong>Marie</strong>, qui continue de jouer avec leurs coeurs. <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> raconte cette errance dans un Grand Est imaginaire, si proche pourtant. Une écriture sèche, une originalité brillante.</p>
</div>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff0000">Premier roman</span></strong></p>
<p>Né en 1991, <strong>Thomas Flahaut</strong> a étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint ensuite la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Des cercles colorés se déploient comme des ondes autour de la centrale, à travers les forêts noires recouvrant les ballons vosgiens, les champs et les zones urbaines, plus claires. Un journaliste décode la signification des couleurs. Rouge : déjà évacué. Orange : à Paris, on y réfléchit. Jaune, couleur qui recouvre le territoire de Belfort : il n&rsquo;y a théoriquement rien à craindre. La prise régulière de pastilles d&rsquo;iode est tout de même nécessaire. La télévision et le monde bégaient. Et nous, nous les écoutons, nous les regardons bégayer. Tout le pays doit être comme nous. Les yeux vides, la bouche ouverte et les idées engourdies, figé dans l&rsquo;atmosphère de peur diffuse d&rsquo;avant les grandes paniques. Fixant silencieusement les lumières de la télévision qui colorent le brouillard des événements. Regardant, anxieux, si l&rsquo;endroit où l&rsquo;ont vit est plongé dans le rouge, l&rsquo;orange ou le jaune et soupirant, soulagé, si on se trouve assez loin du rouge. Après le jaune, c&rsquo;est le vert des forêts. S&rsquo;il y a un danger là, il est invisible, et c&rsquo;est au moins une consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;homme soupire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils ont foutu le feu parce qu&rsquo;ils voulaient partir, les soldats, et nous laisser là. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une moue misérable tire les coins de sa bouche jusqu&rsquo;à la racine de son double menton. Les communes de Lingolsheim et d&rsquo;Ostwald sont voisines. La carte que j&rsquo;ai reconstituée à partir des rares informations distillées par le transistor de David ne disait rien de l&rsquo;ampleur de ce qui était en train de se passer. Depuis la centrale de Fessenheim, c&rsquo;est tout le pays qui se vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Attendre le matin, le ciel pâle, l&rsquo;heure de rentrer dans les pas des collégiens qui se rendent en cours, et traîner sa nausée de salles blanches et tristes en salles blanches et tristes. Tout ce qui s&rsquo;est passé les a fait disparaître, ces habitudes. Et je ne sais plus qu&rsquo;une chose, il y a Félix et moi, sans rien à nous dire, un silence imposé et hanté par une dernière chimère. La famille n&rsquo;existe plus vraiment, mais nous avançons ensemble. Nous traversons Strasbourg. Le ronronnement de la Golf accompagne notre errance. Le vent froisse et blanc et le bleu du drapeau grec, dans cette avenue des Vosges que nous empruntons encore dans une nouvelle révolution. Je me répète des mots et des histoires perdus dans la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Les Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Arden&#160;&#187; ou la guerre sur un air d&#8217;opérette</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2014 10:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain, à Blois. Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2014/03/15/Robles-2014-a-vos-livres-1831385">Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain</a>, à Blois.</strong> Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos encouragements.</p>
<p><strong>Quid de la sélection 2014 ?</strong></p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong></em>, Nicolas Clément, éditions Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;</strong></em>, Slobodan Despot, Gallimard</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Là où la terre est rouge&nbsp;&raquo;</strong></em>, Thomas Dietrich, Albin Michel</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;</strong></em>, Edouard Louis, Seuil</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;La fabrique du monde&nbsp;&raquo;</strong></em>, Sophie Van Der Linden, Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong></em>, Frédéric Verger, Gallimard</p>
<p>Le premier roman d&rsquo;<strong>Edouard Louis</strong> existe déjà sur ce blog, vous le trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/">ici. </a></strong>Passons donc à un autre roman retenu, <strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Frédéric Verger</strong>. Ce roman, le premier écrit par cet agrégé de lettres, professeur dans un lycée de région parisienne, a remporté le <strong>Goncourt du 1er roman 2014</strong>. Une consolation pour avoir été écarté, in fine au douzième tour, du prix Goncourt ? Allez savoir. L&rsquo;auteur a, depuis, également remporté, le prix Thyde Monnier et le prix Mémoire Albert-Cohen.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" rel="lightbox[2438]"><img class="alignleft  wp-image-2442 colorbox-2438" style="margin: 10px" alt="-arden-de-frederic-verger-68105_w1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" width="413" height="614" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est touffue. Et s&rsquo;étend sur 477 pages denses. Nous sommes en Marsovie, un royaume imaginaire. Nous sommes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Déjà en 1944. <strong>A Arden, aux portes de la forêt, Alexandre de Rocoule tient un hôtel de luxe. A la ville, son ami Salomon Lengyel, un tailleur veuf de confession juive, survit dans sa petite boutique. Ensemble, les deux hommes écrivent des opérettes depuis 1917 sans jamais pourtant se mettre d&rsquo;accord sur les scènes finales. Leurs oeuvres demeurent inachevées&#8230;<br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ces deux hommes, mais aussi de la femme du premier, de la fille du second dont Alexandre de Roucoule tombe amoureux, de musiciens perdus, d&rsquo;officiers allemands, etc.</p>
<p>Deux univers se télescopent. Celui, léger, des opérettes et des musiques légères. Et l&rsquo;autre, qui a fait monter l&rsquo;antisémitisme et se rapprocher la guerre. Entre eux, une étrange histoire de feuilleton radiophonique pour mieux cacher, espèrent-ils, la belle Esther, son père et des musiciens en fuite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2438"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>A La princesse aux trois manies<em>, il manquait un ou deux airs marquants, l&rsquo;intrigue secondaire de </em>La fausse noyée<em> n&rsquo;était encore qu&rsquo;imparfaitement tricotée, la fin de</em> Loth s&rsquo;amuse<em> demeurait incertaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et au lieu d&rsquo;en prendre une à bras-le-corps pour l&rsquo;achever une fois pour toutes, ils ne pouvaient s&rsquo;empêcher de rêver – mon oncle allongé sur le tapis de son bureau, Salomon sur une minuscule sofa vert – au canevas d&rsquo;un nouvel ouvrage avant de se relever soudain pour en dresser le plan général, arpentant la pièce à grandes enjambées sans se voir ni se heurter, à la manière des chauve-souris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais cette oeuvre nouvelle finissait tôt ou tard comme les autres, semblable à ces villégiatures dont on a élevé rapidement les murs mais qu&rsquo;on ne peut finir. On les voit du chemin, qui commencent à se délabrer, mausolées d&rsquo;espérance devant lesquels les propriétaires préfèrent ne plus repasser alors qu&rsquo;ils avaient choisi de les édifier à l&rsquo;endroit le plus charmant de leur promenade favorite. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A combien de silhouettes cocasses ou pathétiques, encore mouvantes dans ces ruines d&rsquo;ouvrages jamais terminés, n&rsquo;osaient-ils plus repenser ! Parfois, au détour d&rsquo;une rêverie, il leur semblait tout à coup entendre une voix plaintive qu&rsquo;ils s&rsquo;efforçaient de chasser, craignant de se rappeler l&rsquo;enthousiasme qui les avait saisis jadis, et s&rsquo;était enfui Dieu sait où.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 144-145</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Cette intervention accabla la population. S&rsquo;évanouissait le rêve que nourrissaient les Marsoviens depuis quelques mois : celui d&rsquo;une entente secrète entre le roi et les Russes, un petit tour de passe-passe Hohenzollern. Mais maintenant il apparaissait clairement que la principauté serait défendue par les Allemands et les que les horreurs de la guerre viendraient se vautrer dans les draps blancs de Marsovie. Alors, en plus de la peur, parfois même davantage qu&rsquo;elle, beaucoup de Marsoviens éprouvaient un sentiment de rage et d&rsquo;humiliation comparable à celui d&rsquo;un homme qu&rsquo;on force à endosser un costume grotesque et trop large pour lui, et des larmes de fureur leur montaient aux yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 373 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme ils ne savaient pas trop s&rsquo;ils pleuraient de joie ou de terreur, ils s&rsquo;entre-regardaient pour en avoir le coeur net. En voyant leurs têtes ils riaient de plus belle. Côte à côte au milieu de la table, seuls les deux frères Abramowicz conservaient le plus grand calme : Elie, les yeux levés, avait toujours sur les lèvres son petit sourire mystérieux ; Louchka, la tempe posée sur le poing, paraissait juger avec une lucidité professionnelle son interprétation. Salomon ne pouvait s&rsquo;empêcher de trouver l&rsquo;ensemble plutôt entraînant mais cette impression ne le rassurait pas : tantôt il se disait que ce charme n&rsquo;existait que pour lui et mon oncle, le parfum éventé d&rsquo;un pot-pourri de leurs vies. Tantôt l&rsquo;aspect comique, et même bouffon, de la pièce, ses accents klezmers, lui semblaient la fanfare-prélude d&rsquo;une marche au sacrifice. Au fur et à mesure que le père se recroquevillait dans son fauteuil, le sourire s&rsquo;épanouissait sur le visage de la fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, je l&rsquo;avais reçu lors de la rentrée littéraire de septembre dernier. Je l&rsquo;avais commencé avant d&rsquo;abandonner. Retenu pour le prix Roblès, j&rsquo;ai repris mon courage à deux mains et je suis allée jusqu&rsquo;à la dernière page. Sans plaisir cependant. Les descriptions sont si longues et si nombreuses que l&rsquo;intrigue en pâtit. Et j&rsquo;avoue ne pas être entrée dans l&rsquo;histoire. Dommage car Frédéric Verger a véritablement une belle plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;, de Frédéric Verger, Gallimard, 21,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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