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	<title>Quatrième de couv &#187; récit</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Rendre à sa mère sa voix et sa dignité</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 15:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un récit intime. Qui aborde à la fois le sujet des violences conjugales et la question raciale. Natasha Trethewey est une écrivaine et poétesse américaine qui s&#8217;était pourtant jurée de ne pas en parler. Jamais. &#171;&#160;Quand j&#8217;ai quitté Atlanta en jurant de ne jamais y revenir, j&#8217;ai emporté ce que j&#8217;avais cultivé durant toutes ces [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEMORIAL-DRIVE.jpg" rel="lightbox[5821]"><img class="alignleft size-full wp-image-5805 colorbox-5821" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEMORIAL-DRIVE.jpg" alt="MEMORIAL DRIVE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>Un récit intime. Qui aborde à la fois le sujet des violences conjugales et la question raciale. <strong>Natasha Trethewey</strong> est une écrivaine et poétesse américaine qui s&rsquo;était pourtant jurée de ne pas en parler. Jamais.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai quitté Atlanta en jurant de ne jamais y revenir, j&rsquo;ai emporté ce que j&rsquo;avais cultivé durant toutes ces années : l&rsquo;évitement muet de mon passé, le silence et l&rsquo;amnésie choisie, enfouis comme une racine au plus profond de moi&nbsp;&raquo;,</em> explique la quinquagénaire, lauréate du <strong>prix Pulitzer en 2006 puis Poet Laureate en 2012 et 2013.</strong></p>
<p>Si elle était jusque-là assez méconnue en France, <strong>Natasha Trethewey</strong> est une voix qui compte outre-Atlantique.</p>
<p>Ce récit, puissant, sensible et si ancré dans la réalité, nous emmène aux Etats-Unis, dans le sud de cet immense pays, et plus précisément dans le Mississippi. A une époque où un mariage entre un Blanc et une Noire était encore interdit.</p>
<p><strong>Natasha Trethewey</strong> est issue d&rsquo;un couple mixte. Son père est blanc, et ses parents doivent se rendre jusque dans l&rsquo;Ohio pour pouvoir se marier, avant de revenir vivre dans le sud, où les mariages interraciaux sont encore interdits dans certains Etats. Lors de son accouchement, sa mère est transférée à l&rsquo;étage des gens de couleur à la maternité.</p>
<p>Nous sommes dans les années 60. A cette époque, on tue toujours dans le Mississippi des gens pour la seule raison de la couleur de leur peau. C&rsquo;est l&rsquo;époque du mouvement pour les droits civiques, de la résistance des Afro-Américains face à une violence omniprésente, où les activistes sont abattus, et où le Ku Klux Klan fait brûler des églises.</p>
<p>Après cette première union, s&rsquo;en suivront une rupture, un déménagement puis une seconde union, pour sa mère <strong>Gwendolyn</strong>, avec un vétéran du Vietnam, <strong>Joel</strong>, que la jeune fille surnomme &laquo;&nbsp;<strong>Big Joe</strong>&laquo;&nbsp;. Un homme qui se révèle rapidement être alcoolique et violent.</p>
<p><span id="more-5821"></span></p>
<div id="attachment_5826" style="width: 276px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/téléchargement.OKjpg_.jpg" rel="lightbox[5821]"><img class="wp-image-5826 size-full colorbox-5821" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/téléchargement.OKjpg_.jpg" alt="téléchargement.OKjpg" width="266" height="189" /></a><p class="wp-caption-text">Natasha Trethewey et ses parents, 1966 (@ Natasha Trethewey)</p></div>
<p>Un calvaire, long de dix ans, commence. <strong>Natasha</strong> est, elle, aussi maltraitée.</p>
<p>Alors qu&rsquo;elle croit gagner sa liberté, la violence rattrape toujours cette mère de famille qui met au monde un deuxième enfant.</p>
<p>Alors, à travers ces lignes, sa fille lui rend un hommage vibrant. Reprenant l&rsquo;histoire familiale jusqu&rsquo;au drame du 5 juin 1985, quand <strong>Gwendolyn</strong> meurt, tuée par<strong> Big Joe</strong>. Malgré la protection policière dont la mère de famille faisait l&rsquo;objet.</p>
<p>L&rsquo;autrice a alors 19 ans. Elle entre alors dans un silence lourd, un évitement muet du drame. Pendant plus de trente ans&#8230; jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle croise un jour par hasard dans un restaurant, un procureur-adjoint qui se souvient d&rsquo;elle et va lui remettre des cartons d&rsquo;archives autrement vouées à être détruites. Le début d&rsquo;une quête douloureuse et d&rsquo;une longue rédemption pour l&rsquo;écrivaine. Pendant sept ans, elle va tout étudier, tout éplucher. Même les appels que sa mère enregistrait pour donner du corps à ses plaintes.</p>
<p>Avec <strong><em>Memorial Drive</em></strong>, <strong>Natasha Trethewey</strong>, qui évitait depuis de devoir prendre l&rsquo;autoroute Memorial Drive menant là où elle vivait avec sa mère, affronte enfin cette part d&rsquo;ombre. Et rend à sa mère, <strong>Gwendolyn Ann Turnbough</strong>, sa voix, son histoire et sa dignité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai quitté Atlanta en me faisant le serment de ne jamais y revenir, j&rsquo;ai emporté ce que j&rsquo;avais cultivé durant toutes ces années : l&rsquo;évitement muet de mon passé, le silence et l&rsquo;amnésie choisie, enfouis comme une racine au plus profond de moi. En outre, je n&rsquo;aurais jamais imaginé que quoi que ce soit puisse me renvoyer dans cette ville, dans cette géographie dont chaque coin de rue renfermait le souvenir d&rsquo;un passé que j&rsquo;étais déterminée à oublier tout en essayant d&rsquo;honorer, autant que possible, la mémoire de ma mère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je commence à dire tout haut que je vais écrire sur ma mère et raconter l&rsquo;histoire de ces années que je me suis efforcée d&rsquo;oublier, je rêve plus souvent d&rsquo;elle en quelques semaines que depuis sa mort. Je la revois d&rsquo;abord dans la maison de mon enfance, la maison de ma grand-mère. Dans ce rêve, je suis redevenue une petite fille, je la regarde effectuer des tâches ménagères : étendre les draps humides, repasser ou se pencher sur sa machine à coudre, quelques épingles entre les lèvres. D&rsquo;autres fois, elle apparaît dans des scènes de ma vie présente, dans des lieux où elle n&rsquo;a jamais été, d&rsquo;abord méconnaissable, comme si elle était une inconnue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 152 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Salut, Big Joe, <em>lui ai-je dit. Après ça, il n&rsquo;est pas resté longtemps.</em></p>
<p><em>Des années plus tard, je lirais dans les documents du tribunal qu&rsquo;il avait raconté au psychologue de l&rsquo;hôpital des vétérans qu&rsquo;il avait apporté une arme, qu&rsquo;il avait prévu de me tuer ce jour-là, sur la piste qui faisait le tour du terrain de foot, pour punir ma mère. Il avait renoncé, a-t-il dit durant son procès, parce que je lui avais signe et lui avais parlé gentiment. </em></p>
<p><em>Je ne savais pas encore à quel point cette scène me hanterait pendant des années – avant même de lire les mots de Joel –, mon geste représentant pour moi une espèce de trahison envers ma mère. Avais-je su à l&rsquo;époque, l&rsquo;avais-ju su avant tout dans mon corps, que j&rsquo;avais fait quelque chose qui avait modifié le cours des événements ? S&rsquo;il m&rsquo;avait tuée comme il affirmait en avoir eu l&rsquo;intention, il aurait été appréhendé, déclaré coupable et jeté en prison. Par mon sourire et mon salut, je m&rsquo;étais sauvé la vie à mon insu.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Memorial Drive, Natasha Trethewey, Editions de l&rsquo;Olivier, traduction de Céline Leroy, 21,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Maya Angelou ou le feu combatif qui embrase&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 07:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&#8217;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &#171;&#160;Rassemblez-vous en mon nom&#160;&#187;, écrit par Maya Angelou.  A considérer comme le deuxième tome d&#8217;une autobiographie qui en compte sept. Maya Angelou, née Marguerite Johnson en 1928 aux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" rel="lightbox[5550]"><img class="alignleft size-full wp-image-5552 colorbox-5550" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" alt="9782882506443-d3d13" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&rsquo;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &laquo;&nbsp;<strong>Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Maya Angelou</strong>.  A considérer comme le deuxième tome d&rsquo;une autobiographie qui en compte sept.</p>
<p><strong>Maya Angelou</strong>, née <strong>Marguerite Johnson</strong> en 1928 aux Etats-Unis, fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice.</p>
<p>Elle a vécu en Egypte, au Ghana. Reviendra aux Etats-Unis en 1965 pour travailler avec <strong>Malcom X</strong>, rencontré en Afrique. Il est assassiné. Elle devient alors la coordinatrice new-yorkaise de l&rsquo;organisation de <strong>Martin Luther King</strong>.</p>
<p>En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour <em>« service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine »</em>. Elle a côtoyé <strong>Nelson Mandela</strong>, <strong>Martin Luther King</strong>, <strong>Malcom X</strong> et<strong> James Baldwin</strong> qui l&rsquo;a incité à écrire. Nous sommes en 1968.</p>
<p>Elle est décédée le 28 mai 2014 à l’âge de 86 ans des suites d&rsquo;une longue maladie.</p>
<p>Figure emblématique de la vie artistique et politique aux Etats-Unis, <strong>Maya Angelou</strong> est l&rsquo;autrice de 7 autobiographies, de 3 essais et de plusieurs recueils de poésie. Elle a joué au théâtre, au cinéma et a participé à de nombreuses émissions télévisées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5550"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier tome de son autobiographie <strong>&laquo;&nbsp;Je sais pourquoi chante l&rsquo;oiseau en cage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1969, lui a valu un succès et une renommée internationale.</p>
<p>Si ce premier opus raconte sa vie jusqu&rsquo;à ses 17 ans, c&rsquo;est à partir de cette date qu&rsquo;on la retrouve dans <strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;</strong>. Elle a 17 ans et un bébé de 2 mois, <strong>Guy</strong>.</p>
<p>Née dans le Missouri,<strong> Marguerite Johnson</strong> est encore bébé quand elle suit ses parents en Californie. Envoyée chez sa grand-mère dans l&rsquo;Arkansas, elle vit ses premières années dans un Etat où sévit encore la ségrégation.</p>
<p>A 7 ans, avec son frère<strong> Bailey</strong>, elle retourne vivre chez sa mère, <strong>Vivian Baxter</strong>, séparée. Elle y sera violée par le nouveau compagnon de celle-ci. Il sera tué quelques jours plus tard par un autre membre de la famille.</p>
<p>Le procès traumatise l&rsquo;adolescente qui en perd la parole. Retour chez sa grand-mère où une femme d&rsquo;affaire afro-américaine lui fait découvrir la littérature, lui apprend à prendre confiance. Son retour en Californie marque son entrée dans une école privée. Elle est la première noire à y étudier.</p>
<p>Avant ses 20 ans, <strong>Maya Angelou</strong> aura été cuisinière, danseuse de claquettes, chanteuse, tenancière de bordel, responsable d&rsquo;un restaurant. Elle tombe amoureuse. Est quittée. Rencontre un homme qui la met dans un bordel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, elle raconte son quotidien. Ses doutes, ses luttes avec clairvoyance, verbe et une volonté farouche. Inébranlable. Parce qu&rsquo;elle lit. Parce qu&rsquo;elle croit en son destin. Parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas peur. Elle s&rsquo;installe ici, part là-bas. Revient chez sa mère, en repart. Toujours en quête.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 98-99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une main sur la hanche et la tête penchée, je dissertais, quand Momma s&rsquo;absentait, sur les merveilles de l&rsquo;Ouest et le bonheur d&rsquo;être libre. N&rsquo;importe lequel de mes auditeurs aurait pu me demander pourquoi, si les choses étaient si formidables à San Francisco, j&rsquo;avais refait surface dans un patelin poussiéreux de l&rsquo;Arkansas ? Personne ne posa la question parce qu&rsquo;ils avaient tous besoin de croire qu&rsquo;un pays existait quelque part, même au-delà de l&rsquo;étoile Polaire, où les Nègres étaient traités comme des gens, et où les Blancs n&rsquo;étaient pas les ogres tout-puissants dont ils avaient l&rsquo;expérience.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A présent, j&rsquo;étais prête. Les choses s&rsquo;étaient finalement arrangées en ma faveur. Durant les deux années à venir, j&rsquo;occuperais la position sûre et digne d&rsquo;un bon soldat de l&rsquo;armée des Etats-Unis d&rsquo;Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma réserve naturelle, ajoutée à ma prétention à la sophistication, m&rsquo;empêcha de courir sur-le-champ signer le serment. Je fus capable de me retenir deux jour avant de succomber. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Debout devant le drapeau, une main sur la Bible et l&rsquo;autre plaquée sur ma poitrine, je jurai de défendre mon pays contre ses ennemis, etc. Les graves évocations, les nobles intentions m&rsquo;émurent tant qu&rsquo;à la moindre provocation j&rsquo;aurais fondu en larmes patriotiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 227 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pépé Ford exprima sa désapprobation :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Ton frère me parait cinglé. Il dit qu&rsquo;il va lâcher son boulot. C&rsquo;est pas le moment de quitter le rail. Il a ses repas gratuits. Des pourboires. Il peut gagner de quoi mettre du beurre dans ses épinards, pas vrai ? Les nègres n&rsquo;ont que deux solutions aujourd&rsquo;hui, m&rsquo;est avis. Ou continuer à coucher avec la vieille Madame Southern Pacific ou bien coucher dans la rue. (Il ricana.) Et il est cinglé mais pas assez pour la rue. Merde. Il me rappelle ces petits juifs. Il est intelligent comme eux. Mais les petits juifs, eux, y trouvent de quoi ouvrir un petit commerce. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils débutent. N&rsquo;importe quel business qu&rsquo;il essaie de monter en marge de la loi, faudra qu&rsquo;y soit plus malin que de la merde de moustique. Pour ne pas aller en taule. Vaut mieux qu&rsquo;il reste sur le rail.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;, Maya Angelou, Notabilia, 18€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Chronique familiale d&#8217;un policier-poète</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 05:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&#8217;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de Mollat, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&#8217;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" rel="lightbox[5341]"><img class="alignleft size-full wp-image-5344 colorbox-5341" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" alt="livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&rsquo;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de <strong>Mollat</strong>, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&rsquo;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 livres soit 160.000 titres).  Cette immense librairie se situe à l&rsquo;emplacement de la dernière maison de <strong>Montesquieu</strong>.</p>
<p>Là, des livres à profusion, évidemment&#8230; Et cette petite pépite, dévorée dans le train du retour.</p>
<p>Un livre de poche, eh oui, ce n&rsquo;est pas courant par ici. Un récit autobiographique de surcroît. Et là, vous vous dites que le soleil bordelais a eu raison de moi&#8230; <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5341" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5341"></span></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;</strong> ( publié en grand format en 2016), <strong>Joël Baqué</strong> signe un recueil de bouts d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, des morceaux de vie d&rsquo;homme aussi. Des micro-textes qui nous racontent la vie d&rsquo;une famille installée du côté de Béziers.</p>
<p>Une famille languedocienne, qui vit chichement, entre un père exploitant viticole radin qui hurle ; une mère mutique et effacée et trois enfants, dont <strong>Joël Baqué</strong>.</p>
<p><strong>Jöel,</strong> c&rsquo;est le sportif, celui qui deviendra le plus jeune gendarme de France, avant d&rsquo;embrasser une carrière dans la police. C&rsquo;est aussi celui qui, à travers le livre d&rsquo;entretiens consacré à l&rsquo;écrivain et poète <strong>Francis Ponge</strong> donné par un vacancier sur une plage dont il assurait la surveillance comme CRS, découvrira le pouvoir des mots et de la poésie. <strong>Paul,</strong> son petit frère, qui bégaie, devient facteur tout en tentant d&rsquo;assumer son homosexualité.<strong> Valérie</strong>, elle, à la beauté éblouissante, rejoindra l&rsquo;armée tout en étant mannequin.</p>
<p>A travers des souvenirs, des anecdotes, des sensations, celui qui fut commandant de police nous fait voyager à travers la France pompidolienne, la France des classes ouvrières, des taiseux et de ceux qui n&rsquo;osent pas.</p>
<p>Les époques se mélangent avec toujours ces mêmes personnages. Ceux qu&rsquo;il connait le mieux, ceux qui l&rsquo;ont vu grandir. On découvre la mue de <strong>Joël</strong>, aujourd&rsquo;hui quinquagénaire, installé à Nice. Le commandant de police, est déjà l&rsquo;auteur de quatre romans et de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Alors entre un père castrateur et une mère qui avale des cachets &laquo;&nbsp;fervessants&nbsp;&raquo;, il nous raconte ses années 70 à lui. Les silences, les refus, la vie quotidienne d&rsquo;une famille régie par le paternel qui a mis dans un même panier tout ce qu&rsquo;il n&rsquo;aime ou ne comprend pas, les &laquo;&nbsp;bouillacades&nbsp;&raquo;. Et tout y passe. Même la mer, qui ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un attrape-touristes&#8230;</p>
<p>Un récit bref, fragmentaire, d&rsquo;où ressortent les images. C&rsquo;est fin, sensible, drôle aussi. Et c&rsquo;est la vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mon père nous disait, à Valérie et à moi : &nbsp;&raquo; Votre mère c&rsquo;est rien du tout, elle fait son cinéma !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em> &laquo;&nbsp;Votre mère c&rsquo;est rien du tout, c&rsquo;est la tramontane, ça les rend folles les femmes. &nbsp;&raquo; ( Variante.)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent elle annonçait : &laquo;&nbsp;Je vais me reprendre un cachet fervessant ! &nbsp;&raquo; Plus mon père criait, plus elle s&rsquo;enfonçait dans la </em>fervessance<em> (son malheur conjugal n&rsquo;était pas soluble dans l&rsquo;aspirine, même effervescente).</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ignore si j&rsquo;ai été plutôt heureux ou plutôt pas heureux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans sa chambre, seule ou avec Martine, ma soeur écoutait des disques tout en feuilletant des magazines allégés en texte mais pas en photos. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Paul bégayait facilement avec les gens, Valérie était facilement regardée par les hommes, mon père hurlait facilement sur ma mère, qui allait facilement s&rsquo;enfermer dans le magasin. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans l&rsquo;Hérault, on nomme &laquo;&nbsp;magasin&nbsp;&raquo; une remise ou un garage. Le nôtre était en quérons comme la maison. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;argent, c&rsquo;est mon père qui le gagnait et nous qui le gaspillions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 35-36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;De nouveaux voisins sont arrivés que mon père a immédiatement détestés parce qu&rsquo;ils étaient sociables (il aimait ne pas aimer). L&rsquo;homme nous donnait du congre et de la roussette qu&rsquo;il pêchait (dans &laquo;&nbsp;La mer qu&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.). Mon père n&rsquo;osait pas refuser mais dans son dos jetait le poisson aux chats. J&rsquo;avais consulté un livre de recettes pour pouvoir dire au voisin qu&rsquo;on l&rsquo;avait mangé avec de la tomate et des câpres. Mon père aimait pourtant le poisson. Quand il avait bien mangé : &laquo;&nbsp;Ah oui ! Au moins votre mère c&rsquo;est une bonne cuisinière, pour ça on peut pas dire! &laquo;&nbsp;, sur le même ton que &nbsp;&raquo; La mer c&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;, Joël Baqué, #formatpoche POL, 9€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour sur une nuit traumatique</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/20/retour-sur-une-nuit-traumatique/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/20/retour-sur-une-nuit-traumatique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 08:04:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Hyam Zaytoun est comédienne. Regardez bien, vous l&#8217;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&#8217;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&#8217;écriture de scénarios. &#171;&#160;Vigile&#160;&#187; est son premier roman. Il est autobiographique. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4565 colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIGILE-OK.jpg" alt="VIGILE OK" width="195" height="296" /></p>
<p><strong> <span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><strong>Hyam Zaytoun</strong> est comédienne. Regardez bien, vous l&rsquo;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&rsquo;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&rsquo;écriture de scénarios. <strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;</strong> est son premier roman. Il est autobiographique.</p>
<div id="attachment_4567" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98.jpg" rel="lightbox[4562]"><img class="wp-image-4567 size-medium colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98-300x200.jpg" alt="La comédienne Hyam Zaytoun" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La comédienne Hyam Zaytoun</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire tragique, du moins au début, mais qui, heure après heure, jour après jour, va enfin pouvoir aller vers le beau et l&rsquo;ensoleillé.</p>
<p>Cinq ans après les faits, <strong>Hyam Zaytoun</strong> a mettre des mots sur les maux qui ont touchés son compagnon, comme elle, comédien. Impliqué dans la vie d&rsquo;une troupe de théâtre.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir&#8230; il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il sera placé en coma artificiel pendant plusieurs jours. Le corps médical est sceptique sur ses chances de s&rsquo;en sortir sans dommage.</p>
<p>La jeune femme et mère de famille va mobiliser toutes les énergies et les peurs qui la transpercent pour raconter l&rsquo;urgence, la nécessité d&rsquo;avancer, de faire face. Son texte, court, déploie une puissance et beaucoup, beaucoup d&rsquo;amour. On reste lié à ce récit, à cette fougue vitale&#8230; Un premier roman (autobiographique) plein d&rsquo;espoir et de promesses littéraires à venir.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ça ne va pas. On ne peut pas continuer comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce n&rsquo;est pas de s&rsquo;être disputés, pas non plus d&rsquo;avoir dit qu&rsquo;on allait dans le mur, qu&rsquo;il fallait gagner plus d&rsquo;argent sinon on ne s&rsquo;en sortirait pas. A peine dits, ces mots-là, je les regrette. Tu fais tout ce que tu peux et moi aussi. Non, la pensée qui me traverse n&rsquo;a rien à voir avec tout cela. Elle me fait peur autrement. C&rsquo;est une alerte physique, la sensation d&rsquo;être en survoltage, oui, une histoire de pulsation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Walid est persuadé que tu vas t&rsquo;en sortir. Sans doute parce qu&rsquo;il a lui-même réchappé à son infarctus. Avoir à lui rappeler qu&rsquo;il a été opéré à temps et n&rsquo;a pas fait d&rsquo;arrêt cardiaque, le convaincre que tu n&rsquo;as que d&rsquo;infimes chances de t&rsquo;en sortir, cela me brise.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon père doit le sentir. Pour la première fois, il se met en retrait. Il s&rsquo;assoit doucement dans la salle d&rsquo;attente et je vois à son visage qu&rsquo;il a compris. J&rsquo;ai pitié de lui comme s&rsquo;il avait vieilli d&rsquo;un coup, perdu sa fantaisie, sa façon d&rsquo;attirer toute l&rsquo;attention.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;ai jamais intégré une troupe au long cours. Mes aventures de théâtre sont ponctuelles et chaque fois différentes. Mais je partage le même métier. On a fait ce choix de rester au plus près de l&rsquo;enfance, de croire à l&rsquo;invisible. Malgré la précarité, les difficultés, le sentiment de n&rsquo;être jamais arrivés. Toi et moi, c&rsquo;est aussi pour cela qu&rsquo;on s&rsquo;aime, que l&rsquo;on se comprend si bien. Toi et moi, c&rsquo;est grâce à cela que l&rsquo;on s&rsquo;est rencontrés.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;, de Hyam Zaytoun, Le Tripode, 13 euros.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;émancipation par l&#8217;école, coûte que coûte</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/26/lemancipation-par-lecole-coute-que-coute/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/26/lemancipation-par-lecole-coute-que-coute/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 06:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Un si beau diplôme!"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. Scholastique Mukasonga en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise. Dans &#171;&#160;Un si beau diplôme !&#160;&#187;, elle revient à nouveau sur son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" rel="lightbox[4314]"><img class="alignleft size-full wp-image-4315 colorbox-4314" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" alt="product_9782072781599_195x320" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. <strong>Scholastique Mukasonga</strong> en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;</strong>, elle revient à nouveau sur son histoire avec, cette fois, un récit. Sensible et fort à la fois.</p>
<p>Elle, la petite fille tutsie malmenée par l&rsquo;histoire des hommes de son pays, déportée au Burundi, s&rsquo;est accrochée aux rêves de son père pour décrocher un diplôme. <em>&laquo;&nbsp;Un beau diplôme, c&rsquo;est ce qui te sauvera de la mort qui nous ait promise &laquo;&nbsp;,</em> lui a-t-il dit. L&rsquo;émancipation de sa fille, il le sait, passera par l&rsquo;école. Elle sera assistante sociale. Coûte que coûte.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le français m&rsquo;a sauvée&nbsp;&raquo;</em>, explique d&rsquo;ailleurs l&rsquo;auteure dont l&rsquo;oeuvre a déjà croisé la route de Quatrième de couv. C&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-vieilles-racines-du-genocide-rwandais/">ici</a></strong>.</p>
<p><span id="more-4314"></span></p>
<p>De son enfance, aux longues années passées au Burundi en exil en poursuivant par son passage à Djibouti où elle a suivi  celui qui deviendra son mari, puis la France et plus précisément la Normandie où elle vit désormais, <strong>Scholastique Mukasonga</strong> explore à nouveau son passé. De la fierté de ses racines à sa &laquo;&nbsp;rage&nbsp;&raquo; de parvenir au but. Son obstination lui sauvera la vie.</p>
<p>Au fil des pages, les anecdotes se succèdent. Racontent un pan de l&rsquo;histoire africaine contemporaine.</p>
<p>Le génocide des Tutsis par les Hutus, elle l&rsquo;apprendra alors qu&rsquo;elle ne vit plus au Rwanda, qu&rsquo;elle (re)passe son diplôme dans une école normande (grâce à un appui ministériel, dont elle ne déflore rien, lui permettra d&rsquo;avoir sa chance). Une trentaine de membres de sa famille y a péri. Un drame dont elle garde les stigmates au plus profond d&rsquo;elle-même. Alors elle écrit. Pour eux. Pour elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/U9L2tX9DFHI?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est avec une ardeur dont rien ni personne n&rsquo;aurait pu me distraire ni me décourager que j&rsquo;entamai cette nouvelle et dernière année à l&rsquo;école d&rsquo;assistantes sociales de Gitega. J&rsquo;avais hâte de décrocher ce diplôme qui me permettrait de trouver un emploi et d&rsquo;avoir un salaire grâce auquel je pourrais enfin aider mes parents et frères et soeurs restés dans la misère de Gitagata, où la terre s&rsquo;appauvrissait d&rsquo;année en année et où le spectre d&rsquo;un massacre annoncé hantait leurs jours et leurs nuits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105-106 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes enfants grandissaient, leurs petits copains étaient français, l&rsquo;aîné entrait à l&rsquo;école française. Je me refusais à leur parler en kinyarwanda. Ils me le reprochent amèrement aujourd&rsquo;hui : “Maman, pourquoi ne nous as-tu pas appris le kinyarwanda ? Ne sommes-nous pas nous aussi rwandais ? Nous avons honte quand nous allons au Rwanda voir nos cousins et nos cousines. Que pensent-ils de nous ? que nous méprisons leur langue ? ” A cette époque, j&rsquo;avais peur pour mes enfants. La langue est une identité, et cette identité, on me l&rsquo;avait niée. Elle était devenue une menace de mort. Je voulais leur épargner cette menace, qui semblait planer sur eux comme elle planait sur moi. Je voulais les éloigner de mes cauchemars. Je ne voulais pas qu&rsquo;ils soient tutsi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 245 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui encore, je déplie le carton jauni de mes diplômes d&rsquo;assistante sociale, le burundais, le français, qui n&rsquo;en font plus qu&rsquo;un dans ma mémoire, ce diplôme que j&rsquo;ai tant désiré et tant haï, ce diplômes que je croyais enfin posséder et qui m&rsquo;échappait toujours, qui disparaissait pour réapparaître telle une grossesse nerveuse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et je n&rsquo;ose pas me poser la question : n&rsquo;y avait-il pas mieux à faire que de m&rsquo;entêter à courir après un bout de papier ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;, Scholastique Mukasonga, Gallimard, 18 euros.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Entre vides et manques, la petite barbare&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 08:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de &#171;&#160;La petite barbare&#160;&#187;, véritable pépite d&#8217;Astrid Manfredi, qui signe là un premier roman uppercut. Créatrice du blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" rel="lightbox[3284]"><img class="alignleft size-full wp-image-3286 colorbox-3284" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" alt="BARBARE OK" width="368" height="499" /></a><span style="color: #ff6600"> Rentrée littéraire</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"> <span style="color: #000000">Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de <strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, véritable pépite d&rsquo;<strong>Astrid Manfredi</strong>, qui signe là un premier roman uppercut. </span></span></p>
<p style="text-align: left">Créatrice du blog de chroniques littéraires <em>Laisse parler les filles, </em><strong>Astrid Manfredi </strong> intervient ponctuellement pour le <em>Huffington Post,</em> toujours autour de la littérature.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une jeune femme de 23 ans  à la beauté incendiaire. Elle achève sa peine de prison. Elle a passé plusieurs années derrière les barreaux pour ne pas avoir dénoncer des actes de torture et un meurtre, pour avoir cautionné des actes barbares.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, c&rsquo;est elle-même qui nous raconte son histoire. Faite de riens et de manques. Alors elle compense. Mise sur son corps pour s&rsquo;offrir toujours mieux que le quotidien minable et tellement étriqué de ses parents. Quitte à aller trop loin. Quitte à ne plus rien respecter. Même pas elle.</p>
<p style="text-align: left">Avec <strong>Esba</strong>, elle monte des coups, dévalise de jeunes et moins jeunes bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Jusqu&rsquo;au drame. On y devine, en filigrane, l&rsquo;<strong>affaire Ilan Halimi</strong>. Et celle de l&rsquo;allumeuse. Jusqu&rsquo;en prison, la jeune femme usera de ses charmes vénéneux pour gagner un peu de liberté. Tragique.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3284"></span></p>
<p style="text-align: left">Seule les livres l&rsquo;apaise. Seuls les mots de <strong>Marguerite Duras</strong> et plus précisément ceux de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amant&nbsp;&raquo;</strong> lui font envisager autre chose. Loin de la noirceur de sa réalité.</p>
<p>Sur le site <a href="http://www.babelio.com/auteur/Astrid-Manfredi/354019"><strong>Babelio</strong>,</a> <strong>Astrid Manfredi </strong> explique quelles étaient ses inspirations.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a eu plusieurs points d’orgue. D’une part cette jeune fille, Emma, qui a servi d’appât dans le gang des barbares puis séduit le directeur de prison lors de son incarcération. D’autre part l’affaire Valérie Subra, dans les années 80, qui répondaient au même processus : obtenir ce qu’elle voulait coûte que coûte, et sous emprise. J’ai aussi pensé au cinéma de Larry Clark et à la crudité poétique de sa caméra lorsqu’il filme une jeunesse qui a perdu le cap, et qui pourtant n’est pas toujours issue de milieux défavorisés. Mais oui, le fait divers reste une excellente chair à fiction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse "><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est le récit cru et cash d&rsquo;un chaos social et intérieur. De la banlieue aux Champs-Elysées, il n&rsquo;y a que trois stations de RER. Le rêve est à portée de main. Il va cependant virer au cauchemar.</p>
<p class=" itw_reponse "><strong>Ici, Astrid Manfredi explique la génèse de son premier roman</strong></p>
<p class=" itw_reponse "><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x339jni" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis sortie de l&rsquo;isolement. Comprenez : ils vont me libérer sous peu, je suis trop jeune pour racornir en prison, il semblerait. Ce n&rsquo;est pas mon dirlo – celui de la prison –  qui me dira le contraire. En attendant, c&rsquo;est lui qui paye l&rsquo;addition. Bien fait. Il faut toujours payer pour ses faiblesses. La vie c&rsquo;est du bluff, mieux vaut garder les lunettes noires et ne rien laisser voir.</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em> Je suis revenue en cellule avec les filles pour les six derniers mois de taule qui me restent à faire. J&rsquo;ai appris ça l&rsquo;autre jour : la fin de mon incarcération, de mon lavage de cerveau pour mauvaise conduite. La famille de la victime est scandalisée. Pas moi. J&rsquo;ai juste vu. Et encore, vu, c&rsquo;est vite dit. Je m&rsquo;en allais faire du shopping, j&rsquo;achetais des valises entières de trucs vaporeux à faire triquer David Beckham puis je rentrais et je voyais l&rsquo;autre supplicié qui implorait la clémence sur sa chaise. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il pouvait chlinguer. Après son regard de poney fou j&rsquo;allais gerber. Peur de la peur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 82</strong> : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti à la rue, à la vie, aux arbres et aux tours qui nous encerclaient. J&rsquo;ai laissé un mec crever tout seul dans l&rsquo;abattoir de béton au nom de rien. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Esba, mon Esba à la peau de toujours, jamais je ne t&rsquo;en voudrai, je connais les sédiments de ta douleur et les belles couleurs qui s&rsquo;y sont déposées avant que tu te transformes en super-héros du néant. Je connais tes chansons, ta voix chaude et embrumée venue d&rsquo;ailleurs. Ta voix oubliée de tous. Je connais ta main dans la mienne et ta révérence de marabout devant ma beauté. Je t&rsquo;absous à tout jamais. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Puis le bourge est mort. Plus rien, plus un souffle n&rsquo;est sorti de lui. Pantin désarticulé aux membres fracassés et soumis, un sourire de joker pour la récompense. Le festin était terminé. Il gisait là, devant nous, incroyablement humain, incroyablement seul. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pleuré sur mes escarpins et les sirènes ont retenti. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Il faut toujours payer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J moins quatre. Je l&rsquo;écris à la craie sur le mur en vrac de la cellule. Les filles applaudissent et me déboitent l&rsquo;épaule à force de paluches d&rsquo;encouragement. Encore un J moins qui viendra rejoindre une cohorte de J moins maladroits et fiévreux que d&rsquo;autres évadées avant moi ont espérés dans une tension qui te tord les boyaux. Ca chamboule grave, j&rsquo;ai presque peur. Peur de ne plus savoir marcher sur les trottoirs, de ne plus savoir lire l&rsquo;heure, de me tromper de direction dans le métro, d&rsquo;être gauche et ringarde parmi les minettes à la mode si minces. J&rsquo;ai eu mon heure de gloire, elle est passée et je ne la regrette pas. Je l&rsquo;ai dépensée jusqu&rsquo;à la lie, plus une seconde de disponible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left">Un premier roman réussi. Une histoire forte dont on dévore chaque page.</p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;, Astrid Manfredi, Belfond, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Englebert, misérable Tutsi&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Apr 2014 07:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt ans. Le Rwanda est, depuis plusieurs semaines, plongé dans une commémoration douloureuse mais indispensable : celle du génocide qui d&rsquo;avril à juillet 1994, a fait quelque 800.000 victimes, des Tutsis. Tout commence par une guerre civile opposant le gouvernement majoritairement Hutu au Front patriotique rwandais, tenu par les Tutsis. Outre l&rsquo;anniversaire du terrible épisode, l&rsquo;année 2014 marque aussi le temps du premier procès en France visant ce génocide ( lire l&rsquo;article du <em>Monde</em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/04/10/genocide-rwandais-les-quatre-enseignements-d-un-proces-historique_4398955_3232.html"> ici</a>).</p>
<p>Un conflit ethnique et politique que le journaliste et désormais écrivain<strong> Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a cessé de décrire, d&rsquo;essayer de comprendre. D&rsquo;un côté comme de l&rsquo;autre. Après trois ouvrages <strong>&laquo;&nbsp;Dans le nu de la vie&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une saison de machettes&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;La stratégie des antilopes&nbsp;&raquo;</strong>, cet auteur que vous pouvez retrouver à de nombreuses reprises sur ce blog,  est de retour avec un nouveau récit court d&rsquo;une centaine de pages, <strong>&laquo;&nbsp;Englebert des collines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-2423"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Englebert-des-collines_606.jpeg" rel="lightbox[2423]"><img class="alignleft size-full wp-image-2428 colorbox-2423" style="margin: 10px" alt="C_Englebert-des-collines_606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Englebert-des-collines_606.jpeg" width="200" height="297" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvel opus donc donc pour <strong>Jean Hatzfeld</strong> en suivant cette fois<strong> un rescapé Tutsi</strong>. Un homme qui n&rsquo;a pas envie de tourner la page. Qui ne veut pas reprendre sa vie d&rsquo;avant. <strong>Englebert</strong> est un homme de 66 ans que Jean Hatzfled a rencontré il y a 15 ans à Nyamata, là où les massacres ont été les plus nombreux. <strong>L&rsquo;homme, alcoolisé et en haillons, interpelle le journaliste français en évoquant l&rsquo;Olympique de Marseille&#8230; puis les mots de Baudelaire. Assez pour éveiller la curiosité et faire naître une relation d&rsquo;amitié entre les deux hommes aux destins si différents.</strong></p>
<p>Au départ, Englebert ne voudra pas évoquer le génocide, il n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas participé aux autres ouvrages de l&rsquo;auteur à ce sujet. Il faudra qu&rsquo;il plonge dans ses souvenirs d&rsquo;enfance un an après leur rencontre pour, au fil des mots, expliquer à Jean Hatzfeld ses souvenirs, ses cinq semaines passées dans les marais à se cacher, à tenter de survivre et la difficulté à vivre ensuite. La vie d&rsquo;Englebert est cassée&#8230; et il l&rsquo;assume. Il ne veut pas redevenir celui qu&rsquo;il était avant. Tant pis pour sa vie de haut fonctionnaire instruit et éclairé.<strong> Désormais Englebert noie sa vie dans l&rsquo;alcool et marche des heures durant. Dès le matin. Toujours à Nyamata où bourreaux et victimes cohabitent.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 40-41 :</strong> <em> &laquo;&nbsp;Au boulot, je devais évoluer en chef de service. Mais le ministre, un dénommé Juvénal Uwilingiyimana, comptait parmi ces condisciples qui m&rsquo;avaient poursuivi de leurs machettes, à l&rsquo;Institut de Ruhengeri. Dès qu&rsquo;il a appris mon embauche, il m&rsquo;a envoyé une lettre de renvoi. La raison ? Aucune raison, ça a été la surprise. La lettre expliquait que je devais désormais patienter cinq années de chômage avant de postuler à nouveau. J&rsquo;ai été très déçu, mais je ne pouvais pas protester. Bien que mon grand frère fût directeur général au ministère des Postes, après avoir été directeur de la Jeunesse, puis du Plan, il ne pouvait rien pour moi. Les Tutsis devaient se montrer timides dans les ministères. J&rsquo;ai vidé le tiroir, j&rsquo;ai acheté le ticket-bus. Mon père m&rsquo;a tendu la houe sur la parcelle familiale.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 47 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai creusé la terre pour manger des maniocs, j&rsquo;ai passé na nuit sous la pluie. Avant la clarté, je suis reparti dans les brousses chercher une cachette. On s&rsquo;est tenus cois. Les tueurs sont arrivés en colonne chantante, ils ont soulevé les taillis toute la journée. Quand ils surprenaient des malchanceux, ils hurlaient : &nbsp;&raquo; Des cafards, par ici, vite !&nbsp;&raquo; et les collègues accouraient. Ils ont manié la machette à s&rsquo;en casser les bras, ils ont coupé tous ceux qu&rsquo;ils attrapaient. Le marigot en a rougi. Ca a été un grand nombre parce que les gens n&rsquo;étaient pas encore accoutumés à cette nouvelle existence, si je puis dire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est un fait qu&rsquo;à Nyamata les tueries ont duré du 11 avril à onze heures jusqu&rsquo;au 14 mai à quatorze heures. Elles se sont répétées tous les jours, même le dimanche, de huit heures à quinze heures, sans un seul jour de répit. Les tueurs se montraient satisfaits de ces horaires. Ils repartaient sans éprouver l&rsquo;envie de chanter, ils ne s&rsquo;attardaient pas dans l&rsquo;après-midi car ils se méfiaient des guets-apens de la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ma mémoire se maintient fidèle. Je n&rsquo;oublie presque rien. Est-ce que je pourrais citer les noms de mes professeurs depuis le cycle primaire et oublier les cris des femmes qu&rsquo;ils éventraient à la lame dans les buissons pour leur arracher les bébés ? Je ne sais pas si les années gomment les souvenirs de certains rescapés, mais moi, je peux te raconter les tueries à Nyiramatuntu, étape par étape. Est-ce que ma mémoire trie les souvenirs ? Comment trier ? Ma mémoire ne trie rien sans que je ne le lui demande et je ne lui demande rien. Ca ne signifie pas qu&rsquo;elle me rappelle le génocide tout le temps. Je fais aussi d&rsquo;autres rêves pendant la nuit ; dans la journée je me préoccupe d&rsquo;autre chose. Mais je cède au temps aucun détail, en tout cas pas tellement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un récit évidemment poignant et éclairant sur le quotidien d&rsquo;après-génocide. Jean Hatzfeld, explique dans une interview sur France 24 que si Hutus et Tutsis cohabitent, ils n&rsquo;évoquent le génocide qu&rsquo;au sein de leur propre groupe ethnique. Comment avancer dès lors ? Les tueurs racontent une histoire forcément différente de celle des victimes. Englebert, lui, a fait le choix de ne rien oublier, quitter à en oublier de vivre. Un témoignage précieux.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Englebert des collines&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 11,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Au temps béni des colonies&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/06/22/au-temps-beni-des-colonies/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Jun 2013 08:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et si je vous parlais d&#8217;un livre drôle, corrosif et assez  jubilatoire ? Son titre &#171;&#160;C&#8217;est fort la France!&#160;&#187;, de Paule Constant. &#160; Paule Constant occupe, depuis janvier dernier, le 4e couvert de l&#8217;Académie Goncourt. En 1989, elle obtient le prix de l&#8217;Académie française pour &#171;&#160;White Spirit&#160;&#187;, en 1998, cette auteure prolixe se voyait remettre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si je vous parlais d&rsquo;un livre drôle, corrosif et assez  jubilatoire ? Son titre <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;</strong>, de <a title="Découvrez des élements biographiques de l'auteure ici" href="http://www.academie-goncourt.fr/?membre=1357738222"><strong>Paule Constant</strong>. </a></p>
<div id="attachment_1706" style="width: 285px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAULE-CONSTANT-PHOTO.jpg" rel="lightbox[1691]"><img class="size-full wp-image-1706 colorbox-1691" alt="larepubliquedespyrenées.fr" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAULE-CONSTANT-PHOTO.jpg" width="275" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">larepubliquedespyrenées.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Paule Constant</strong> occupe, depuis janvier dernier, le 4e couvert de l&rsquo;Académie Goncourt. En 1989, elle obtient le prix de l&rsquo;Académie française pour <strong>&laquo;&nbsp;White Spirit&nbsp;&raquo;</strong>, en 1998, cette auteure prolixe se voyait remettre le prix Goncourt pour <strong>&laquo;&nbsp;Confidence pour confidence&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge dans les années 50, au coeur de l&rsquo;Afrique, celle du Cameroun. Le pays vit sous colonisation française.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1691"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORT-LA-FRANCE.jpg" rel="lightbox[1691]"><img class="alignleft  wp-image-1699 colorbox-1691" style="margin: 10px" alt="FORT LA FRANCE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORT-LA-FRANCE.jpg" width="240" height="350" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une romancière qui reçoit une lettre lui reprochant de s&rsquo;être moquée, dans son dernier livre <strong>Ouregano</strong> des charmes de la vie coloniale et de ne pas avoir raconté les drames qui ont marqué <strong>Batouri, contrée située au nord du Cameroun, quelque trente ans plus tôt.</strong></p>
<p>Les deux femmes se rencontrent&#8230; et se reconnaissent. Quand la première était, âgée de six ans, la fille d&rsquo;un médecin expatrié au Cameroun, la seconde était la femme de l&rsquo;administrateur de la région en question.</p>
<p><strong>Construit comme un récit, ce roman alterne les souvenirs des deux personnages. Confronte leurs visions d&rsquo;une Afrique soumise. </strong></p>
<p><strong></strong>Madame Dubois, loin de ses bases normandes, s&rsquo;est accrochée des années durant à des rites surannés, loin d&rsquo;une métropole idéalisée.<strong> Ce qui fera dire à son maître d&rsquo;hôtel camerounais : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France !&nbsp;&raquo; en évoquant les vaches normandes&#8230;</strong></p>
<p>La narratrice, elle, a vécu une autre réalité, faite d&rsquo;épidémies, de manque de moyens et de difficultés à pouvoir véritablement lier contact avec la population locale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Découvrez ici une vidéo dans laquelle Paule Constant nous parle de son roman  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/bi9jIeJn7hk?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 65 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En faisant connaissance, elle avait répondu avec une pointe de mystère qu&rsquo;elle vivait en Afrique. Ils s&rsquo;étaient permis, par-dessus sa tête, quelques considérations sur l&rsquo;argent que la République dilapidait outre-mer pour le seul bénéfice de potentats et de quelques fonctionnaires inutiles qui se servaient au passage. Ils n&rsquo;étaient pas pour la colonisation qui vole les ressources des Africains et dilapide celle des Français, ils étaient pour le développement agricole et industriel de la Normandie. Elle ne savait que répondre, c&rsquo;était la première fois qu&rsquo;on portait le soupçon sur quelque chose qu&rsquo;elle croyait aussi certain que la virginité de Marie, la résurrection des morts et Dieu en trois personnes, à savoir la mission civilisatrice de territoires sauvages que la France conduisait vers le progrès par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;agents dévoués comme son mari.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p><strong>Pages 82-83</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le temps d&rsquo;un cliché, j&rsquo;ai accepté de toucher, de tenir, d&rsquo;embrasser à peu près n&rsquo;importe quoi, comme si prise en photo j&rsquo;étais déjà sur la pellicule et que les écailles, les poils, le sang, les griffres ne m&rsquo;avaient ni touchée, ni éraflée, ni blessée. </em></p>
<p><em>Madame Dubois adoptait le même principe de surenchérissement, à ceci près que son objet était inversé. Mes parents apportaient à tous ceux qui étaient restés en France la preuve de leur aventureuse et splendide existence africaine, madame Dubois servait à ceux qui vivaient ici et n&rsquo;avaient jamais quitté Batouri la fantastique histoire de la France, entre utopie nationale et légende dorée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 156</strong> : <em>&laquo;&nbsp;S&rsquo;il y avait un point sur lequel mon père était en accord avec Alexandrou, c&rsquo;était la médiocre qualité du personnel administratif, médical et éducatif de la colonie. Il s&rsquo;excluait bien sûr. Comme s&rsquo;excluaient à tour de rôle tous les protagonistes de cette histoire. Si bien que chacun avait l&rsquo;impression d&rsquo;être environné d&rsquo;incapables qui venaient purger à Batouri la conséquence d&rsquo;un vice de forme. J&rsquo;ai souvent entendu dire que l&rsquo;échec de la colonisation tenait surtout à la médiocrité des colonisateurs et que l&rsquo;on envoyait pour représenter la France des jean-foutre dont les familles voulaient se débarrasser et des propres-à-rien que l&rsquo;administration la plus rancie ne trouvait plus à employer. </em></p>
<p><em>Il visait Dubois, surtout Dubois, qu&rsquo;il tenait pour un toquard, ridicule, malhonnête et alcoolique. Je ne l&rsquo;ai jamais entendu évoquer la maladie du Dubois, qu&rsquo;il avait diagnostiquée mais qu&rsquo;il s&rsquo;est entêté à ignorer jusqu&rsquo;à ce que mort s&rsquo;ensuive. Seulement son incapacité à prendre des décisions, sa collusion dans l&rsquo;affaire de la viande des lépreux, qui se réglait entre Alexandrou et Bodin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un sujet de roman original : la colonisation et ses dommages collatéraux vus de l&rsquo;intérieur à travers les visions également déformées d&rsquo;une enfant devenue femme et d&rsquo;une femme devenue vieille dame. Trafics, petits arrangements avec la loi de la lointaine France&#8230; tout y passe. Le tout en faisant ( ou croyant faire) oeuvre de civilisation. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> L&rsquo;auteure a vécu  une grande partie de sa vie en Afrique, en Asie, en Amérique du sud. De quoi laisser des souvenirs mais si elle se défend ici d&rsquo;avoir raconté son enfance. Reste un roman drôle et piquant, corrosif et politiquement incorrect. Très agréable à lire.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;, de Paule Constant, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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