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	<title>Quatrième de couv &#187; racines</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Tempête gothique autour d&#8217;un crâne</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 08:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2022, en pleine crise de l’hôpital, Camille Cambon, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre Goya et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace. D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" rel="lightbox[6509]"><img class="alignleft size-full wp-image-6511 colorbox-6509" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" alt="Alchimies" width="409" height="600" /></a></p>
<p>En 2022, en pleine crise de l’hôpital, <strong>Camille Cambon</strong>, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre <strong>Goya</strong> et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace.</p>
<p>D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, à la suite d’une maladie, l’observateur implacable et visionnaire des ténèbres de l’âme humaine.<br />
Les parents de<strong> Camille</strong> (<strong>Pierre</strong> et <strong>Léa</strong>, il était médecin légiste, elle était médecin généraliste) et son parrain, <strong>Alexandre</strong>, neurologue, se sont passionnés pour l’oeuvre de<strong> Goya</strong>, avant de devenir des scientifiques de renommée internationale.</p>
<p>A la mort de ses parents dans un accident de plongée il y a trente ans, c&rsquo;est <strong>Alexandre</strong> qui a veillé sur <strong>Camille</strong>.</p>
<h4 style="text-align: center">Comme une enquête aux allures gothiques</h4>
<p><strong>Camille</strong> part rencontrer à Bordeaux sa mystérieuse correspondante, <strong>Jeanne</strong>, ancienne directrice de théâtre qui a bien connu ces trois-là, alors étudiants en médecine, dans les années 1960, et semble tout savoir de leur obsession partagée pour <strong>Goya</strong>.</p>
<p>Une quête effrénée, entre passion scientifique et déraison, où chacun a pris toutes les libertés et tous les risques, au point de s’y brûler les ailes.</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> signe là son cinquième roman. Je l&rsquo;avais découverte avec son précédent roman, <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/">Saturne</a></strong></em>. Que j&rsquo;avais beaucoup aimé. C&rsquo;est donc tout naturellement que j&rsquo;ai ouvert <em><strong>Les alchimies</strong></em>. Tout autant aimé et qui, contrairement au reste de son oeuvre est une pure fiction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6509"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois ouvert, on ne lâche plus ce roman qui ressemble à une enquête autour d&rsquo;un célèbre crâne et du quotidien d&rsquo;une femme de 48 ans, un peu perdue. L&rsquo;occasion aussi pour <strong>Camille</strong> de (re)découvrir l&rsquo;histoire de ses parents et de son parrain. Et des démons qui les ont traversés. Et de s&rsquo;interroger sur ce qu&rsquo;est le génie.</p>
<p><strong><em>Les alchimies</em></strong>, roman aux allures picaresques, permet aussi aux lecteurs de constater la déliquescence de l&rsquo;hôpital public, mais aussi de suivre la relation souvent compliquée entre une mère et sa fille adolescente, tout en regardant un couple se défaire&#8230; Un chouette moment de lecture !</p>
<p style="text-align: left"><strong>Retrouvez Sarah Chiche qui raconte son roman :</strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa">https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;affaire du charnier de l&rsquo;université n&rsquo;était pas tout à fait nouvelle. Elle avait éclaté trois ans plus tôt : un article dans un hebdomadaire à grand tirage avait révélé que depuis trente ans, tandis que des générations d&rsquo;étudiants (étudiants dont j&rsquo;avais été, des années plus tôt) assistaient à leurs cours de médecine, de biologie, de sociologie, des monceaux de morts anonymes pourrissaient au-dessus de leurs têtes. On avait raconté que les préparateurs en anatomie, responsables des prélèvements sanguins, des embaumements et de la découpe des corps pour la recherche médicale, évoluaient dans une puanteur qui se répandait au moins jusqu&rsquo;au troisième étage, là où étudiants et professeurs circulaient toute la journée. On ne pouvait ne pas la sentir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] A chaque lecture, les mêmes phrases, le même émerveillement, le même effroi. A chaque fois, ces nuits où l&rsquo;enfance crevait sans bruit, je découvrais la porte d&rsquo;entrée vers un rêve nouveau où Goya m&rsquo;était un ami cher. Les mots de mon père coulaient dans mes yeux. Sur le fond noir des murs, les personnages du peintre finissaient par apparaître : soldats, duchesse, enfant à l&rsquo;oiseau, moines dépravés, joueurs aux yeux bandés, grand bouc dans sa prairie, carrosse assailli de bandits, brunes alanguies sur un sofa, inquisiteurs aux bouches coupantes comme des ciseaux, pourchassant mon parrain sortant nu de la chambre de mes parents. J&rsquo;étais incapable de bouger, incapable de crier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;De la peine qu&rsquo;avait ressentie mon père lors de la publication de son unique livre, je n&rsquo;avais jamais rien su. A mes yeux d&rsquo;enfant, son Goya avait nécessairement été un succès. Mais par ricochet, alors que j&rsquo;écoutais Jeanne, une pensée me traversa l&rsquo;esprit : sans doute avait-il été bien dur pour mon père d&rsquo;assister au triomphe qui avait accueilli la parution de chacun des ouvrages de mon parrain, et ce dès le premier, Neuropolis, au milieu des années 1980, au moment où les techniques d&rsquo;imagerie cérébrale commençaient à prendre de l&rsquo;ampleur. Cet essai inaugural (Alexandre en publierait ensuite un tous les deux ans) avait été salué par les uns comme le plus fascinant état des lieux des connaissances du cerveau et du système nerveux, critiqué par d&rsquo;autres, mais en tout cas abondamment discuté et même traduit en plusieurs langues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les alchimies, Sarah Chiche, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre ses deux Mamas, retrouver ses racines&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/24/entre-ses-deux-mamas-retrouver-ses-racines/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 07:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le duel des grands-mères"]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[secrets de famille]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&#8217;y plonger. J&#8217;ai un faible pour les premiers romans et j&#8217;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230; Avec Le duel des grands-mères, nous partons au Mali. A Bamako d&#8217;abord, puis au village. Nous suivons Hamet, qui pré-adolescent, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" rel="lightbox[5937]"><img class="alignleft size-full wp-image-5939 colorbox-5937" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" alt="FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres" width="274" height="369" /></a></p>
<p>Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&rsquo;y plonger. J&rsquo;ai un faible pour les premiers romans et j&rsquo;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230;</p>
<p>Avec <strong><em>Le duel des grands-mères</em></strong>, nous partons au Mali. A Bamako d&rsquo;abord, puis au village. Nous suivons <strong>Hamet</strong>, qui pré-adolescent, donne du fil à retordre à ses parents et plus précisément à sa mère, puisque son père travaille en France.</p>
<p><strong>Hamet</strong> est partagé, pour ne pas dire déchiré, entre deux visions. Sa mère, qui ne parle pas français, souhaite qu&rsquo;il suive un enseignement à la medersa, et reçoive ainsi un enseignement musulman. Son père, lui, ne croit qu&rsquo;en l&rsquo;école française laïque. C&rsquo;est là que <strong>Hamet</strong> étudie. Le jeune garçon, balloté entre trois langues (français, bambara et soninké) et autant de cultures, peine à trouver sa place. Les enfants de son âge pensent qu&rsquo;il se sent supérieur.</p>
<p>Chahuteur, turbulent, le voilà emmené au village, chez l&rsquo;une de ses grands-mères, <strong>Mama Hata. </strong>Il y découvre d&rsquo;autres moeurs, d&rsquo;autres traditions. Des secrets de famille&#8230; et finalement son autre grand-mère, <strong>Mama Cissé</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5937"></span></p>
<p>Autant de souvenirs que <strong>Diadié Dembélé</strong> (alias Tambamera) a puisé dans son enfance malienne. En 2008, il a accompagné sa mère au village où il est né, à Kodié, sur la frontière avec la Mauritanie.  Diplômé du Master de création littéraire de Paris VIII, <strong>Diadié Dembélé</strong> travaille en tant qu’interprète médico-social au sein d’une association d’aide aux migrants à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ce roman, <strong>Hamet</strong> mélange les langues emmenant le lecteur dans un voyage totalement dépaysant. Une triple culture à laquelle <strong>Hamet</strong> tente de s&rsquo;adapter, tout en refusant de se laisser enfermer dans des traditions qui protègent sûrement, mais sclérosent assurément.</p>
<p>L&rsquo;écriture romanesque, doublée d&rsquo;une gymnastique linguistique, de ce roman en font un joli moment de lecture et rappelle que le brassage, le métissage sont une richesse. Ici comme ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Ce n&rsquo;était pas juste? Pourquoi a-t-elle fait ça ? </em>Walaye bilaye !<em> Si ça se trouve, M&rsquo;ma appartient à un groupe d&rsquo;auto-défense des mères &laquo;&nbsp;ne sachant ni lire, ni écrire&nbsp;&raquo;. Comme les sorcières, elles se réunissent toutes les fins d&rsquo;année pour décider de leur assaut. Les vendeuses de beignets sont les cerveaux des opérations. M&rsquo;ma appartient au corps d&rsquo;élite des mamans fouineuses. Elle traque le moindre papier qui traîne dans la maison : journaux, maquettes, cartons, livres, cahiers pour allumer leur feu de bois. Si ça se trouve, elle e un bunker quelque part sous la maison, où elle cache les cahiers avant de les exfiltrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout le monde est admis. Les hommes sans titres forment le premier rang du cercle des affairés. Certains sont assis à même le sol, d&rsquo;autres sont debout et bras croisés. Les femmes les suivent. Nous nous faufilons entre les deux pour entendre et voir la palabre. L&rsquo;affaire est sérieuse. Très sérieuse ! L&rsquo;accusée est soupçonnée d&rsquo;avoir mis la chose dans la bouillie de son mari et de son beau-fils. Les raconteuses professionnelles, qui ont assisté aux premières heures de l&rsquo;histoire, se donnent des détails afin d&rsquo;être au point avant le début de la palabre. Des enfants pleurent, cherchant leurs mamans, ayant abandonné la maison, pressées par l&rsquo;urgence du colportage. Seydou et moi sommes noyés dans la masse. Quelques phrases s&rsquo;échappent du brouhaha et viennent à mes oreilles.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aime beaucoup Mama, très-très fort d&rsquo;ailleurs. Mais elle n&rsquo;est pas vraiment au clair avec moi. Alors là, sans compter les étoiles pour connaître leur nombre exact je peux déclarer universellement qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a même jamais été. Elle avait peut-être à m&rsquo;éviter le pensionnat coranique de Touba. Mais elle avait contribué à mon expédition au village. Le genre de personne qui est à la fois avec les enterreurs du cadavre et avec les déterreurs du cadavre. Je me rappelle très bien la discussion qu&rsquo;elle eut au téléphone avec M&rsquo;ma. J&rsquo;étias là. J&rsquo;ai tout entendu. Enfin, j&rsquo;ai entendu ce que disait M&rsquo;ma, tenaillée entre son mari N&rsquo;pa et sa belle-mère Mama. Elle me défendit. Elle expliqua que ce qu&rsquo;on racontait à mon sujet n&rsquo;était pas vrai. Je n&rsquo;étais devenu ni un petit délinquant, ni un mécréant, ni même un Taboussi déraciné qui ne comprenait plus un mot de la langue de ses parents. J&rsquo;étais simplement un garçon zélé qui aimait montrer qu&rsquo;il parlait d&rsquo;autres langues et apprenait les sorcelleries (sciences) des Blancs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le duel des grands-mères, Diadié Dembélé, JCLattès, 19€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Famille, quand je ne sais pas vous aimer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 13:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&#8217;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille. &#171;&#160;Je viens&#160;&#187; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" rel="lightbox[2899]"><img class="alignleft size-full wp-image-2901 colorbox-2899" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" alt="livre-je-viens" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&rsquo;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> est le dixième roman écrit par <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Celle-ci vit et enseigne en région parisienne.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est racontée d&rsquo;abord par<strong> Charonne</strong>, puis par sa sa grand-mère <strong>Nelly</strong> et enfin par sa mère adoptive, <strong>Gladys</strong>. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une famille qui fonctionne sur des malentendus, des non-dits et des a priori. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, c&rsquo;est comme chez tout le monde. Sauf que là,  tout est exacerbé et qu&rsquo;un fantôme s&rsquo;en mêle, installé à l&rsquo;occasion dans le bureau cosy de la maison.</p>
<p>On y parle du temps qui passe, de la beauté qui flétrit, de l&rsquo;amour qui ne naîtra pas, des apparences qu&rsquo;il faut garder, du racisme qui pollue et de l&rsquo;argent qui continue de faire marcher le monde&#8230;</p>
<p><strong>Charonne</strong>, elle, aimerait bien changer tout cela. Le personnage, suivi de l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, a été adoptée par <strong>Gladys</strong> et <strong>Régis</strong>, son mari-frère ( la mère de l&rsquo;une et le père de l&rsquo;autre se sont mariés, les enfants ne se sont jamais quittés). <strong>Charonne</strong> est métisse et très très forte. De quoi dégoûter rapidement sa mère adoptive de l&rsquo;avoir choisie alors qu&rsquo;elle est un corps tout sec à force de choix alimentaires curieux. Alors <strong>Charonne</strong> se bat contre la solitude dans laquelle on la laisse, le manque d&rsquo;amour dont elle souffre. Et s&rsquo;invente d&rsquo;autres vies quand elle ne se réfugie pas dans celle de sa grand-mère adoptive, <strong>Nelly</strong>, ancienne starlette et comédienne aujourd&rsquo;hui octogénaire.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, c&rsquo;est elle la seconde narratrice. On plonge dans ses souvenirs. Ceux d&rsquo;une jeune fille prude et naïve épousée par <strong>Fernand,</strong> plus vieux qu&rsquo;elle. C&rsquo;est lui qui bâtira sa carrière. Qui fera fructifier le patrimoine. Celui qu&rsquo;elle n&rsquo;aimera jamais autant qu&rsquo;une fois qu&rsquo;elle aura épousé le beau <strong>Charlie&#8230; </strong> qui n&rsquo;aime que lui-même et qui est aujourd&rsquo;hui un vieillard sénile et raciste.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, qui a toujours tout contrôlé de sa petite personne voit son corps vieillir, se décharner&#8230; et veut mourir.</p>
<p>Et puis il y a <strong>Gladys</strong>. Celle qui n&rsquo;a rien compris. Qui n&rsquo;a pas accepté le mensonge présumé de son père, qui n&rsquo;a pas accepté le remariage de sa mère, qui n&rsquo;a pas voulu que sa féminité puisse être vu, qui a préféré se marier avec celui qui était déjà comme son frère, qui n&rsquo;a jamais pardonné à sa mère d&rsquo;être belle et d&rsquo;en jouer, qui a voulu renvoyer Charonne dans un foyer après un an passé sous le même toit&#8230;</p>
<p>A un moment ou à un autre, un fantôme, chaque fois différent, leur apparaît dans le bureau. Histoire de leur ouvrir les yeux. De leur faire comprendre. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 66-67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je vais sur mes sept ans et, croyez-le ou pas, l&rsquo;idée du suicide m&rsquo;a déjà effleurée. S&rsquo;il n&rsquo;y avait la promesse informulée par Coco de Colchide, et si je ne me sentais pas investie d&rsquo;une mission, si je n&rsquo;avais pas toute une famille à sauver d&rsquo;elle -même, peut-être aurais-je déjà fait le saut qui sépare une vie sans amour d&rsquo;une inconcevable au-delà. Ce ne serait pas pour toujours : ça durerait le temps que mes parents comprennent la chance qu&rsquo;ils ont eue de m&rsquo;adopter et le drame que constitue ma perte. Gladys et Régis ont besoin que le sang coule, ils ont besoin d&rsquo;en être éclaboussés une bonne fois, et autant que ce soit le mien, ce sang qui n&rsquo;est pas le leur et qui les empêche bêtement de m&rsquo;aimer.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong> Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a aimée – comme il m&rsquo;a aimée ! Et comme il m&rsquo;a rendue heureuse, aussi, même si je gâchais tout par des bouderies, des représailles injustes, des caprices d&rsquo;enfants qui ne sait pas à quel point elle est gâtée. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai retrouvé ça avec ma fille, cette incapacité à mesurer sa chance et à s&rsquo;en féliciter. Il faut croire que je lui ai transmis mon insatisfaction foncière en lieu et place de ma beauté sensationnelle. Et là encore, la vie est mal faite : aujourd&rsquo;hui que je suis devenue facile à contenter et que je me réjouis d&rsquo;un rien, je n&rsquo;ai pus beaucoup de raisons de me réjouir. La Beauté, en tout cas, c&rsquo;est bien fini ; je suis vieille, et Gladys a flingué la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 359 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, je n&rsquo;ai ni parents ni enfant à proprement parler, et c&rsquo;est très bien comme ça. J&rsquo;ai commencé à être heureuse le jour où j&rsquo;ai renoncé à attendre quoi que ce soit de mes ascendants et descendants. Et peut-être n&rsquo;est-ce pas un hasard si mon utérus s&rsquo;est refusé aussi farouchement à la procréation. Il savait mieux que moi sue je n&rsquo;avais pas besoin d&rsquo;enfanter pour me réaliser. </em></p>
<p><em>Je dois reconnaître à Charonne qu&rsquo;elle n&rsquo;exige pas grand-chose de nous. Elle aussi a dû renoncer à l&rsquo;heureuse fiction familiale, même si je ne situe pas exactement le moment de son renoncement. Il me semble qu&rsquo;à neuf ans, c&rsquo;était déjà plié de son côté.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff"> C&rsquo;est la quatrième de couverture de ce roman qui m&rsquo;a donné envie d&rsquo;en tourner les pages et d&rsquo;y plonger. Un bon moment de lecture, dû sans nul doute au sujet, universel. La famille, de sang comme de coeur, est un sujet inépuisable. Et celle-là est particulièrement gratinée, il faut bien le dire. Un roman dans lequel les femmes ont le bon rôle, celui de l&rsquo;action.<br />
</span></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Bayamack-Tam, P.O.L., 19,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tranches de vie&#8230; pendant la catastrophe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&#8217;opère donc. Et comme je suis Laurent Mauvignier depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus &#171;&#160;Autour du monde&#160;&#187;, paru au début du mois de septembre aux Editions de Minuit. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&rsquo;opère donc. Et comme je suis <strong>Laurent Mauvignier</strong> depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus <strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;</strong>, paru au début du mois de septembre aux <strong>Editions de Minuit</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" rel="lightbox[2655]"><img class="alignleft size-full wp-image-2661 colorbox-2655" style="margin: 10px" alt="mauvignierautourdumonde" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" width="297" height="400" /></a>L&rsquo;histoire ? Elle est plurielle. Et planétaire. Nous sommes le 11 mars 2011. Au large des côtes de l&rsquo;île de Hoshu, au Japon, un terrible tsunami se forme après un séisme d&rsquo;une magnitude de 9,0. Un cataclysme qui fera 20.000 morts et des milliers de blessés. Une partie du pays est entièrement ravagée. Et ailleurs ? A travers son roman, <strong>Laurent Mauvignier</strong> nous livre des tranches de vie.</p>
<p>On y croise <strong>Guillermo</strong>, le Mexicain, tombé amoureux d&rsquo;une Japonaise alors que la catastrophe s&rsquo;annonce. Eux, vivront le tsunami dans leur chair. Ce qui ne sera pas le cas des autres personnages de ce roman choral. <strong>Frantz</strong>, employé de banque suisse désabusé et cynique qui cherche l&rsquo;amour et sauve un homme ; <strong>Taha</strong> et <strong>Yasemin</strong>, deux athlètes turcs en croisière ; <strong>Salma</strong> et <strong>Luli</strong>, qui débarquent à Jérusalem avec des objectifs bien différents&#8230; Puis on plonge dans les histoires de <strong>Syafiq</strong> et <strong>Stas</strong>, deux hommes amoureux au destin contrarié ; celle de <strong>Monsieur Arroyo</strong>, cet employé d&rsquo;hôtel philippin aux prises avec une femme qui s&rsquo;ennuie, celle, tragique, de<strong> Juan</strong> et <strong>Paula</strong> dont le bateau est arraisonné par des pirates dans le golfe d&rsquo;Aden&#8230;</p>
<p><span id="more-2655"></span></p>
<p>Au total, quatorze histoires qui se succèdent. Quatorze vies qui se brisent ou se transforment tandis qu&rsquo;au Japon, par écrans interposés, tout s&rsquo;effondre en direct. Si l&rsquo;homme ne peut rien contre la Nature quand elle décide de gronder, <strong>Laurent Mauvignier</strong> met ici l&rsquo;homme au coeur des histoires. En fonction de ses choix, il avancera. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un calme harassé et vibrant, mais vibrant cette fois de son silence et du poids de son répit. La vie semble refluer et regagner le silence de la terre. 14 heures 46 minutes et 44 secondes, heure locale, quand ça a commencé. Plus de deux minutes et quelques poignées de secondes jetées dans le tremblement fou. Ca a duré deux minutes, sauf qu&rsquo;en réalité, à partir de ce moment-là, les minutes ne veulent plus rien dire. On ne peut plus rien séparer. On ne peut plus rien compter, décompter, recompter, car les corps tremblent et résonnent encore pendant des minutes très longues, exagérément étirées, les tremblements des êtres pendant des minutes encore – le coeur soulevé,  les bras chauffés à blanc et et l&rsquo;alcool bouillonnant dans la tête, comme une mitraille. Yûko veut se relever. Elle essaie. Ses jambes tremblent. Elle n&rsquo;a plus de force en elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il a fait pour que ses enfants se démènent pour faire le contraire de ce qu&rsquo;il avait voulu pour eux ? Owen s&rsquo;était entiché de cette Afrique maudite et sale, le cauchemar de ma mère et mon cauchemar à moi aussi, avait pensé Peter. Mon fils s&rsquo;est entiché de ce que je n&rsquo;aime pas et ces cons d&rsquo;humanitaires qui vous attendent en bas de chez vous à quatre ou cinq dans des imperméables ou des blousons orange ou bleu électrique, très voyants, pour vous faire signer des pétitions ou vous réclamer une adhésion de soutien. Et sa fille, maintenant, prête à se faire trouer la peau pour une photo qu&rsquo;on survole d&rsquo;un oeil distrait le matin en buvant son thé avant d&rsquo;aller travailler et de l&rsquo;oublier dans la foulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 302-303 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les gestes, les mots, le voyage de A à Z. Tout décortiquer. Comme un chirurgien ou un maniaque dans ces films que Jaycee n&rsquo;a jamais supportés. Prendre les souvenirs un à un. Au couteau, les dépecer. La lame fine et sans remords pour les étudier et les comprendre. Ce moment qu&rsquo;il voulait trouver et fixer une bonne fois pour toutes. Mais c&rsquo;était un fantasme – un fantasme dont il a besoin encore maintenant pour se rassurer et s&rsquo;inventer un point d&rsquo;origine, quand l&rsquo;origine se dilue dans mille faits et gestes. Est-ce que ça veut dire que ça n&rsquo;aurait pas pu être autrement ? Est-ce que ça veut dire qu&rsquo;elle était condamné depuis le début ? Depuis toujours ? Non. Rien de tout ça. Il aurait suffi d&rsquo;être plus attentif. Il n&rsquo;est rien arrivé pendant tout ce temps où ils ont été si bien, comme dans le parc à tigres, par exemple, oui, là, ils s&rsquo;étaient dit que c&rsquo;était une usine à touristes et qu&rsquo;il ne faudrait pas cautionner ça, mais c&rsquo;était bien de photographier Jaycee en train de caresser les tigres, comme si c&rsquo;était de grosses peluches, en se disant que c&rsquo;était dégueulasse de le faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un livre choral qui nous parle de nous, des autres. Un livre qui nous explique que, quelque que soit l&rsquo;endroit du monde dans lequel on se trouve, les attentes, les choix, les désirs sont les mêmes. Rester à trouver les moyens de les mettre en branle. Cette fois encore, les mots de Laurent Mauvignier sont justes, ciselés, parfois pointus. Mon seul bémol concerne la construction du roman. Qui peut (un peu)  lasser.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;, de Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 19,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Trois couronnes pour le secret d&#8217;une vie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2013 09:35:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman d&#8217;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose François Garde qui signe avec &#171;&#160;Pour trois couronnes&#160;&#187;, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman &#171;&#160;Ce qu&#8217;il advint du sauvage blanc&#160;&#187; qui rafla nombre de prix dont celui du Roblès l&#8217;an dernier. Mais, ce n&#8217;est que mon avis. En tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un roman d&rsquo;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose <strong>François Garde</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong>, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il advint du sauvage blanc&nbsp;&raquo;</strong> qui rafla nombre de prix dont celui du<strong> Roblès</strong> l&rsquo;an dernier. Mais, ce n&rsquo;est que mon avis. En tout cas, vous pouvez lire ce que j&rsquo;en pensais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/prix-robles-2011/">ici.</a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" rel="lightbox[1950]"><img class="alignleft  wp-image-1955 colorbox-1950" style="margin: 10px" alt="poster_314142" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>Loin de l&rsquo;aventure incroyable mais vraie de son héros <strong>Narcisse Pelletier</strong>, ce jeune pousse vendéen abandonné sur une côte australienne et recueilli par des Aborigènes avant de réapprendre à vivre auprès d&rsquo;un scientifique, <strong>François Garde</strong> signe là un roman plus contemporain qui nous mène en divers endroits de la planète.</p>
<p>Normal peut-être pour l&rsquo;auteur qui avant d&rsquo;être vice-président du tribunal administratif de Grenoble, occupa plusieurs postes de conseiller de cabinets ministériels et fut aussi administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises et aussi secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1950"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un curateur aux documents privés. Oui, vous avez bien lu. Voila le métier que <strong>Philippe Zafar</strong> s&rsquo;est inventé. Préposé au classement d&rsquo;archives personnelles de défunts, <strong>Philippe Zafar,</strong> installé aux Etats-Unis, est sollicité par des familles pour mettre des affaires définitivement en ordre.</p>
<p>Alors qu&rsquo;il est chargé d&rsquo;éplucher les archives de <strong>Thomas Colbert</strong>, magnat du commerce maritime récemment décédé, il trouve un texte court, manuscrit. Et plutôt compromettant pour son auteur. Une longue enquête peut alors commencer. Jusqu&rsquo;à <strong>Bourg-Tapage,</strong> île exotique et ancienne colonie française, imaginée par l&rsquo;auteur, et l&rsquo;histoire pas banale de <strong>Benjamin Tobias. </strong></p>
<p><strong>Thomas Colbert</strong> a-t-il, contre trois couronnes, à l&rsquo;autre bout de la Terre, couché avec une femme aux yeux cachés qui neuf mois plus tard mettait au monde un fils, trésor sans nom dans cette île si particulière ?</p>
<p>Au fil des pages, et un siècle passé, le lecteur est embarqué sur trois continents dans les pas de <strong>Philippe Zafar</strong>. Mais faut-il absolument savoir et faire connaître la vérité ? Parallèlement au travail de fourmi mené par le narrateur, le lecteur découvre aussi le portrait de <strong>Philippe Zafar</strong>, issu d&rsquo;une famille libanaise dont le père est décédé dans de curieuses circonstances.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chaque facture, chaque lettre, le moindre ticket conservé sans raison apparente pouvait déclencher des larmes, des regrets, des rancunes, des aigreurs. Un étranger, en y mettant de l&rsquo;ordre, y mettait la paix. De même que des professionnels rigoureux et sans visage assuraient la toilette mortuaire et rendaient à la famille un défunt présentable, de même un autre professionnel anonyme avait sur ranger les papiers épars, et ne laisser à la famille que les choix essentiels. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;avais rien à perdre. Ni la prospection de clients dans l&rsquo;immobilier, ni la traduction, ni la spéculation en Bourse, ni la fabrication d&rsquo;accessoires de mode ne m&rsquo;avaient retenu. Je décidai d&rsquo;exercer ce métier que je venais d&rsquo;inventer. Plusieurs appellations étaient possibles : archiviste ultime ; documentaliste funéraire ; classificateur post mortem. J&rsquo;optai pour une expression plus neutre et vaguement solennelle : curateur aux documents privés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Dans sa confession tardive, Thomas Colbert avait fait masse des deux épisodes. Dûment rétribué, il avait réévalué le prix à sa façon. Les trois couronnes, qui dans son texte semblaient le prix convenu, résumaient et représentaient la collection de monnais, l&rsquo;argent et les bijoux dérobés. Toujours se méfier des contrats conclus à Bourg-Tapage&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 238 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tel un chien d&rsquo;arrêt qui cesse de courir partout et, une patte levée, marque la proximité du gibier, je restai enfin immobile. Je gardai le silence. Tout était en place. Tout était résolu. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre. Comment lui dire que ce Benjamin Tobias qu&rsquo;elle regrattait de n&rsquo;avoir pas noyé enfant ne serait jamais venu au monde si son père n&rsquo;avait pas proposé cette solution trouvée dans ce recueil de nouvelles à la stérilité de son meilleur ami?&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman d&rsquo;aventure vous disais-je. Voilà un livre qui vous fait voyager sans quitter votre fauteuil. On sait grâce à son précédent roman que François Garde aime nous mener par le bout du nez. Cette fois encore, ça fonctionne. Le style, riche mais pas prétentieux sert aussi au voyage. L&rsquo;histoire qui rebondit quand on ne s&rsquo;y attend pas, se laisse découvrir jusqu&rsquo;au bout avec cette vérité qui n&rsquo;est pas à mettre dans toutes les oreilles&#8230; De quoi égayer vos premiers ou derniers jours de vacances en attendant la moisson de la rentrée littéraire. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo; de François Garde, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		<title>Racines et identité chez Appelfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jul 2013 05:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de Aharon Appelfeld dans son dernier roman &#171;&#160;Les eaux tumultueuses&#160;&#187;, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause. Aharon Appelfeld est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&#8217;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" rel="lightbox[1800]"><img class="alignleft  wp-image-1807 colorbox-1800" style="margin: 10px" alt="eaux-tumultueuses-1277973-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" width="370" height="542" /></a></p>
<p>Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de<strong> Aharon Appelfeld</strong> dans son dernier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong>, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause.</p>
<p><strong>Aharon Appelfeld</strong> est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&rsquo;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, il a publié de nombreux romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Histoire d&rsquo;une vie&nbsp;&raquo;</strong> qui obtenu le prix Médicis étranger en 2004, ou plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon qui voulait dormir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011.</p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, <strong>Aharon Appelfeld</strong> a perdu ses deux parents, assassinés. Il rejoint Israël, à l&rsquo;âge de 13 ans. Il ne parle alors que  l&rsquo;allemand.</p>
<p><strong> Aharon Appelfeld</strong> est aujourd&rsquo;hui célébré dans le monde entier comme l&rsquo;un des plus grands écrivains de langue hébraïque contemporains, l&rsquo;un des derniers à avoir survécu à l&rsquo;Holocauste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong> a été publié en Israël en 1988. Ce roman appartient à la veine la plus métaphorique et imagée de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule à la fin des années 30, à la <strong>maison Zaltzer</strong>. Là, chaque été,<strong> Rita</strong> et plusieurs de ses amis, Juifs pour la plupart, se retrouvent pour jouer aux cartes et gagner de l&rsquo;argent, boire, aimer&#8230; Sans se soucier du quotidien.</p>
<p>Cet été là, pourtant, peu sont au rendez-vous. <strong>Rita</strong>, à nouveau désargentée, est venue avec son fils qui passe son temps à la surveiller. Quelques amis son là :<strong> Zoussi et son prétendant, Beno,</strong> etc. Alors qu&rsquo;ils attendent les habitués, le fleuve qui borde la pension se met à grossir, victime d&rsquo;une crue qui déborde jusque dans la cour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;inquiétude grandit. Les questions existentielles se font jour au sein de la petite communauté juive  tandis que l&rsquo;un des leurs décède accidentellement. Tant de signes qui annoncent la fin d&rsquo;un monde&#8230;</strong> Maria, la bonne, les met en garde, parle de fidelité aux anciens et aux valeurs quand les hôtes, eux, n&rsquo;ont que le culte de la liberté à la bouche. Ils se veulent considérés comme des Européens&#8230; qui ne les considèrent que comme des Juifs. Rita, elle, fera le choix de fuir&#8230; en quête d&rsquo;une Palestine idéalisée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tard dans la nuit, Rita agressa de nouveau le serveur qu&rsquo;elle traita d&rsquo;homme sans coeur il avait envie de lui répondre mais il se retint, et Rita poursuivit en l&rsquo;accusant d&rsquo;être imbu de sa personne, mauvais, de rester dans son coin pour observer les faiblesses et les tares des autres. “Oui, c&rsquo;est vrai, nous sommes pleins comme des grandes de faiblesses, seulement des faiblesses, des quantités de faiblesses, mais cependant les Juifs ont droit à des égards, parce qu&rsquo;ils sont généreux et prodigues. L&rsquo;argent ne compte pas à leurs yeux, ils vendent leurs maisons pour venir vivre dans des misérables pensions, ils n&rsquo;ont pas de terres ni d&rsquo;entrepôts et ils prennent le premier train du soir pour aller où le vent les portera. Il y a des choses qui comptent plus que la fortune. La lumière compte plus que la fortune, la vie. Nous avons soif de vie. Personne ne pourra étancher cette soif. Nous dépenserons, nous vendrons tout, même notre manteau, tu comprends, maintenant?”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils empruntèrent le raccourci en marchant à des rythmes différents. Zoussi avait l&rsquo;intuition que des pensionnaires aimables allaient arriver par le train de midi et les autres se laissaient bercer par cet espoir. Zaltzer dévia la conversation pour parler de la religiosité exagérée de Maria. Il conclut en disant : “Elle n&rsquo;a pas toujours baigné dans la foi. Il faut croire que c&rsquo;est l&rsquo;effet de l&rsquo;âge.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Elle respecte beaucoup les traditions religieuses des Juifs, dit Zoussi de sa voix superficielle habituelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- C&rsquo;est vrai, mais parfois elle éveille en nous, Juifs de naissance, des sentiments de culpabilité inutiles, répondit Zaltzer, qui manifestement avait longtemps ressassé cette phrase. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Il y a en elle une force que nous ne possédons pas, dit Rita. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Moi, je n&rsquo;aime pas les contradictions, dit Zaltzer. Que chacun reste attaché à sa foi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Rita sut que c&rsquo;était la dernière conversation qu&rsquo;elle avait avec son fils. Désormais, il allait sombrer en elle comme une pierre, et se fondre avec le souvenir maudit de son père. Elle en conçut un étrange soulagement. Comme si elle avait enfin compris qu&rsquo;elle avait atteint un point de non-retour. [&#8230;] Sans la pension de Zaltzer, sans cet abri temporaire, sa vie aurait ressemblé à une course ininterrompue sur des rails enfoncés dans la boue. Où qu&rsquo;elle tournât la tête, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;obstacles, visages désagréables et mauvais goût.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Je découvre cet auteur, aujourd&rsquo;hui très âgé à travers ce roman métaphorique. L&rsquo;occasion de plonger dans un pan de notre histoire européenne commune. Un livre émouvant. Mais austère. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;, de Aharon Appelfeld, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€. Traduit de l&rsquo;hébreu par Valérie Zenatti.</strong> </em></p>
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		<title>“Adèle et moi” ou le destin de vies qui s&#8217;entremêlent&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:08:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Abolir les frontières entre le passé et aujourd&#8217;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&#8217;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&#8217;est en tout le chemin qu&#8217;a suivi Julie Wolkenstein qui signe avec &#171;&#160;Adèle et moi&#160;&#187;, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Abolir les frontières entre le passé et aujourd&rsquo;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&rsquo;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&rsquo;est en tout le chemin qu&rsquo;a suivi <strong>Julie Wolkenstein</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;</strong>, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts ans de la vie d&rsquo;une femme, Adèle, arrière-grand-mère de la narratrice, dont celle-ci découvre la vie et l&rsquo;existence à la mort de son père, en triant des papiers.</p>
<p><strong>Julie Wolkenstein</strong>,  née en 1968, enseigne la littérature comparée à l’Université de Caen, elle est la fille de l&rsquo;Académicien <strong>Bertrand Poirot-Delpech</strong>, décédé en 2006.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class="alignleft  wp-image-1629 colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="ADELE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" width="180" height="180" /></a>Elle a découvert la vie de cette aïeule à la mort de son père. A partir de documents, du mémorandum conservé par l&rsquo;une de ses tantes, elle a tenté de reconstituer le parcours de cette femme pas banale dont la vie aura été marquée par un secret de famille, le décès de trois de ses quatre enfants, la découverte de la cote normande et plus particulièrement de Saint-Pair.</p>
<p><span id="more-1621"></span></p>
<p>L&rsquo;auteure explique le cheminement qu&rsquo;elle a suivi. L&rsquo;enquête qu&rsquo;elle n&rsquo;a finalement pas menée et l&rsquo;option choisie pour raconter l&rsquo;histoire du roman <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ElMU2mBnH4M?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<div id="attachment_1628" style="width: 394px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class=" wp-image-1628  colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="Saint-Pair ( photo Annick Leduc)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" width="384" height="256" /></a><p class="wp-caption-text">Saint-Pair ( photo Annick Leduc)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">C&rsquo;est cette commune, cette cote et cette mer qui, aujourd&rsquo;hui encore, servent de trait d&rsquo;union entre l&rsquo;auteure et son ancêtre, entre la narratrice et cette arrière-grand-mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle</strong> qui, fille d&rsquo;un homme volage et déjà orpheline de mère, découvre la mer à l&rsquo;âge de 10 ans parce qu&rsquo;elle et sa demi-soeur Pauline,  rejoignent la Normandie pour se mettre à l&rsquo;abri.<strong> Nous sommes en 1870 et c&rsquo;est la guerre. La première des trois qu&rsquo;Adèle vivra dans sa chair.</strong></p>
<p>Parallèlement à ce parcours de vie, celui de la narratrice, auteure, divorcée, mère de famille et amoureuse qui se plonge dans le passé d&rsquo;une arrière-grand-mère qu&rsquo;elle découvre.</p>
<p>Adèle, nous la suivons au fil de son adolescence, sa découverte de la chasse, de l&rsquo;amour<strong>. </strong>Au fil de ses maisons aussi, qu&rsquo;elle occupe en fonction du calendrier, à Paris, à Sèvres et à Saint-Pair. <strong>La mort de son père, la rencontre avec Charles, les enfants qui naissent, le milieu de la haute bourgeoisie qu&rsquo;elle fréquente mais y avoir totalement sa place, la construction de sa maison à Saint-Pair </strong>( la première du village), son caractère colérique, sa sensualité, ses drames intérieurs, la vérité sur sa mère qu&rsquo;elle découvre à plus de cinquante ans&#8230; sont autant d&rsquo;aspects de la vie d&rsquo;Adèle que découvre le lecteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peu à peu, Adèle a cessé de se cacher pour se mettre en colère. Elle est chez elle après tout, rue Barbet-de-Jouy, elle est majeure, elle est riche et lorsqu&rsquo;un grain de sable s&rsquo;introduit où que ce soit dans le déroulement de ses activités quotidiennes, elle fait de moins en moins d&rsquo;efforts pour contenir son irritation. Elle n&rsquo;a plus besoin de jeter des objets : la plupart du temps, elle se contente d&rsquo;émettre des vibrations puissantes qui suffisent à la défouler. Son objectif devient plus raffiné : il s&rsquo;agit de manifester sa mauvaise humeur avec assez de subtilité pour terrasser en silence celui ou celle qui l&rsquo;a provoquée, idéalement, </em>qu&rsquo;on se sente gravement en tort sans qu&rsquo;elle ait besoin de l&rsquo;expliquer.<em> Et l&rsquo;assassinat stupide de Jacques la conforte encore dans la légitimité de ses accès.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 251</strong> :<em>&laquo;&nbsp;Les souvenirs se superposent, étés après étés : les premiers pas des “bébés Armand-Duval” sur la plage, leurs derniers pas aussi, bien plus tard, puisque trois de ses enfants mourront avant elle ; l&rsquo;engloutissement de leur jeunesse, de ce nouveau “temps de l&rsquo;insouciance” qu&rsquo;Adèle connaîtra ici, aussi inexorable que celui de la forêt de Scissy au début du VIIIe siècle ; les palissades élevées puis démontées devant les chantiers toujours plus nombreux [&#8230;] Adèle vieillira et le temps lui semblera le plus souvent s&rsquo;écouler dans cette seule direction, enlaidissant ses souvenirs, abîmant le paysage, tuant ceux qu&rsquo;elle aime, réduisant le périmètre de ses promenades et de ses centres d&rsquo;intérêt. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais heureusement, ici, ici surtout, le temps lui offrira quelquefois la grâce de refluer en sens inverse et de voir ressusciter, même pour un quart de seconde, subreptice, imprévisible, les époques plus heureuses qu&rsquo;il avait paru couler définitivement vers le fond et qui remontent, refont surface à l&rsquo;improviste, accélérant le pouls d&rsquo;Adèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si comme je l&rsquo;imagine Saint-Pair est la clé d&rsquo;Adèle comme elle est la mienne, si nous y avons vu toutes les deux, à un siècle d&rsquo;écart, le lieu où nous pouvions idéalement coïncider avec nous-m^mes, il  a des chances pour que nous partagions d&rsquo;autres choses. Et je reconnais dans sa situation sociale, toujours pressentie, à moitié sue mais tue et qui lui revient en boomerang au printemps 1914, une après-midi pluvieuse, avec cette vérité maladroitement formulée par Marie-Hélène sous le portrait ovale qu&rsquo;elle, Adèle, restera toujours marginale dans le milieu qu&rsquo;elle fréquente, je reconnais dans cette situation quelque chose qui m&rsquo;est familier, que j&rsquo;ai vécu moi aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Vous dire que j&rsquo;ai aimé ce roman est un euphémisme. Je l&rsquo;ai dévoré !</span> <span style="color: #0000ff">L&rsquo;histoire, la forme, le décor&#8230; tout me parle. Au lieu d&rsquo;avoir mené une véritable enquête, l&rsquo;auteure a déplacé le curseur plus loin dans la fiction, dans l&rsquo;invention. Cela donne le portrait d&rsquo;une femme libre, sure de ses choix, autonome et fière. Une précurseure assurément dans cette France de la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Un beau portrait de femme. En résonance, celui de la narratrice, un peu perdue, un peu triste de tout ce qui n&rsquo;est plus. Entre flux et reflux, voilà un roman qui offre une (très) belle éclaircie ! A lire.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;, de Julie Wolkenstein, chez P.O.L., 22 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Partir pour être libre&#8230; enfin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/23/partir-pour-etre-libre-enfin/</link>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 14:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Ovaldé]]></category>

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		<description><![CDATA[Première rencontre pour moi avec l&#8217;univers de Véronique Ovaldé. Je n&#8217;avais pas plongé dans &#160;&#187; Ce que je sais de Vera Candida&#160;&#187;, énorme succès de librairie, – le titre vient d&#8217;ailleurs de sortir chez J&#8217;ai lu, en poche donc –, pas plus que dans ses précédents romans. Au détour d&#8217;une émission de radio, j&#8217;ai eu [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879298276.jpg" rel="lightbox[402]" title="9782879298276"><img class="alignleft size-medium wp-image-405 colorbox-402" style="margin: 10px;" title="9782879298276" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879298276-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a>Première rencontre pour moi avec l&rsquo;univers de Véronique Ovaldé. Je n&rsquo;avais pas plongé dans &nbsp;&raquo; Ce que je sais de Vera Candida&nbsp;&raquo;, énorme succès de librairie, – le titre vient d&rsquo;ailleurs de sortir chez J&rsquo;ai lu, en poche donc –, pas plus que dans ses précédents romans. Au détour d&rsquo;une émission de radio, j&rsquo;ai eu envie de me laisser envahir par &nbsp;&raquo; Des vies d&rsquo;oiseaux&nbsp;&raquo;, qui est paru à la rentrée aux Editions de l&rsquo;Olivier.</p>
<p>Jolie rencontre, pour le coup !</p>
<p>Dans un pays qui n&rsquo;est jamais nommé, Vida Izzara mène une vie de femme oisive et riche à la fin des années 90. Tirée de son environnement originel et de la terrible ville d&rsquo;Irigoy (dont on dit qu&rsquo;autrefois les hommes et les chiens s&rsquo;y sont mélangés), la fille d&rsquo;un pauvre joueur de luth vit avec son mari Gustavo et leur fille unique et adorée Paloma sur la colline Dollars, cité prospère et protégée de la misère.</p>
<p>Mais un jour, tout bascule. Paloma, 21 ans, quitte brutalement ses parents pour rejoindre Adolfo, ce jeune jardinier que sa mère lui avait présenté. Depuis un an, les deux tourtereaux, pour ne pas dire les deux coucous, écument les maisons vides de leurs propriétaires, partis en vacances. Ils y vivent, piochent dans les victuailles, les alcools&#8230; sans jamais rien y voler cependant.</p>
<p>Un flic, Taïbo, alerté par Vida qui sait que quelqu&rsquo;un est venu dormir chez elle en son absence, se penche sur ces affaires et&#8230;  tombe amoureux de cette femme délaissée.</p>
<p>Au fil du roman, ce sont ces personnages que l&rsquo;on suit. Vida la pauvre devenue riche mais vide. Gustavo et ses signes extérieurs de richesse, Paloma et la rage qui l&rsquo;habite depuis qu&rsquo;elle a compris comment fonctionnait le monde&#8230; et le couple de ses parents, Adolfo enfin. L&rsquo;enfant abandonné par sa mère, maltraité par son père et qui, coûte que coûte, arracherait avec les dents s&rsquo;il le faut sa place au soleil&#8230; Lui aussi vient d&rsquo;Irigoy.  Tragique estampille comme nous le raconte Véronique Ovaldé, à la page 64 : <em>&nbsp;&raquo; Dire que vous veniez d&rsquo;Irigoy équivalait à dire que vous veniez d&rsquo;un territoire qui ressemblait à la banlieue du monde, un terrain vague entre deux échangeurs au milieu de rien. Le strapontin du monde. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Comme pour des oiseaux dans le ciel, l&rsquo;auteure croise ces trajectoires. Tout aurait pu être si différent dans une autre vie !</p>
<p>Celle de Taïbo, d&rsquo;abord. Page 33 :<em> &nbsp;&raquo; Taïbo fait semblant d&rsquo;avoir une vie normale de célibataire qui loge dans un mobil-home. Parce qu&rsquo;ici personne ne peut comprendre cela. On peut vous écouter ou vous consoler une ou deux semaines après un deuil ou une rupture. Mais dix ans après on vous prendrait pour un maniaque. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Celle de Vida, ensuite  (page 42) : <em>&nbsp;&raquo; Mais si Paloma revient à la maison, n&rsquo;est-ce pas une façon de montrer à son amoureux la manière dont ses parents vivent, Paloma doit la juger comme on juge ses parents à vingt ans et Vida n&rsquo;a pas grand-chose à dire pour sa défense, ou du moins pas ce soir, alors elle se couche, elle est infiniment triste, et juste avant d&rsquo;éteindre la lumière elle se dit “Mon Dieu il me semble bien être vivante dans ma tombe ”&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Puis celle d&rsquo;Adolfo. Page 133 :<em> &nbsp;&raquo; L&rsquo;étrange coucou que c&rsquo;était. Qui avait choisi de se civiliser ( jusqu&rsquo;à un certain point), mû par le désir de séduire tout un chacun, de répondre à l&rsquo;attente, de s&rsquo;infiltrer partout, dans tous les milieux et de regarder le monde à travers les yeux de ceux qui n&rsquo;avaient rien vu de ce que lui-même avait vu. N&rsquo;est-ce pas toujours ainsi qu&rsquo;il opérait ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Et celle de Paloma, enfin. La jeune femme n&rsquo;appelle plus ses parents &laquo;&nbsp;papa&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;maman&nbsp;&raquo; depuis qu&rsquo;elle a 8 ans. Fille unique, elle avait une amie, Chili, morte d&rsquo;une leucémie. Elle court, s&rsquo;entraîne et se désespère du piège dans lequel son tombés ses parents.</p>
<p>Entre Paloma et Adolfo, ce sont deux univers qui se téléscopent. La petite fille riche étudiante en droit et le gamin qui, à 14 ans, a compris qu&rsquo;il devait fuir son père tout en protégeant son petit frère.</p>
<p>Au final, plusieurs histoires d&rsquo;amour qui se tissent sur une trame faite de désillusions et de repentirs. Une quête de liberté à plusieurs voix aussi. Pour rappeler qu&rsquo;elle s&rsquo;acquiert souvent ( tout le temps ?) dans la fuite.</p>
<p>Chouette voyage !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Des vies d&rsquo;oiseaux&nbsp;&raquo;, de Véronique Ovaldé, aux Editions de l&rsquo;Olivier, 236 pages, 19€.</em></strong></p>
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