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	<title>Quatrième de couv &#187; Pologne</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Chez les vieilles filles du professeur Fabrikant&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 15:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&#8217;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230; Alors voilà, j&#8217;ai découvert le premier roman de Yirmi Pinkus, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec &#171;&#160;Le Grand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" rel="lightbox[2269]"><img class="alignleft  wp-image-2271 colorbox-2269" style="margin: 10px" alt="FABRIKANT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" width="200" height="300" /></a>Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&rsquo;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230;</p>
<p>Alors voilà, j&rsquo;ai découvert le premier roman de <strong>Yirmi Pinkus</strong>, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un premier roman qui plonge l&rsquo;auteur dans la vie d&rsquo;une troupe pas banale, créée à la fin du XIXe siècle, en Roumanie.</p>
<p>Quand le roman, commence, nous sommes à la fin des années 30, en Europe centrale. <strong>Markus Fabrikant</strong>, à qui l&rsquo;on donne le titre ronflant de professeur, vient de mourir. Il est considéré comme l&rsquo;un des pères fondateurs du théâtre roumain.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la troupe du Grand Cabaret constituée des décennies plus tôt dans le but d&rsquo;éduquer les masses juives misérables à l&rsquo;aide de &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo; pour les initier à la grande histoire des hommes ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2269"></span></p>
<p>Le <strong>professeur Fabrikant</strong> a, des années durant, pris sous son aile de jeunes orphelines, ou de jeunes filles promises à un bien médiocre avenir pour les faire jouer, chanter, danser&#8230; Une aventure qui a permis au Grand Cabaret de sillonner la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie&#8230; des années durant.</p>
<p>A la mort de <strong>Markus</strong>, l&rsquo;un de ses neveux, <strong>Herman</strong>, prend la suite. De nombreuses péripéties attendent les désormais vieilles dames du Grand Cabaret tandis qu&rsquo;ici et là, l&rsquo;antisémitisme grandit tous les jours. Le théâtre populaire yiddish vit ses dernières heures de gloire&#8230;</p>
<p>On suit avec plaisir les histoires des différents membres de la troupe tandis que <strong>Zofia</strong>, la belle-soeur du professeur Fabrikant ourdit des plans machiavéliques pour récupérer, entre autres, les diamants acquis par le fondateur de la troupe.</p>
<p><strong>Mimi Landau veille sur les comptes, mais aussi sur les filles, devenues vieilles, mais dont la réputation a traversé tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il y a Perla, la petite Gina, la grande Gina, Esther, Yetti, la bonne Becky, Lydia, Kreindl&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mimi tira une chaise et s&rsquo;assit à côté de lui: “Je n&rsquo;avais que huit ans quand votre oncle a décidé de me prendre dans son cabaret ambulant, et je lui en serai reconnaissante jusqu&rsquo;à mon dernier jour, commença-t-elle en lui posant une main sur l&rsquo;épaule. Que serais-je devenue sans lui ? A l&rsquo;époque, les orphelins mouraient comme des mouches, soit de maladies, soit parce que personne ne s&rsquo;occupait d&rsquo;eux, et ceux qui avaient la chance de survivre ne pouvaient espérer qu&rsquo;une vie raccourcie par un dur labeur. Je ne suis pas la seule à tout lui devoir, on est sept, sept orphelines – en fait huit, si on compte aussi Becky. Il nous a rassemblées il y a cela presque soixante ans. Nous ne sommes plus de prime jeunesse, monsieur Herman, et le Grand Cabaret est la seule chose que nous ayons. Pour votre oncle et pour nous, il faut vous lever et prendre la route avec nous. Vous pouvez compter sur toute l&rsquo;équipe, Yingele, jeune homme, nous vous aiderons. Les filles connaissent leurs rôles par coeur, et moi, je gère les comptes quasiment les yeux fermés.” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait jamais aimé les animaux domestiques, alors a fortiori celui qui appartenait à sa rivale honnie. En effet, dès son arrivée, Lydia Liphschitz s&rsquo;était employée à ébranler le statut de la Duchesse par tous les moyens possibles et elle ne ratait jamais une occasion de lui chercher noise ou de l&rsquo;énerver : les deux femmes ayant la langue aussi bien pendue l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les dîners communs étaient devenus un véritable champ de bataille. En général, ces chicaneries se terminaient au détriment d&rsquo;Esther qui, depuis la mort de sa chère Perla, ne s&rsquo;amusait plus comme autrefois à faire de l&rsquo;esprit et avait perdu beaucoup de son sens de la repartie ; d&rsquo;ailleurs, si parfois elle arrivait à remettre Lydia à sa place, elle n&rsquo;y prenait aucun plaisir, au contraire, elle s&rsquo;en voulait de se laisser ainsi manipuler par son ennemie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 342 :</strong> &laquo;&nbsp;Bucarest, le 19 décembre 1938</p>
<p style="text-align: left"><em>Chère Giza,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;écris ces lignes de la gare centrale de Bucarest. Le départ du train qui me conduira à Zurich est imminent et ceci marquera la fin de mon ancienne vie. Oui, Giza, chérie, figure-toi que j&rsquo;ai quitté le Grand Cabaret du professeur Fabrikant. Dans trois heures prendra fin une période de soixante et un ans.De belles années ? Comment savoir, puisque je n&rsquo;ai rien connu d&rsquo;autre. Et puis, bons moments ou pas, c&rsquo;était devenu un chariot que je ne pouvais plus tirer. J&rsquo;espère que je vais réussir à t&rsquo;expliquer comment tout cela est arrivé, et alors peut-être, tu comprendras que je n&rsquo;avais pas le choix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un roman plein d&rsquo;entrain et de rebondissements ! Suivre la vie d&rsquo;un cabaret ambulant n&rsquo;est décidément pas une sinécure ! On se plonge avec délectation dans le quotidien de cette troupe assez improbable et le fait que l&rsquo;auteur soit également dessinateur n&rsquo;y est pas pour rien. On retrouve d&rsquo;ailleurs des illustrations au fil des pages. Un roman dont on voit les images pour finir et/ou commencer l&rsquo;année ? Bonne pioche !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;, de Yirmi Pinkus, Grasset, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>A défaut d&#8217;Amérique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/06/07/a-defaut-damerique/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 07:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sophia]]></category>
		<category><![CDATA[Suzan]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout commence par un enterrement. Celui d&#8217;Adèle. Adèle, la rescapée, Adèle la belle, Adèle qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&#8217;en a plus voulu&#8230; En signant &#171;&#160;A défaut d&#8217;Amérique&#160;&#187;, la romancière française Carole Zalberg achève sa trilogie des Tombeaux, qui retrace l&#8217;histoire d&#8217;une famille juive au XXe siècle en faisant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par un enterrement. Celui d&rsquo;<strong>Adèle</strong>.<strong> Adèle</strong>, la rescapée, <strong>Adèle</strong> la belle, <strong>Adèle</strong> qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&rsquo;en a plus voulu&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0.jpg" rel="lightbox[1072]" title="Zalberg_Carole_DR_0"><img class="alignleft  wp-image-1077 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="Zalberg_Carole_DR_0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0-300x223.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>En signant <strong>&laquo;&nbsp;A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong>, la romancière française <strong>Carole Zalberg</strong> achève sa <strong>trilogie des Tombeaux</strong>, qui retrace <strong>l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille juive au XXe siècle</strong> en faisant revivre trois femmes disparues, Sabine, sa mère Emma et sa grand-mère Adèle.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;La mère horizontale&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Et qu&rsquo;on m&rsquo;emporte&nbsp;&raquo;</strong>, voici donc le troisième opus, qui peut d&rsquo;ailleurs se lire indépendamment des deux précédents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1072"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette fois encore, les femmes sont au coeur de l&rsquo;histoire. La grande et la petite. Il y a donc <strong>Adèle</strong> qu&rsquo;on enterre. Autour d&rsquo;elle, sa famille. Et puis il y a <strong>Suzan</strong>, venue d&rsquo;Amérique pour comprendre pourquoi cette femme que son père <strong>Stanley</strong> avait rencontrée à Paris après la guerre n&rsquo;a finalement pas voulu qu&rsquo;il l&rsquo;épouse. Elle était veuve. Il était veuf. <strong>Suzan</strong> a voulu les faire se retrouver. A quel prix !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK.jpg" rel="lightbox[1072]" title="DEFAUT OK"><img class="alignleft  wp-image-1088 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="DEFAUT OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK-153x300.jpg" alt="" width="92" height="180" /></a>Parallèlement, c&rsquo;est la plongée dans l&rsquo;histoire familiale que nous suivons avec<strong> Fleur.</strong> Arrière-petite fille d&rsquo;<strong>Adèle</strong>. Et nous voilà emmenés en Pologne. Les juifs sont opprimés, ils fuient. Pour les parents d&rsquo;Adèle ce sera finalement Paris, à défaut d&rsquo;Amérique&#8230;</p>
<p>Enfin, le roman nous laisse suivre <strong>Suzan</strong> dans sa quête d&rsquo;identité. Avocate, fille d&rsquo;une mère ayant quitté l&rsquo;Europe et ses pogroms, divorcée sans enfant, <strong>Suzan</strong> se rapproche de <strong>Sophia</strong>, sa tante installée depuis si longtemps en Afrique du Sud où elle est devenue une figure de la lutte anti-apartheid. Une façon de se rapprocher de sa mère défunte. Et de découvrir une femme qu&rsquo;elle ne soupçonnait pas.</p>
<p>Au final, un roman de femmes où se mêlent les destins sur trois continents et près d&rsquo;un siècle. L&rsquo;Afrique, terre de lutte pour la paix. L&rsquo;Europe, terre d&rsquo;exil et aussi d&rsquo;accueil et enfin cette Amérique fantasmée. Une terre promise&#8230; et finalement pas.</p>
<p>Hantée par la présence de l&rsquo;Histoire, cette famille cherche l&rsquo;apaisement.<strong> Chaque génération a fait ce qu&rsquo;elle a pu avec ce que lui a laissé la précédente. Nostalgie douloureuse et délicieuse&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 78</strong> : &laquo;&nbsp;<em> Adèle, oui, c&rsquo;est vrai ma chérie, elle m&rsquo;avait tout de suite tapé dans l&rsquo;oeil. Je ne sais plus si je t&rsquo;ai raconté. Elle faisait la queue devant un magasin d&rsquo;alimentation. Sacré beau brin de fille. On ne pouvait pas la louper. Stanley avait laissé son sourire s&rsquo;épanouir et Suzan avait vu une Adèle gironde danser dans ses yeux. Mais elle n&rsquo;était pas libre et j&rsquo;ai appris à apprécier Louis aussi. En fait, j&rsquo;adorais passer du temps avec eux. Il y avait toujours du monde, même si c&rsquo;était petit. Ca vivait. Pas comme chez tes grands-parents. Quand je pense qu&rsquo;Adèle et Louis venaient de perdre leur fils&#8230;</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 186</strong> : <em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai des bonnes amies qui m&rsquo;en rapportaient, des romans américains, parce qu&rsquo;elles, elles allaient là-bas voir de la famille ou juste visiter. Pas comme nous qui ne sommes jamais partis plus loin que l&rsquo;Italie, et pour acheter des chaussures et des pull-overs à un bon prix, pas pour la dolce vita. Elle se tournait vers mon arrière-grand-père encore vivant et laissait peser le reproche quelques secondes. Lui haussait les épaules et continuait de cocher les numéros du tiercé. [&#8230;] </em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Mon arrière-grand-mère n&rsquo;avait pas encore vécu et épuisé en un clin d&rsquo;oeil son rêve d&rsquo;Amérique. En attendant, elle s&rsquo;entraînait à dire bye-bye et how are you, elle notait du vocabulaire dans un petit carnet. C&rsquo;était son évasion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 193</strong> :<em> &nbsp;&raquo; Vérification faite – car elle a des dates une notion assez vague –, Suzan est née en même temps que l&rsquo;apartheid. Alors que sa venue au monde engageait définitivement sa mère dans cette vie bourgeoise qui n&rsquo;avait pas toujours été son rêve, loin s&rsquo;en faut, naissait en Afrique du sud le système qui allait faire basculer Sophia de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;opposition active, minoritaire et mal vue chez les Blancs d&rsquo;alors, d&rsquo;autant plus notable et voyante qu&rsquo;elle serait conduite par une femme. Pis encore : par une femme juive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">J&rsquo;ai découvert avec ce roman l&rsquo;univers de Carole Zalberg. Une fois le principe de la construction du livre adopté, – Fleur, Suzan  et un narrateur qui raconte la vie d&rsquo;Adèle se succèdent au fil des chapitres –, et une rapide gymnastique sur la généalogie familiale imaginée,  on se laisse gagner par l&rsquo;histoire et les personnages, résolument attachants. Ils nous parlent d&rsquo;exil, de liberté, de choix et d&rsquo;amour. Un livre touchant, bien écrit&#8230; et qui vous donne envie de plonger dans les romans précédents de l&rsquo;auteure qui figure aujourd&rsquo;hui parmi les auteurs français contemporains à suivre.</span></p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;, de Carole Zalberg, Actes Sud, 18,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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