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	<title>Quatrième de couv &#187; plan social</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la tour de Babel s&#8217;effondre&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 07:28:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2023 La phrase a marqué. Le 15 septembre 2018, Emmanuel Macron lançait à une jeune chômeur de 25 ans qui lui expliquait ses difficultés&#8230; qu&#8217;il suffisait de traverser la rue pour en trouver un. Un titre qui claque.  Et une histoire qui nous plonge dans les années 2010, au fil d&#8217;une &#171;&#160;petite saga&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2023</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6259 colorbox-6257" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IL-SUFFIT-DE-TRAVERSER-LA-RUE.jpg" alt="IL SUFFIT DE TRAVERSER LA RUE" width="409" height="600" /></p>
<p>La phrase a marqué. Le 15 septembre 2018, <strong>Emmanuel Macron</strong> lançait à une jeune chômeur de 25 ans qui lui expliquait ses difficultés&#8230; qu&rsquo;il suffisait de traverser la rue pour en trouver un.</p>
<p>Un titre qui claque.  Et une histoire qui nous plonge dans les années 2010, au fil d&rsquo;une &laquo;&nbsp;petite saga&nbsp;&raquo;. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Aurélien Babel</strong>, un journaliste de 57 ans, poètes à ses heures perdues, pour le bureau parisien de <strong>MondoNews</strong>, groupe tentaculaire qui finirait par vous faire croire au journalisme sans journalistes.</p>
<p>Sauf que les actionnaires ont décidé de faire plus avec moins. Un plan social est annoncé. Il n&rsquo;y aura que trente départs volontaires. <strong>Aurélien Babel</strong> veut en être. Quitte à être vil.</p>
<p>Il finira par prendre ses cliques et ses claques en saisissant au vol une opportunité de reconversion professionnelle. Mais, dans les méandres des organismes de formation qui sont un business à part entière, rien ne va se passer comme prévu&#8230;</p>
<p>Je ne connaissais pas les romans d&rsquo;<strong>Eric Faye.</strong> J&rsquo;avoue que j&rsquo;ai plongé dans celui-ci grâce à son titre. Et je ne l&rsquo;ai pas regretté.</p>
<p>Au fil de ce roman, l&rsquo;ancien journaliste brosse le tableau d&rsquo;une classe moyenne incapable de résister à l&rsquo;offensive néo-libérale et de se mobiliser lorsqu&rsquo;elle est attaquée.</p>
<p>Auteur de romans, de nouvelles, de récits de voyages et d&rsquo;essais, <strong>Eric Faye</strong> signe avec <strong><em>Il suffit de traverser la rue</em></strong> son douzième roman.</p>
<p>Une chronique caustique, une fable grinçante qui raconte notre époque. Pas la plus chouette, non de là.</p>
<p><span id="more-6257"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 69 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La question des délocalisations n&rsquo;était pas la seule à nous tarauder. De nouvelles méthodes de management, élaborées et testées sur des cobayes humains dans les couveuses nord-américaines de MondoNews, avaient fait leur apparition chez nous. L&rsquo;évaluation annuelle des performances n&rsquo;était certes pas une nouveauté, mais, les premières années, l&rsquo;exercice s&rsquo;était limité à passer une fois par an &laquo;&nbsp;chez Confesse&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire dans le bureau d&rsquo;un chef de service ou de Lanquetot, que ce &laquo;&nbsp;pensum maoïste&nbsp;&raquo;, selon ses propres termes, barbait au plus haut point.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En somme, MondoNews inventait un concept nouveau : le journalisme sans journalistes. L&rsquo;absence de qualifications des recrues de Constanta, Clémence Corap l&rsquo;avait constatée par elle-même quelques mois plus tôt. Voilà cinq qu&rsquo;elle dirigeait le service matières premières, qui avait permis de décrocher un nombre important de nouveaux clients francophones. Le Siège n&rsquo;en avait pas moins décidé de le délocaliser, estimant que le traitement des communiqués et la rédaction de comptes rendus des contrats de blé tendre ou de blé dur pouvaient tout aussi bien être effectués en Roumanie. Aucun prétexte invoqué, aucun cache-misère. C&rsquo;était ainsi.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cela faisait beaucoup, et à cinquante-sept ans, mon corps, mes nerfs refusaient de se métamorphoser en couteau suisse. Je n&rsquo;avais pas fait objecteur de conscience à vingt ans pour être enrôlé maintenant dans une autre armée, balancé d&rsquo;une mission à l&rsquo;autre sans rien connaître au terrain. Tu as été spécialiste de affaires judiciaires ? Très bien. Aujourd&rsquo;hui, tu traiteras le foot et la boxe, et demain les résultats trimestriels de Dassault Systèmes. Je savais que cela signifierait. Stress. Regain de dépression à brève échéance. Et pour le moyen terme, j&rsquo;imaginais un bel ulcère. Si long terme il y avait à bord de ce bateau ivre, il passerait par une démission ou un licenciement. Ces perspectives me glaçaient, d&rsquo;où l&rsquo;urgence de fuir avant que la porte de sortie ne claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Il suffit de traverser la rue, Eric Faye, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des vies entre gris clair et gris foncé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/31/des-vies-entre-gris-clair-et-gris-fonce/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 13:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160;  Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, la reproduction sociale sont-ils si forts qu&#8217;ils cloisonnent nos vies ?  L&#8217;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ?  François Bégaudeau, dont je n&#8217;avais encore rien lu, tente d&#8217;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" rel="lightbox[5008]"><img class="alignleft size-full wp-image-5011 colorbox-5008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" alt="EN GUERRE" width="195" height="284" /></a> </span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, </span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">la reproduction</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> social</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">e</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">sont</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">-il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> si fort</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qu&rsquo;il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">cloisonnent nos vies ?</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><strong>François Bégaudeau</strong>, dont je n&rsquo;avais encore rien lu, tente d&rsquo;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de vous et de notre époque si socialement précaire. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Puisque la rencontre entre un prince et une bergère ne peut résulter que d’un accident, il en sera de même pour <strong>Romain Praisse</strong> et<strong> Louisa Makhloufi</strong> ! Le premier vit dans le centre</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">de cette ville jamais nommée où il est fonctionnaire territorial tendance bobo. <strong>Louisa</strong>, elle, vit en périphérie. Avec <strong>Cristiano</strong>. Elle est manutentionnaire sur une plateforme Amazon, lui travaille dans une entreprise qui fabrique des pièces. Il est ouvrier. Mais l’entreprise vit ses derniers moments.</span></span></span></p>
<p class="western"><span id="more-5008"></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"> <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Au chômage, <strong>Cristiano</strong>, qui n’a pas la force de rebondir de <strong>Louisa</strong>, sportive accomplie, se laisse couler. <strong>Louisa</strong> le sent, s’en lasse. Et lors d’une soirée entre copines, rencontre <strong>Romain</strong>. Rencontre improbable… qui se transforme. Qui les transforme ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Si le sexe transcende les classes, qu’en est-il de l’amour dans ce qu’il a de plus profond ? Au fil des pages, <strong>François Bégaudeau</strong>, dont on sait le regard et la plume incisifs, nous peint une implacable réalité sociale. Une guerre, sociale, à laquelle chacun des personnages se livre avec les moyens de sa classe.</span></span></span></p>
<p class="western"><strong>Romain</strong> et<strong> Louisa</strong> ne parlent pas de la même manière. N&rsquo;ont pas les mêmes intérêts ni les objectifs identiques.</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">C’est incisif, mais cela je l’ai déjà dit. C’est drôle aussi. L’écriture de <strong>Bégaudeau</strong> est dense, pleine. Vive. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une chouette découverte, malgré les constats. Malgré le bilan. Entre gris clair et gris foncé.</span></span></span></p>
<p><strong>François Bégaudeau parle ici de son roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9QAVnRx9Fms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Pages 12-13 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i> </i></span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>&laquo;&nbsp;Louisa Makhloufi et Romain Praisse demeureraient-ils encore cent ans dans cette ville que la probabilité qu&rsquo;ils se croisent, s&rsquo;avisent et s&rsquo;entreprennent resterait à peu près nulle. En sorte que si l&rsquo;une des 87 caméras de surveillance installées en 2004 par les techniciens d&rsquo;un prestataire privé de la mairie les voit se croiser, s&rsquo;aviser, s&rsquo;entreprendre, ce sera qu&rsquo;au prix d&rsquo;un dérèglement des trajectoires lié à une conjonction hasardeuse de faits nécessaires.&nbsp;&raquo;</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Page 183 : </b></span></span></span></em><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>« Sophie Lafargue a coché une par une les cases de cette résignation, de cette sagesse. Ni plus ni moins qu’un autre, elle a protesté, défié les serveurs, obtempéré en grognant, obtempéré en silence, s’est adaptée, s’est félicitée. Au fil des mois la loi a reprogrammé son système sensoriel. Lui a appris à aimer l’air limpide des cafés dont elle aimait tant la brume grise dans les films de Sautet et maintenant quand elle retombe dessus elle souffre pour Vincent, François, Paul et les autres noyés dans ce nuage cancérigène. Et les plateaux de télé enfumés des années 80 ne lui inspirent plus la nostalgie d’une époque qui savait vivre, mais une sorte d’effroi rétrospectif. »</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><b>Page 278 :</b></span> <span style="font-size: small"><i>« En somme il aura beaucoup contesté les lois sans jamais y contrevenir. Il est un légaliste objectif, sentant qu’il a plus intérêt à respecter la loi qu’à la transgresser ; que, si inique lui paraisse-t-elle, elle lui profite. Elle profite sans doute davantage aux encore mieux nés, habiles en outre à s’engouffrer dans les vides juridiques ou à profiter des largesses de l’administration fiscale, mais à lui elle assurera jusqu’au bout un toit et des loisirs suffisants, aussi vrai qu’elle lui épargne et lui épargnera, sauf accident, sauf dérèglement général et alors le souhaite-t-il vraiment ?, le froid, la faim, les maladies qui dégénèrent à défaut de soins. </i></span></p>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><i>La société dont il conteste les fondements lui fournir des avoirs, même maigres, et une situation, même peu gratifiée. Ainsi doté, on ne saute pas dans le vide. Un jour, vers leurs débuts, le projet formulé par Louisa de sauter à l’élastique l’avait laissé dubitatif. Risquer de tout perdre pour un frisson de trois secondes, quelle folie. Elle avait dit : perdre quoi ? »</i></span></p>
</blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En guerre&nbsp;&raquo;, François Bégaudeau, Verticales, 20 euros.</strong></em></p>
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