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	<title>Quatrième de couv &#187; pillages</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Perdre pour mieux gagner&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2016 16:36:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Gaudé n&#8217;a pas besoin de moi pour vendre des romans, c&#8217;est un fait. Des années pourtant que je suis cet auteur, découvert, comme beaucoup par le prisme de &#171;&#160;Le soleil des Scorta&#160;&#187;, prix Goncourt 2004. J&#8217;avais alors plongé dans ses romans précédents &#171;&#160;La mort du roi Tsongor&#160;&#187; et &#171;&#160;Cris&#160;&#187; avant d&#8217;attendre chaque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAUDE-OK.jpg" rel="lightbox[3737]"><img class="alignleft size-full wp-image-3744 colorbox-3737" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAUDE-OK.jpg" alt="GAUDE OK" width="250" height="476" /></a></p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> n&rsquo;a pas besoin de moi pour vendre des romans, c&rsquo;est un fait.</p>
<p>Des années pourtant que je suis cet auteur, découvert, comme beaucoup par le prisme de <strong>&laquo;&nbsp;Le soleil des Scorta&nbsp;&raquo;</strong>, prix Goncourt 2004.</p>
<p>J&rsquo;avais alors plongé dans ses romans précédents <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Cris&nbsp;&raquo;</strong> avant d&rsquo;attendre chaque rentrée littéraire impatiemment.</p>
<p>Vous pouvez retrouvez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>le post concernant<strong> &laquo;&nbsp;Dansent les ombres&nbsp;&raquo;, </strong>paru l&rsquo;an dernier et qui m&rsquo;avait donné envie d&rsquo;aller découvrir Haïti.</p>
<p>Le voici de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Ecoutez nos défaites&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Actes Sud.</p>
<p>Un roman dense qui mêle quatre époques, quatre histoires. Quatre manières d&rsquo;appréhender le destin, qu&rsquo;il soit victorieux ou voué à la défaite.</p>
<p>Les siècles et les guerres se mélangent. Et au fil des pages, la défaite se veut militaire et/ou intime.</p>
<p>Chacun y va de sa stratégie pour gagner la victoire. Mais s&rsquo;agit-il de battre son ennemi ou de lui survivre, s&rsquo;interroge l&rsquo;auteur. Le prix à payer n&rsquo;est-il pas bien trop lourd ?</p>
<p><strong>Et si seul le beau et ce qui fait notre humanité valaient la peine qu&rsquo;on se batte pour eux ? </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3737"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un agent des services de renseignements français, <strong>Assem Graïeb</strong>, gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d&rsquo;élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin de <strong>Mariam</strong>, une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – <strong>le général Grant</strong> écrasant les Confédérés, <strong>Hannibal</strong> marchant sur Rome, <strong>Hailé Sélassié</strong> se dressant contre l’envahisseur fasciste&#8230;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> dit de son roman (sur le site de son éditeur Actes Sud) qu&rsquo;il <strong>&laquo;&nbsp;est un livre sur le temps&nbsp;&raquo;.</strong> <strong>[&#8230;] </strong><span class="coul1"><strong>Mais c’est aussi un livre qui essaie de saisir ce continuum qui nous traverse, nous lie aux époques précédentes, dans une sorte de mystérieuse verticalité. Un peu comme le font ces objets archéologiques qui traversent les siècles, surgissent parfois à nos yeux, au gré d’une fouille, nous regardent avec le silence profond des âges et disparaissent à nouveau, vendus, détruits ou engloutis pour quelques siècles encore.</strong></span></p>
<p>Et l&rsquo;auteur de poursuivre : <strong>&laquo;&nbsp;Et si, dès lors, la défaite n’avait rien à voir avec l’échec ? Et s’il ne s’agissait pas de réussir ou de rater sa vie mais d’apprendre à perdre, d’accepter cette fatalité ? Nous tomberons tous. Le pari n’est pas d’échapper à cette chute mais plutôt de la vivre pleinement, librement.</strong><br />
<strong> Les deux personnages principaux d’<em>Écoutez nos défaites</em>, Assem, l’agent des services français, et Mariam, l’archéologue irakienne, sont dans cette quête. Ils sont aux endroits où le monde se convulse. Et si la défaite ne peut être évitée, du moins son approche est-elle l’occasion pour eux de s’affranchir. Quitter l’obéissance et remettre des mots sur le monde. Assumer la liberté de vivre dans la sensualité et le combat. C’est cet affranchissement commun qui rend leur rencontre possible et va les unir dans cette traversée d’un monde en feu, où ils seront peut-être défaits mais sans jamais cesser d’être souverains.”</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 30-31 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La défaite, elle est là. Est-ce que les autres ne la voient pas ? La défaitr bestiale, gourmande, sans appel. Ils ne pourront pas lui échapper. Est-ce qu&rsquo;il est le seul à la sentir ? Les généraux se passent et se repassent une petite paire de jumelles, comptent et recomptent les troupes italiennes et les régiments d&rsquo;Erythréens. On lui tend parfois la paire pour qu&rsquo;il apprécie à son tour la situation, mais il ne le fait pas. Lui, leur empereur à tous, roi des rois, lui, Hailé Sélassié, il est sûr de la défaite mais à quoi bon le leur dire ? Il garde son calme légendaire, n&rsquo;exprime rien, ni peur, ni hâte. Il est le temps qui ne s&rsquo;émeut pas, l&rsquo;oeil qui voit ce qui sera. Ses hommes le contemplent, petit, dans cet uniforme impeccable qu&rsquo;il est le seul à porter. Les autres, tous les autres, sont hirsutes, avec des couvertures sur les épaules, des bijoux autour du cou, aux oreilles, aux poignets, des couteaux à la ceinture. Il ne dit rien. Il était contre cette bataille. A quoi lui servirait de compter et recompter les effectifs ennemis ? Ils vont mourir aujourd&rsquo;hui. Il le sait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 78 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Chargez!” C&rsquo;est Grant qui crie cette fois. Et Buell avec lui. Sherman, Wallace et tous les officiers yankees. C&rsquo;est à leur tour d&rsquo;avancer. La guerre n&rsquo;est faite que de cela : de ce va-et-vient : manger du terrain ou le perdre. Tenir ou reculer. Avoir la force de se relever, même après sept heures de combat, même après une nuit aux aguets, et charger sur ceux qui vous ont mis en pièce la veille. Beauregard, qui a pris la place de Johnston, voit les troupes nordistes contre-attaquer. Il comprend que tout est fini. Des hommes mourront encore, mais la bataille de Shiloh est perdue et il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à reculer&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 238 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un nouveau coup d&rsquo;Etat vient d&rsquo;éclater. Est-ce que ce sont les mêmes ? Menghistu et Germame sont-ils revenus d&rsquo;entre les morts pour le harceler à nouveau ? Non&#8230; On lui parle d&rsquo;autre chose aujourd&rsquo;hui. Il ne s&rsquo;agirait pas d&rsquo;un homme mais d&rsquo;une sorte de société sécrète : le Derg. Il se sent las. Des années ont passé&#8230; Dans son esprit, les époques se chevauchent. Toutes les attaques à son trône se superposent. Il y a eu tant de complots. Tous les deux ou quatre ans. Et celui-ci maintenant. On tire sur le palais et le peuple ne descend pas dans la rue pour le protéger ? Quelque chose a changé. Est-ce qu&rsquo;il est en train de perdre ? Il sent une fatigue qui vient de loin prendre possession de lui. Elle l&rsquo;empêche de bondir, de crier des ordres, de réagir avec vigueur. Il sent que dorénavant le pays le regarde avec haine, lui et ses vingt-sept Rolls Royce, lui et sa cour d&rsquo;hommes inutiles, lui et ses richesses dans un pays qui meut la bouche ouverte.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Écoutez nos défaites&nbsp;&raquo;, laurent Gaudé, Actes Sud, 288p, 20 €.</strong></em></p>
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		<title>La confrérie des moines volants</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/14/la-confrerie-des-moines-volants/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Oct 2013 11:51:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire dépaysante à plus d&rsquo;un titre. Voilà ce que je vous propose en vous faisant découvrir <strong>&laquo;&nbsp;La confrérie des moines volants&nbsp;&raquo;</strong>, dernier roman en date de <strong>Metin Arditi, </strong>paru pour cette rentrée littéraire, à la fin de l&rsquo;été.</p>
<p><strong> </strong>Ce dernier nous propose un voyage dans le temps et dans la Russie d&rsquo;antan.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOINES.jpg" rel="lightbox[2101]"><img class="alignleft  wp-image-2109 colorbox-2101" style="margin: 10px" alt="MOINES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOINES.jpg" width="150" height="234" /></a>Autre univers et autre contrée que le dernier roman de cet auteur né à Ankara dont j&rsquo;avais parlé<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/02/05/loin-de-tout-dans-la-presque-grande-ecole-suisse/"> ici</a>.  <strong>Metin Arditi</strong> vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Edité pendant des années chez Actes Sud, il signe chez Grasset un roman érudit qui se déroule sur plusieurs générations.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Nikodime</strong>, un ermite. Avec une poignée de vagabonds, ce dernier va tenter de sauver les plus beaux trésors de l&rsquo;art sacré orthodoxe alors pillé par le régime soviétique. Nous sommes en 1937 et la<strong> Confrérie des moines volants</strong> vient de naître. Tous ont des choses à cacher, doivent se faire oublier. <strong>Nikodime</strong> le premier. Et la jeune <strong>Irina</strong> le plonge à nouveau dans la souffrance. Il s&rsquo;inflige des supplices quotidiens tout en dirigeant sa troupe hétéroclite d&rsquo;une main ferme. Pour la cause de Dieu.</p>
<p>Plusieurs décennies plus tard, l&rsquo;histoire que l&rsquo;on croyait oubliée rebondit dans la vie de <strong>Mathias</strong>, photographe talentueux qui va (re)découvrir l&rsquo;histoire de son propre père qui peignait des icônes et celle de son grand-mère, <strong>Irina</strong>. Enceinte,celle-ci avait  fui le régime soviétique, traversé l&rsquo;Europe pour venir se réfugier en France. Avec elle, le fruit d&rsquo;un amour impossible&#8230; et un lourd secret.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2101"></span></p>
<p>Ecrit sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le roman de <strong>Metin Arditi</strong> plonge le lecteur dans deux périodes, à plusieurs décennies d&rsquo;intervalle. Un écart dans le temps qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une faiblesse dans le style, ou du moins dans le rythme.</p>
<p><strong>Découvrez ici une émission de radio consacrée à l&rsquo;auteur et à son ouvrage</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=1133675" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lundi 17 octobre 1937</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il pleuvait depuis quatre jours, et le Calvaire était boueux autant qu&rsquo;il pouvait l&rsquo;être. Mais Nikodime ne s&rsquo;en plaignait pas. Chaque deux pas, il se retournait content que la boue et les glissades lui donnent l&rsquo;occasion de regarder vers l&rsquo;arrière, là où six jours plus tôt il avait aperçu le couple de paysans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le souvenir d&rsquo;Irina ne le lâchait pas. De jour, qu&rsquo;il gravisse le Calvaire ou qu&rsquo;il serve l&rsquo;autel, il pensait à elle cesse, plongé dans un immense mépris de soi. La nuit, elle hantait ses rêves, tantôt aguicheuse, la poitrine en avant, tantôt défiante, les yeux dans les siens. Et il se retrouvait chaque fois englué dans un mélange de désir et de honte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123</strong> : <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;entraînement des frères se déroulait à merveille. Serghey l&rsquo;avait aidé à couper d&rsquo;un mélèze une bille de quarante livres. Iossif la faisait soulever, d&rsquo;abord par séries de trois, puis de cinq, puis de dix. Il enseignait aussi les arts de la corde, l&rsquo;ascension et les descentes en rappel.</em></p>
<p style="text-align: left"><em> Plus que la force, c&rsquo;était leur capacité de traction que les frères devaient développer. Iossif avait choisi une branche de sapin très solide située à deux mètres du sol, et ils devaient s&rsquo;y hisser à la force des bras, d&rsquo;abord une fois, puis trois, cinq, jusqu&rsquo;à quinze. Ils s&rsquo;y essayaient à tour de rôle durant toute la journée, autant que la liturgie et les obligations sacrées pouvaient leur en laisser le loisir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 211 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lorsque les choses sont douloureuses, on les enfouit&#8230; Votre histoire me met face à ma propre réalité. Passons&#8230; Un jour de mai 1938, mon père nous raconte l&rsquo;arrivée rue Daru d&rsquo;une petite Russe lumineuse, combative, un bijou de fille. Je me souviens du mot utilisé par père. Zviozdotchka. Une étoile. La fille annonce qu&rsquo;elle possède un document dont elle dit à Eulage et à mon père qu&rsquo;elle souhaite le leur confier. Eulage ne voulut pas même savoir ce que contenait ce document. Les envoyés de la NKVD étaient partout où se trouvaient nos émigrés. Donc la jeune femme repart avec son cahier&#8230; Pour tout vous dire, je pensais que ce cahier avait disparu. Qu&rsquo;elle l&rsquo;avait détruit, pour se protéger. Je l&rsquo;aurais comprise. Car le document que vous m&rsquo;avez apporté est pour l&rsquo;histoire de notre Russie d&rsquo;une portée inestimable [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman intéressant même s&rsquo;il est malaisé dans un premier temps de sauter d&rsquo;une époque à l&rsquo;autre. A première vue, en effet, la deuxième partie, celle des années 2000, est plus brouillonne que la première. Ce détail dépassé, voilà un roman dépaysant et bien écrit. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La confrérie des moines volants&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, Grasset, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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