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	<title>Quatrième de couv &#187; perte</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la cacophonie, garder sa voie&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 08:48:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Le handicap n&#8217;affleure que trop rarement en littérature. Adèle Rosenfeld a décidé de nous en parler, via un premier roman très réussi Les méduses n&#8217;ont pas d&#8217;oreilles, paru chez Grasset pour cette rentrée littéraire hivernale. On y suit Louise, une jeune femme malentendante depuis toujours, confrontée à une perte progressive de son audition. La question d&#8217;un implant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEDUSES-OK.jpg" rel="lightbox[5942]"><img class="alignleft size-full wp-image-5944 colorbox-5942" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEDUSES-OK.jpg" alt="MEDUSES OK" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Le handicap n&rsquo;affleure que trop rarement en littérature. <strong>Adèle Rosenfeld</strong> a décidé de nous en parler, via un premier roman très réussi <em><strong>Les méduses n&rsquo;ont pas d&rsquo;oreilles</strong></em>, paru chez Grasset pour cette rentrée littéraire hivernale.</p>
<p>On y suit <strong>Louise</strong>, une jeune femme malentendante depuis toujours, confrontée à une perte progressive de son audition. La question d&rsquo;un implant se pose. Avec ses conséquences définitives. Un sujet que la jeune autrice connaît bien. Et pour cause. <strong>Adèle Rosenfeld</strong>, 36 ans, est elle-même malentendante. Elle n&rsquo;entend rien de l&rsquo;oreille gauche et son oreille droite est appareillée depuis qu&rsquo;elle a 5 ans. Elle lit sur les lèvres.<br />
<strong>Adèle Rosenfeld</strong> travaille dans l’édition depuis dix ans. Parallèlement à son activité, elle développe des projets d’écriture à dimensions variables. En 2018, elle a intégré le Master de création littéraire de l’université Paris 8 où elle développe un projet de roman autour d’un personnage qui plonge dans le silence.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Depuis son enfance, <strong>Louise</strong> n&rsquo;entend que d&rsquo;une oreille et s&rsquo;est construite dans cet entre-deux. Lors d&rsquo;un examen, l&rsquo;ORL lui propose un implant cochléaire, une intervention lourde de conséquences : la jeune femme, qui travaille au service de l&rsquo;état-civil d&rsquo;une mairie de banlieue, perdra sa faible audition naturelle au profit d&rsquo;une audition synthétique, et avec elle son singulier rapport au monde, fait d&rsquo;images et d&rsquo;ombres poétiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5942"></span></p>
<p>L&rsquo;autrice a, elle-même, subi une perte d&rsquo;audition alors qu&rsquo;elle entrait dans ce Master de création littéraire. Elle explique que face à cette perte d&rsquo;audition <em>&laquo;&nbsp;le monde se déforme, les mots se trouent et, du coup, l&rsquo;imaginaire s&rsquo;engouffre&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p>Au fil des pages et des interrogations de<strong> Louise</strong>, des personnages prennent place. Ils la suivent, la protègent, la font réagir. Comme d&rsquo;ailleurs sa mère, son petit-ami et sa meilleure amie.</p>
<p>Charge à elle de prendre la bonne décision alors qu&rsquo;elle essaie de trouver sa place dans un monde sans cesse plus bruyant. Moins audible. Doit-elle faire le choix de la normalité quitte à perdre une part d&rsquo;elle-même ?</p>
<p>Des mots, des lettres lui échappent. Des situations aussi. La jeune femme, qui veut ne rendre perdre totalement, se lance dans la constitution d&rsquo;un herbier sonore. Drôle. Poétique.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Adèle Rosenfeld évoque son quotidien et la génèse de son premier roman :</strong></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/p/CZCglaGocsG/">https://www.instagram.com/p/CZCglaGocsG/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong> &laquo;&nbsp;Orpheline.</p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, c&rsquo;était sûrement ça que j&rsquo;avais toujours éprouvé, le sentiment de n&rsquo;appartenir à aucun monde. Pas assez sourde, pas assez entendante pour participer pleinement au monde des entendants. Tout tenait à ce que je me persuadais d&rsquo;être ou de ne pas être. Les dommages collatéraux qui avaient salement ébréché mon ego et la confiance en moi étaient, pour les autres, des troubles orphelins qu&rsquo;ils avaient du mal à comprendre. Est-ce que le manque qui m&rsquo;habitait venait de là  ? De cette absence qu&rsquo;il fallait combler par l&rsquo;excès ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Après des échanges infructueux avec mes quatre collègues aux naissances, j&rsquo;ai fini par leur expliquer ce qui ne tournait pas rond chez moi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pris le temps d&rsquo;exposer les faits : complètement sourde de l&rsquo;oreille gauche ; malentendante et appareillée de l&rsquo;oreille droite, obligée de lire sur les lèvres pour compléter une langue à trous. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai vu un éclat s&rsquo;allumer dans leur regard. Je me suis mise à incarner une forte valeur ajoutée poétique quand j&rsquo;ai précisé que j&rsquo;avais besoin de lumière pour entendre. Sauf que quand il a fallu leur faire répéter ce qui avait été dit plus de deux fois, tout ce qu&rsquo;il avait de poétique s&rsquo;est effondré d&rsquo;un coup  : je suis passée  du statut de poète à celui de demeurée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>De mon côté, les collègues me semblaient être une masse sonore couverte par le même trench-coat marron&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 85-86 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Tu étais suffisamment entendante pour le cacher et ça a arrangé tout le monde. Mais maintenant que tu es passée de sourde moyenne à sourde sévère, tu ne peux plus tricher. Exerce-toi à repérer les voix masculines et féminines, celles des enfants, etc., uniquement à l&rsquo;oreille, en fermant les yeux. A force, ton cerveau saura plus facilement identifier dans l&rsquo;arrière-fond sonore les scènes de vie qui t&rsquo;entourent. Consigne aussi les sons pour les mémoriser. Tu auras le sentiment de reprendre la main&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je trouvais la formule particulièrement sarcastique, moi qui m&rsquo;approchais de la langue des signes. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Les méduses n&rsquo;ont pas d&rsquo;oreilles, Adèle Rosenfeld, Grasset, 19€</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un huis clos à ciel ouvert</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 12:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[Alaska]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est curieux Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&#8217;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Blizzard est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5811]"><img class="alignleft wp-image-5814 size-medium colorbox-5811" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="147289_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est curieux <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5811" /></p>
<p>Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&rsquo;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p><em><strong>Blizzard</strong> </em>est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes sombres de l&rsquo;âme humaine.</p>
<p><strong>Marie Vingtras</strong> (il ne s&rsquo;agit pas de son patronyme) signe là un roman dont chaque chapitre porte la voix d&rsquo;un personnage différent. On y trouve <strong>Bess</strong>, <strong>Benedict</strong>, <strong>Cole</strong>, mais aussi <strong>Freeman. </strong>L&rsquo;affreux <strong>Clifford </strong>s&rsquo;y ajoute, en filigrane.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le roman, vif et totalement maîtrisé, s&rsquo;ouvre sur une scène qui s&rsquo;annonce tragique : <strong>Bess</strong> vient, pour refaire ses lacets, de lâcher la main de <strong>Thomas</strong>, l&rsquo;enfant dont elle s&rsquo;occupe avec<strong> Benedict</strong>, avec qui elle habite et qui a grandi là avec ses parents et son frère, parti depuis longtemps. <strong>Cole</strong>, l&rsquo;ami de la famille, vient à sa rescousse. <strong>Freeman</strong> aussi, ce drôle de type arrivé là pour on ne sait quoi&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5811"></span></p>
<p>Le blizzard fouette les visages et entrave déjà la marche. Pas de temps à perdre, il faut le retrouver. Vite.</p>
<p>On ne connait alors pas les liens qui les unissent. Le lecteur les découvre au fil des pages. De quoi faire monter la tension.</p>
<p>Oui, tous cherchent cet enfant. Mais tous disent aussi des choses bien plus profondes sur leur histoire et, in fine, ce qui les unit ou les éloigne. Et c&rsquo;est grandement mené. Là, au coeur de l&rsquo;Alaska. Un endroit isolé. Choisi pour certains des personnages, subi pour d&rsquo;autres.</p>
<p>Le suspense est incroyable tandis que le blizzard fait rage et met chacun face à son histoire, ses manquements, ses doutes et ses tumultes. Les questions de l&rsquo;abandon, de la culpabilité et de la paternité sont notamment abordées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Vingtras,</strong> quadragénaire née à Rennes, signe là un premier roman qui rend hommage à la littérature contemporaine américaine qu&rsquo;elle aime particulièrement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 17 :</strong> Bess</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je ne vois rien. La neige s&rsquo;envole au sol en tourbillons et lorsqueje lève les yeux vers le ciel c&rsquo;est une vraie purée de pois. L&rsquo;air est incolore, comme si toutes les couleurs existantes avaient disparu, comme si le monde entier s&rsquo;était dilué dans un verre d&rsquo;eau. Je regrette de ne pas avoir fait plus attention quand Benedict essayait de décrire le fonctionnement des blizzards au petit. J&rsquo;aurais peut-être su ce qu&rsquo;il fallait faire, à part ne pas sortir, bien sûr, mais ça, il était trop tard pour le regretter. Je tourne le dos au vent, appuyée sur ce que je suppose être un rocher. A moins que ce ne soit un ours qui hiberne, ce qui réglerait mon problème. Je ne parviens pas à réfléchir à la conduite à tenir, mais je vais me transformer en bonhomme de neige si je ne bouge pas. Je ne suis pas complètement idiote, je sais dans quel pétrin je me suis fourrée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 63 :</strong> Benedict</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il était parti depuis un an quand papa m&rsquo;a dit que cela ne pouvait plus durer. Il n&rsquo;était plus comme avant, je crois qu&rsquo;il avait peur de ne jamais revoir son fils. Quant à maman, elle n&rsquo;allait pas tellement mieux. Elle ne dormait plus, elle disait qu&rsquo;un jour elle finirait par oublier le visage de son propre enfant et cette idée la rendait folle. Je me rendais bien compte que tout était différent de notre enfance et de notre adolescence alors que je nous avais cru éternellement heureux. Tout était bancal, comme s&rsquo;il nous manquait une jambe. En partant comme un voleur, sans rien nous expliquer, il nous avait définitivement privés d&rsquo;équilibre. Je ne parvenais pas à comprendre comment il avait pu nous faire ça et encore aujourd&rsquo;hui je n&rsquo;arrive pas à concevoir qu&rsquo;il ait pu prendre une telle décision. Fermer la porte de sa maison, monter dans sa voiture et disparaître.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 133 :</strong>  Bess</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je suis dans cette maison abandonnée, immobile dans cette partie du monde comme j&rsquo;ai rarement été immobile depuis que je suis partie de chez ma mère. Je m&rsquo;étais promis de ne pas rester trop longtemps au même endroit, pas assez longtemps pour nouer des amitiés ou rencontrer quelqu&rsquo;un que j&rsquo;aurais pu aimer. Etre de passage, telle une comète, puis disparaître, toujours repartir, toujours sur la route. On peut dire que j&rsquo;ai fait tous les petits boulots que ce pays peut offrir, le respectable et le sordide. Rien ne m&rsquo;a rebutée, tout était purement alimentaire. Rien qui puisse être plus humiliant que ce que j&rsquo;avais connu, rien de plus douloureux que le poids des souvenirs, rien de plus insoutenable que le poids de la honte.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Blizzard, Marie Vingtras, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La mort d&#8217;une autre Cendrillon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/03/15/la-mort-dune-autre-cendrillon/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 08:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2021 Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&#8217;aime que ça ! Non, mais j&#8217;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&#8217;un premier roman est pour mois synonyme d&#8217;énergie, de libération, d&#8217;aboutissement et de commencement en même temps. C&#8217;est encore le cas avec &#171;&#160;Elle, la mère&#160;&#187;.  Là, Emmanuel Chaussade, qui a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="four columns">
<div class="ref"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" rel="lightbox[5580]"><img class="alignleft size-full wp-image-5582 colorbox-5580" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" alt="ELLE LA MERE" width="178" height="245" /></a></div>
</div>
<div class="seven columns">
<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2021</span></strong></p>
<p>Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&rsquo;aime que ça ! Non, mais j&rsquo;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&rsquo;un premier roman est pour mois synonyme d&rsquo;énergie, de libération, d&rsquo;aboutissement et de commencement en même temps. C&rsquo;est encore le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>Là,<strong> Emmanuel Chaussade,</strong> qui a été successivement créateur de haute-couture, directeur artistique et commissaire d&rsquo;exposition, livre un texte sensible et cru. Violent et doux. Il donne de la voix au narrateur, Gabriel, troisième et dernier fils d&rsquo;une femme dont on ne saura jamais le prénom. Le mince roman s&rsquo;ouvre sur les obsèques de cette dernière, auxquelles il assiste seul.</p>
<p>L&rsquo;occasion de raconter la vie, par bouts, par bribes, en mélangeant les périodes et les humeurs.</p>
<p>Cette femme, qui avait épousé un bourgeois qui l&rsquo;a engrossée alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 18 ans, a grandi dans une famille pauvre et dysfonctionnelle. Sa belle-famille ne sera ni aimante, ni  protectrice. Son beau-père entretient des relations interlopes avec des jeunes filles, son mari malhonnête couche avec plusieurs de ses soeurs&#8230; Elle, a fini par perdre de vue son prince charmant. Et devient une mère qui aime mal, qui aime trop&#8230; Qui bafoue même le dernier tabou qui puisse lier une mère à son fils.</p>
<p>Là, dans un milieu bourgeois, aisé, elle compulse ses illusions perdues. Une &laquo;&nbsp;Mater dolorosa&nbsp;&raquo; ? Gabriel n&rsquo;élude rien. Sans pour autant l&rsquo;absoudre. Un portrait en creux, cru et douloureux de cette &laquo;&nbsp;Emma Bovary du pauvre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et lui, a-t-il aimé la mère ? Oui, il l&rsquo;a aimée, puis il ne l&rsquo;a plus aimée. Il l&rsquo;a même détestée. Mépris silencieux. Vengeance sans paroles. La mère cache sa peine d&rsquo;être abandonnée par le fils. La mère l&rsquo;ignore pour qu&rsquo;il revienne Le fils souffre de ce désamour qu&rsquo;il s&rsquo;est imposé. Petit à petit, tout doucement, très lentement, il fait machine arrière. Il réapprend à aimer la mère. Aimer sans plus, aimer sans moins. Aimer tout simplement. Aimer sans jugement aucun. Amour égoïste. Aucun gagnant, aucun perdant. Aimer pour être libre, tout simplement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle n&rsquo;en a jamais voulu à cet homme pervers et alcoolique. Souvenirs pleins de tendresse. Elle en parle avec ce sourire de l&rsquo;innocence des enfants qui désespèrent d&rsquo;être aimés. Il lui portait l&rsquo;attention qui lui manquait tant. Elle s&rsquo;est trompée, en prenant son intérêt pour de l&rsquo;amour. Ces abus dont elle a été victime l&rsquo;ont empêchée d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. C&rsquo;est une des choses qu&rsquo;elle a en commun avec son mari. Lui aussi est incapable d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. Cette impossibilité d&rsquo;aimer les a reliés.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 78 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Non, il n&rsquo;est pas un homme, il vient d&rsquo;avoir six ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Violence extrême. Mère violeuse. Petite fille abusée, petite fille abandonnée. Mère qui abuse. Appel à l&rsquo;aide désespéré, après avoir compris qu&rsquo;elle ne vivait pas un conte de fées. Pulsion criminelle, après s&rsquo;être rendu compte qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas mariée au prince charmant. Femme trompée. La mère se trompe et se retourne contre le fils. Coup de folie. Amour désespéré. Femme sous dépendance de l&rsquo;amour et de la haine, envers l&rsquo;autre, envers elle-même&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;, Emmanuel Chaussade, Les Editions de Minuit, 12€. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Ne plus vouloir refaire surface&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 10:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2021 Ils seront 493 au total à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&#8217;hiver. Par eux, 153 romans étrangers et 64 premiers romans dont nombre écrits par des femmes. On commence ? Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec &#171;&#160;Ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire hiver 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" rel="lightbox[5560]"><img class="alignleft size-full wp-image-5566 colorbox-5560" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" alt="CVT_Ce-matin-la_6540" width="250" height="390" /></a></p>
<p>Ils seront <strong>493 au total</strong> à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Par eux, <strong>153 romans étrangers et 64 premiers romans</strong> dont nombre écrits par des femmes.</p>
<p>On commence ?</p>
<p>Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec <strong>&laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> de Gaëlle Josse</strong>. Une autrice qui a grandi dans l&rsquo;Indre comme nous l&rsquo;explique mon collègue de Châteauroux <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/le-coup-de-poing-de-gaelle-josse">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Gaëlle Josse</strong>, web rédactrice pour un site internet signe là son dixième roman. L&rsquo;histoire ? Très contemporaine pour le coup. C&rsquo;est celle de <strong>Clara</strong>. Une jeune femme pour qui, un jour, tout lâche. Sa vie, son métier. Employée dans une société de crédit, elle n&rsquo;y trouve finalement plus de sens. Le traitement d&rsquo;un dossier la fait basculer.</p>
<p>Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Burn-out ? Dépression ? Tout se mélange. Tout la transforme. La détruit.</p>
<p>Des semaines, des mois de solitude, de vide, s’ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l’amitié, et aussi remonter à la source vive de l’enfance.</p>
<p>On a tous connu, un jour, &laquo;&nbsp;ce matin-là &laquo;&nbsp;, cette envie de tout envoyer valdinguer, trop fragile pour rester dans la course. Une trajectoire parmi tant d&rsquo;autres pour mieux en prendre la mesure. Pour mieux se donner le temps de trouver le bon tempo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venue à l’écriture par la poésie, <strong>Gaëlle Josse</strong> a publié son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les Heures silencieuses&nbsp;&raquo;</strong> en 2011. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses différents romans.</p>
<p>Diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’adolescents et d’adultes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se voit ingurgiter du sécable, du dispersible, du soluble, du buvable, du croquable, de l&rsquo;avalable, quantité de molécules qui vont murmurer à son cerveau que tout va bien. Elle n&rsquo;est pas certaine d&rsquo;avoir souhaité cette réponse-là, mais il faut bien calmer ces palpitations, ces insomnies, cette pince qui broie l&rsquo;estomac, cette gorge nouée, et tout ce qu&rsquo;elle n&rsquo;é pas voulu voir, pas voulu entendre depuis des semaines, depuis des mois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Désoeuvrée. C&rsquo;est ce que lui a dit Laetitia, son amie, l&rsquo;infatigable, la solaire, celle de la salle de sport, celle des apéritifs prolongés, avec son haut front clair de vierge flamande, ses foulards colorés dans les cheveux et ses histoires de mecs à n&rsquo;en plus finir. Joyeuse, sensuelle, Laetitia. Clara se demande comment elle fait, parfois. Tu ne vas pas rester comme ça, désoeuvrée. Le mot a marqué Clara. Désoeuvrée, sans oeuvre à construire, sans tâche, sans utilité, une vie de paramécie, de lentille d&rsquo;eau, de mousse, de lichen. Des heures sans bouger du canapé. Elle se dit qu&rsquo;elle va finir par se confondre avec la couleur des coussins, et ce serait bien, les animaux se rendent invisibles pour se protéger des prédateurs. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 96-97 :</strong><em> [&#8230;] A quoi ressemble leur vie ? Elle se dit qu&rsquo;elle aimerait échanger la sienne contre n&rsquo;importe quelle autre, au hasard, dans une sorte de pacte, comme dans les légendes. Sa vie aux enchères. A qui la veut. Elle s&rsquo;arrête, étourdie, marque le pas devant une vitrine dont elle ne regarde rien, elle aperçoit son reflet entre les marchandises exposées. C&rsquo;est donc cela qu&rsquo;elle est devenue en quelques semaines, ce visage crayeux aux traits tirés, lèvres fermées, cheveux attachés, regard éteint. Elle se reconnaît à peine. Elle se met à haïr ce reflet, c&rsquo;est donc moi, ça ? Cette ombre, ce passe-muraille, cette invisible égarée dans la foule ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;, Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notabilia, 17€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parades pour survivre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/28/parades-pour-survivre/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2014 09:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&#8217;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&#8217;an dernier). On [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte<strong> 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&rsquo;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&rsquo;an dernier). On compte parmi tous ces livres 75 premiers romans (ils étaient 83 en 2013).</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" rel="lightbox[2612]"><img class="alignleft size-full wp-image-2614 colorbox-2612" style="margin: 10px" alt="MECANISMES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" width="195" height="283" /></a>Parmi ces romans à découvrir et à dévorer, le nouvel opus d&rsquo;<strong>Olivia Rosenthal</strong>. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;</strong>, celle-ci nous propose un récit d&rsquo;apprentissage, un thriller métaphysique ou manuel d&rsquo;exorcisme. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Un livre surprenant. Tout autant que l&rsquo;univers de son auteure dont j&rsquo;avais évoqué<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/08/11/lhomme-est-un-animal-comme-les-autres/"><strong> ici</strong> </a>le précédent roman, qui avait remporté d&rsquo;ailleurs le <strong>prix du Livre Inter 2011.</strong></p>
<p>La narratrice nous parle d&rsquo;abord de sa compagne qu&rsquo;elle est contrainte à abandonner dans un fossé. Elle se cache et espère que celle-ci ne sera pas trouvée. La narratrice se cache dans une maison, un village abandonné.</p>
<p>Au fil des pages se greffent des expériences dites de mort imminente. Comme pour expliquer, et tenter de faire comprendre quelque chose dont le lecteur n&rsquo;aura la certitude qu&rsquo;à la fin du livre : la narratrice a perdu définitivement quelqu&rsquo;un, sa soeur aînée. La mort, choisie par cette dernière, les a séparées à jamais. La narratrice plonge dans ses souvenirs, avec ses parents aussi, pour tenter de comprendre. Images choc, scènes d&rsquo;accident&#8230; il s&rsquo;agit d&rsquo;aller voir du côté de la camarde pour mieux tenter de l&rsquo;accepter. Pas simple.</p>
<p><span id="more-2612"></span></p>
<p>Un livre étonnant dans sa construction, dans son approche. D&rsquo;ailleurs, Olivia Rosenthal l&rsquo;écrit d&rsquo;emblée : <em>&laquo;&nbsp;Les faits ne se contentent pas d&rsquo;arriver, ils reviennent. Qu&rsquo;on les accepte ou non, ils sont plus insistants et plus entêtés que les stratagèmes qu&rsquo;on invente pour les éviter. Ecrire fait partie de ces stratagèmes. On croit contrôler, répartir, organiser et tenir le réel sous sa coupe et la plupart du temps on se laisser déborder. On avance aveuglément vers le dénouement pour découvrir in extremis qu&rsquo;en fictionnant le monde on a seulement essayé de retrouver ce qui avait eu lieu et qu&rsquo;on avait oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;arrive plus à compter les jours, trente-troisième jour sans doute, trente-troisième jour, je vais devoir monter sur le plateau, là-haut ils m&rsquo;attendent, là-haut ils me tueront, je n&rsquo;aurai pas la force de courir, ni de crier, ni de tuer alors qu&rsquo;ici je peux reconstruire une dernière fois tout ce par quoi je suis passée avant de finir. Je l&rsquo;ai abandonnée sur la route. Elle ne m&rsquo;a rien dit, elle n&rsquo;a pas protesté, elle n&rsquo;a pas fait le moindre signe. Ca me revient, trente-troisième jour, je vois la peur dans ses yeux. Trente-troisième jour, je me souviens de la peur dans ses yeux. Trente-quatrième jour, sa peur se transforme en effroi, elle ne parle pas mais ses yeux parlent à la place de sa bouche. Trente-cinquième jour, je n&rsquo;arrive pas, même en pensée, à lui fermer les paupières. Trente-cinquième jour, elle a peur, moi aussi. J&rsquo;ai peur de mourir en gardant l&rsquo;image de son regard braqué sur moi. Trente-sixième jour, je veux rayer cette image, elle persiste. Trente-sixième jour, je ne veux pas mourir les yeux ouverts.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 105 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai couru sur la montagne pour échapper à la mort. Ou plutôt à sa vision. A son emprise. J&rsquo;ai couru et couru encore, mais au bout du compte elle était encore là. Elle était liée à l&rsquo;espace et au territoire. Elle imprégnait chaque chose, chaque être, chaque plante. Elle n&rsquo;avait pas de limite ni de contours, elle était moi et tout le reste. Elle était venue sans que je le sache, sans que je sois prévenue, sans que j&rsquo;aie pris les armes et elle avait toutes les formes, ce qui m&rsquo;empêchait de la combattre. J&rsquo;ai compris qu&rsquo;on ne la combat pas. On se laisse ouvrir par elle. On se laisse fouiller par elle. On l&rsquo;accepte. On la supporte. On l&rsquo;attend et quelquefois, on l&rsquo;appelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 124-125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut que je donne un exemple. Il faut que j&rsquo;entre dans le vif du sujet. J&rsquo;ai dix-huit ans. J&rsquo;ai vingt ans. Je me suis retranchée dans la partie la plus désolée de la maison. Je me suis réfugiée dans la pièce aveugle pour éviter d&rsquo;entendre ce qu&rsquo;on avait à me dire, pour fuir la mauvaise nouvelle qu&rsquo;on avait à m&rsquo;annoncer. Je n&rsquo;ai pas reçu la nouvelle. Je l&rsquo;ai refusée. J&rsquo;ai annulé les faits, je les ai empêchés de s&rsquo;introduire. J&rsquo;ai rigidifié, j&rsquo;ai durci tout le réel, je l&rsquo;ai refroidi. J&rsquo;ai fait comme si ma vie était identique, avec les mêmes repères qui organisent  tout l&rsquo;espace devant soi, deux parents, deux enfants, quatre silhouettes, la mienne à côté d&rsquo;une autre, égale et plus âgée, l&rsquo;aînée avec la cadette, je suis la cadette, elle est l&rsquo;aînée, je parle d&rsquo;elle à la troisième personne, je ne sais pas comment la nommer, je n&rsquo;arrive pas à l&rsquo;exclure de ma phrase mais je n&rsquo;arrive pas non plus à l&rsquo;intégrer, je tourne autour d&rsquo;elle, je m&rsquo;approche, ça brûle, je m&rsquo;éloigne, ça brûle tout autant, elle est entrée dans mes rêves et elle y est restée, sa disparition a changé le rapport que j&rsquo;entretenais avec les pronoms personnels, je ne peux plus m&rsquo;adresser à elle, je suis obligée de l&rsquo;inclure dans cette troisième personne qui la met loin, elle est loin dans les mots mais elle est près dans les corps, nous sommes l&rsquo;une et l&rsquo;autre ensemble dans une configuration familiale symétrique, régulière, une figue géométrique à quatre côtés qui s&rsquo;étend autour de moi comme une toile et m&rsquo;empêche d&rsquo;avancer. Je reste sur place, je bouge le moins possible pour ne pas rompre la structure fragile que j&rsquo;ai inventée et qui n&rsquo;existe plus. J&rsquo;annule le vide. Ma soeur, toujours à mes côtés quels que soient les gestes, toujours absente quelles que soient mes décisions, est abolie mais puissante, plus puissante que n&rsquo;importe quel vivant ou n&rsquo;importe quel ami, plus puissante que moi-même.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Olivia Rosenthal a un univers bien à elle. Un peu étrange, décalé. Elle nous y entraîne au fil des pages, des phrases si bien construites et écrites. Là, il s&rsquo;agit d&rsquo;accepter et de comprendre la disparition d&rsquo;un proche. Un cheminement long et douloureux au fil d&rsquo;un parcours qui reste personnel. Un livre à découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;, Olivia Rosenthal, Verticales, 16,90€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bleus horizons ou la lutte contre l&#8217;oubli</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &#171;&#160;à la mode&#160;&#187; l&#8217;an prochain. Unsujet qui réunira d&#8217;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&#8217;automne, pour les Rendez-vous de l&#8217;Histoire. Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&#8217;avait jamais fait à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &laquo;&nbsp;à la mode&nbsp;&raquo; l&rsquo;an prochain. Unsujet qui réunira d&rsquo;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&rsquo;automne, pour les <strong>Rendez-vous de l&rsquo;Histoire.</strong></p>
<p>Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&rsquo;avait jamais fait à travers la plume de <strong>Jérôme Garcin.</strong> C&rsquo;est désormais chose faite !</p>
<div id="attachment_1609" style="width: 81px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class=" wp-image-1609   colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="Jean de La Ville de Mirmont" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" width="71" height="96" /></a><p class="wp-caption-text">Jean de La Ville de Mirmont</p></div>
<p>En janvier dernier, <strong>celui-ci publiait chez Gallimard, &nbsp;&raquo; Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;occasion, au fil d&rsquo;un roman brillant et bouleversant de plonger dans la vie de <strong>Jean de La Ville de Mirmont</strong>, un écrivain et poète né à Bordeaux qui, à l&rsquo;âge de 27 ans en novembre 1914, meurt sur le front de Verneuil, sur le Chemin des Dames. Deux mois seulement après avoir quitté Bordeaux et rejoint son régiment.</p>
<p>Le jeune auteur, intime de <strong>François Mauriac</strong>, laisse derrière lui <strong>un roman &nbsp;&raquo; Les dimanches de Jean Dézert&nbsp;&raquo;, des contes et un recueil de poèmes &laquo;&nbsp;L&rsquo;horizon chimérique&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="alignleft  wp-image-1610 colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="BLEUS-HORIZONS_ouvrage" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" width="62" height="91" /></a>De ce destin tragique, <strong>Jérôme Garcin</strong> imagine un roman et invente le personnage de <strong>Louis Gémon</strong>, qui, devenu camarade de front de Jean va, à son retour à la vie civile, mettre toute son énergie à faire vivre l&rsquo;oeuvre de son ami. Au point d&rsquo;en oublier sa propre existence, ses désirs.</p>
<p><strong>Jean et Louis</strong> avaient la même appétance pour les mots, la littérature. <strong>Louis</strong> va, des années durant, mener une enquête sur la vie de son ami, rencontrer l&rsquo;éditeur <strong>Bernard Grasset</strong>, le compositeur <strong>Gabriel Fauré</strong> qui mit ses poèmes en musique mais aussi <strong>François Mauriac</strong>, qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;enfance de Jean. Jean était solaire, rêvait de voyages et vouait une dévotion à sa mère, issue de l&rsquo;artistocratie protestante bordelaise. Louis, lui, est un être plus terne, introverti qui se rêve écrivain.</p></blockquote>
<p>Rappelons que <strong>Jérôme Garcin</strong> a entamé, il y a plusieurs années déjà, un travail de mémoire à travers ses romans successifs.</p>
<p><span id="more-1601"></span></p>
<div id="attachment_1608" style="width: 298px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="wp-image-1608  colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" width="288" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, producteur et l&rsquo;animateur de l&rsquo;émission littéraire &laquo;&nbsp;<strong>Le Masque et la plume</strong>&nbsp;&raquo; sur France Inter (depuis 1989), il est directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur et est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.</p>
<p>Lauréat du prix Médicis en 1994, du prix Roger Nimier en 1998, ainsi que du prix Duménil, Jérôme Garcin<em> &nbsp;&raquo; refuse de laisser les choses mourir une seconde fois&nbsp;&raquo;</em> et utilise la littérature pour le faire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>, comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Olivier&nbsp;&raquo;</strong>, un livre fort, paru en 2011, dans lequel il évoquait la disparition de son frère jumeau Olivier, mort à 6 ans après avoir été renversé par une voiture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de son roman, il l&rsquo;évoque à l&rsquo;antenne de France info :</p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=921515" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 19-20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dès que Jean sut mon amour de la littérature, nous sympathisâmes. Un soir, il me confia, d&rsquo;une voix légèrement chuintante, qu&rsquo;il écrivait, qu&rsquo;il venait même de publier son premier roman,</em> Les dimanches de Jean Dézert<em>, et qu&rsquo;il vous avait laissé par écrit, à vous seule, un ordre testamentaire : “ J&rsquo;ai un volume de vers tout prêt, </em>l&rsquo;Horizon chimérique<em>. Tu le trouveras sur la table de ma chambre. Et tu le publieras”. Il me lut ce mot sans se vanter, un peu comme s&rsquo;il m&rsquo;informait qu&rsquo;il s&rsquo;était fait vacciner contre la variole ou le typhus. Pour ma part, je lui parlai du récit sur mon enfance dont  j&rsquo;avais déjà rédigé une dizaine de chapitres et de mes lectures de chevet. Nous découvrîmes que nous cherchions la compagnie des mêmes poètes, Baudelaire, Laforgue, Moréas et Jammes. Il me répétait souvent : “ Tu verras, Louis, la guerre nous rendra plus forts. Et nous écrirons mieux après&#8230;” &nbsp;&raquo; </em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Page 71</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d&rsquo;idéal qu&rsquo;on l&rsquo;eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu&rsquo;à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n&rsquo;avait plus que deux mois à vivre. C&rsquo;est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d&rsquo;un soupir, une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle voulait m&rsquo;attirer vers la lumière, je revenais sans cesse à la grande nuit de 14. Elle était douée pour les éclats de rire, je me complaisais dans les les pleurs secs. Avec le temps, j&rsquo;ai laissé Jean prendre une place de plus en plus grande dans notre couple. J&rsquo;ai négligé Constance pour un mort. Et je n&rsquo;ai pas su écouter ses avertissements. Un matin, elle disparut, emportant avec elle toutes ses affaires. Elle me laissa une lettre sur la table de nuit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers ce roman, j&rsquo;ai découvert un auteur qui, comme Alain-Fournier et d&rsquo;autres, a vu la Grande guerre anéantir sa vie et son talent. Au fil des pages, des mots de Jean de La Ville de Mirmont reprennent vie.  J&rsquo;ai découvert aussi l&rsquo;écriture, le style de Jérôme Garcin. Riche et sensible. J&rsquo;ai beaucoup aimé comment ce dernier décrit la relation qui unit Jean et Louis au-delà de tout. Même de la mort. Louis s&rsquo;excuse-t-il d&rsquo;être encore en vie ? Est-ce pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;oublie pour faire vivre l&rsquo;oeuvre de Jean ? Un roman touchant, bouleversant. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;, de Jérôme Garcin, Gallimard, 16,90€</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;impossible deuil d&#8217;un enfant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 14:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La poésie est le langage de ma douleur&#160;&#187;. L&#8217;un des personnages du récit pour voix intitulé &#171;&#160;Tombé hors du temps&#160;&#187; écrit par David Grossman résume à lui seul la démarche de l&#8217;auteur israélien. &#160; Alors qu&#8217;il écrivait &#160;&#187; Une femme fuyant l&#8217;annonce&#160;&#187;, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-caption-dd"><strong><em>&laquo;&nbsp;La poésie est le langage de ma douleur&nbsp;&raquo;.</em> </strong>L&rsquo;un des personnages du récit pour voix intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <a title="découvrir la page Wikipédia de l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Grossman_%28%C3%A9crivain%29"><strong>David G</strong><strong>rossman</strong></a> résume à lui seul la démarche de l&rsquo;auteur israélien.</p>
<dl class="wp-caption alignleft" id="attachment_1403" style="width: 125px">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/david-grossman-1-sized-2/" rel="attachment wp-att-1406"><img class="alignleft  wp-image-1406 colorbox-1400" style="margin: 10px" alt="david-grossman-1-sized" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/david-grossman-1-sized1.jpg" width="131" height="145" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors qu&rsquo;il écrivait <strong>&nbsp;&raquo; Une femme fuyant l&rsquo;annonce&nbsp;&raquo;</strong>, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir appris la mort de son fils, l&rsquo;auteur lui-même perdait son fils âgé de 20 ans, lors de la deuxième guerre du Liban, tué par une roquette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1400"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/grossman-couv/" rel="attachment wp-att-1410"><img class="alignleft  wp-image-1410 colorbox-1400" style="margin: 10px;border: 0px none" alt="GROSSMAN COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GROSSMAN-COUV.jpg" width="265" height="133" /></a></p>
<p>Avec<strong> </strong> <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>, David Grossman, homme de gauche et fondateur avec d&rsquo;autres intellectuels engagés du mouvement La Paix pour rapprocher Israéliens et Palestiniens, revient sur cette expérience du deuil. <strong>Elle le nourrit. Lui en a fait, en poésie et en prose, un récit pour voix, écrit de 2009 à 2011.</strong></p>
<p>A noter que la traduction a été faite par <strong>Emmanuel Moses,</strong> lui-même poète et romancier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Au fil des pages, des personnages qui marchent, qui crient, qui écrivent, qui racontent, qui pleurent, qui avancent vers &laquo;&nbsp;là-bas&nbsp;&raquo;</strong>. Autant d&rsquo;hommes et de femmes qui ont tous perdu un fils, une fille. A la guerre, par accident, après un suicide&#8230; Les histoires se mélangent sous différentes formes d&rsquo;écriture. Certains lecteurs y trouveront les codes du théâtre, voire de l&rsquo;opéra.</p>
<p>Il y a là, l&rsquo;homme qui marche, le centaure, le cordonnier, la sage-femme, le vieux professeur de mathématiques, la femme dans le filet, le chroniqueur de la ville et sa femme, le Duc&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits (retranscrits dans la même mise en page que dans le livre)</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 19 :</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;homme :</strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Et ensemble</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Nous sommes nés</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">De l&rsquo;autre côté,</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Mots, sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Couleurs, et nous avons appris</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">A vivre</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Le négatif</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><span class="alignleft">De la vie.</span></p>
</blockquote>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<blockquote>
<p class="colorbox-link"><strong> Page 70 :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><strong> le centaure :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><em>[&#8230;] Cela fait bien une semaine que tu te retrouves ici, par hasard, que tu passes devant ma fenêtre, trois ou quatre fois par jour, et hier cinq, mais bon, on ne va pas mégoter, pressé de régler une affaire, absorbé dans tes pensées, et soudain : Stop ! Pilons net ! Jetons un petit coup d&rsquo;oeil surprises ! Qu&rsquo;avons-nous là ? Un centaure ? Et qui a perdu son enfant, par-dessus le marché ? Bingo ! Revêtons vite fait une expression de tendre mélancolie et de compassion au chagrin d&rsquo;autrui et trempons en deux temps trois mouvements la pointe de notre porte-plume en argent dans son encre noire puis posons fissa quelques questions sur le fils, le fils, le fils ! [&#8230;]</em></p>
<p class="colorbox-link">Page 133  :</p>
<p class="colorbox-link"><strong> l&rsquo;homme qui marche  :</strong></p>
<p class="colorbox-link">[&#8230;] Et pardonne-moi, je te prie, pour cette question</p>
<p class="colorbox-link">Qui te paraîtra peut-être stupide et un peu banale, mais</p>
<p class="colorbox-link">Je dois te la poser</p>
<p class="colorbox-link">Parce que cela fait cinq ans qu&rsquo;elle</p>
<p class="colorbox-link">Dévore mon âme</p>
<p class="colorbox-link">Comme une maladie  :</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce que la mort, mon fils ?</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce</p>
<p class="colorbox-link">Que</p>
<p class="colorbox-link">La mort ?</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un corps à corps avec la douleur. Voilà à quoi nous invite David Grossman dans <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>. On y plonge, on se débat pour remonter à la surface chercher un peu d&rsquo;air et de réconfort avant, finalement, d&rsquo;y replonger la tête la première. Sa langue délicate, ses mots et la polyphonie qu&rsquo;il invente  parlent de l&rsquo;incrédulité de l&rsquo;absence définitive, du chagrin de la la perte, des questions qui restent sans réponse. Pour moi, une vraie découverte à lire à haute voix ou en son for intérieur. Et un voyage inoubliable en poésie. A découvrir. Vraiment.<br />
</span></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;, David Grossman, Seuil, 17,50€.</strong> </em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Destins entravés de jeunes Japonaises&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/25/destins-entraves-de-jeunes-japonaises/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/25/destins-entraves-de-jeunes-japonaises/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 09:32:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[On poursuit notre découverte de quelques-uns des livres de cette rentrée littéraire. Voyage de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique cette fois avec le nouveau roman de l&#8217;américaine d&#8217;origine japonaise Julie Otsuka. Avec &#171;&#160;Certaines n&#8217;avaient jamais vu la mer&#160;&#187;, elle signe un deuxième roman étonnant et qui dévoile un pan méconnu de l&#8217;histoire des Etats-Unis. Julie Otsuka, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On poursuit notre découverte de quelques-uns des livres de cette rentrée littéraire. Voyage de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique cette fois avec le nouveau roman de l&rsquo;américaine d&rsquo;origine japonaise <strong>Julie Otsuka</strong>. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vu la mer&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un deuxième roman étonnant et qui dévoile un pan méconnu de l&rsquo;histoire des Etats-Unis.</p>
<div id="attachment_1231" style="width: 129px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Julie_Otsuka.jpg" rel="lightbox[1221]" title="Julie_Otsuka"><img class=" wp-image-1231  colorbox-1221" style="margin: 10px;" title="Julie_Otsuka" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Julie_Otsuka-199x300.jpg" alt="" width="119" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Robert Bessoir</p></div>
<p><strong>Julie Otsuka</strong>, est née en 1962, sur la Côte ouest, où vivait une grosse communauté japonaise. Après avoir étudié les beaux-arts, elle devient peintre. La trentaine venue, elle décide de se consacrer à l&rsquo;écriture. Avec succès.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSUKA-OK.jpg" rel="lightbox[1221]" title="OTSUKA OK"><img class="alignleft  wp-image-1225 colorbox-1221" style="margin: 10px;" title="OTSUKA OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSUKA-OK-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a></p>
<p>Remarquée dès son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Quand l&rsquo;empereur était un dieu&nbsp;&raquo;, paru en 2002</strong> ( elle y raconte une histoire inspirée de celle de son grand-père, suspecté de trahison après l&rsquo;attaque de Pearl Harbor en 1941 et interné dans un camp de l&rsquo;Utah pendant trois ans). Elle a obtenu le PEN/Faulkner Award for Fiction pour <strong>&laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vu la mer&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1221"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ces femmes qui,<strong> dans les années 1900</strong>, ont quitté leur pays, le Japon, pour rejoindre un compatriote vivant aux Etats-Unis, l&rsquo;épouser et l&rsquo;aider au travail des champs en Californie, du côté de San Francisco. Des jeunes filles, parfois des adolescentes qui ont découvert<strong> leur futur mari par une lettre et à travers cliché jauni</strong>. Elles croient leur futur époux commerçant ou entrepreneur :<strong> ils sont travailleurs agricoles.<br />
</strong></p>
<p><strong>Une vie de labeur et de frustations, loin de leurs familles.</strong>  Ces femmes vont travailler, enfanter. Un fossé va progressivement se creuser avec leurs enfants, nés en Amérique.</p>
<p>Une vie bouleversée ensuite par<strong> l&rsquo;attaque de la base américaine de Pearl Harbor en décembre 1941</strong>. Dès lors, les migrants japonais et les Américains d&rsquo;origine nippone deviennent suspects. <strong>Cent vint mille d&rsquo;entre eux seront même internés</strong>, enfermés dans des camps pour travailler la terre de l&rsquo;Utah, du Nevada&#8230;</p>
<p>Pour raconter l&rsquo;histoire de ces femmes, l&rsquo;auteure a fait le choix de la première personne du pluriel.<strong> Un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; qui donne toute sa force au roman.</strong> Un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, à l&rsquo;image d&rsquo;un choeur antique, qu&rsquo;elle décline au fil des chapitres qui raconte le voyage, l&rsquo;arrivée, l&rsquo;installation, mais aussi la cohabitation avec  ces Américains – ces Blancs qui sont aussi les chefs –, la naissance des enfants et la façon de vivre si différente puis les arrestations&#8230;</p>
<p> <strong>L&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo;, sur France-Inter, a invité l&rsquo;auteure. Ecoutez l&rsquo;émission ici. </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong> <a href="http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-julie-otsuka">http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-julie-otsuka</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sur le bateau, chaque nuit nous nous pressions dans le lit les unes des autres et passions des heures à discuter du continent inconnu où nous nous rendions. Les gens là-bas, disait-on, ne se nourrissaient que de viande et leur corps était couvert de poils ( nous étions bouddhistes pour la plupart donc nous ne mangions pas de viande et n&rsquo;avions des poils qu&rsquo;aux endroits appropriés). Les arbres étaient énormes. Les plaines, immenses. Les femmes, bruyantes et grandes – une bonne tête de plus, avions-nous appris, que les plus grands de nos hommes. Leur langue était dix fois plus compliquée que la nôtre et les coutumes incroyablement étranges. les livres se lisaient de la fin vers le début et on utilisait du savon au bain. On se mouchait dans des morceaux de tissu crasseux que l&rsquo;on repliait ensuite pour les ranger dans une poche, afin de les utiliser encore et encore. Le contraire du blanc n&rsquo;était pas le rouge mais le noir. Qu&rsquo;allions-nous devenir, nous demandions-nous, dans un pays aussi différent ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils admiraient nos dos robustes et nos mains agiles. Notre endurance. Notre discipline. Nos dispositions dociles. Notre capacité peu commune à supporter la chaleur, qui l&rsquo;été dans les champs de melons de Brawley pouvait frôler les cinquante degrés. Ils disaient que notre petite taille était idéale pour les travaux nécessitant de se courber jusqu&rsquo;à terre. Où qu&rsquo;ils nous assignent, ils étaient contents. Nous possédions toutes les vertus des Chinois – travailleurs, patients, d&rsquo;une indéfectible politesse –, mais sans leurs vices – nous n&rsquo;étions ni joueurs, ni opiomanes, nous ne nous battions pas et nous ne crachions jamais. Nous étions plus rapides que les Philippins et moins arrogants que les hindous. Plus disciplinés que les Coréens. Moins tapageurs que les Mexicains. Nous revenions moins cher à nourrir que les migrants d&rsquo;Oklahoma et d&rsquo;Arkansas, qu&rsquo;ils soient ou non de couleur. </em>Un Japonais peut vivre avec une cuillerée de riz par jour.<em> Nous étions la meilleure race de travailleurs qu&rsquo;ils aient jamais employée au cours de leur vie. </em>Ces gens-là arrivent, et on n&rsquo;a pas du tout besoin de s&rsquo;en occuper<em>&laquo;&nbsp;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 85</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous les reconnaissions à peine. Ils étaient plus grands que nous, plus massifs. Bruyants au-delà de toute mesure. Je me sens comme une cane qui a couvé les oeufs d&rsquo;une oie. Ils préféraient leur propre compagnie à la nôtre et feignaient de ne pas comprendre un traître mot de ce que nous disions. Nos filles marchaient à grands pas, à l&rsquo;américaine, elles se déplaçaient avec une hâte dépourvue de dignité. Elles portaient leurs vêtements trop lâches. Roulaient des hanches comme des juments. Jacassaient comme des coolies dès qu&rsquo;elles rentraient de l&rsquo;école en disant tout ce qui leur passait par la tête.</em> Mrs Dempsey à l&rsquo;oreille pliée.<em> Nos fils devenaient énormes. Ils insistaient pour manger des oeufs au bacon tous les matins au petit-déjeuner à la place de la soupe à la pâte de haricot. Ils refusaient d&rsquo;utiliser des baguettes. Buvaient des litres et des litres de lait. Inondaient leur riz de ketchup. Ils parlaient un anglais parfait, comme à la radio, et chaque fois qu&rsquo;ils nous voyaient nous incliner devant le die</em>u<em> de la cuisine en frappant dans nos mains, ils roulaient des yeux et nous lançaient  : “ Maman, pitié ! ”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Etonnant roman que celui de Julie Otsuka ! On y découvre un volet de l&rsquo;histoire américaine, tombé dans l&rsquo;oubli. On y rencontre des femmes flouées sur leur avenir, obligées de vivre dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;ogre Amérique auprès d&rsquo;un homme qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas choisi. Le &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, collectif et puissant, est une idée lumineuse. Un roman très émouvant, passionnant. A lire absolument !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vue la mer&nbsp;&raquo;, de Julie Otsuka, Phébus, 143 pages, 15€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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