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	<title>Quatrième de couv &#187; perte de sens</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Le temps d&#8217;un hiver, prendre de la hauteur</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 11:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, oui. Encore ! Celui-ci est atypique par le sujet adopté et la mise en scène choisie par la jeune auteure Anouk Lejczyk.  A 31 ans, celle-ci a suivi des études de lettres et les beaux-arts puis a réalisé deux docmentaires : l&#8217;un au Pérou en 2012, le second dans la mangrove [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/31cWo4jBRyL._SX195_.jpg" rel="lightbox[5977]"><img class="alignleft size-full wp-image-5976 colorbox-5977" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/31cWo4jBRyL._SX195_.jpg" alt="31cWo4jBRyL._SX195_" width="195" height="279" /></a></p>
<p>Un premier roman, oui. Encore ! Celui-ci est atypique par le sujet adopté et la mise en scène choisie par la jeune auteure <strong>Anouk Lejczyk</strong>.  A 31 ans, celle-ci a suivi des études de lettres et les beaux-arts puis a réalisé deux docmentaires : l&rsquo;un au Pérou en 2012, le second dans la mangrove sénégalaise, en 2017.</p>
<p>De retour en France,  elle rejoint en 2017 le master de création littéraire de Paris VIII  (comme <strong>Hélène Laurain</strong>,  l&rsquo;auteure de <strong><em>Partout le feu</em></strong> notamment ) pour revenir à son premier amour : l’écriture. Depuis, la trentenaire explore son sujet de prédilection : les mondes forestiers et les façons de les écrire comme de les habiter. Tout en suivant une formation de bûcheronnage, en région parisienne. Mais sans, pour l&rsquo;heure, avoir croisé un chat sauvage, semble-t-il.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Felis Silvestris</em></strong>  ? Celle d&rsquo;une jeune femme qui, sans crier gare, part rejoindre une forêt menacée de destruction. Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Suspendue aux branches, du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais <strong>Felis Silvestris</strong>, le nom qu&rsquo;elle se choisit, – chat sauvage (celui que l&rsquo;on trouve dans les arbres, dans les forêts) –  ignore que c&rsquo;est sa soeur qui la fait exister. Et qui nous raconte son histoire.</p>
<p>Celle d&rsquo;une jeune femme qui a grandi, évolué avant de se perdre. Et de vouloir rejoindre des zadistes installés dans une forêt, mobilisés contre une multinationale qui exploite du charbon dans une forêt pleine d&rsquo;animaux protégés.</p>
<p><span id="more-5977"></span></p>
<p>Entre les quatre murs d&rsquo;un appartement glacial, chambre d&rsquo;écho de conversations familiales et de souvenirs, la jeune femme tire des fils pour se rapprocher de <strong>Felis</strong> – sa soeur, sa chimère.</p>
<p>Progressivement, la forêt s&rsquo;étend, elle envahit ses pensées et intègre le maillage confus de sa propre existence. Sans doute y a-t-il là une place pour le chat sauvage qui est en elle.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un hiver nous voilà entraînés dans une histoire intime et sensible, nous mettant face à des choix de vie. Radicaux.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne crois pas t&rsquo;avoir jamais entendu dire lignite. Ni mine à ciel ouvert. Ni mort-terrain. D&rsquo;ailleurs, si c&rsquo;était le cas, je l&rsquo;aurais sans doute compris en un mot : </em>morteterrain<em>. Et tu m&rsquo;aurais expliqué dans ton langage, ce langage bien à toi que je saisissais pourtant, que le mort-terrain, c&rsquo;est cette immense surface de terre que les humains laissent à l&rsquo;abandon après que leurs ogres-machines l&rsquo;ont creusée, fouillée de fond en comble, pillée jusqu&rsquo;au dernier caillou. Oui, aurais-tu ajouté, les humains font ça : ils volent toutes les ressources d&rsquo;une terre et la laissent éventrée, les tripes minérales à l&rsquo;air, dessinant propre cimetière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em> &laquo;&nbsp;On dit que quelque chose en toi a silencieusement dérapé. Sans savoir quoi, ni quand, ni comment, ni pourquoi Enfant, des taupinières se sont peu à peu installées sur tes doigts : pouce puis index, majeur, annulaire, tes deux auriculaires épargnés. Toujours prête à comparer, maman disait qu&rsquo;elle avait bien du psoriasis depuis toute petite et que ça ne l&rsquo;avait pas empêchée de se marier ni d&rsquo;avoir des enfants. Toujours prêt à dévier, papa te conseillait de faire diversion avec d&rsquo;autres éléments plus tape-à-l&rsquo;oeil. Tu te peignais donc les ongles de vernis multicolore, dessinais sur tes bras de faux tatouages, te bariolais de visage de maquillage ; des bagues énormes recouvraient tes mains.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 142-143 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est avec les personnes de son quotidien que maman a le plus de mal à en parler. Je veux dire, de toi, de votre forêt. Elle ne sait pas quoi raconter ni par où commencer. Elle pense que ses collègues de bureau, par exemple; ne comprendraient pas. Pour la plupart, en guise de rupture de cordon, les enfants ont acheté une maison dans le village d&rsquo;à côté. Alors, de là à leur expliquer qu&rsquo;après sept ans d&rsquo;études et quatre de vie professionnelle tu as choisi d&rsquo;aller passer l&rsquo;hiver dans les arbres, il lui faudrait tout reprendre à zéro, de la petite enfance à l&rsquo;adolescence, de la fac à l&rsquo;âge adulte – une vie entière de pauses-café. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;elle ait honte, non, bien au contraire : je veux croire qu&rsquo;elle éprouve une inavouable fierté.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Felis Silvestris, Anouk Lejczyk, Les éditions du Panseur. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A tous ceux qui se sont déjà perdus&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/12/a-tous-ceux-qui-se-sont-deja-perdus/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:53:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le lièvre d'Amérique"]]></category>
		<category><![CDATA[abrutissement]]></category>
		<category><![CDATA[autrice québécoise]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  La rentrée littéraire, ce sont aussi des titres venus d&#8217;ailleurs. Et des premiers romans. La preuve avec &#171;&#160;Le lièvre d&#8217;Amérique&#160;&#187; de Mireille Gagné et publié à la maison d&#8217;édition québécoise La Peuplade. Voici un curieux roman. Son autrice, qui publie ici son premier roman après avoir, depuis 2010, écrit de la poésie et des nouvelles, le définit comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ff00"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C1-Lièvre-226x339.jpg" rel="lightbox[5373]"><img class="alignleft size-full wp-image-5375 colorbox-5373" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C1-Lièvre-226x339.jpg" alt="C1-Lièvre-226x339" width="226" height="339" /></a></p>
<p>La rentrée littéraire, ce sont aussi des titres venus d&rsquo;ailleurs. Et des premiers romans. La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Le lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mireille Gagné</strong> et publié à la maison d&rsquo;édition québécoise<strong> La Peuplade</strong>.</p>
<p>Voici un curieux roman. Son autrice, qui publie ici son premier roman après avoir, depuis 2010, écrit de la poésie et des nouvelles, le définit comme &laquo;&nbsp;une fable animalière néolibérale qui s&rsquo;adresse à celles et ceux qui se sont égarés &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Mireille Gagné</strong> comme elle l&rsquo;explique dans la petite vidéo ci-après, sait de qui elle parle. L&rsquo;an dernier, celle qui travaille à temps plein, écrit et élève deux enfants, a connu &laquo;&nbsp;un épisode de surmenage&nbsp;&raquo;.  Un sujet en or pour celle qui, à travers la poésie, aime à analyser la frontière entre le prédateur et sa proie à travers le prisme des animaux. Elle avait son sujet.</p>
<p>L&rsquo;histoire du <strong>&laquo;&nbsp;Lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle de <strong>Diane, célibataire, sans enfants ni amis</strong>. Qui se remet d&rsquo;une opération. Pour être toujours plus performante, ne plus perdre de temps à dormir. L&rsquo;employée modèle qu&rsquo;elle est déjà veut encore aller plus loin.</p>
<p><span id="more-5373"></span></p>
<p>Sauf que cette intervention, loin d&rsquo;être anodine, déclenche chez elle des phénomènes curieux : ses cheveux et ses poils deviennent roux, ses sens se développent&#8230; et les hommes commencent à la suivre&#8230;</p>
<p>Par flash-back, lui reviennent alors des images de son enfance, de son adolescence passée près de son voisin et ami <strong>Eugène</strong>, disparu bizarrement. Il était fasciné par les espèces en voie d&rsquo;extinction, comme le lièvre d&rsquo;Amérique. Que deviendra<strong> Diane</strong> ?</p>
<p>Voilà un texte qui donne envie de poser son sac.  De calmer le rythme ( qui quand on observe <strong>Diane</strong> ne comprend plus de ponctuation, car il faut toujours aller plus vite&#8230;) . Un premier roman qui intrigue mais qui m&rsquo;a aussi beaucoup parlé. Allez savoir pourquoi&#8230;</p>
<p>Et quel plaisir, au détour des pages, de croquer des expressions québécoises <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5373" /></p>
<p><strong>L&rsquo;autrice québécoise nous parle ici de son premier roman : </strong></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/425498107?app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen" allowfullscreen title="LE LI&amp;Egrave;VRE D&amp;#039;AM&amp;Eacute;RIQUE"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Avant de s&rsquo;engouffrer dans son bureau, Diane échange un regard soutenu avec sa rivale. L&rsquo;instant d&rsquo;une fraction de seconde, elle perçoit même chez elle un léger sourire de connivence, qu&rsquo;elle balaie rapidement de la main. Diane s&rsquo;assoit directement sur sa chaise, impatiente d&rsquo;ouvrir son ordinateur et sa boîte de courriel. Elle éprouve un soulagement lorsqu&rsquo;elle entend le </em>bip <em>caractéristique de l&rsquo;ouverture de son portable. Elle sourit. Diane se sent à sa place, ici. Son pied dans la bonne empreint. Plus ses doigts tapent sur le clavier, plus ses idées se remettent en ordre. Elle aime ce moment où elle aligne les lettres à l&rsquo;écran pour réduire le chaos autour d&rsquo;elle. Elle jubile à l&rsquo;idée d&rsquo;être indispensable.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 65-66 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Pour calmer son anxiété de performance et économiser des</em> secondes<em> Diane compte perpétuellement le nombre de pas séparant son appartement de son travail de marches entre chacun des étages de secondes entre son bureau et celui de la femme qu&rsquo;elle déteste le temps que ça lui prend pour remplir une bouteille d&rsquo;eau attendre chez le médecin que le photocopieur finisse sa phase de réchauffage elle compte les calories absorbées pour chaque aliment et dépensées sur le vélo stationnaire les murs qui l&rsquo;entourent les lumières dans son appartement son bureau les craques sur le trottoirs les lettres dans chaque mot qu&rsquo;elle écrit les fois où elle a joui ses paiements automatisés à venir ses battements de coeur les combinaisons qu&rsquo;elle peut faire en collant ses doigts deux par deux ses courriels marqués non lus les dossiers traités par jour en comparaison avec sa rivales ses paires de petites culottes les un-deux-trois litres d&rsquo;eau qu&rsquo;elle s&rsquo;entête à boire chaque jour les mouchoirs et carrés de papier de toilette utilisés les cheveux tombés dans l&rsquo;évier de la salle de bains les gars avec qui elle a couché depuis l&rsquo;adolescence elle compte pour combler le vide mais le malheur de se dénombre pas&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Diane tente de se raisonner et collige les faits. Plus besoin de dormir autant qu&rsquo;avant. Beaucoup plus d&rsquo;énergie et de vitalité. Plus de concentration. Exactement comme on le lui avait promis. C&rsquo;était la finalité qu&rsquo;elle désirait. Ne plus jamais être fatiguée. Etre capable d&rsquo;exécuter un plus grand nombre de tâches. Avoir plus de temps. Il est sans doute trop tôt pour conclure au dysfonctionnement. Cependant, au fin fond d&rsquo;elle-même, elle sait que quelque chose cloche. Son corps, trop fébrile. Une vibration anime chacun de ses membres en permanence. Son coeur, plus fort. Elle entend ses battements pulser jusque dans ses oreilles. Son visage. Ses yeux écarquillés. Apeurés en permanence. Sa peau rousselée.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;, Mireille Gagné, La Peuplade, 18€</strong></em></p>
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