<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; Paul</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/paul/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Birgit]]></category>
		<category><![CDATA[décor]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[Jeroen]]></category>
		<category><![CDATA[Julia]]></category>
		<category><![CDATA[Kim]]></category>
		<category><![CDATA[Mario Alonso]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[polders]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>
		<category><![CDATA[Super]]></category>
		<category><![CDATA[vie de famille]]></category>
		<category><![CDATA[Watergang]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5860</guid>
		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/" data-text="Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique familiale d&#8217;un policier-poète</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 05:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La mer c'est rien du tout "]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Béziers]]></category>
		<category><![CDATA[classes populaires]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[fratrie]]></category>
		<category><![CDATA[interdits]]></category>
		<category><![CDATA[Joël]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Baqué]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[silences]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5341</guid>
		<description><![CDATA[Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&#8217;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de Mollat, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&#8217;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" rel="lightbox[5341]"><img class="alignleft size-full wp-image-5344 colorbox-5341" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" alt="livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&rsquo;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de <strong>Mollat</strong>, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&rsquo;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 livres soit 160.000 titres).  Cette immense librairie se situe à l&rsquo;emplacement de la dernière maison de <strong>Montesquieu</strong>.</p>
<p>Là, des livres à profusion, évidemment&#8230; Et cette petite pépite, dévorée dans le train du retour.</p>
<p>Un livre de poche, eh oui, ce n&rsquo;est pas courant par ici. Un récit autobiographique de surcroît. Et là, vous vous dites que le soleil bordelais a eu raison de moi&#8230; <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5341" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5341"></span></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;</strong> ( publié en grand format en 2016), <strong>Joël Baqué</strong> signe un recueil de bouts d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, des morceaux de vie d&rsquo;homme aussi. Des micro-textes qui nous racontent la vie d&rsquo;une famille installée du côté de Béziers.</p>
<p>Une famille languedocienne, qui vit chichement, entre un père exploitant viticole radin qui hurle ; une mère mutique et effacée et trois enfants, dont <strong>Joël Baqué</strong>.</p>
<p><strong>Jöel,</strong> c&rsquo;est le sportif, celui qui deviendra le plus jeune gendarme de France, avant d&rsquo;embrasser une carrière dans la police. C&rsquo;est aussi celui qui, à travers le livre d&rsquo;entretiens consacré à l&rsquo;écrivain et poète <strong>Francis Ponge</strong> donné par un vacancier sur une plage dont il assurait la surveillance comme CRS, découvrira le pouvoir des mots et de la poésie. <strong>Paul,</strong> son petit frère, qui bégaie, devient facteur tout en tentant d&rsquo;assumer son homosexualité.<strong> Valérie</strong>, elle, à la beauté éblouissante, rejoindra l&rsquo;armée tout en étant mannequin.</p>
<p>A travers des souvenirs, des anecdotes, des sensations, celui qui fut commandant de police nous fait voyager à travers la France pompidolienne, la France des classes ouvrières, des taiseux et de ceux qui n&rsquo;osent pas.</p>
<p>Les époques se mélangent avec toujours ces mêmes personnages. Ceux qu&rsquo;il connait le mieux, ceux qui l&rsquo;ont vu grandir. On découvre la mue de <strong>Joël</strong>, aujourd&rsquo;hui quinquagénaire, installé à Nice. Le commandant de police, est déjà l&rsquo;auteur de quatre romans et de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Alors entre un père castrateur et une mère qui avale des cachets &laquo;&nbsp;fervessants&nbsp;&raquo;, il nous raconte ses années 70 à lui. Les silences, les refus, la vie quotidienne d&rsquo;une famille régie par le paternel qui a mis dans un même panier tout ce qu&rsquo;il n&rsquo;aime ou ne comprend pas, les &laquo;&nbsp;bouillacades&nbsp;&raquo;. Et tout y passe. Même la mer, qui ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un attrape-touristes&#8230;</p>
<p>Un récit bref, fragmentaire, d&rsquo;où ressortent les images. C&rsquo;est fin, sensible, drôle aussi. Et c&rsquo;est la vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mon père nous disait, à Valérie et à moi : &nbsp;&raquo; Votre mère c&rsquo;est rien du tout, elle fait son cinéma !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em> &laquo;&nbsp;Votre mère c&rsquo;est rien du tout, c&rsquo;est la tramontane, ça les rend folles les femmes. &nbsp;&raquo; ( Variante.)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent elle annonçait : &laquo;&nbsp;Je vais me reprendre un cachet fervessant ! &nbsp;&raquo; Plus mon père criait, plus elle s&rsquo;enfonçait dans la </em>fervessance<em> (son malheur conjugal n&rsquo;était pas soluble dans l&rsquo;aspirine, même effervescente).</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ignore si j&rsquo;ai été plutôt heureux ou plutôt pas heureux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans sa chambre, seule ou avec Martine, ma soeur écoutait des disques tout en feuilletant des magazines allégés en texte mais pas en photos. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Paul bégayait facilement avec les gens, Valérie était facilement regardée par les hommes, mon père hurlait facilement sur ma mère, qui allait facilement s&rsquo;enfermer dans le magasin. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans l&rsquo;Hérault, on nomme &laquo;&nbsp;magasin&nbsp;&raquo; une remise ou un garage. Le nôtre était en quérons comme la maison. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;argent, c&rsquo;est mon père qui le gagnait et nous qui le gaspillions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 35-36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;De nouveaux voisins sont arrivés que mon père a immédiatement détestés parce qu&rsquo;ils étaient sociables (il aimait ne pas aimer). L&rsquo;homme nous donnait du congre et de la roussette qu&rsquo;il pêchait (dans &laquo;&nbsp;La mer qu&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.). Mon père n&rsquo;osait pas refuser mais dans son dos jetait le poisson aux chats. J&rsquo;avais consulté un livre de recettes pour pouvoir dire au voisin qu&rsquo;on l&rsquo;avait mangé avec de la tomate et des câpres. Mon père aimait pourtant le poisson. Quand il avait bien mangé : &laquo;&nbsp;Ah oui ! Au moins votre mère c&rsquo;est une bonne cuisinière, pour ça on peut pas dire! &laquo;&nbsp;, sur le même ton que &nbsp;&raquo; La mer c&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;, Joël Baqué, #formatpoche POL, 9€. </strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/" data-text="Chronique familiale d&rsquo;un policier-poète - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Madeline au milieu des loups&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Jan 2018 09:26:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Une histoire des loups"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[cabane]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[Emily Fridlund]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[intellectuels]]></category>
		<category><![CDATA[lacs]]></category>
		<category><![CDATA[Leo]]></category>
		<category><![CDATA[MAdeline]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[négligence]]></category>
		<category><![CDATA[Patra]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[secte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4117</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Madeline, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK.jpg" rel="lightbox[4117]"><img class="alignleft wp-image-4121 size-medium colorbox-4117" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK-204x300.jpg" alt="LOUPS OK" width="204" height="300" /></a>Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Madeline</strong>, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très mal équipée au fond des bois. Ses parents ont, autrefois, vécu dans une communauté. Avant de tout recommencer autrement. Mais toujours à l&rsquo;écart des autres.</p>
<p><strong>Madeline</strong> a grandi comme ça. Débrouillarde, sauvage et différente. Chaque jour, l&rsquo;adolescente pauvre férue de la vie des loups, avale des kilomètres à pied pour aller en cours. Et s&rsquo;enfuit dans les bois et sur les lacs dès que possible. A l&rsquo;écart. Sa vie change avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;une famille dans la maison de l&rsquo;autre côté du lac. Un couple d&rsquo;intellectuels (<strong> Leo</strong>, un enseignant-chercheur et <strong>Patra</strong>, son ancienne élève ) et son fils, le petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p><strong>Madeline</strong>, qu&rsquo;ils ne connaissent que sous le prénom de <strong>Linda,</strong> va peu à peu entrer dans ses trois vies. <strong>Linda</strong> va garder le petit Paul et pénétrer dans l&rsquo;intimité de cette famille atypique où un drame se joue. Derrière l&rsquo;image d&rsquo;une famille moderne, le carcan de la religion(Leo est un scientiste chrétien de la troisième génération) et, in fine, la mort pourtant évitable du petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p>Au fil des pages <strong>Madeline</strong>, désormais adulte, se souvient. Raconte les heures passées auprès d&rsquo;eux, le procès qui suivra la mort de l&rsquo;enfant, aussi. Des flashs-backs qui permettent de reconstituer cette vie à l&rsquo;écart, au milieu des années 80.</p>
<p>Un roman très bien écrit, sensible et dérangeant par la personnalité de <strong>Madeline</strong>, trop souvent livrée à elle-même, par celle de <strong>Leo</strong>, intransigeant dans sa foi, et celle de <strong>Patra</strong>, empêtrée dans ses contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Je jetai un oeil sur la mère et vit qu&rsquo;elle avait le menton boutonneux, les sourcils épilés. Il y avait du vomi sur sa veste Teddy et une paille Pixy Stix dépassait du coin de sa bouche, comme une caricature de paysan mâchonnant un brin d&rsquo;herbe. Elle aurait pu être n&rsquo;importe laquelle des Karens de ma classe d&rsquo;ici quelques années, et quand je m&rsquo;en rendis compte j&rsquo;eus envie de rire, mais pas parce que c&rsquo;était drôle. Les filles qui restaient à Loose River après le lycée tombaient enceintes et se mariaient à dix-huit ans avant de s&rsquo;installer dans le sous-sol de leurs parents ou dans un camping-car au fond du jardin. Voilà ce qui arrivait quand on était suffisamment jolie pour devenir pom-pom girl, mais pas suffisamment intelligente pour aller à l&rsquo;université. Et si on n&rsquo;était pas suffisamment jolie, on trouvait un emploi dans un casino ou une maison de retraite à Whitewood.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Plus tard, en vue de l&rsquo;audience, ils me demanderaient sans cesse pourquoi je n&rsquo;avais pas posé plus de questions dès le début. Qu&rsquo;avez-vous pensé du Dr Leonard Gardner lors de votre première rencontre ? Comment décririez-vous le couple en tant que parents ? Quel genre de soins prodiguaient-ils ? Il me serait difficile d&rsquo;expliquer que je n&rsquo;avais pas posé de questions parce qu&rsquo;ils étaient tous deux exceptionnellement, presque insupportablement gentils. Quand &laquo;&nbsp;Paul se met à parler des grands voiliers avec entrain, Patra lui apporta un verre de jus ambré et s&rsquo;agenouilla devant lui. Il descendit le jus en un temps record, tendit le verre à sa mère. Mais elle ne se releva pas tout de suite &#8211; elle posa la tête sur ses genoux recouverts de l&rsquo;édredon. Leo lui caressa les cheveux et Paul fit de même, avec sa main gantée. J&rsquo;avais honte d&rsquo;être témoin de cette scène, pourtant je n&rsquo;arrivais pas à détourner le regard. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre que rester là en silence, suivant le tracé rugueux des griffures laissées par le chat sur mes bras.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Accusés d&rsquo;homicide, les Gardner furent acquittés par dérogation religieuse trois semaines plus tard. Je cessai de m&rsquo;informer sur leur compte après la conclusion du procès de Whitewood. Ma déposition faite, je rentrai avec ma mère dans le pick-up emprunté, mangeai trois sandwichs au beurre de cacahuètes à la suite et partis pêcher des brochets. Pêchai, pris ma première cuite, oubliai. La cabane de l&rsquo;autre rive resta inoccupée pendant plusieurs mois ; je n&rsquo;y suis jamais retournée, je ne me suis pas arrêtée pour regarder les nouveaux propriétaires installer leur barbecue et leur filet de badminton l&rsquo;été suivant.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une histoire des loups&nbsp;&raquo;, Emily Fridlund, Gallmeister, 22,40 euros.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/" data-text="Madeline au milieu des loups&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les années sida sous perfusion</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2017 11:57:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["N'essuie jamais de larmes sans gants"]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bengt]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin]]></category>
		<category><![CDATA[communauté homosexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[Jonas Gardell]]></category>
		<category><![CDATA[Lars-Ake]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[non-dits]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Rasmus]]></category>
		<category><![CDATA[Reine]]></category>
		<category><![CDATA[Seppo]]></category>
		<category><![CDATA[sida]]></category>
		<category><![CDATA[stigmatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[Témoins de Jéhovah]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3846</guid>
		<description><![CDATA[Une énorme claque. Voilà ce que j&#8217;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans &#171;&#160;N&#8217;essuie jamais de larmes sans gants&#160;&#187;, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&#171;&#160;Les mots voyageurs&#160;&#187;, à Quimperlé dans le Finistère). Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&#8217;agit du conseil d&#8217;une infirmière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" rel="lightbox[3846]"><img class="alignleft size-full wp-image-3848 colorbox-3846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" alt="n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gants,M382140" width="214" height="340" /></a></strong></p>
<p>Une énorme claque. Voilà ce que j&rsquo;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans <strong>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;</strong>, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&laquo;&nbsp;Les mots voyageurs&nbsp;&raquo;, à Quimperlé dans le Finistère).</p>
<p>Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&rsquo;agit du conseil d&rsquo;une infirmière à une aide-soignante alors qu&rsquo;à côté d&rsquo;elles, un jeune homme meurt du sida sur son lit d&rsquo;hôpital.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous emmène dans la Suède des années 80 et 90, au coeur de la communauté homosexuelle installée à Stockholm. Parmi des hommes qui s&rsquo;aiment et se désirent que le sida va précipiter vers le déshonneur (à l&rsquo;époque, le manque d&rsquo;information provoque de vrais catastrophes)&#8230; et la mort.</p>
<p>Au fil des pages, particulièrement bien documentées sur le sujet, on suit, année après année, les vies de <strong>Rasmus</strong>, <strong>Benjamin</strong>, <strong>Reine</strong>, <strong>Bengt</strong>, <strong>Lars-Ake</strong>, <strong>Seppo</strong> et <strong>Paul. </strong></p>
<p>Ils ont quitté leur famille, leur ville ou village d&rsquo;origine pour rejoindre la capitale et enfin vivre comme ils l&rsquo;ont toujours voulu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3846"></span></p>
<p><strong>Rasmus</strong> a quitté le cocon familial, convaincu de sa différence depuis sa plus tendre enfance. Comme l&rsquo;élan blanc qu&rsquo;il verra un jour alors qu&rsquo;il se promène en forêt avec son père. Si ce dernier voie en l&rsquo;animal <strong>&laquo;&nbsp;une aberration de la nature&nbsp;&raquo;</strong>, Rasmus alors enfant lui répond : <strong>&laquo;&nbsp;Pourtant il existe&nbsp;&raquo;</strong>. Et tente de survivre dans un environnement qui ne veut pas de lui. Comme les homos.</p>
<p><strong>Benjamin</strong> découvre sur le tard son attirance pour les hommes. Pilier des Témoins de Jéhovah comme son père, il va essayer de concilier sa foi et son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Rasmus</strong>. Jusqu&rsquo;à ce que cela ne soit plus possible. Et pour cause. Le &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo; comme on l&rsquo;appelle alors par méconnaissance et peur fait ses premiers ravages dans la communauté américaine tout d&rsquo;abord, puis européenne.</p>
<p>La Suède, malgré la désinformation savamment orchestrée, n&rsquo;est pas épargnée. De fêtes déjantées en isolement à l&rsquo;hôpital, d&rsquo;annonces aux parents en choix du suicide, ce sont les années sida qui se déclinent sous les mots de<strong> Jonas Gardell</strong>, traduits du suédois par Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach.</p>
<p>Observateur attentif de la société dans laquelle il évolue, <strong>Jonas Gardell</strong> a fait ses débuts en littérature en 1985 avec un roman sur l&rsquo;amour homosexuel. Depuis, il n&rsquo;a pas arrêté de publier. IL est aussi réputé en Suède pour ses one-man show et ses interventions provocantes dans la boîte à images.</p>
<p><strong>Son roman mêle drôlerie et souffrance. Montre comment ces hommes ont dû se débrouiller pour comprendre et se battre contre une maladie qui les mettait toujours plus à l&rsquo;écart d&rsquo;une société déjà peu tolérante. Un roman puissant, ancré dans la réalité d&rsquo;une période qui laisse un mauvais goût dans la bouche : celui de l&rsquo;intolérance grasse.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est si difficile à comprendre, c&rsquo;était une époque si différente. Et il est si loin, l&rsquo;automne 1982 qui décrivent ces événements ; il semble remonter à des temps immémoriaux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine trois ans plus tôt, l&rsquo;homosexualité était encore officiellement classée parmi les maladies mentales et cataloguée comme par la société. Les psychiatres les éminents du pays, Johan Cullberg en tête, qualifiaient l&rsquo;homosexualité de tare. L&rsquo;homme homosexuel était une pauvre petite chose infantile et tourmentée, un sujet dont le développement s&rsquo;est arrêté au stade anal, une créature pathétique, rivée à sa mère, dépendante d&rsquo;autrui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 240 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le petit Reine, timide, romantique, gauche, toujours brûlant d&rsquo;un amour malheureux, que Rasmus et Benjamin ne connaissaient que depuis quelques mois brefs et intenses. Il était renforcé sur la banquette, osant à peine respirer, sans défense.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les mots le pénétraient comme un poison. Punition de Dieu. Lèpre. Aucun remède. Bien fait pour eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il le savait. Il savait que l&rsquo;ennemi s&rsquo;était déjà emparé de lui, qu&rsquo;il se multipliait déjà en lui, sans trêve ni repos, le détruisant méthodiquement, patiemment, sournoisement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les prières ne lui seraient d&rsquo;aucun secours. Aucun médicament ne pourrait l&rsquo;aider. Son médecin ne pouvait rien pour lui. Il avait déjà été infecté. Et le journal avait raison : c&rsquo;était bien fait pour sa gueule.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 488 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce qui est raconté dans cette histoire s&rsquo;est réellement passé. Et ça s&rsquo;est passé ici, dans cette ville. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était comme une guerre menée en temps de paix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout autour, la vie continuait comme s&rsquo;il ne se passait absolument rien. Les saisons se succédaient, des foyers de troubles s&rsquo;allumaient et s&rsquo;éteignaient à différents endroits du monde, comme des feux follets qui flamboient puis disparaissent. L&rsquo;attention des individus était attirée par ceci, par cela, et cette maladie épouvantable n&rsquo;était qu&rsquo;un des nombreux tourments qui frappaient les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si on n&rsquo;était pas concerné, on ne se rendait pas du tout compte de la mort, cette mort qui était arrivée en ville et qui pendant un certain nombre d&rsquo;années a été une invitée quotidienne pour des hommes tels que Paul, Benjamin, Seppo et Lars-Ake.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;, Jonas Gardell (traduction de Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach), Gaïa Editions, 24€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/" data-text="Les années sida sous perfusion - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dépasser le silence, enfin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 07:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" De ce pas"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[Ardèche]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Broué]]></category>
		<category><![CDATA[Cathares]]></category>
		<category><![CDATA[cheminement]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse étoile]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[mal]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Marjorie]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
		<category><![CDATA[Tin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3499</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans &#171;&#160;De ce pas&#160;&#187;, écrit par Caroline Broué. Productrice depuis 2010 de l’émission &#171;&#160;La Grande Table&#160;&#187; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK.jpg" rel="lightbox[3499]"><img class="alignleft wp-image-3502 size-medium colorbox-3499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK-229x300.jpg" alt="DE CE PAS OK" width="229" height="300" /></a> Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans <strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par <strong>Caroline Broué</strong>.</p>
<p>Productrice depuis 2010 de l’émission &laquo;&nbsp;La Grande Table&nbsp;&raquo; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, <strong>Caroline Broué</strong> est diplômée de Sciences politiques et de Lettres modernes.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce premier roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Tin</strong>-<strong>Marjorie</strong>. Tin est bébé quand elle rejoint la France en 1975 avec sa mère. Elles ont fui le Cambodge, désormais aux mains des Khmers Rouges. Le père de la fillette, lui, est resté. Probablement mort.</p>
<p><strong>Tin</strong> deviendra danseuse comme sa mère. Puis danseuse étoile à l&rsquo;Opéra de Paris. Jusqu&rsquo;au jour où son corps lui dit stop. A quarante ans, <strong>Tin</strong> devenue <strong>Marjorie</strong>, doit réinventer sa vie. Et mettre des mots sur ce qui lui manque.</p>
<p>Son compagnon, <strong>Paul,</strong> est photographe. Sa manière à lui de parler. A la différence de <strong>Marjorie</strong>, lui a grandi dans les mots. Les paroles que l&rsquo;on prononce. Souvent trop violentes. Sa soeur a-t-elle été, comme elle le clamait il y a des années victime de leur propre père ? Alors il s&rsquo;est éloigné de sa famille protestante, installée en Ardèche. A rompu les liens. Mais comment faire pour avancer ?</p>
<p><strong>Marjorie</strong> et <strong>Paul</strong> doivent, pour se pas se perdre et ne pas mettre en danger leur couple, réinventer une grammaire à eux pour continuer à faire vivre leur passé. La quarantaine venue, il est temps d&rsquo;être en accord avec soi-même. Pas simple.</p>
<p><strong>Caroline Broué</strong> signe là un premier roman maitrisé et très bien écrit. Un vrai plaisir de lecture !</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque ici la genèse et l&rsquo;histoire de son premier roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LyULV9vllY8?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul avait beau être photographe, quand ils étaient ensemble, la main du peintre rejoignait le bras du danseur. Ce qui réunissait Paul et Tin, fondamentalement, c&rsquo;était le silence. Le silence de l&rsquo;art. Ils se trouvaient précisément à la jonction de deux axes complémentaires : celui du peintre dansant sur sa toile et celui du danseur composant les couleurs de sa chorégraphie. Leurs vies s&rsquo;entremêlaient, et ce mariage impromptu transcendait leurs différences. Ils n&rsquo;avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. L&rsquo;entente entre eux était tacite. Ils s&rsquo;accordaient d&rsquo;un regard furtif. D&rsquo;un geste de la main. Loin de tout bavardage, de tout mot superflu, leur mode d&rsquo;être et de relation relevait de l&rsquo;implicite, de l&rsquo;entendu avant même d&rsquo;être dit. Ils s&rsquo;étaient trouvés dans le silence. Ils se retrouvaient sur l&rsquo;essentiel.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 122-123 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul et Marjorie n&rsquo;arrivent plus à se parler. Les mots restent bloqués dans leur gorge. Marjorie est aussi impuissante que Paul est désarmé. Ils sont deux êtres seuls, isolés, retranchés dans leur tour. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, un soir, sans crier gare, Paul se met à hoqueter. “J&rsquo;étouffe. Je me noie. Marjorie, je me noie. Ils ne me quittent pas, ils m&rsquo;assaillent. Ils m&rsquo;emmènent vers le tourbillon. Je ne parviens plus à fuir. Ils envahissent tout, me demandent des comptes, obstruent ma vue, mon ouïe, ma bouche, accablent mes sens. Je ne peux leur échapper. Ils m&rsquo;enserrent de leur point de vue, de leur monde étriqué, enfermé sur eux-mêmes, sur leur égocentrisme. Ils m&rsquo;empêchent. J&rsquo;ai peur de reproduire la même chose avec toi. Je ne peux plus avancer. J&rsquo;ai marché en crabe toute ma vie, j&rsquo;ai contourné les obstacles pour m&rsquo;en sortir, pour échapper à leur emprise, mais la marée est plus forte, et la vague est sur le point d&rsquo;engloutir mes efforts. J&rsquo;ai fait de mon mieux pour accomplir ma mission. Mais, quand j&rsquo;ai fui, j&rsquo;ai failli à ma charge. Je les ai laissés se débrouiller seuls. Je n&rsquo;ai pas été à la hauteur des attentes de ma famille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le père de Paul est mort. Les funérailles ont lieu à Aubenas. Paul s&rsquo;y rend seul, selon sa volonté. Il n&rsquo;a aucune envie de mêler Marjorie et Elena à tout ça. Ce n&rsquo;est pas le moment pour elles de faire connaissance avec sa famille. Il n&rsquo;est pas retourné là-bas depuis son départ fracassant, il sait que les souvenirs vont s&rsquo;entrechoquer et que toute sa douleur va remonter. Il sait aussi que Suzie ne peut se tenir en compagnie de sa mère. Il se souvient de toutes ces scènes auxquelles il a assisté avant de décider de ne plus se rendre à aucun endroit où elles seraient toutes les deux. Des drames, des cris, des pleurs. Non, merci.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;, Caroline Broué, Sabine Wespieser éditeur, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/" data-text="Dépasser le silence, enfin - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fuir pour ne pas se noyer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2015 06:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Changer d'air"]]></category>
		<category><![CDATA[Aude]]></category>
		<category><![CDATA[Black Moor]]></category>
		<category><![CDATA[Henri]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rodophe]]></category>
		<category><![CDATA[Simon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3297</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Les premiers romans écrasés par les auteurs attendus de la rentrée littéraire ? Pas du tout. Ils sont là. Offerts à l&#8217;oeil, ils attendent d&#8217;être ouverts, découverts&#8230; et lus, évidemment. Parmi ces premières oeuvres, ces 68 premiers romans,  &#171;&#160;Changer d&#8217;air&#160;&#187; de Marion Guillot, paru aux Editions de Minuit, au début du mois de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"><strong> Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHANGER-DAIR-OK.jpg" rel="lightbox[3297]"><img class="alignleft wp-image-3304 size-medium colorbox-3297" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHANGER-DAIR-OK-218x300.jpg" alt="CHANGER D'AIR OK" width="218" height="300" /></a>Les premiers romans écrasés par les auteurs attendus de la rentrée littéraire ? Pas du tout. Ils sont là. Offerts à l&rsquo;oeil, ils attendent d&rsquo;être ouverts, découverts&#8230; et lus, évidemment.</p>
<p style="text-align: left">Parmi ces premières oeuvres, ces 68 premiers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Marion Guillot, </strong>paru aux Editions de Minuit, au début du mois de septembre.</p>
<p style="text-align: left">Un roman , court, qui nous plonge dans la vie de <strong>Paul,</strong> professeur de Lettres, désormais installé à Lorient, dans le Morbihan. <strong>Paul</strong> ne va pas bien. Le jour de la rentrée, il assiste, sans lui porter le moindre secours, à la chute d&rsquo;une femme dans le port. Il ne rejoindra jamais le lycée. Ni sa vie d&rsquo;avant.</p>
<p style="text-align: left">Il quitte<strong> Aude</strong> sa femme écrivain et ses deux fils. Il rejoint Nantes où vit son meilleur ami, <strong>Rodolphe ( qui , assez vite, vivra une histoire d&rsquo;amour avec Aude)</strong>. Là, il s&rsquo;installe. Essaye de se trouver un nouveau rythme, de nouvelles habitudes&#8230; et de nouveaux amis. Pas simple. Au fil des semaines et des mois, <strong>Paul, lecteur fidèle et attentif de Platon, </strong>disparaît des radars, s&rsquo;attache à un poisson rouge, <strong>Henri</strong> puis à un second, <strong>Black Moor</strong> qu&rsquo;il promène en carriole aménagée. Dépression, ras-le-bol, trop-plein&#8230; <strong>Paul</strong> s&rsquo;invente une nouvelle vie. Sans regretter celle d&rsquo;avant.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3297"></span></p>
<p style="text-align: left">Pas d&rsquo;action spectaculaire, pas de rebondissement étonnant, la vie de <strong>Paul</strong> s&rsquo;est affranchie des règles qui régissaient sa vie jusque-là. Il décide de changer d&rsquo;air, voudrait tout recommencer.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Marion Guillot</strong> a suivi des études de philosophie. Elle vit en Bretagne et est âgée de 29 ans.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le bateau arrivait. Toujours le même, bleu et blanc, avec sa cabine de pilotage à trois hublots et le logo de la compagnie de transports de la communauté de communes. On pouvait le voir contourner la bouée cardinale avant d&rsquo;entrer dans le chenal. J&rsquo;ai presque fini par le rater à rester là debout, seul sur ma terrasse avec mon journal et ma cigarette, seul à éprouver cet instant d&rsquo;absurde puissance, à me repaître de la satisfaction d&rsquo;avoir assisté à la scène sans compassion, fier de n&rsquo;avoir pas porté secours à cette jeune femme qui, de toute évidence, n&rsquo;en avait pas besoin, profondément heureux, pour la première fois, d&rsquo;avoir su m&rsquo;éprouver dans ce qu&rsquo;ailleurs ou de l&rsquo;extérieur j&rsquo;aurais trouvé cruel, terriblement heureux, oui, d&rsquo;avoir eu raison d&rsquo;être impitoyable, de m&rsquo;être enfin senti sans me regretter, d&rsquo;avoir rendu hommage, finalement, à cette étrangère dont je ne saurais rien, qui ne me demanderait rien, de connaître cette joie inoubliable, emprisonnée dans un corps de professeur qui s&rsquo;apprêtait à une nouvelle rentrée et à retrouver ses classes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 102 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai commencé à m&rsquo;installer à mon bureau, à heures fixes. Deux heures le matin, généralement une autre en fin d&rsquo;après-midi. Au minimum. Je prévoyais d&rsquo;augmenter la cadence, mais pas tout de suite, je n&rsquo;étais pas encore prêt. Me fixer des règles trop strictes, des rythmes trop soutenus dès le départ m&rsquo;aurait encouragé. J&rsquo;avais mis en place de menus rituels, qui m&rsquo;aidaient à tenir le cap de cette discipline qu&rsquo;il fallait que je m&rsquo;impose sous peine de passer mes journées à ne rien faire. Le matin, j&rsquo;entrouvrais la fenêtre, me préparais un café, toujours ma même capsule, force 6, vert foncé, que je diluais dans une tasse à bord haut, avec un peu de lait. J&rsquo;allumais une cigarette, constatais, sans inquiétude ni déception particulières, que je me remettais à fumer de plus en plus ; je ne cherchais pas la cause, je préférais presque ça, finalement, au statut, exaspérant chez les autres, de fumeur occasionnel.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 114-115 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai proposé un café, on a sauvé la soirée comme ça, en balbutiant pour éviter de se faire mal. On n&rsquo;avait pas envie de s&rsquo;étendre, d&rsquo;entrer dans le vif de ce sujet et de ces inconciliables perspectives, la mienne se resserrant sur quelques souvenirs et des images floues, celle de Rodolphe plus ouverte, plus souple, plus prometteuse sans doute, celle d&rsquo;un couple qui commençait à se former, d&rsquo;une famille même, après et malgré moi, évidemment pas contre moi mais enfin, pensais-je, parmi toutes ses relations, il avait justement fallu qu&rsquo;il aille chercher Aude la mère de mes fils, Aude avec qui j&rsquo;ai vécu et terminé quelque chose, Aude dont j&rsquo;ignorais si l&rsquo;absence me faisait souffrir, Aude que j&rsquo;avais choisi d&rsquo;écarter de ma vie, me libérant d&rsquo;elle ou la libérant de moi, je n&rsquo;ai jamais bien su, mais tout de même, ce n&rsquo;était pas pour qu&rsquo;elle tombe dans les bras d&rsquo;un de mes amis, Aude dont j&rsquo;ignorais ce qu&rsquo;elle pouvait bien trouver à ce conseiller juridique qui aimait les sorties à vélo, plus jeune que moi, un peu plus jeune, oui, mais tellement étriqué, réaliste, tellement trop net, trop drôle, trop tout, tellement loin de ce dont j&rsquo;avais envie pour elle et que j&rsquo;aurais supporté de voir, éventuellement même de l&rsquo;aider à chercher si ce n&rsquo;eût été obscène : ce type qui me ressemble mais qui ne soit pas moi, le type que j&rsquo;aurais pu être mais que je n&rsquo;ai pas su devenir, surtout pas un type comme Rodolphe qui,  il commençait à se faire tard, avait fini par quitter mon tabouret de bar, remettre sa veste, tien , la même que le jour où il avait ramassé Henri, Rodolphe à qui j&rsquo;avais dit, sur le pas de la porte, dans une poignée de main, en le souhaitant sincèrement – même ce soir-là, jusque dans mon amertume, sur ce ton ridicule de série télévisée, j&rsquo;étais encore capable de lui souhaiter quelque chose de beau : </em>merci de me l&rsquo;avoir dit. Sois heureux, sois heureux toi.<em>&laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;, De Marion Guillot, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/" data-text="Fuir pour ne pas se noyer&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;, roman d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 07:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Sauf les fleurs"]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Andrée]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[Eschyle]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[Florent]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Léonce]]></category>
		<category><![CDATA[Marthe]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Clément]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[reconstitution]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2014]]></category>
		<category><![CDATA[vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[violence conjugale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2453</guid>
		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;. Bravo ! Soixante-quinze pages. Pas une de plus. Nicolas Clément signe avec &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;. Bravo !</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" rel="lightbox[2453]"><img class="alignleft size-full wp-image-2454 colorbox-2453" style="margin: 10px" alt="SAUF LES FLEURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" width="250" height="323" /></a>Soixante-quinze pages. Pas une de plus. <strong>Nicolas Clément</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, met des mots sur des horreurs. Chaque mot compte. Et tous pèsent  lourd.</p>
<p>Ce roman fait partie de la sélection pour le<strong> prix Roblès 2104</strong>, qui sera décerné en juin, à Blois. Retrouvez la sélection<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/">ici</a></strong>.</p>
<p>Un premier roman prometteur, écrit par cet agrégé de philosophie de 44 ans. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marthe</strong>, la narratrice. On suit la jeune fille puis la jeune femme de l&rsquo;âge de 12 ans à celui de 20 ans.</p>
<p>Dans une ferme isolée, il y a plusieurs décennies, elle vit avec son petit frère <strong>Léonce</strong>, sa mère <strong>Andrée</strong> et son père, violent et taiseux,<strong> Paul.</strong> <strong>Chez les Reynaud, on chérit les bêtes, mais on ne câline pas les êtres.</strong> Andrée meurt sous les coups de son mari bourreau. Marthe tente de s&rsquo;en sortir, fait des études, tombe amoureuse, s&rsquo;en va pour Baltimore, plonge dans les mots d&rsquo;Eschyle ( le plus ancien des trois tragiques grecs, auteur de 90 tragédies et de 20 drames satyriques) qu&rsquo;elle traduit&#8230; jusqu&rsquo;à la reconstitution. Jusqu&rsquo;à la violence qui remonte, l&rsquo;impossible pardon qui étouffe et la vengeance qui éclate. <strong>Alors Marthe raconte pour que Léonce puisse comprendre. Et avancer. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2453"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Clément raconte la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/nHbqnaBqQVw?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aide Maman à brosser les bêtes. Au village, ils croient que nous travaillons tristement, que l&rsquo;odeur nous punit ou que les sabots nous cabossent. Ils se trompent ; les bêtes nous sauvent. Notre famille a fondu depuis longtemps, mais elle existe encore en lettres, sur l&rsquo;étiquette du journal, le relevé des compteurs. Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets. Dans mon dictionnaire, je cherche la langue de Papa, comment la déminer, où trouver la sonnette pour appeler. Mais la langue de Papa n&rsquo;existe qu&rsquo;à la ferme, hélas. Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu&rsquo;à la prochaine claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pour me rendre à Baltimore, partir d&rsquo;ici me coûtera un baccalauréat, un coeur, une vie dans l&rsquo;herbe sous des bêtes en collier dont le lait fut la chaleur de mes os et le souffle, l&rsquo;heure de mes siestes. Je ne redoute ni d&rsquo;être heureuse loin de la ferme, ni de bâtir sur une ville étrangère le sort sacré que le temps me doit. Ne plus scruter le visage de Maman pour voir passer la pilule ne me fait pas peur non plus, car ces pétales en miettes portent, à leur façon, le grand monde déçu que je chercher. Mais laisser mon frère seul avec notre histoire me terrifie et je m&rsquo;en veux de ne songer qu&rsquo;aux larmes claires venues des choses. Je voudrais tant me tromper d&rsquo;épaules. Le gris serait comme avant : la craie pour espérer, la terre pour recouvrir la craie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m&rsquo;interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j&rsquo;étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d&rsquo;être une histoire. Je n&rsquo;ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d&rsquo;avant. Je tombe rond ; mon compte est bon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai beaucoup aimé (vraiment beaucoup !) le style de Nicolas Clément. Cette langue simple mais qui fait mouche. Les images de Marthe, ses rêves aussi. Je reste admirative devant la concision et la force de ce roman court mais si puissant. Marthe avait les études, l&rsquo;amour et Eschyle pour s&rsquo;en sortir. Tous ses efforts sont anéantis en quelques minutes. Le destin de Marthe croise celui de la justice. Et les fleurs n&rsquo;y pourront rien. A lire absolument ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, de Nicolas Clément, collection Qui vive chez Buchet-Chastel, 9€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/" data-text="&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, roman d&rsquo;une vengeance - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Yves Ravey et son notaire pas très clair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2013 06:05:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Clémence]]></category>
		<category><![CDATA[conventions]]></category>
		<category><![CDATA[faux-semblants]]></category>
		<category><![CDATA[femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Freddy]]></category>
		<category><![CDATA[Martha]]></category>
		<category><![CDATA[microcosme]]></category>
		<category><![CDATA[notable]]></category>
		<category><![CDATA[notaire]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[province]]></category>
		<category><![CDATA[règles sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Ravey]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1842</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Yves Ravey signe avec &#171;&#160;Un notaire peu ordinaire&#160;&#187;, son douzième roman paru aux Editions de Minuit. L&#8217;auteur, né à Besançon en 1953, également dramaturge, a pour habitude d&#8217;écrire des romans courts, de 90 à 140 pages maximum. La preuve encore avec celui-ci, qui s&#8217;étale sur 108 pages seulement. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Martha [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOTAIRE.jpg" rel="lightbox[1842]"><img class="alignleft  wp-image-1848 colorbox-1842" style="margin: 10px" alt="NOTAIRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOTAIRE.jpg" width="108" height="148" /></a></p>
<p><strong>Yves Ravey</strong> signe avec<strong> &laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;</strong>, son douzième roman paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong> L&rsquo;auteur, né à Besançon en 1953, également dramaturge, a pour habitude d&rsquo;écrire des romans courts, de 90 à 140 pages maximum. La preuve encore avec celui-ci, qui s&rsquo;étale sur 108 pages seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Martha Rebernak</strong>, racontée par son fils, lycéen et veilleur de nuit dans une station-service d&rsquo;une petite ville du Jura. <strong>Martha Rebernak</strong> ne veut pas recevoir son cousin Freddy à sa sortie de prison. Cette mère courage, cette femme droite craint qu&rsquo;il ne s&rsquo;en prenne à sa fille <strong>Clémence, qui sort d&rsquo;ailleurs avec Paul, le fils du notaire</strong>. C&rsquo;est pourquoi elle décide d&rsquo;en parler à <strong>Maître Montussaint</strong>, qui lui a déjà rendu bien des services.</p>
<p><span id="more-1842"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà pour la trame de ce roman dense et rondement mené, lu d&rsquo;une traite, dans lequel il faut se jouer des apparences. Et des conventions sociales. En effet, entre <strong>Freddy</strong>, qui a purgé quinze ans de prison pour avoir agressé une fillette et le notaire, notable influent dans cette petite bourgade – c&rsquo;est lui qui a trouvé à <strong>Martha </strong>son emploi de femme de ménage au collège à la mort de son mari, un ami de chasse – le fossé est profond, les différences si grandes.<br />
Et pourtant. Un événement va tout remettre en cause. Jusqu&rsquo;aux conventions sociales dans ce semblant de huis-clos &#8230;</p>
<p><strong>Découvrez une vidéo de l&rsquo;auteur, ici :</strong></p>
<p style="text-align: center"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9krA2IhjxJA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Freddy tombait des nues. Sa cousine qui exigeait de lui qu&rsquo;il quitte la ville ! Qu&rsquo;il ne remettre pas les pieds à la maison ! Alors qu&rsquo;il était simplement venu faire une petite visite un soir. Il ne comprenait pas, mais alors pas du tout, il n&rsquo;avait rien fait de mal depuis sa sortie. Mais elle n&rsquo;en démordait pas. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elle était venue, accompagnée par Dietrich, l&rsquo;éducateur de justice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 59-60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais aussi, ne devrait-elle pas, tout de suite, et malgré ses réticences, se rendre chez maître Montussaint, lui parler de son trouble depuis la libération de Freddy ? Il le lui avait dit, lors du décès de son mari. Il avait pris Clémence à part, près de la chapelle, à l&rsquo;ombre des cyprès, et ma mère l&rsquo;avait aperçu, qui embrassait sa fille en la serrant très fort contre lui. Elle en avait ressenti un très vif désagrément, à quoi s&rsquo;était ajouté un certain malaise. Après la cérémonie, maître Montussaint s&rsquo;était arrêté devant ma mère pour la saluer. Il l&rsquo;avait fait en sa qualité de président de la société de chasse : Les membres de la société ne regrettent tous, votre mari, madame Rebernak. Dès que vous aurez un moment, n&rsquo;hésitez pas à venir me voir. Et ma mère, qui s&rsquo;était mise, dès le décès, à chercher du travail, s&rsquo;était d&rsquo;abord demandé s&rsquo;il ne l&rsquo;avait pas invitée pour qu&rsquo;elle fasse le ménage de l&rsquo;étude après dix-huit heures. Mais elle aspirait à un emploi plus stable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page  88 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère s&rsquo;est adressée à elle : Vous ne saviez pas si ma fille était là ou non, et vous ne m&rsquo;avez rien dit tout à l&rsquo;heure, à mon arrivée ? Vous n&rsquo;êtes même pas allée vérifier alors que je n&rsquo;ai cessé de parler d&rsquo;elle ? Joséphine a répliqué que ma mère se trompait. Elle n&rsquo;y pouvait rien, elle venait juste de l&rsquo;apprendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je suis entrée dans l&rsquo;univers d&rsquo;Yves Ravey avec un roman dense et percutant. Jolie découverte ! Un roman très fluide dans sa lecture. Et une bonne façon de tordre le coup aux idées reçues. Peu de personnages mais nombre de décors et une Martha Rebernak qui ne fait que protéger ses enfants&#8230; et sa famille. A lire ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Yves Ravey, les Editions de Minuit, 12€.</strong></em></p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/" data-text="Yves Ravey et son notaire pas très clair&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le désordre façon Christian Oster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 15:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
		<category><![CDATA[désordre]]></category>
		<category><![CDATA[Georges]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[Jean]]></category>
		<category><![CDATA[Louise]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>
		<category><![CDATA[William]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1426</guid>
		<description><![CDATA[Christian Oster est un auteur pas banal. Qui, l&#8217;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans. &#160; La preuve cette fois encore avec &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Christian Oster</strong> est un auteur pas banal. Qui, l&rsquo;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-livre/" rel="attachment wp-att-1439"><img class="alignleft  wp-image-1439 colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="OSTER LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-LIVRE.jpg" width="111" height="163" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La preuve cette fois encore avec <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> dont nous avions parlé<a title="Découvrez la critique sur Quatrième de couv" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Né en 1949, <strong>Christian Oster, </strong>qui fut étudiant en Lettres, a fait de multiples petits boulots avant de devenir correcteur pour différentes maisons d&rsquo;édition. Il devient écrivain d&rsquo;abord par le biais de polars. Son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo; </strong>est publié en 1989, aux éditions de Minuit.</p>
<p>Dix ans plus tard, <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong> obtient le prix Médicis. En 2001, Oster signe <strong>&laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, adapté à l&rsquo;écran par Claude Berri. Il est également auteur de nombreux livres pour enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1440" style="width: 134px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-portrait-2/" rel="attachment wp-att-1440"><img class=" wp-image-1440  colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="(Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-PORTRAIT1.jpg" width="124" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">(Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aux <strong>éditions de Minuit</strong>, Christian Oster a publié <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Aventure&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le Pont d&rsquo;Arcueil&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Paul au téléphone&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Le Pique-nique&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Loin d&rsquo;Odile&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans le train&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Les Rendez-vous&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Imprévu&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Sur la dune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Trois hommes seuls&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans la cathédrale&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Aux <strong>éditions de l&rsquo;Olivier</strong>, il a publié <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> en 2011 puis <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1426"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une bande d&rsquo;amis qui vit au coeur de Paris. De connaissances plutôt. Ils se fréquentent assez rarement mais ont pris l&rsquo;habitude d&rsquo;aller en vacances ensemble. Lors d&rsquo;un dîner, les détails sont fixés. Mais les événements qui vont se succéder les jours suivants vont tout mettre en péril.</p>
<p>Il y a <strong>Georges</strong>, journaliste financier, qui vient d&rsquo;être quitté et qui tombe amoureux, <strong>William, </strong>ancien dentiste devenu artiste, qui fait une embolie pulmonaire,<strong> Paul </strong>(médecin), et <strong>Louise</strong> (restauratrice de meubles) qui envisagent de se séparer mais pas avant la fin des vacances et<strong> Jean</strong>, le narrateur qui travaille dans une maison d&rsquo;édition, qui apprend qu&rsquo;il attend un enfant d&rsquo;une femme, <strong>Roberta</strong>, qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas.</p>
<p>Là, dans un périmètre géographique finalement limité à quelques quartiers de Paris, des drames se nouent. Des situations se compliquent. Et le temps file. Casse, délite, empêche&#8230;</p>
<p>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteur nous explique son cheminement.</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/zSUeu4x216U?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Nous partions ensemble depuis trois ans et ignorions presque tout de nos vies avant cette date, excepté pour William, qui nous a rejoints avec son verre alors que nous étions déjà dans la cuisine. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai réfléchi à ça ensuite. Je ne dirais pas que j&rsquo;étais horrifié, mais je n&rsquo;étais pas certain de pouvoir cohabiter avec Georges. En même temps, j&rsquo;appréhendais un peu l&rsquo;avenue de Versailles. Le problème était sa savoir si Georges se révélerait rassurant. Il risquait surtout de se révéler invivable. N&rsquo;importe quel homme, du reste. Je n&rsquo;arrivais déjà pas à cohabiter avec une femme. C&rsquo;est faux, ai-je pensé. Plusieurs fois trois ans, quelquefois cinq, une fois sept. Le temps, en définitive, avait passé vite. Emoussé l&rsquo;agacement. Il l&rsquo;aiguise, sans doute, ai-je pensé, quand il traîne, mais l&rsquo;émousse dès qu&rsquo;il file. C&rsquo;est avec lui qu&rsquo;on trompe ceux avec qui on le passe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Au total, si mes calculs étaient justes, je n&rsquo;aurais dans le pire des cas qu&rsquo;un enfant, et ce avec Roberta Giraud, qui ne m&rsquo;en demanderait sans doute pas d&rsquo;autre. Ca restait énorme, évidemment. J&rsquo;ai tenté de ne plus y penser et j&rsquo;y suis parvenu assez bien parce que je manquais d&rsquo;outils pour adopter une position viable. L&rsquo;implication me demandait un travail d&rsquo;imagination que je n&rsquo;étais pas en mesure de fournir et la désinvolture me semblait inappropriée. J&rsquo;ai donc opté provisoirement pour l&rsquo;oubli. Ou plus précisément pour le classement. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Christian Oster s&rsquo;attaque au groupe. C&rsquo;est nouveau. Et c&rsquo;est bien. Cette fois, le lecteur est plongé dans une ambiance à la Sautet, du style &laquo;&nbsp;Vincent, François, Paul et les autres&nbsp;&raquo;. Jean raconte des hommes et des femmes à la santé et au moral souvent défaillants. Il nous parle des silences qu&rsquo;on préfère afficher et de ce temps qui affaiblit, qui atrophie, qui nous fait douter. L&rsquo;univers d&rsquo;Oster est toujours émaillé de petites pépites. C&rsquo;est encore le cas avec ce roman presque immobile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&nbsp;&raquo; En ville&nbsp;&raquo; de Christian Oster, aux éditions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/" data-text="Le désordre façon Christian Oster&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quignard explore les liens qui lient frères et soeurs</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/08/quignard-explore-les-liens-qui-lient-freres-et-soeurs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/08/quignard-explore-les-liens-qui-lient-freres-et-soeurs/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 14:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Claire]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[frère]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[lien]]></category>
		<category><![CDATA[Madame Ladon]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[orphelins]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Quignard]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[paysages]]></category>
		<category><![CDATA[prêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[Simon]]></category>
		<category><![CDATA[soeur]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarités mystérieuses]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=703</guid>
		<description><![CDATA[Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&#8217;âme. Pascal Quignard , l&#8217;auteur de &#171;&#160;Tous les matins du monde&#160;&#187; ou de &#171;&#160;Villa Amalia&#171;&#160;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&#8217;agit des &#171;&#160;Solidarités [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&rsquo;âme. <a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Quignard">Pascal Quignard </a>, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>Tous les matins du monde</strong>&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;<strong>Villa Amalia</strong>&laquo;&nbsp;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&rsquo;agit des &laquo;&nbsp;<strong>Solidarités mystérieuses</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span id="more-703"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_715" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1.jpg" rel="lightbox[703]" title="Quignard"><img class=" wp-image-715  colorbox-703" style="margin: 10px;" title="Quignard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1-300x206.jpg" alt="" width="180" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">Pascal Quignard, l&#39;auteur</p></div>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" rel="lightbox[703]" title="solidarités mystérieuses"><img class="alignleft  wp-image-705 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="solidarités mystérieuses" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" alt="" width="119" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Claire</strong>, née Marie-Claire. En 2007, cette traductrice parisienne décide de retourner sur les traces de son enfance, en Bretagne. En Ile-et-Vilaine, au bord de la mer, cette célibataire au coeur pris depuis l&rsquo;enfance, elle retrouve ses anciennes copines mais aussi Madame Ladon, son ancienne professeur de piano&#8230; qui veut l&rsquo;adopter.</p>
<p>Au fil des pages, ce sont successivement<strong> Claire</strong>, son frère<strong> Paul</strong>, mais aussi <strong>Jean</strong>, l&rsquo;amoureux (et prêtre) de Paul, <strong>Juliette</strong>, l&rsquo;une des filles que Claire a abandonné il y a très longtemps déjà,<strong> Noëlle</strong>, <strong>Fabienne</strong>, <strong>Catherine</strong> et les autres, ses anciennes amies retrouvées, sans oublier<strong> le père Calève</strong>, son voisin&#8230; qui prennent la parole et racontent l&rsquo;histoire de cette femme qui marche. Inlassablement. Dans la lande, sur le bord de mer. Elle marche des heures durant. Ressasse ses amours fanées, ses retrouvailles magnifiques et douloureuses à la fois avec Simon, son ami, son amour, devenu pharmacien, maire de la commune et&#8230; marié.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre.jpg" rel="lightbox[703]" title="paysage livre"><img class="alignleft  wp-image-707 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="paysage livre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre-273x300.jpg" alt="" width="164" height="180" /></a></p>
<p>Qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il neige, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il fasse soleil, <strong>Claire</strong> marche. Une façon d&rsquo;oublier. de fuir. Mais comment arriver à oublier la mort de son père et de sa petite soeur, Léna, dans un accident de la route dont elle et son frère <strong>Paul</strong> sortiront indemnes. Comment oublier, deux jours plus tard, le suicide de leur mère qui avait annoncé à leur père sa volonté de le quitter ? Comment grandir avec ce petit frère, <strong>Paul</strong>, qu&rsquo;elle ne retrouve que l&rsquo;été et quelques week-ends quand il sort de son pensionnat pour orphelins tandis qu&rsquo;elle vit chez l&rsquo;étouffante tante Guite ?</p>
<p><strong>Claire</strong> fait avec tout ça. Et appelle régulièrement son frère au secours. Et <strong>Paul</strong> vient. Le courtier en céréales, homosexuel, va d&rsquo;ailleurs s&rsquo;installer avec sa soeur dans cette ancienne ferme dont Madame Ladon a fait don à<strong> Claire</strong>.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est cette<strong> relation soeur-frère</strong>, si unique, si étrange, que décrit <strong>Pascal Quignard</strong>. Une solidarité qui s&rsquo;exerce sans jugement, sans contrepartie. Pas sans questionnement.</p>
<p>Celle aussi, tout aussi mystérieuse qui unit Claire à ce territoire que l&rsquo;auteur nous décrit dans les moindres détails. Et enfin, celle qui lie Claire à Simon. Jusque dans la mort.</p>
<p><strong>Page 108</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Elle a vendu la petite villa très chic qu&rsquo;elle possédait à Versailles. Elle en a retiré plus d&rsquo;argent qu&rsquo;elle n&rsquo;en avait besoin pour vivre. Il faut dire que son nouveau mode de vie en Bretagne requérait extrêmement peu d&rsquo;argent. Elle passait son temps à faire des marches à pied. Elle était toujours dehors. Pas un livre. Pas un disque. Pas un journal. Pas un magazine. Jamais de viande rouge ni d&rsquo;épicerie de luxe. Presque pas de vêtements. Beaucoup de Camel, de Chesterfield sans filtre, de Peter Stuyvesant, de Rothmans bleues, beaucoup de vin, beaucoup de légumes, beaucoup d&rsquo;huile d&rsquo;olive [&#8230;] Telle était ma soeur. Plus elle vieillisait et moins je la comprenais. Plus elle vivait dehors, en plein air, au-dessus de la mer, et plus elle était facile à vivre.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Page 111</strong> :  &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je veux dire par là que ma soeur n&rsquo;a jamais été “amoureuse” de Simon Quelen. On ne peut même pas dire qu&rsquo;elle ait eu des “sentiments” pour Simon Quelen.  Je pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;étreignit pas beaucoup plus que quelques fois durant toute sa vie mais elle l&rsquo;aima plus de soixante ans. Ce fut un lien absolu. Elle l&rsquo;épia chaque jour durant les dernières années de sa vie. Elle le contempla chaque jour jusqu&rsquo;à sa mort terrible. Elle assista à cette mort – et elle en fut même, je crois, terriblement heureuse.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et son frère, Paul, de poursuivre, page 138 : &laquo;&nbsp;<em>Tant qu&rsquo;il vécut, elle souffrit. Je n&rsquo;aurais jamais pu croire qu&rsquo;on puisse souffrir aussi continûment et aussi longtemps. Quand il fut mort, elle fut heureuse. Miraculeusement, si je puis dire, la souffrance s&rsquo;en est allée quand la présence du corps de celui qu&rsquo;elle aimait s&rsquo;en est allée elle aussi. En tout cas, sa souffrance s&rsquo;arrêta quand elle se transforma en deuil. C&rsquo;était presque merveilleux de la voir triste, simplement triste, après tant d&rsquo;années de souffrance. Le corps est incroyablement solide.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bref, une histoire forte que résume bien Jean, prêtre, compagnon de Paul, <strong>page 185</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;aimais Paul et j&rsquo;admirais le couple que le frère et la soeur formaient. J&rsquo;étais émerveillé devant la solidité du lien qui les unissait. Rien de ce que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pouvait faire n&rsquo;était capable d&rsquo;altérer l&rsquo;affection qu&rsquo;ils se portaient. Rien de ce qu&rsquo;ils avaient pu connaître au cours de leurs métiers, mariages, démissions, divorces, ni le frère ni la soeur ne voulaient l&rsquo;examiner. Et surtout, en aucun cas ils n&rsquo;auraient voulu le juger. <strong>Ce n&rsquo;était pas de l&rsquo;amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n&rsquo;était pas non plus une espèce de pardon automatique. C&rsquo;était une solidarité mystérieuse</strong>.</em>[&#8230;] <em>De l&rsquo;autre, ils acceptaient tout, même ce qu&rsquo;ils ne comprenaient pas.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Au fil des mois, des saisons et de ses tourments intérieurs, Claire va marcher toujours plus. Même avant que le soleil ne se lève. Jean, toujours, s&rsquo;interroge. Page 194 : <em>&laquo;&nbsp;Marcher fraie quelque chose dans le lieu, fore quelque chose dans le temps. Elle parlait à voix basse dans les ajoncs. La soeur de Paul passait pour un peu folle. A la vérité elle méditait. Je pense que la soeur aînée de l&rsquo;homme que j&rsquo;aimais cherchait à comprendre quelque chose qui était tout à fait inaccessible  à son frère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="colorbox-link" style="color: #0000ff;">Au final, voilà un livre fort, sensible et qui nous en dit long sur la relation qui, parfois, lie un frère et une soeur. Le style est élégant, vif. Les descriptions, nombreuses ( voire trop diront certains!) font du décor l&rsquo;un des personnages principaux et incontournables de ce roman. A lire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les solidarités mystérieuses&nbsp;&raquo;, de Pascal Quignard, Gallimard, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/08/quignard-explore-les-liens-qui-lient-freres-et-soeurs/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/08/quignard-explore-les-liens-qui-lient-freres-et-soeurs/" data-text="Quignard explore les liens qui lient frères et soeurs - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/08/quignard-explore-les-liens-qui-lient-freres-et-soeurs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
