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	<title>Quatrième de couv &#187; P.O.L.</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le cercle s&#8217;élargit&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 15:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2017 En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&#8217;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus! Cette rentrée 2017 s&#8217;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2017</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" rel="lightbox[3856]"><img class="alignleft size-full wp-image-3857 colorbox-3856" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" alt="livre-troisieme-personne" width="120" height="180" /></a> En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus!</p>
<p><strong>Cette rentrée 2017 s&rsquo;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au long de ces mois de janvier et de février&#8230;</strong> et le retour des valeurs sûres nous expliquent les critiques littéraires et les éditeurs. Pas sûr que ces auteurs-là soient les plus en vue sur Quatrième de couv&#8230;</p>
<p><strong>Parmi ces 517 romans</strong>, 337 écrits par des auteurs français ou francophones et 180 romans étrangers. A noter <strong>66 premiers romans</strong>, toujours les bienvenus sur ce blog.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les p&rsquo;tites trouvailles de cette rentrée hivernales, <strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Valérie Mréjen</strong>. Une de mes valeurs sûres à moi !</p>
<p>Plus de quinze ans que je suis cette auteure, par ailleurs plasticienne et vidéaste qui signe chez P.O.L. son dixième écrit, le deuxième paru chez cet éditeur après<strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver la critique<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/"> ici. </a></strong></p>
<p>Cette fois, dans un roman court, l&rsquo;auteure évoque l&rsquo;arrivée d&rsquo;un enfant (le premier), d&rsquo;une petite fille, au sein d&rsquo;un couple et d&rsquo;une histoire qui, jusque là, se déclinait à deux. Pas de prénoms, pas de décor très défini, mais des moments : avant la naissance, dans l&rsquo;enfance des parents, les interrogations de la parturiente, à la maternité, dans la rue, quand la petite sera devenue grande&#8230; La vie qui change, qui éclate, qui transforme.</p>
<p>Nouveau sujet pour <strong>Valérie Mréjen</strong> qui a, à plusieurs reprises, trituré la mort dans les tous les sens. Nouveau sujet mais toujours ce même style, si caractéristique : frais, rythmé, si visuel&#8230; et si juste. Un vrai p&rsquo;tit bonheur qu&rsquo;on ait connu la maternité ou pas, d&rsquo;ailleurs.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 41-42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle, au contraire, doit dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas détesté cette soudaine familiarité. Elle était même plutôt flattée qu&rsquo;on la considère comme une amulette, d&rsquo;avoir le même succès qu&rsquo;un pompon de marin ou qu&rsquo;une table en bois. Elle éprouvait soudain ce dont ne pourront jamais témoigner les gisants dans leurs basiliques, le boutoir porte-chance du petit sanglier en bronze, les excroissances des statues lustrées et polies par d&rsquo;innombrables paumes. Elle était très émue devant cette fascination primitive pour le corps féminin en état de métamorphose, le réflexe enfantin de vouloir toucher pour y croire. L&rsquo;émerveillement était constant, toujours recommencé, comme si ce phénomène pourtant vieux comme le monde ne pourrait jamais devenir banal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 58 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle le pense : ce n&rsquo;est pas pour moi. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie qui lui fait défaut, oh non bien au contraire. C&rsquo;est une croyance profonde. Un manque d&rsquo;identification pure et simple avec cette image. Ceci est un monde de vraies femmes et elle est bien trop loin derrière. Sa propre mère a disparu si tôt, elle ne peut absolument pas se voir à la même place. Surtout pas quand le père essaye de l&rsquo;y pousser avec des mots très mal choisis. Il décide en effet, dans un réflexe pragmatique peu après l&rsquo;enterrement, de la promouvoir remplaçante, figure maternelle de substitution pour son frère et sa soeur. Mais ce qu&rsquo;elle voit surtout dans ce remaniement hâtif, c&rsquo;est son devenir épouse d&rsquo;un homme qui est son géniteur. D&rsquo;ailleurs il confond souvent les prénoms et commet des lapsus énormes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 133-134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les voilà en répétitions face au nouveau metteur en scène. Ses intentions sont encore floues mais sa détermination ne fait aucun doute. Ils entrevoient ce que doivent ressentir les comédiens liés par contrat à un démiurge parti en roue libre, un génie capricieux que plus personne n&rsquo;ose contredire. Ils se plient néanmoins au jeu, en bons débutants prêts à tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;, Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LtFKxPlc2QE?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
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		</item>
		<item>
		<title>Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 08:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&#8217;un d&#8217;entre eux, &#171;&#160;Il faut beaucoup aimer les hommes&#160;&#187;, de Marie Darrieussecq m&#8217;a beaucoup plu. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, <strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Marie Darrieussecq</strong> m&rsquo;a beaucoup plu. Je vous raconte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> tout d&rsquo;abord. L&rsquo;auteure d&rsquo;origine basque, quadragénaire, a publié son premier roman en 1996, après de brillantes études de lettres. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong> qui, à l&rsquo;époque, avait fait beaucoup parler de lui. Depuis, d&rsquo;autres ont suivi. Et <strong>Marie Darrieussecq</strong> est devenue psychanalyste.</p>
<div id="attachment_1891" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="size-full wp-image-1891 colorbox-1889" alt="Editions P.O.L." src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Editions P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nom de <strong>Marie Darrieussecq</strong> est associé à celui de l&rsquo;auteure <strong>Marie NDiaye</strong> et à celui de <strong>Camille Laurens</strong> dans des péripéties littéraires en 1998 et en 2007 pour la seconde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1889"></span></p>
<p>Au fil de sa bibliographie, des thèmes sont récurrents : la disparition, l&rsquo;absence mais aussi l&rsquo;identité et l&rsquo;appartenance. L&rsquo;auteure se plait également à écrire sur les transformations traumatiques, le dépassement des limites physiques et psychologiques.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="alignleft size-full wp-image-1895 colorbox-1889" style="margin: 10px" alt="livre-il-faut-beaucoup-aimer" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" width="120" height="176" /></a>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Solange</strong>, qui était déjà le prénom de son héroïne dans<strong> &laquo;&nbsp;Clèves&nbsp;&raquo;</strong>, son roman précédent, rencontre un homme. Il est Noir. C&rsquo;est le coup de foudre.  Tous les deux sont acteurs, vivent aux Etats-Unis. Et lui veut réaliser un film. En Afrique. Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être Noir ? Et l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est comment ?</p>
<p>Solange s&rsquo;interroge, tente de s&rsquo;intéresser tandis que<strong> Kouhouesso</strong> travaille d&rsquo;arrache-pied pour tourner un film adapté d<strong>’&nbsp;&raquo;Au cœur des ténèbres&nbsp;&raquo;</strong> de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».</p>
<p>Le couple mixte est confronté aux clichés, à une vision fausse qui se porte sur eux. Lui, se doit de jouer l&rsquo;homme noir. Elle doit se comporter comme une femme. Mais plus. Mais les histoires d&rsquo;amour finissent mal, en général, non ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 95</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Elle était née où elle était née, dans la peau qui était la sienne, entourée des mots qui l&rsquo;entouraient. Elle découvrait ça, que sur les Noirs, ce n&rsquo;est pas exactement que les Blancs n&rsquo;ont rien à dire (ils n&rsquo;arrêtent pas, ils n&rsquo;arrêtaient depuis qu&rsquo;elle était petite) ; non, c&rsquo;est que les Noirs, les Blancs, n&rsquo;ont rien à dire aux Noirs. Même répéter, ils ne peuvent pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 172 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle reprit pourtant : “Brice lui-même ne parlait jamais de sa couleur.” Il coupa : “Ce que tu réclames, c&rsquo;est un certificat. Un certificat de non-racisme. Aussi bien tu ne couches avec moi que pour l&rsquo;obtenir.”</em></p>
<p><em>Elle secoua la tête avec une énergie de cheval, de cheval blessé. Elle murmura le mot</em> paranoïa.</p>
<p><em>Il pressa ses paumes contre ses yeux, puis les ouvrit en signe d&rsquo;apaisement. “Toutes ces employées charmantes, elle me font penser à ces Américaines qui se précipitent pour me dire bonjour et au revoir et faire croire qu&rsquo;elles sont </em>color blind<em>, aveugles à la couleur. Elles tiennent à leur certificat. Ecoute. Tu n&rsquo;es pas ce genre de petit modèle. Mais si tu n&rsquo;as pas vu la couleur de Brice, ça ne prouve rien d&rsquo;autre que ton refoulement. </em></p>
<p><em>Le salaud avait fait lui aussi une psychanalyse. Jungienne, lui avait-il dit. A Palo Alto, aller et retour deux fois par semaine en coupé Mercedes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 223-224 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dans la pirogue, elle avait très chaud. La pagaie plongeait dans le fleuve comme dans de l&rsquo;huile, les oiseaux mêmes se taisaient. Cette chaleur, c&rsquo;était stupide ; elle ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;ouvrir la bouche, mais l&rsquo;air du dehors était beaucoup plus chaud que l&rsquo;intérieur du corps. Kouhouesso fermait les yeux façon persiennes et et le piroguier, torse nu, ne cessait de s&rsquo;asperger. Il pagayait la chaleur, il touillait le fleuve et le ciel, il se diluait dans les mirages. Le plat de l&rsquo;eau était parcouru d&rsquo;ondes qui portaient des voix, des chocs, d&rsquo;étranges bruits sans source. Les vibrations entraient dans le corps de Solange. Elle avait des visions de la maison de Malibu, l&rsquo;ombre méditerranéenne, la salle de bains aux carreaux blancs, la mer qui brassait la chaleur. C&rsquo;était hier, c&rsquo;était avant. Elle aurait aimé contempler la forêt, avoir la sagesse des peintres et des écologistes ; mais cette Afrique verte et orange qui tremblotait n&rsquo;était qu&rsquo;un problème de plus. Aucun de ces arbres n&rsquo;expliquait Kouhouesso. Ils ne lui opposaient qu&rsquo;une autre énigme, impénétrable, dangereuse, un règne non humain, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une puissance ailleurs réduite à la sciure.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une histoire d&rsquo;amour comme au cinéma&#8230; et dans le milieu du cinéma. Marie Darrieusecq veut ici tordre le coup aux clichés sur les femmes et les Noirs en les poussant à l&rsquo;outrance. Une manière de mieux dénoncer ? Peut-être. Le livre, agréable à lire, nous plonge dans le monde artificiel du cinéma et de ses ego surdimensionnés. Tout est apparence. Sauf la couleur de la peau.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
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