<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; obsession</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/obsession/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Bleus horizons ou la lutte contre l&#8217;oubli</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[aristocratie protestante]]></category>
		<category><![CDATA[Constance]]></category>
		<category><![CDATA[double]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Jean La Ville de Mirmont]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Garcin]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Gémon]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[obsession]]></category>
		<category><![CDATA[personnage fictif]]></category>
		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1601</guid>
		<description><![CDATA[Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &#171;&#160;à la mode&#160;&#187; l&#8217;an prochain. Unsujet qui réunira d&#8217;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&#8217;automne, pour les Rendez-vous de l&#8217;Histoire. Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&#8217;avait jamais fait à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &laquo;&nbsp;à la mode&nbsp;&raquo; l&rsquo;an prochain. Unsujet qui réunira d&rsquo;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&rsquo;automne, pour les <strong>Rendez-vous de l&rsquo;Histoire.</strong></p>
<p>Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&rsquo;avait jamais fait à travers la plume de <strong>Jérôme Garcin.</strong> C&rsquo;est désormais chose faite !</p>
<div id="attachment_1609" style="width: 81px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class=" wp-image-1609   colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="Jean de La Ville de Mirmont" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" width="71" height="96" /></a><p class="wp-caption-text">Jean de La Ville de Mirmont</p></div>
<p>En janvier dernier, <strong>celui-ci publiait chez Gallimard, &nbsp;&raquo; Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;occasion, au fil d&rsquo;un roman brillant et bouleversant de plonger dans la vie de <strong>Jean de La Ville de Mirmont</strong>, un écrivain et poète né à Bordeaux qui, à l&rsquo;âge de 27 ans en novembre 1914, meurt sur le front de Verneuil, sur le Chemin des Dames. Deux mois seulement après avoir quitté Bordeaux et rejoint son régiment.</p>
<p>Le jeune auteur, intime de <strong>François Mauriac</strong>, laisse derrière lui <strong>un roman &nbsp;&raquo; Les dimanches de Jean Dézert&nbsp;&raquo;, des contes et un recueil de poèmes &laquo;&nbsp;L&rsquo;horizon chimérique&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="alignleft  wp-image-1610 colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="BLEUS-HORIZONS_ouvrage" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" width="62" height="91" /></a>De ce destin tragique, <strong>Jérôme Garcin</strong> imagine un roman et invente le personnage de <strong>Louis Gémon</strong>, qui, devenu camarade de front de Jean va, à son retour à la vie civile, mettre toute son énergie à faire vivre l&rsquo;oeuvre de son ami. Au point d&rsquo;en oublier sa propre existence, ses désirs.</p>
<p><strong>Jean et Louis</strong> avaient la même appétance pour les mots, la littérature. <strong>Louis</strong> va, des années durant, mener une enquête sur la vie de son ami, rencontrer l&rsquo;éditeur <strong>Bernard Grasset</strong>, le compositeur <strong>Gabriel Fauré</strong> qui mit ses poèmes en musique mais aussi <strong>François Mauriac</strong>, qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;enfance de Jean. Jean était solaire, rêvait de voyages et vouait une dévotion à sa mère, issue de l&rsquo;artistocratie protestante bordelaise. Louis, lui, est un être plus terne, introverti qui se rêve écrivain.</p></blockquote>
<p>Rappelons que <strong>Jérôme Garcin</strong> a entamé, il y a plusieurs années déjà, un travail de mémoire à travers ses romans successifs.</p>
<p><span id="more-1601"></span></p>
<div id="attachment_1608" style="width: 298px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="wp-image-1608  colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" width="288" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, producteur et l&rsquo;animateur de l&rsquo;émission littéraire &laquo;&nbsp;<strong>Le Masque et la plume</strong>&nbsp;&raquo; sur France Inter (depuis 1989), il est directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur et est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.</p>
<p>Lauréat du prix Médicis en 1994, du prix Roger Nimier en 1998, ainsi que du prix Duménil, Jérôme Garcin<em> &nbsp;&raquo; refuse de laisser les choses mourir une seconde fois&nbsp;&raquo;</em> et utilise la littérature pour le faire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>, comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Olivier&nbsp;&raquo;</strong>, un livre fort, paru en 2011, dans lequel il évoquait la disparition de son frère jumeau Olivier, mort à 6 ans après avoir été renversé par une voiture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de son roman, il l&rsquo;évoque à l&rsquo;antenne de France info :</p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=921515" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 19-20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dès que Jean sut mon amour de la littérature, nous sympathisâmes. Un soir, il me confia, d&rsquo;une voix légèrement chuintante, qu&rsquo;il écrivait, qu&rsquo;il venait même de publier son premier roman,</em> Les dimanches de Jean Dézert<em>, et qu&rsquo;il vous avait laissé par écrit, à vous seule, un ordre testamentaire : “ J&rsquo;ai un volume de vers tout prêt, </em>l&rsquo;Horizon chimérique<em>. Tu le trouveras sur la table de ma chambre. Et tu le publieras”. Il me lut ce mot sans se vanter, un peu comme s&rsquo;il m&rsquo;informait qu&rsquo;il s&rsquo;était fait vacciner contre la variole ou le typhus. Pour ma part, je lui parlai du récit sur mon enfance dont  j&rsquo;avais déjà rédigé une dizaine de chapitres et de mes lectures de chevet. Nous découvrîmes que nous cherchions la compagnie des mêmes poètes, Baudelaire, Laforgue, Moréas et Jammes. Il me répétait souvent : “ Tu verras, Louis, la guerre nous rendra plus forts. Et nous écrirons mieux après&#8230;” &nbsp;&raquo; </em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Page 71</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d&rsquo;idéal qu&rsquo;on l&rsquo;eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu&rsquo;à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n&rsquo;avait plus que deux mois à vivre. C&rsquo;est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d&rsquo;un soupir, une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle voulait m&rsquo;attirer vers la lumière, je revenais sans cesse à la grande nuit de 14. Elle était douée pour les éclats de rire, je me complaisais dans les les pleurs secs. Avec le temps, j&rsquo;ai laissé Jean prendre une place de plus en plus grande dans notre couple. J&rsquo;ai négligé Constance pour un mort. Et je n&rsquo;ai pas su écouter ses avertissements. Un matin, elle disparut, emportant avec elle toutes ses affaires. Elle me laissa une lettre sur la table de nuit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers ce roman, j&rsquo;ai découvert un auteur qui, comme Alain-Fournier et d&rsquo;autres, a vu la Grande guerre anéantir sa vie et son talent. Au fil des pages, des mots de Jean de La Ville de Mirmont reprennent vie.  J&rsquo;ai découvert aussi l&rsquo;écriture, le style de Jérôme Garcin. Riche et sensible. J&rsquo;ai beaucoup aimé comment ce dernier décrit la relation qui unit Jean et Louis au-delà de tout. Même de la mort. Louis s&rsquo;excuse-t-il d&rsquo;être encore en vie ? Est-ce pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;oublie pour faire vivre l&rsquo;oeuvre de Jean ? Un roman touchant, bouleversant. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;, de Jérôme Garcin, Gallimard, 16,90€</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/" data-text="Bleus horizons ou la lutte contre l&rsquo;oubli - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Caribou island, l&#8217;île de toutes les solitudes&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 17:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alaska]]></category>
		<category><![CDATA[David Vann]]></category>
		<category><![CDATA[Désolations]]></category>
		<category><![CDATA[obsession]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Sukkwan Island]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=340</guid>
		<description><![CDATA[Un roman qui vient du froid. Alors que nous vivons quelques jours d&#8217;un automne estival, voilà un livre qui vous donne des sueurs froides. Vraiment. &#171;&#160;Désolations&#160;&#187; est le deuxième roman de David Vann, l&#8217;auteur récompensé et encensé de  &#171;&#160;Sukkwan Island&#160;&#187;. Le décor ? C&#8217;est celui de l&#8217;Alaska, – David Vann y est né –, au coeur de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4568.jpg" rel="lightbox[340]" title="IMG_4568"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-353 colorbox-340" style="margin: 10px;" title="IMG_4568" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4568-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a>Un roman qui vient du froid. Alors que nous vivons quelques jours d&rsquo;un automne estival, voilà un livre qui vous donne des sueurs froides. Vraiment. &laquo;&nbsp;Désolations&nbsp;&raquo; est le deuxième roman de David Vann, l&rsquo;auteur récompensé et encensé de  &laquo;&nbsp;Sukkwan Island&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le décor ? C&rsquo;est celui de l&rsquo;Alaska, – David Vann y est né –, au coeur de la péninsule de Kenai, sur les rives d&rsquo;un lac glaciaire. Là, Gary et Irène ont fait leur vie. Lui, l&rsquo;ancien étudiant en histoire médiévale a fait tous les métiers sans en réussir un seul. Sa femme, elle, est institutrice et férue de tir à l&rsquo;arc. Ensemble, ils ont eu deux enfants : Rhoda et Mark. La première travaille chez un vétérinaire et vit avec Jim, un riche dentiste coureur. Proche de ses parents, elle connaît toute la douleur de sa mère d&rsquo;avoir découvert sa propre mère, suicidée, pendue pour ne pas avoir supporté que son mari parte avec une autre. Et puis il y a Mark. Le fils dilettante. Qui fume, qui boit, qui vit avec Karen et qui travaille sur un bateau de pêche dès que l&rsquo;argent vient à manquer. Ses parents, ils les voient de temps à autre. Chichement.</p>
<p><span id="more-340"></span></p>
<p>Ajoutez à ces personnages celui de Monique et de Carl, et vous obtenez une histoire peu banale dans un décor lunaire et forestier à la fois. Pas rassurant. Monique et Carl sont jeunes, beaux&#8230; et en vacances en Alaska. La première fera montre de ses charmes auprès de Jim. Le second ira de déconvenue en déconvenue. De bateau de pêche en usine de poissons avant de rentrer dans la VRAIE Amérique.</p>
<p>Et puis il y cette cabane, autre personnage à part entière de l&rsquo;histoire. Cette cabane, qui restera bralante et ouverte au vent, c&rsquo;est la lubie de Gary. Il veut la construire sur Caribou Island et y vivre. Avec Irene. Une idée qui tournera court comme toutes les précédentes&#8230;</p>
<p>Au fil des 297 pages d&rsquo;une écriture dense et vivante, le lecteur se rend rapidement compte que l&rsquo;aventure ne pourra que mal finir. Le ver est dans le fruit.</p>
<p>Irène tour d&rsquo;abord. Elle tombe malade. Se plaint de terribles maux de tête comme sa mère avant elle. Mais à cause de quoi ? Les médecins ne peuvent pas répondre tandis qu&rsquo;elle se gave de calmants. Son couple se désagrège sans qu&rsquo;elle décide de se battre. C&rsquo;est trop tard mais elle accompagne quand même Gary dans son délire. Pourquoi ? Pour qui ?</p>
<p>Gary non plus n&rsquo;en mène pas large. Perdu dans ses rêves évanouis, dans ses envies mortes-nées à cause du quotidien, des enfants, d&rsquo;Irène&#8230;</p>
<p>Page 98 :<em> &nbsp;&raquo; C&rsquo;était censé d&rsquo;être qu&rsquo;une situation temporaire, mais Gary n&rsquo;avait jamais en l&rsquo;intention de repartir. Il ne finirait pas sa thèse. Il ne brillerait pas dans son champ d&rsquo;expertise et cette quête de l&rsquo;Alaska n&rsquo;avait été qu&rsquo;une expression de son désespoir, le village imaginaire un signe que Gary n&rsquo;avait jamais trouvé une façon de s&rsquo;intégrer à sa vraie vie. [&#8230;] Cette cabane était un nouveau mensonge, une nouvelle tentative pour atteindre la pureté, pour trouver la vie rêvée dont il avait besoin parce qu&rsquo;il avait toujours fui ce qu&rsquo;il était vraiment&nbsp;&raquo;.  </em></p>
<p> La cabane, l&rsquo;île et ce mauvais temps qui s&rsquo;installe alors que l&rsquo;été finit à peine&#8230; Sur Caribou Island, un terrible huis-clos s&rsquo;installe. Entre un homme et une femme qui, après 35 ans de vie commune, ne savent plus s&rsquo;aimer. Ni se parler. Tandis que sur le continent, Rhoda et Jim découvrent aussi les limites des sentiments qu&rsquo;ils se portent mutuellement.</p>
<p>Page 181 :<em> &nbsp;&raquo; Irène se sentait exaspérée à l&rsquo;idée d&rsquo;avoir dû prendre soin de cet homme pendant trente ans. Le poids de ses plaintes, de son impatience, de ses échecs, et en retour rien qu&rsquo;un vide. Comment tout cela avait-il pu lui sembler normal ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p> Au fil des jours, la situation dégénère. Devient dramatique. Des silences, des non-dits et cette nature qui n&rsquo;en finit pas de devenir hostile. La fin du livre est épique. Et ne laisse personne indemne. Pas même le lecteur !</p>
<p>Bref, un très bon roman. Fort. Noir et puissant.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Désolations&nbsp;&raquo;, de David Vann, Gallmeister, 23€.</em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/" data-text="Caribou island, l&rsquo;île de toutes les solitudes&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
