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	<title>Quatrième de couv &#187; nostalgie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Téléréalité ou l&#8217;art de mettre les pieds dans le Paf&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 07:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&#8217;un siècle nouveau ? Allez savoir. Aurélien Bellanger, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&#8217;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&#8217;information ou l&#8217;aménagement du territoire, en province comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5705 colorbox-5703" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TELEREALITE.jpg" alt="TELEREALITE" width="195" height="284" /></p>
<p>Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&rsquo;un siècle nouveau ? Allez savoir.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong>, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&rsquo;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&rsquo;information ou l&rsquo;aménagement du territoire, en province comme à Paris.</p>
<p>Je l&rsquo;avais découvert avec <strong><em>La théorie de l&rsquo;information</em></strong>, paru en 2012. La biographie de son personnage principal, <strong>Pascal Ertanger,</strong> est largement inspirée de la vie du PDG de Free, <strong>Xavier Niel.</strong></p>
<p>Auteur d&rsquo;un essai sur Michel Houellebecq, <strong><em>Houellebecq écrivain romantique</em></strong>, en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son blog, Hapax. Il est également critique de philosophie pour nonfiction.fr depuis octobre 2007.</p>
<p>En 2014, le prix de Flore, lui a été attribué pour son deuxième roman, <em><strong>L&rsquo;aménagement du territoire</strong></em>.En 2017, il publie <strong><em>Le grand Paris</em></strong>.</p>
<p><span id="more-5703"></span></p>
<p>Que raconte-t-il dans <em><strong>Téléréalité</strong> </em>? La vie de  <strong>Sébastien Bitereau</strong>, qui fait forcément penser à celle de <strong>Stéphane Courbit</strong>, ancien patron d&rsquo;Endemol et créateur du Loft, donc. Le fils d&rsquo;un plombier-chauffagiste du sud de la France, féru de télévision, montera à Paris, après s&rsquo;être rendu indispensable auprès d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise. Au jeu <strong>La roue de la fortune</strong>, il est dans les coulisses. Avant de devenir le mignon de <strong>Pascal Sevran</strong>. Désormais dans la place, rien ne l&rsquo;arrêtera plus.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong> nous met dans les pas de ce Rastignac des années 1990-2000 qui ne se refusera rien, donnera vie à ses ambitions, jamais dupe cependant, mais sûr que la télévision est le dernier endroit où l&rsquo;on crée. Qu&rsquo;importe le format, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;impression d&rsquo;exister !</p>
<p>L&rsquo;idée du roman, il l&rsquo;a eue après la lecture d&rsquo;un article du Monde, consacré au rachat de la société néerlandaise Endemol par Banijay, qui appartient à <strong>Stéphane Courbit</strong>. <strong>Aurélien Bellanger</strong> précise avoir mis 51 jours à écrire ce nouveau roman, plus accessible que les précédents.</p>
<p>Développement des chaînes et des programmes, années fric avec les animateurs-producteurs, explosion de le téléréalité puis de la TNT&#8230; le parcours de <strong>Sébastien Bitereau</strong>, producteur sans beaucoup de morale, permet de retracer plusieurs décennies de la vie du Paf.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger était l&rsquo;invité de l&rsquo;émission l&rsquo;Instant M sur France Inter. A écouter et regarder par ici : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ">https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On le prenait en général pour le fils du patron, et on lui obéissait. Mais Sébastien savait qu&rsquo;il devait cette mystérieuse assurance à l&rsquo;enregistrement secret des </em>Feux de l&rsquo;amour,<em> qu&rsquo;il se passait avant de s&rsquo;endormir, en toute fin de soirée : cette mâle assurance, c&rsquo;était celle de Victor Newman, le président de l&rsquo;entreprise cosmétique du même nom, le patriarche abrahamique aux épouses et aux enfants innombrables, qui régnait sur Genoa City.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 108 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>La nostalgie télévisuelle qui déferla soudain sur la France, Sébastien en était l&rsquo;inventeur. C&rsquo;était à lui et au foudroyant succès de </em>Triple 7<em> – qui mérita bien son quatrième sept, un Sept d&rsquo;or, l&rsquo;année suivante – que la France dut sa sortie définitive des années 80, et son entrée, enfin, dans les années 90. Des années marquées, déjà, avec le générique anxiogène d&rsquo;</em>Envoyé spécial<em> et les gyrophares glacés des scènes de reconstitution des reality-shows, par un goût retrouvé du sérieux, par un retour en grâce des genres intransigeants du reportage et du documentaire, des années blotties contre le réel à la peau froide et aux vêtements mouillés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong><em>[&#8230;] Il semblait à ce point ne pas partager son enthousiasme que Sébastien était tenté, contre toutes les promesses de confidentialité faites, dans l&rsquo;euphorie du prodigieux décor, de foncer chez Philippe dès sa descente d&rsquo;avion pour lui annoncer que sa quête était maintenant achevée  : la télévision, bientôt, posséderait enfin sa forme artistique propre. L&rsquo;histoire de la perspective venait de croiser les grilles serrées de l&rsquo;audimat : on était là face à une représentation parfaite, homothétique de la société, à sa réduction à quelques personnages connus de tous – la bimbo et le beau gosse, la grande gueule et le ténébreux, le timide et l&rsquo;exubérante, l&rsquo;intello et le mec cool, la fêtarde et le coincé. Et pourquoi pas, aussi, des profils ethniques ou sexuels, des Arabes et des gays, des lesbiennes et des trans. [&#8230;]</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Téléréalité, Aurélien Bellanger, Gallimard, 19€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Azami ou l&#8217;amour à la nipponne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/20/azami-ou-lamour-a-la-nipponne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/20/azami-ou-lamour-a-la-nipponne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Un nouveau cycle romanesque. Aki Shimazaki aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman &#171;&#160;Azami&#160;&#187;, une nouvelle série. Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&#8217;est installée au Canada et plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" rel="lightbox[2964]"><img class="alignleft size-full wp-image-2966 colorbox-2964" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" alt="azamicouverture" width="228" height="400" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un nouveau cycle romanesque. <strong>Aki Shimazaki</strong> aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, une nouvelle série.</p>
<p>Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&rsquo;est installée au Canada et plus précisément au Québec, à Montréal.</p>
<p>Là-bas, elle écrit en français des romans qui, tout en finesse et sobriété mais sans faux semblant, parlent du Japon.<strong><em> &laquo;&nbsp;On ne dit pas les choses directement au Japon&nbsp;&raquo;,</em> dit Aki Shimazaki. Elle, a choisi un style simple et direct, minimaliste, pour ne rien cacher. </strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, ( ce qui signifie &laquo;&nbsp;chardon&nbsp;&raquo; en français) est donc le premier opus d&rsquo;une nouvelle série, publiée chez Actes sud.  On y fait la connaissance de <strong>Mitsuo</strong>, un trentenaire, rédacteur dans une revue culturelle. Il est marié à <strong>Atsuko</strong>, avec qui il élève leurs deux enfants.  Une vie bien cadrée jusqu&rsquo;au jour où il rencontre de manière fortuite un ancien camarade de classe, <strong>Gorô Kida, devenu président de la compagnie familiale,</strong> qui l&rsquo;entraîne dans un club très sélect.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2964"></span></p>
<p>Là, il reconnait son premier amour de jeunesse, <strong>Mitsuko</strong>, devenue entraîneuse. Lui, qui n&rsquo;entretient plus de relations sexuelles avec sa femme ( il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple &laquo;&nbsp;sexless&nbsp;&raquo;) et compense en fréquentant des<strong> &laquo;&nbsp;Fûzoku-ten&nbsp;&raquo;</strong> (des établissements de services sexuels), en est totalement bouleversé.</p>
<p>Il retombe sous le charme de celle qu&rsquo;il surnommait <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong> dans son journal intime. Et devient son amant. Tandis que sa femme <strong>Atsuko</strong> mène à bien son projet d&rsquo;exploitation légumière à la campagne, <strong>Mitsuo</strong> entame, en ville, une liaison adultère avec <strong>Mitsuko</strong>, mystérieuse mère d&rsquo;un garçonnet de 4 ans, férue de littérature&#8230; et d&rsquo;argent facile.</p>
<p><strong>Dans les courts romans d&rsquo;Aki Shimazaki</strong>, c&rsquo;est le Japon et sa culture si particulière qui se raconte par la voix de <strong>Mitsuo</strong>. On y parle classes sociales, relations sexuelles tarifiées&#8230;</p>
<p>Outre les personnages, l&rsquo;auteure s&rsquo;attache également aux détails :  l&rsquo;odeur d&rsquo;une fleur, la forme des villes, le goût des aliments. Et le tout crée une alchimie littéraire rafraichissante.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma femme aime la campagne et la nature, comme la plupart des gens. Au contraire, je suis un citadin typique. Je ne me sens à l&rsquo;aise si je reste longtemps à la maison de campagne. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ma femme qui en a hérité. Sa famille y passait ses vacances. Je n&rsquo;arrive pas encore à m&rsquo;y sentir chez moi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Atsuko conduit habilement. De bonne humeur, elle fredonne une chanson. Une mélodie à trois temps légers. Malgré moi, je bats la mesure dans ma tête. La berceuse de ma grand-mère me revient encore : &laquo;&nbsp;Ce soi encore, ton oreiller est baigné de larmes. A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi&#8230;&nbsp;&raquo; Je jette un oeil vers ma femme qui balance sa tête au rythme de la mélodie. Distrait, je réfléchis : &laquo;&nbsp;Sera-t-il possible de recommencer à faire l&rsquo;amour avec elle ?&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;</em>L&rsquo;azami<em>. Je trouve cette fleur unique, avec sa forme particulière et sa couleur violette. On n&rsquo;en offre pas en cadeau à cause des épines pointues sur ses feuilles. Une fleur d&rsquo;un abord difficile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis pas un coureur. Avant mon mariage, j&rsquo;ai fréquenté plusieurs filles l&rsquo;une après l&rsquo;autre, mais je ne trompais personne. Et, lorsque j&rsquo;ai décidé d&rsquo;épouser Atsuko, je croyais naturellement lui rester fidèle. Bien que nous soyons devenus un couple </em>sexless<em>, je n&rsquo;en cherche pas une autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je n&rsquo;ai pas le coeur en paix depuis la réapparition de Mitsuko. Son image sensuelle revient constamment dans ma tête. J&rsquo;attendrai son appel avec impatience. Mais, d&rsquo;un autre côté, je sens qu&rsquo;il vaudrait probablement mieux qu&rsquo;elle ne le fasse pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je pense à Mitsuko. Cesser de la voir. Cette idée m&rsquo;attriste profondément. Mais je n&rsquo;aurai pas le choix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle m&rsquo;a ensorcelé dès que je l&rsquo;ai aperçue au bar X., tout comme elle m&rsquo;avait attiré il y a vingt-quatre ans. Nous sommes probablement unis par des pseudo-chimies qui ne lient que temporairement, comme elle le disait. Néanmoins, c&rsquo;est la seule femme avec qui j&rsquo;aie fait l&rsquo;amour passionnément. Elle me manquera énormément.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les apparences sont souvent trompeuses. Et Aki Shimazaki prend un malin plaisir à jouer avec elles au fil de ce court roman qui fixe le décor de sa nouveau cycle romanesque. &laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo; fonctionne avec une économie de mots et de situations. Et les masques finissent pas tomber. Vivement le prochain opus !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;, Aki Shimazaki, Actes Sud, 13,50€</span></strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des &#171;&#160;happy few&#160;&#187; pas si heureux</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/02/des-happy-few-pas-si-heureux/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/02/des-happy-few-pas-si-heureux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 09:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&#8217;il convient d&#8217;humour et d&#8217;ambiances surannées. Voilà ce que propose Julian Fellowes avec &#171;&#160;Passé imparfait&#160;&#187;, sorti ce printemps, traduction de &#171;&#160;Past imperfect&#160;&#187;, paru en Grande-Bretagne en 2008. Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&#8217;oscar du meilleur scénario original pour le film  &#171;&#160;Gosford Park&#160;&#187; de Robert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2552 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="PASSE COUV II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" width="216" height="216" /></a>Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;humour et d&rsquo;ambiances surannées. Voilà ce que propose <strong>Julian Fellowes</strong> avec <strong>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;</strong>, sorti ce printemps, traduction de &laquo;&nbsp;Past imperfect&nbsp;&raquo;, paru en Grande-Bretagne en 2008.</p>
<p>Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&rsquo;oscar du meilleur scénario original pour le film  &laquo;&nbsp;<strong>Gosford Park&nbsp;&raquo; de Robert Altman</strong> et l&rsquo;Emmy Award du meilleur scénario pour la série à succès &laquo;&nbsp;<strong>Downtown Abbey&nbsp;&raquo;</strong>), <strong>Julian Fellowes </strong>signe avec  ce second roman ( &laquo;&nbsp;Snobs&nbsp;&raquo; est paru en 2004) le tableau d&rsquo;une classe et d&rsquo;un pays en pleine mutation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2546"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2550 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="J F" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" width="278" height="181" /></a></p>
<p>En 2008, a la recherche d&rsquo;un nouveau sujet de roman, il se rend compte qu&rsquo;il s&rsquo;est écoulé 40 ans depuis sa dernière &laquo;&nbsp;Saison londonienne&nbsp;&raquo;. Comme <em>&laquo;&nbsp;un devoir de mémoire&nbsp;&raquo;</em>, indique-t-il dans une interview, celui-ci va donc plonger dans ses souvenirs pour imaginer la trame de son roman.</p>
<p>Devenu baron en 2011, l&rsquo;auteur a grandi dans l&rsquo;aristocratie anglaise.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule sur deux années, entre 1968 et 1970. Et dans les années 2000.<strong> Damian Baxter</strong> est sur son lit d&rsquo;agonie. L&rsquo;homme a fait fortune. S&rsquo;est fâché avec ses amis de Cambridge. Et pour cause.</p>
<p>Un jour, ce beau roturier devenu richissime,  fait venir le narrateur à son chevet. Il a reçu une lettre anonyme lui indiquant qu&rsquo;il a un héritier. Il aurait 37 ans. Reste à trouver celle de ses conquêtes d&rsquo;alors qui pourra en être la mère. Le narrateur sera chargé de l&rsquo;enquête auprès de six femmes ( <strong>Candida</strong>, <strong>Serena</strong>, <strong>Dagmar</strong>, <strong>Lucy</strong>, <strong>Joanna</strong> et <strong>Terry</strong>), qui furent également ses amies (voire davantage) à l&rsquo;époque.</p>
<p>Et voilà notre narrateur qui, entre présent et passé évoque ses &laquo;&nbsp;sixties&nbsp;&raquo;. Il a 19 ans, comme l&rsquo;auteur du reste. Ces années ne seront pas pour lui celles du rock&rsquo;n roll, des paradis artificiels et de la libération sexuelle. Plutôt celle des convenances sociales devenues désuètes, des codes ( pas de pantalon pour les filles, et pas plus de larmes !) au coeur d&rsquo;une <em>gentry</em> qui croit encore avoir son mot à dire dans une société en pleine évolution. Entre bals et titres, l&rsquo;univers aristocratique anglais est pourtant devenu inaccessible et totalement décadent.</p>
<p>Au final, 648 pages qui se laissent dévorer et qui nous montrent que les temps ont changé.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 8 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Malgré le danger que cela représente, j&rsquo;ai cessé de me battre contre le triste sentiment que le décor de mes années d&rsquo;enfance était bien plus doux que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, selon un point de vue aussi légitime que compréhensible, défendent leur propre époque et rejettent en général nos réminiscences d&rsquo;un âge d&rsquo;or où le client avait toujours raison, où les membres de l&rsquo;Automobile Association saluaient le macaron sur votre voiture et où les policiers portaient la main à leur casque pour vous dire bonjour. Ils remercient le ciel pour la fin de cette période où régnait la déférence. Mais la déférence est le signe d&rsquo;un monde ordonné, stable et qui peut, au moins rétrospectivement, procurer une certaine chaleur, voire paraître bienveillant. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que ce qui me manque par-dessus tout, c&rsquo;est la bienveillance de cette Angleterre d&rsquo;il y a un demi-siècle. Mais, là encore, est-ce cette bienveillance que je regrette ou ma propre jeunesse ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une partie de la société s&rsquo;intéressait en effet à la pop music, à la drogue, aux </em>happenings<em>, à Marianne Faithfull, aux barres Mars et à l&rsquo;amour libre, mais l&rsquo;autre partie de la société, et elle était quand même plutôt largement majoritaire, avait toujours les années 1950 comme point d&rsquo;ancrage, la société anglaise traditionnelle, où les comportements étaient réglés sur ds pratiques sinon multiséculaires, du moins qui duraient depuis le siècle précédent où tout était très rigide, depuis les vêtements que l&rsquo;on portait jusqu&rsquo;à la sexualité que l&rsquo;on pratiquait – et si nous ne respections pas toujours les règles, au moins les connaissions-nous. Ce code de conduite était encore solidement dominant dix ans auparavant. Les filles n&rsquo;embrassaient pas à un premier rendez-vous, les garçons portaient toujours une cravate, les mère de famille ne quittaient pas la maison sans un chapeau et des gants, les pères de famille portaient un chapeau melon pour aller travailler en ville. C&rsquo;était cela, les années 1960, autant que la facette constamment remâchée par les rétrospectives télévisuelles. La différence, c&rsquo;est que ces coutumes vivaient leurs dernières heures tandis que la nouvelle culture déstructurée s&rsquo;installait. C&rsquo;est cette dernière qui allait s&rsquo;imposer, bien sûr, et comme toujours, c&rsquo;est le vainqueur qui écrit l&rsquo;histoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 360 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le regard froid qu&rsquo;elle m&rsquo;adressa était des plus explicite. En la regardant dans les yeux, je repensai à la main de Damian, posée avec légèreté sur la hanche de Serena tout à l&rsquo;heure. Qu&rsquo;avais-je donc fait de mal dans une vie antérieure pour mériter d&rsquo;entendre le récit, dans le même après-midi, des exploits de Damian qui lui avaient gagné l&rsquo;affection si ce n&rsquo;est la couche de ces deux femmes, qui étaient toutes les deux chacune à leur manière de véritables déesses ? Pourquoi celui qui n&rsquo;était en somme que mon jouet, mon invention, ma marionnette, récoltait-il toutes ces faveurs ? Quelques mois, quelques semaines après l&rsquo;avoir fait entrer dans le poulailler, je voyais ce renard triompher dans ma basse-cour. Joanna dut comprendre à mon front soucieux ce que je pensais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, en partie autobiographique, est un outil formidable pour approcher l&rsquo;aristocratie anglaise du XXe siècle. Au fil des pages, on se laisse prendre au jeu des règles de la Saison et des amours contrariées. Reste à posséder le bon Bristol ! <em>&laquo;&nbsp;Mon style, c&rsquo;est de la nostalgie critique&nbsp;&raquo;</em>, écrit Julian Fellowes. Et c&rsquo;est plutôt savoureux. A découvrir !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;, de Julian Fellowes, Sonatine, 22€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ces histoires que l&#8217;on cache&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/24/ces-histoires-que-lon-cache/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2013 06:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[histoires]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<category><![CDATA[Nos gloires secrètes]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
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		<category><![CDATA[rue des Cascades]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[Tonino Benacquista]]></category>
		<category><![CDATA[vérité]]></category>
		<category><![CDATA[vie intérieure]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec &#171;&#160;Nos gloires secrètes&#160;&#187;, Tonino Benacquista nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&#8217;on cache, celles que l&#8217;on n&#8217;a pas dites. Les personnages de ces six histoires ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft size-full wp-image-1907 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="gloires" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" width="462" height="280" /></a>A l&rsquo;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Tonino Benacquista</strong> nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&rsquo;on cache, celles que l&rsquo;on n&rsquo;a pas dites.</p>
<p>Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d&rsquo;ombre n&rsquo;est rien en comparaison de leur part lumineuse, nous dit la quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1902"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft  wp-image-1909 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="BENACQUISTA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" width="117" height="158" /></a>L&rsquo;auteur, <strong>Tonino Benacquista</strong>, est un touche-à-tout talentueux. Né en 1961, issu d&rsquo;une famille d&rsquo;émigrés italiens; <strong>Tonino Benacquista</strong> entame des études de littérature et de cinéma avant de les interrompre pour enchaîner plusieurs petits boulots dont il se sert comme source d&rsquo;inspiration pour ses premiers romans, résolument noirs : il sera accompagnateur de nuit aux Wagons-lits (<strong>&laquo;&nbsp;La Maldonne des sleepings&nbsp;&raquo;</strong> en 1989), accrocheur de toiles dans une galerie d&rsquo;art contemporain (<strong>&laquo;&nbsp;Trois carrés rouges sur fond noir&nbsp;&raquo;</strong>, 1990) ou parasite mondain (<strong>&laquo;&nbsp;Les Morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong>, 1992).</p>
<p>En 1991, sa carrière d&rsquo;auteur décolle : <strong>&laquo;&nbsp;La Commedia des ratés&nbsp;&raquo;</strong> rafle trois prix littéraires. Dès lors l&rsquo;auteur mutiplie les projets, en bande dessinée, à la télé, au théâtre. Parallèlement, <strong>Benacquista</strong> fait son entrée dans le monde du cinéma. En 2001, <strong>&laquo;&nbsp;Les morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong> réalisé par Antoine de Caunes, est adapté sur grand écran. La même année, il coécrit avec <strong>Jacques Audiard</strong> le scénario de<strong> &laquo;&nbsp;Sur mes lèvres&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Auteur d&rsquo;une vingtaine de romans, pièces et autres BD,<strong> Tonino Benacquista</strong> a su trouvé sa place auprès du grand public des lecteurs.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>, il revient aux nouvelles, exercice littéraire difficile s&rsquo;il en est, trop souvent boudé des lecteurs français d&rsquo;ailleurs. Dommage.</p>
<p><strong>L&rsquo;histoire ? Ou plutôt les histoires, ce sont celles d&rsquo;un meurtrier anonyme, d&rsquo;un poète vengeur, d&rsquo;un parfumeur amoureux, d&rsquo;un antiquaire combattant, d&rsquo;un enfant silencieux et enfin d&rsquo;un milliardaire misanthrope.</strong></p>
<p>La première des nouvelles, <strong>&laquo;&nbsp;Meurtre dans la rue des Cascades&nbsp;&raquo;</strong>, est à mon avis, la meilleure des six. La plus longue aussi. Celle d&rsquo;un<em> &laquo;&nbsp;homme de la rue&nbsp;&raquo;</em> qui, une nuit, au hasard d&rsquo;une énième beuverie, tue un homme. Il vit des jours, des mois et des années avec le poids de son acte. Sans rien oublier pourtant tandis que l&rsquo;histoire rebondit avant de sombrer presque dans l&rsquo;oubli. Mais comment faire pour ne pas être dépossédé même du pire de ses actes quand le secret s&rsquo;impose ? Entre culpabilité et fierté, le personnage, représentant en matériel de bricolage, navigue à vue.</p>
<p>Dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;origine des fonds&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit garçon qui, devenu adulte, parolier à succès et très riche, retrouve celui qui, il y a longtemps, avec d&rsquo;autres camarades, l&rsquo;a humilié à jamais.</p>
<p>Suit <strong>&laquo;&nbsp;Le parfum des femmes&nbsp;&raquo;, </strong>ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un vieil homme très solitaire, un célèbre nez, qui dans son appartement trop grand voudrait sentir sa jeune voisine Louise&#8230;</p>
<p>Autre univers avec <strong>&laquo;&nbsp;Le rouge, le rose et le fuschia&nbsp;&raquo;</strong>. Chez un antiquaire, un couple s&rsquo;interroge sur une photo&#8230; Puis, avec <strong>&laquo;&nbsp;Patience d&rsquo;ange&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge sur les maux d&rsquo;un enfant qui a choisi de ne pas correspondre à ce qu&rsquo;attendent de lui ses parents si parfaits.</p>
<p>Enfin, la dernière nouvelle, ma préférée avec la première, nous parle d&rsquo;un misanthrope qui, le soir de ces cinquante ans;, fait appel à un <strong>&laquo;&nbsp;Aboyeur&nbsp;&raquo;</strong> pour annoncer les invités à sa fête. Qui ne viendront finalement pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 (</strong>dans<strong> Meurtre dans la rue des Cascades</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti. Je ne suis pas l&rsquo;homme de la rue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pendant près de cinquante ans, j&rsquo;ai tout fait pour en devenir un et cacher à ma famille une terrible vérité. Pour eux j&rsquo;étais cet être ordinaire, époux aimant, père honnête, incapable de mentir ou de garder un secret. Quelle duplicité : Comment ai-je pu les berner si longtemps ? Dans le sens littéral du terme, je suis un mythe. </em>Un personnage ayant une réalité historique mais transformé par la légende.<em> On a écrit tant de pages sur moi, naguère. J&rsquo;ai été au centre de toutes les conversations. On m&rsquo;a cherché à tous les coins de rue. J&rsquo;en aurais signé, des autographes, si le monde avait su qui j&rsquo;étais vraiment.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155</strong> (dans <strong>Patience d&rsquo;ange</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;Depuis la maladie de leur enfant, ses parents veillaient au bon usage du mot malheur et de ses synonymes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour avoir été de ceux qui crient à la catastrophe à la moindre contrariété, ils ne toléraient plus, après avoir pleuré pour de bon, que l&rsquo;on confonde mauvaise passe et adversité. L&rsquo;homme prompt à invoquer la disgrâce est rarement à la hauteur des afflictions qu&rsquo;il prétend subir. Angoisse, dites-vous ? Contentez-vous d&rsquo;une bonne inquiétude, l&rsquo;angoisse n&rsquo;est pas dans vos moyens, priez pour en être épargné. Dévasté pour une peine de coeur ? Prétentieux que vous êtes, s&rsquo;il en était des douleurs morales comme des physiques on vous traiterait de douillet, de poltron. Et faut-il être lâche pour oser mettre en avant la fatalité afin de se dédouaner de ses échecs ! Méfiez-vous, la malédiction ne se fait connaître que si on la convoque. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 </strong>( dans<strong> L&rsquo;aboyeur</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;– Gaspard Froment, mon ami de toujours, mon vieux Gaspard ! Comment pourrait-il ne pas venir ? Au lycée déjà nous étions inséparables ! C&rsquo;est le fidèle parmi les fidèles. Mon canal historique à lui tout seul. Quand il m&rsquo;arrive d&rsquo;oublier une anecdote sur ma propre enfance, c&rsquo;est lui que l&rsquo;appelle. Si quelqu&rsquo;un devait un jour raconter l&rsquo;histoire de ma vie, ce serait lui, comme je saurais raconter la sienne. Pas le moindre contentieux entre nous, pas de cadre dans le placard, pas de vieille rancune. Après tout ce temps, il nous arrive de nous en étonner. Parfois, sous couvert de notre amitié de quarante ans, il s&rsquo;autorise à aller un peu loin&#8230; Vous savez, le fameux devoir d&rsquo;ingérence des amis de toujours. Il a le droit, selon lui, de me dire la vérité. Et il s&rsquo;en targue auprès de ceux qui n&rsquo;ont pas cette légitimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Tout recueil de nouvelles a ses faiblesses. Celui-ci n&rsquo;y fait pas exception. Les nouvelles de Tonino Benacquista sont inégales. Et alors ? L&rsquo;ensemble se lit très bien. On plonge d&rsquo;un univers à un autre. D&rsquo;un cerveau à un autre. Entre culpabilité, remords et regrets, ses personnages oscillent entre part d&rsquo;ombre et part de lumière. Pas simple à vivre&#8230; Ces personnages croient connaître la nature humaine. Ils se trompent sur eux-mêmes et sur les autres. Un bon moment de lecture en perspective. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;, nouvelles de Tonino Benacquista, Gallimard, 17,90€.</strong></em></p>
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