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	<title>Quatrième de couv &#187; montagnes</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Changer de braquet et se rencontrer soi-même</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 06:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été/automne 2022 Quelle claque ! Je n&#8217;avais pas lu Fief qui a valu, à David Lopez d&#8217;obtenir le prix du Livre Inter. C&#8217;était son premier roman. Autant dire que le second, Vivance, était particulièrement attendu. Alors J&#8217;y suis entrée. Vite. Et je ne l&#8217;ai plus lâché. Impossible d&#8217;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire été/automne 2022</strong></span></p>
<p><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" rel="lightbox[6108]"><img class="alignleft size-full wp-image-6110 colorbox-6108" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" alt="VIVANCE" width="409" height="600" /></a></b></p>
<p>Quelle claque ! Je n&rsquo;avais pas lu <em><strong>Fief</strong> </em>qui a valu, à <strong>David Lopez</strong> d&rsquo;obtenir le prix du Livre Inter. C&rsquo;était son premier roman. Autant dire que le second, <strong><em>Vivance</em></strong>, était particulièrement attendu. Alors J&rsquo;y suis entrée. Vite. Et je ne l&rsquo;ai plus lâché.</p>
<p>Impossible d&rsquo;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni l&rsquo;âge exact, ni le parcours de vie dans les détails. Il est séparé, ne travaille pas ou plus. Aime les chats et plus particulièrement celui qui partage son maison, <strong>Cassius</strong>. Il a un vélo qui a aussi un p&rsquo;tit nom, <strong>Séville</strong>. Un vélo qu&rsquo;il va enfourcher. Et partir. D&rsquo;abord pour retrouver <strong>Cassius</strong> qui a pris la fuite après les inondations.</p>
<p>Des semaines, des mois ? Sans autre boussole que celle de ces envies et des rencontres qu&rsquo;il fait, il arpente un territoire &#8211; montagneux &#8211; dont on saura jamais le nom. Une échappée solitaire au milieu de gens paumés.</p>
<p>Au fil de son parcours, des rencontres dans la France des marges. Des hommes et des femmes : <strong>Denis</strong>, <strong>Noël</strong>, <strong>Maurice</strong>, <strong>Francine</strong>&#8230; Le narrateur leur parle, il les accompagne, il les fuit. Il les aime. Il s&rsquo;allège aussi. Au propre comme au figuré. Il souffre aussi. Physiquement. Psychiquement. Et finira par rentrer. Plus riche. Plus affûté que jamais.</p>
<p>Plus vivant que jamais ? Le titre de ce roman extrêmement bien écrit, reprend une notion psychologique. La vivance ( le mot vivance vient du néologisme du mot espagnol <em>vivencia)</em> est une notion présente à notre esprit lors de toute séance de sophrologie et lors de chacune de ses étapes. Le principe est celui de la rencontre du corps et de la psyché à l’intérieur de la conscience. Cette rencontre, qui se produit en niveau sophronique, apporte un ou des changements parfois intimes et profonds.)</p>
<p>A 32 ans, <strong>David Lopez</strong>, issu du master de Création littéraire de l&rsquo;université Paris 8, signe là un deuxième roman percutant. Rempli de petits riens et d&rsquo;un grand tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6108"></span></p>
<p><strong>David Lopez était l&rsquo;invité de Rebecca Manzoni, en septembre, sur France Inter. L&rsquo;émission est à découvrir ici : </strong></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880">https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Dehors la chaleur est écrasante, le soleil a atteint son zénith. La maison de Noël, en vieilles pierres, garde la fraîcheur, on y est bien. Il s&rsquo;est isolé dans sa chambre, de la dépendance où je nettoie Séville j&rsquo;entends sa télévision. Sans pouvoir distinguer les pots je crois reconnaître les ambiances sonores des documentaires animaliers de mon enfance, en particulier la voix du narrateur, son rythme, sa lenteur. Sa contemplation. C&rsquo;est à peine si on s&rsquo;est parlé depuis l&rsquo;arbalète. J&rsquo;ai annoncé que cette journée de repos était aussi l&rsquo;occasion de me réorganiser, m&rsquo;occuper de mon corps, de ma monture et de mon paquetage, alors j&rsquo;ai échafaudé un plan en trois axes à base d&rsquo;étirements des jambes, de nettoyage de la chaîne et de rangements des sacoches. Noël n&rsquo;a plus été très loquace après ça. Je crois qu&rsquo;il regrette d&rsquo;être allé si loin dans ses confessions. Depuis que je suis sur ce vélo les autres me parlent tous de leurs désirs inassouvis. Ils sont beaucoup à se construire un horizon, pas si lointain, qu&rsquo;ils parent d&rsquo;une aura d&rsquo;impossibilité, comme pour pouvoir le garder en réserve, sous le coude, un possible, un recours, une promesse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Marcher dans ce genre de petite ville inconnue me rappelle mes escapades avec Renata. Comme on prenait les routes départementales on aimait beaucoup s&rsquo;arrêter dans les communes, investir des lieux que seuls fréquentent leurs habitués. On dépareillait dans le décor, la sensation de nouveauté était mutuelle. Avec Renata on s&rsquo;est beaucoup aimés. On s&rsquo;est détestés aussi, mais moins, raison pour laquelle ça a un peu duré. Elle n&rsquo;était pas d&rsquo;une beauté évidente, de celle qu&rsquo;on identifie en photo, ces beautés figées relatives aux traits, à l&rsquo;harmonie supposée conforme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En vagabondant je me rends disponible à ce que les choses arrivent. Et là où beaucoup s&rsquo;imaginent que ces choses abondent, beaucoup se trompent. Il n&rsquo;arrive généralement rien. Je roule je roule je roule, les lignes blanches défilent, et les filles me klaxonnent sans s&rsquo;arrêter. Je suis trop occupé pour m&rsquo;échapper du réel. Il est trop dans mon corps pour que je puisse faire semblant de l&rsquo;ignorer. Cette fille, à la terrasse, cette fille ensoleillée, c&rsquo;est parce que mes pieds touchent terre que j&rsquo;en suis curieux. Le sol me ramène au monde, le monde à la vie, la vie à mon corps, et mon corps à mon plus simple appareil.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Vivance, David Lopez, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Introspection montagnarde et libertaire</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/30/introspection-montagnarde-et-libertaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 09:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Erri De Luca je l&#8217;ai découvert l&#8217;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : &#171;&#160;Le tour de l&#8217;oie&#160;&#187;. Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&#8217;ai pas hésité longtemps avant d&#8217;ouvrir &#171;&#160;Impossible&#160;&#187;, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&#8217;automne. &#171;&#160;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" rel="lightbox[5460]"><img class="alignleft size-full wp-image-5464 colorbox-5460" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" alt="product_9782072860829_195x320" width="195" height="306" /></a></p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> je l&rsquo;ai découvert l&rsquo;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/"><strong>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong></a>.</p>
<p>Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps avant d&rsquo;ouvrir <strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;</strong>, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&rsquo;automne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l’immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d’une rencontre avec un cerf au franchissement d’une forêt déracinée par le vent.<br />
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l’affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.<br />
Dans un roman d’une grande tension, <strong>Erri De Luca</strong> reconstitue l’échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme « de la génération la plus poursuivie en justice de l’histoire d’Italie ». Mais l’interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5460"></span></p>
<p>Voilà pour la quatrième de couverture.  Au fil des pages, au fil du dialogue entre le magistrat et l&rsquo;ancien activiste, un affrontement apparaît. Sous forme de questions et de réponses. Un interrogatoire qui se transforme, qui évolue en dialogue, en discussion. Mais deux générations s&rsquo;opposent. Deux conceptions philosophiques aussi. Entre deux hommes. L&rsquo;un d&rsquo;eux n&rsquo;a rien à perdre, aguerri, même à l&rsquo;enfermement.</p>
<p>Pour adoucir le texte, <strong>Erri De Luca</strong> nous offre les lettres que le héros écrit, sans les envoyer, à celle qu&rsquo;il aime depuis des années. Malgré l&rsquo;engagement et ce qu&rsquo;il implique.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong>, aujourd&rsquo;hui septuagénaire, a des obsessions que sont la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l&rsquo;amour et la montagne. Elles transpirent de ses pages. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est intense. C&rsquo;est violent et puissant. Et divinement  bien écrit. Une introspection sur l&rsquo;engagement et la culpabilité, qui éclaire.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il me soupçonne d&rsquo;avoir jeté cet homme du haut de la vire. Pour toi, peu importe que je sois coupable ou non. Tu m&rsquo;as voulu tel que j&rsquo;étais, tu ne t&rsquo;es pas souciée de mon passé. Tu ne m&rsquo;as rien demandé sur cette époque d&rsquo;affrontements et de colères publiques. Je te suis reconnaissant de ta volonté : de faire que le passé commence avec nous deux. Celui que j&rsquo;étais avant t&rsquo;importe peu. Tu ne me quitterais pas si j&rsquo;étais déclaré coupable. Nous en avons parlé un jour, de façon abstraite. Si je devais aller en prison tu ne viendrais pas me voir et tu m&rsquo;écrirais pas, mais tu m&rsquo;attendrais. Nous nous sommes même serré la main pour sceller notre pacte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ammoremio, une autre lettre s&rsquo;ajoute à celles non expédiées. Je reste en isolement, ainsi il n&rsquo;y a aucune possibilité de recevoir des visites. Je n&rsquo;en souhaite pas, pas plus que des lettres. C&rsquo;est un lieu pour hommes seuls, un couloir de cellules individuelles, de monastère, sans prières. Les moines d&rsquo;ici s&rsquo;en remettent aux avocats, ce sont eux qui s&rsquo;occupent des prières. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon affaire est expérimentale. Pousser un homme à avouer un crime politique, le dernier ajouté à une époque expirée. On veut me persuader qu&rsquo;ainsi se termine un registre d&rsquo;actes judiciaires. L&rsquo;aveu d&rsquo;une vengeance politique servirait à fermer une parenthèse reste ouverte jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Car aucun de ceux qui ont trahi leurs propres camarades n&rsquo;a été atteint par une vengeance. Le plateau de la balance reste incliné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Q. Je vais vous le dire. Cet homme sur la vire de Bandiarac vous à précédé intentionnellement, en sachant que vous iriez à cet endroit. Et, une fois arrivé, il s&rsquo;est retourné et il est venu au-devant de vous. Vous vous êtes trouvé en face de lui et vous n&rsquo;avez pas compris ce qui se passait jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il vous dise son nom. Il était là pour mettre à l&rsquo;épreuve votre réaction dans un endroit inévitable. Il vous avait traqué. A quelle réaction s&rsquo;attendre ? Tout était possible, de la lutte à la réconciliation. Vous avez réagi en sachant que se jouait la vie d&rsquo;un seul ou celle de tous les deux. Que s&rsquo;est-il passé, dites-le-moi ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>R. Etant sûr, pour ma part, que ça n&rsquo;est pas arrivé, je continue à ne pas savoir comment j&rsquo;aurais réagi.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Q. J&rsquo;insiste. C&rsquo;est arrivé. Vous ne le suiviez pas, mais lui vous précédait. Vous me l&rsquo;avez dit dans le premier interrogatoire que je suis allé relire. Vous me disiez déjà comment ça s&rsquo;était passé : c&rsquo;était cet homme qui vous précédait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Erri De Luca, Gallimard, 16,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La maternité, mystérieuse aventure&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/28/la-maternite-mysterieuse-aventure/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2018 06:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec &#171;&#160;Tombée des nues&#160;&#187;, Violaine Bérot, quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse. L&#8217;histoire, c&#8217;est donc celle de Baptiste et Marion [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" rel="lightbox[4351]"><img class="alignleft size-full wp-image-4353 colorbox-4351" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" alt="TOMBEE DES NUES" width="250" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: left">Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Violaine Bérot,</strong> quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle de <strong>Baptiste</strong> et <strong>Marion</strong> qui ont décidé de reprendre une ferme, dans la montagne, à la lisière d&rsquo;un village un peu paumé. Là, elle se charge d&rsquo;élever des chèvres quand lui fait pousser des légumes et bâtit leur foyer. Un vie simple.</p>
<p style="text-align: left">Jusqu&rsquo;à cette nuit du 29 février. Froide et enneigée. Là, dans la baignoire de la maisonnée, <strong>Marion</strong> met au monde une petite fille. Elle ne savait cependant pas qu&rsquo;elle était enceinte, qu&rsquo;un petit être se lovait dans son ventre. Un choc. Un traumatisme que le couple va devoir encaisser. Avec pour chacun d&rsquo;entre eux, une réaction différente. Quand <strong>Baptiste</strong>, qui n&rsquo;avait jamais voulu d&rsquo;enfant, savoure l&rsquo;arrivée inopinée de cette petite, <strong>Marion</strong> se calfeutre dans le silence, se terre dans son lit. Elle n&rsquo;avait rien demandé, rien vu. Rien ressenti. L&rsquo;acceptation va prendre du temps. Plusieurs jours.</p>
<p style="text-align: left">Sitôt la nouvelle sue au village – c&rsquo;est <strong>Dédé</strong>, le voisin qui les a conduits tous les trois à l&rsquo;hôpital – la communauté s&rsquo;organise. Il faut aménager la maison, tricoter de la layette, trouver un prénom à bébé&#8230; et s&rsquo;occuper du cheptel !</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4351"></span></p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, des chapitres très courts, sans majuscule ni ponctuation, qui donnent la parole à <strong>Marion</strong>, à <strong>Baptiste,</strong> à <strong>Tony</strong> son meilleur ami, à <strong>Dédé</strong> qui va prendre en charge les chèvres, à la mère de <strong>Marion</strong>, aux deux tenancières du café, à la femme du maire et institutrice retraitée qui suit toute cette agitation de sa fenêtre et à la sage-femme qui a accouché <strong>Marion</strong>. Elle sait ce qu&rsquo;endure la quadragénaire déboussolée. Et va l&nbsp;&raquo;accompagner.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible, tout en nuances qui peut se lire de plusieurs manières. En suivant la chronologie du roman, page après page, en se concentrant sur les jours ( du mardi au vendredi) ou encore en suivant le déroulement de l&rsquo;histoire via le ressenti des sept personnages narrateurs, en suivant le numéro du chapitre suivant indiqué entre parenthèses. Une lecture balisée qui permet d&rsquo;aborder cette acceptation de diverses manières. Sans jugement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong></p>
<p style="text-align: left">24<em>. &laquo;&nbsp;Cette mère avait donc accouché seule à son domicile, et ayant accouché n&rsquo;avait pas pris conscience de ce qui venait de se passer, elle est arrivée à l&rsquo;hôpital absolument mutique, le père l&rsquo;accompagnait, mais affolé, perdu, lui non plus n&rsquo;ayant pas compris, ils avaient été conduits jusqu&rsquo;aux urgences par une autre personne, et quand j&rsquo;ai accouru vers leur groupe ce deuxième homme m&rsquo;a attrapée par le poignet, il m&rsquo;a dit j&rsquo;ai le petit, je me souviens qu&rsquo;il a employé ce terme, le petit, il a ouvert sa veste et j&rsquo;ai vu la serviette, le bébé était emmailloté à l&rsquo;intérieur, tout le temps du trajet il était resté bien au chaud contre le torse de l&rsquo;homme, il faut que vous sachiez qu&rsquo;un enfant né dans de telles conditions est condamné si sa mère ne parvient pas à sortir rapidement de son apathie, ne perdez pas de vue que pour elle l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas un enfant [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 52-53 : </strong></p>
<p style="text-align: left">33.<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aurais voulu sauter dans le vide mais chaque fois qu&rsquo;il le prononçait le mot m&rsquo;enfonçait plus profondément dans la terre bourbeuse, je voulais voler et je m&rsquo;engluais, la vase cherchait à me recouvrir, à m&rsquo;ensevelir, à se refermer sur moi, je luttais mais Baptiste parlait encore et plus il parlait plus je m&rsquo;affaiblissais, il répétait ce mot qui me noyait, je perdais pied, j&rsquo;étais une plaie béante qui n&rsquo;en finissait plus de se déchirer, j&rsquo;aurais voulu hurler, j&rsquo;aurais dû hurler, mais ma bouche était remplie de boue, Baptiste me tenait toujours dans ses bras et j&rsquo;aurais voulu ne plus l&rsquo;entendre, ne plus rien entendre, il répétait ce mot dans mes oreilles, il répétait toujours ce même mot, et je suppliais mes oreilles de s&rsquo;emplir elles aussi de boue plutôt que de l&rsquo;écouter, parce que ce mot non, je ne pouvais pas&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 142-143 : </strong></p>
<p style="text-align: left">115. <em>&laquo;&nbsp;Marion ne sortait de sa torpeur que pour s&rsquo;inquiéter de ses bêtes., j&rsquo;observais cette femme avec laquelle j&rsquo;avais choisi de vivre, je ne comprenais pas, je me disais mais quelle mère peut réagir ainsi, délaisser aussi radicalement son enfant, qu&rsquo;a-t-elle Marion de cassé, de brisé, de détruit, pourquoi refuse-t-elle d&rsquo;accepter ce bébé qui nous tombe du ciel, pourquoi ne réagit-elle pas comme moi, pourquoi ne l&rsquo;aime-t-elle pas passionnément, pourquoi n&rsquo;a-t-elle pas envie de se battre pour rattraper le retard, à moi elle n&rsquo;adressait plus la parole, seulement ce sourire permanent sur son visage, et jamais un geste pour le bébé, elle laissait tout se dérouler sans montrer aucun intérêt à rien, elle ne semblait absolument pas concernée par le quotidien de l&rsquo;enfant, elle nous regardait avec ce même air absent, ce même sourire immuable, et quand je m&rsquo;approchais du lit cela provoquait toujours chez elle cet instant de frayeur qui la poussait à s&rsquo;éloigner au maximum, je m&rsquo;allongeais et lui tournais immédiatement le dos, et son corps que je savais pourtant couché à quelques centimètres du mien me paraissait à des kilomètres&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;, Violaine Bérot, Buchet Chastel, 13 euros. </strong></em></p>
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