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	<title>Quatrième de couv &#187; montagne</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la station se vide&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été-automne 2023 &#160; Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers. L&#8217;histoire de Hors saison, écrit par Basile Mulciba ? Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été-automne 2023</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" rel="lightbox[6481]"><img class="alignleft size-full wp-image-6485 colorbox-6481" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" alt="HORS SAISON" width="400" height="585" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Hors saison</em></strong>, écrit par <strong>Basile Mulciba</strong> ?</p>
<p>Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en hiver. Tout le monde attend la neige qui tarde à tomber. <strong>Yann</strong>, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, interrompt ses études de médecine &#8211; il est en 4e année &#8211; pour venir travailler comme saisonnier.</p>
<p>Il connaît peu la montagne et encore moins les codes du mode saisonnier. Seul le temps qui passe lui donne le courage de s&rsquo;approcher des autres.</p>
<p>A la Saint-Sylvestre, la neige n&rsquo;est toujours pas arrivée. Les saisonniers, eux, s&rsquo;en vont les uns après les autres.</p>
<p><strong>Yann</strong> a été recruté par <strong>Hans</strong>, qui dirige le vieil hôtel hérité de <span id="js-showResume" class="showResume">son père et qui commence à subir comme les autres les conséquences de l&rsquo;absence de neige. Tandis que peu à peu la station se vide, les deux hommes décident de rester. Et apprennent à se connaître. A s&rsquo;aimer aussi. </span></p>
<p><strong>Yann</strong> marche beaucoup. Repousse ses limites aussi. Et tente de comprendre les raisons de sa fuite.</p>
<p>Les descriptions précises et sensibles écrites par <strong>Basile Mulciba</strong> participent de cette virée dans un monde qui disparaît peu à peu du fait des dérèglements climatiques, une société qui perd ses repères, tandis que le désir, lui, nourrit toujours ceux qui y vivent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Basile Mulciba</strong> est originaire de Bretagne. Il a grandi en Guadeloupe et vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Yann se levait tôt mais restait allongé de longues minutes, à contempler les poutres du plafond, se remémorant presque chaque matin, avant de sortir de la chambre, la conversation avec Anne-Lise et ne sachant toujours pas très bien ce qu&rsquo;il était venu chercher. Sa colère, le doute et les remises en question s&rsquo;étaient dissipés et il fut même étonné de comprendre que c&rsquo;était elle qui, sans complètement le maîtriser, avait fait naître en lui l&rsquo;éventualité d&rsquo;un départ. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après plusieurs jours, il avait l&rsquo;impression que l&rsquo;existence à la station trouvait son rythme et que, malgré l&rsquo;absence de neige, l&rsquo;activité démarrait peu à peu, comme une vieille mécanique fatiguée et pleine de poussière dont on chauffe le moteur en prévision d&rsquo;un grand voyage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce soir-là, Hans et Joachim semblèrent au sommet de leur amitié. D&rsquo;humeur festive et joyeuse, ils entraînèrent Florence avec eux. Yann participa aux conversations tout en sentant en retrait. Il repensait à la fin de la discussion avec Joachim et au sous-entendu qu&rsquo;il avait fait, que Hans puisse être la raison première de son désir de rester. Le trouble qu&rsquo;il ressentait à sa vue et à son contact ne le quittait plus depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait vu danser. Joachim l&rsquo;avait compris et, plutôt que de le lier ou de le contenir, il commençait à l&rsquo;accepter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant une semaine, des masses d&rsquo;air glacé venues du nord succédèrent aux pluies humides, gorgées des eaux chaudes de l&rsquo;océan, sans que jamais les phénomènes ne se croisent ou ne se superposent. Les quelques personnes qui demeuraient en station et que Yann et Hans croisaient n&rsquo;acceptaient pas de ne plus rien comprendre, de ne plus rien maîtriser. Ceux qui restaient étaient les plus aigris, les plus hargneux, rongés par la crainte de tout perdre ou par le désespoir d&rsquo;une vie de travail déjà en ruine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Hors saison, Basile Mulciba, Gallimard, 19,50 euros. </strong></em></p>
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		<item>
		<title>Dans le pierrier, découvrir son coeur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 06:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Quelle claque ! Le roman &#171;&#160;La Géante&#160;&#187; m&#8217;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&#8217;ai dévoré. J&#8217;en garde des images, des sensations. Je n&#8217;avais jamais lu un roman de Laurence Vilaine. Avec &#171;&#160;La Géante&#160;&#187;, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&#8217;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" rel="lightbox[5287]"><img class="alignleft size-full wp-image-5296 colorbox-5287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" alt="GEANTE" width="170" height="256" /></a></p>
<p>Quelle claque ! Le roman <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong> m&rsquo;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&rsquo;ai dévoré. J&rsquo;en garde des images, des sensations. Je n&rsquo;avais jamais lu un roman de <strong>Laurence Vilaine</strong>. Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong>, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&rsquo;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le premier et a réglé la seconde dans un lieu délimité par les montagnes</p>
<p>Noële, la narratrice, a toujours vécu au pied de la Géante, là, <strong>à Fontanalbe, dans les Alpes-Maritimes</strong>. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a grandi après avoir rejoint La Tante, un jour de drame. Avec son père, son frère. Leur mère vient de mourir&#8230;</p>
<p>Dans la montagne, <strong>Noële</strong> suit le rythme des saisons, a fait siennes les herbes et les plantes médicinales pour les tisanes et les onguents en suivant scrupuleusement au fil des années les consignes de sa tante. Au fil des ans, la vieille femme est devenue un peu sorcière. Chaque samedi, les villageois viennent chercher de quoi les soulager, les soigner.<strong> Noële</strong>, elle, a fini par oublier qui elle était. Ou aurait pu être.</p>
<p>A ses côtés, son frère, surnommé <strong>Rimbaud</strong> qui ne parle pas, mais qui chante avec le petit-duc.</p>
<p><span id="more-5287"></span></p>
<p>Parmi cet univers minéral, elle voit passer les saisons, et n&rsquo;attend plus rien du ciel ni du soleil d&rsquo;ailleurs. Et puis un jour, <strong>Maxim</strong> s&rsquo;installe dans une maison du hameau. Le reporter se met au vert, pour faire face à la maladie.  Il reçoit des lettres de <strong>Carmen</strong>, qui l&rsquo;aime. Qui parcourt le monde pour rapporter des histoires et des reportages. Et qui s&rsquo;inquiète pour cet homme qui distille ses secrets au compte-gouttes.</p>
<p><strong>Noële</strong> lui apporte ses missives. Finira par les garder et les lire. A travers les mots d&rsquo;une autre, elle découvre tout ce que la vie ne lui a pas offert, les sentiments qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas laissé entrer. A distance, via sa correspondance, le couple bouleverse ses répères.</p>
<p>Au cœur de la nature, les sentiments s&rsquo;affrontent. La vérité se cache pour finalement éclater. Violente. Implacable au pied de <strong>La Géante, </strong>véritable personnage à part entière de ce roman à l&rsquo;écriture sensible et poétique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle avançait les yeux droits et le pied solide qui va abattre des kilomètres, et plus on avançait, plus c&rsquo;était le bourbier, dans ma gorge, dans ma poitrine, les dents serrées et les narines fermées, je sais respirer sans bruit, allumer le feu et me brûler sans geindre, la Tante m&rsquo;a appris, quand tu viens au monde, personne ne compte sur toit, aussi compte sur toi-même et ne dérange pas la montagne. </em></p>
<p><em>Je la connais par coeur la Géante, ses bêtes et ses caillasses, ses fougères à moustache et ses fausses gentianes qui donnent la chiasse. </em></p>
<p><em>Comme la poche de ma blouse, je la connais. </em></p>
<p><em>Comme l&rsquo;odeur des cendres froides et des matins sans amour. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu quelques lettres empilées sur sa table, des enveloppes encore cachetées et une sur le carrelage de l&rsquo;entrée qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas ramassée. Les mouches s&rsquo;attardaient, de deux jours elles passaient à trois, ce qui faisait de plus en plus lourde sa tête, elle demandait le silence aussi grand qu&rsquo;il lui serait possible de l&rsquo;entendre. La guerre battait son plein, il ne voulait voir personne dans les rangs. Il n&rsquo;y avait pas de rang. Lui seul et le silence, dont il a fait son arme. Il voulait tout éteindre, le volume en même temps que la lumière et le bruit du monde, jusqu&rsquo;aux mots sur le papier qui bruissaient trop fort. Plutôt se taire quand on n&rsquo;a rien à offrir et aucune promesse à faire &#8211; il m&rsquo;a remerciée, a baissé les yeux et refermé sa porte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 112 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans son chagrin, cette femme puisait les mots qui ne cachaient rien, elle se mettait à nu comme elle allait prendre un bain et nageait dans des eaux profondes avec la peur de rien. A côté d&rsquo;elle, je marchais morte, morte de marcher à côté de l&rsquo;essentiel. Je ne savais pas ce que penser à quelqu&rsquo;un voulait dire, le soir avant le sommeil qu&rsquo;elle retardait pour ne pas être séparée de lui dès le réveil. Je ne sais pas les mains qui brûlent et ce qu&rsquo;aimer signifie, ni le sourire ni le désir grâce à des yeux de quelqu&rsquo;un quelque part, fussent-ils à six cents kilomètres. Ni la terreur d&rsquo;un mot de trop qui ferait mal, ni l&rsquo;insoutenable, la seule pensée que l&rsquo;amour s&rsquo;en aille à jamais &#8211; ce soir-là dans la nuit je me suis blottie.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;, Laurence Vilaine, Zulma, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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