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	<title>Quatrième de couv &#187; Moïse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Chronique d&#8217;un morceau de France délaissé&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers. Une moisson moins dense que celle de l&#8217;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit : - 363 romans français dont 66 premiers romans &#8211; 197 romans étrangers. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="copy-paste-block">
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3703 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" alt="TROPIQUE" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, <strong>compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers.</strong> Une moisson moins dense que celle de l&rsquo;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit :</p>
<p>-<strong> 363 romans français dont 66 premiers romans</strong></p>
<p>&#8211; <strong>197 romans étrangers.</strong></p>
<p>Parmi les romans français, celui de <strong>Nathacha Appanah</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, paru chez Gallimard.</p>
<p>L&rsquo;auteure, qui signe là son sixième roman, est Mauricienne d&rsquo;origine. Installée en France depuis la fin des années 90, cette quadrégénaire avait avec &laquo;&nbsp;Le dernier frère&nbsp;&raquo; paru en 2007, raflé plusieurs prix littéraires.</p>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft wp-image-3705 size-medium colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte-300x200.jpg" alt="868236-carte-mayotte" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous parle, à travers la voix  et l&rsquo;histoire de cinq personnages, de ce qui fait le quotidien de Mayotte, 101e département français et véritable brasier social comme l&rsquo;ont encore montré, au printemps dernier, la grève générale, et les violences urbaines qui ont agité l&rsquo;île.</p>
<p>Rappelons que l&rsquo;île, depuis le 101e département français en 2011, compte 220.000 habitants et qu&rsquo;elle est soumise à une immigration massive en provenance majoritairement de l&rsquo;archipel des Comores, indépendantes depuis 1976.</p>
<p>Sur place, les syndicats, les habitants réclament &laquo;&nbsp;l&rsquo;égalité réelle&nbsp;&raquo; avec la métropole. Dans la réalité, droit du travail, prestations sociales et infrastructures publiques ne sont pas dispensés de la même manière. Loin de là. Et les écarts s&rsquo;amplifient.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3706 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" alt="GRAPHIQUES" width="534" height="501" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong> Nathacha Appanah</strong> a vécu à Mayotte de 2008 à 2010. Elle y est retournée l&rsquo;an dernier, une partie de son roman déjà achevée pour <em>&laquo;&nbsp;valider&nbsp;&raquo;</em> comme elle dit, les odeurs, les sensations déjà couchées sur le papier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est portée par cinq personnages qui, tour à tour, prennent la parole et racontent leur quotidien et la violence qui l&rsquo;émaille.</p>
<p>On suit d&rsquo;abord <strong>Marie</strong>, infirmière venue travailler à Mayotte. Elle y fait sa vie. Se marie. L&rsquo;enfant ne vient pas. Elle divorce et prendra celui d&rsquo;une Comorienne venue dans un kwassa (embarcation qu&rsquo;utilisent notamment les migrants) avec son bébé dont elle ne veut pas, il a les yeux vairons, les yeux du Diable&#8230;</p>
<p>L&rsquo;enfant, elle le prénomme Moïse et l&rsquo;élève <em>&laquo;&nbsp;comme un Blanc&nbsp;&raquo;</em>. Ce que finira par lui reprocher l&rsquo;adolescent, tombé dans la violence.</p>
<p><strong>Bruce</strong> et <strong>La Teigne</strong> voudront l&rsquo;enlever, pensant qu&rsquo;il vit comme un privilégié. Entre temps pourtant, <strong>Marie</strong> meurt prématurément. <strong>Moïse</strong>, qui n&rsquo;a que 14 ans, perd pied. S&rsquo;enfuit avec son chien. Il a compris qu&rsquo;il a échappé au destin d&rsquo;un clandestin. Mais  l&rsquo;enfer commence. Il finira par tuer <strong>Bruce</strong>, le caïd du bidonville de Gaza.</p>
<p>S&rsquo;y ajoutent <strong>Stéphane</strong>, venu mettre en place une structure à destination des jeunes désoeuvrés, qui viendra en aide à <strong>Moïse</strong> avant que <strong>Bruce</strong> ne fasse courir des fausses rumeurs sur eux deux. Puis <strong>Olivier</strong>, le policier, décontenancé par le profil de <strong>Moïse</strong> et ce qu&rsquo;il a fait de sa vie.</p>
<p><strong>Marie</strong> et <strong>Bruce</strong>, décédés, nous parlent de l&rsquo;au-delà. Histoire de rappeler qu&rsquo;à Mayotte, les vivants partagent l&rsquo;espace et le temps avec leurs fantômes.</p>
<p>Sur fond de misère sociale, de drogue, de populisme dégoulinant et de pratiques ancestrales, le roman fait un focus assez terrifiant sur un bout de France laissé à l&rsquo;abandon.</p>
<p>Edifiant. Terriblement bien écrit. Et passionnant à lire.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Dans un article paru dernièrement dans Le Monde, l&rsquo;auteure explique  :<br />
</strong></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mayotte est un concentré de toutes nos problématiques actuelles. C’est un cas d’école du déplacement des populations, des problèmes écologiques, de l’identité. Tout ce qui est au cœur même de notre monde actuel est aujourd’hui concentré sur cette petite terre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<div class="copy-paste-block"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ce n’est pas une terre oubliée, mais, à l’heure de la crise financière, c’est une île où l’on colmate et où la coopération régionale est inexistante. L’attachement à la France y est immense.&nbsp;&raquo;</em></div>
</div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois, je pense à la maison désormais vide de mon enfance et me vient cette idée saugrenue que j&rsquo;y serais bien, la-bas, maintenant. J&rsquo;échapperais à cette chaleur qui me vrille la tête, j&rsquo;échapperais à ce pays que je sens parfois bouillir de rage, j&rsquo;emmènerais Moïse loin d&rsquo;ici. Finalement j&rsquo;ai trouvé le courage de lui parler. De lui raconter son histoire. J&rsquo;ai commencé comme ça </em>C&rsquo;était le 3 mai, il pleuvait, ta mère est arrivée dans un kwassa sur la plage de Bandrakouni.<em> Je pensais que ça lui suffirait mais non, chaque jour il veut que je parle à nouveau, que je raconte encore et encore, plus lentement, que je me rappelle des couleurs, des formes, des mots exacts mais, moi, j&rsquo;ai tellement mal à la tête et je ne veux plus ressasser la même chose et Moïse se met en colère, me traite de menteuse, il veut aller sur la plage de Bandrakouni, mais comment lui dire que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une plage, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien qui l&rsquo;attend là-bas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Cette ile, Bruce, nous a transformés en chiens. Toi qui avais choisi le prénom d&rsquo;un superhéros, Bruce Wayne, m&rsquo;avais-tu expliqué, en sautillant sur place comme si tu avais des ressorts aux pieds. Bruce Wayne, l&rsquo;homme chauve-souris, parce que tu aimais les chauves-souris, enfin c&rsquo;est ce que tu disais car moi je ne t&rsquo;ai jamais vu aimer autre chose que fumer et dominer les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cette île a fait de moi un assassin. Tu te souviens, tu me disais Pas de pitié Mo, et regarde, Bruce, je n&rsquo;en ai pas eu pour toi, ce matin&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ecoute le bruit de mon pays qui gronde, écoute la colère de Gaza, écoute comment elle rampe et qui rappe jusqu&rsquo;à nous, tu entends cette musique nigga, tu sens la braise contre ton visage balafré. Regarde, Mo, regarde de ton oeil de djinn de malheur. Ils viennent me venger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils viennent pour toi. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;, Nathacha Appanah, Gallimard.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Petit Piment ou le destin empêché de Moïse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/18/petit-piment-ou-le-destin-empeche-de-moise/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dix ans que je connais l&#8217;univers d&#8217;Alain Mabanckou, découvert avec &#171;&#160;Verre cassé&#160;&#187;. Nous étions en 2005. Depuis, l&#8217;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste. Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&#8217;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" rel="lightbox[3374]"><img class="alignleft size-full wp-image-3378 colorbox-3374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" alt="PIMENT OK" width="240" height="332" /></a>Dix ans que je connais l&rsquo;univers d&rsquo;<strong>Alain Mabanckou</strong>, découvert avec <strong>&laquo;&nbsp;Verre cassé&nbsp;&raquo;</strong>. Nous étions en 2005.</p>
<p style="text-align: left">Depuis, l&rsquo;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste.</p>
<p style="text-align: left">Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&rsquo;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint la France à 22 ans où il a achevé ses études, il vit aujourd&rsquo;hui en Californie et enseigne la littérature francophone) est l&rsquo;auteur d&rsquo;une douzaine de romans dont le dernier <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong> faisait partie de la sélection du prix Goncourt.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Alain Mabanckou</strong>, c&rsquo;est une parole gouailleuse et pétillante, c&rsquo;est une Afrique débrouillarde et solidaire. Drôle aussi. Un peu étrange souvent.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un jeune orphelin de Pointe-Noire.  Nous sommes dans les années 70. L&rsquo;indépendance est actée. La révolution socialiste est en marche.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3374"></span></p>
<p style="text-align: left">Depuis sa plus tendre enfance, <strong>Moïse</strong> vit un quotidien de privations et d&rsquo;injustice, placé sous l&rsquo;autorité de l&rsquo;impitoyable et corrompu <strong>Dieudonné Ngoulmoumako</strong>, toujours entouré de ses sbires, ses frères et autres cousins.  Seuls le prêtre <strong>Papa Moupelo</strong> et <strong>Sabine Niangui</strong>, la femme de ménage,  savent le réconforter. Et puis il y a son ami Bonaventure Kokolo. Moïse le protège, le défend. Mais partira sans lui&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Placé dans une institution religieuse à <strong>Loango</strong>, l&rsquo;adolescent de 13 ans voit la révolution socialiste arriver et tous ses repères changer. Loin de la violence gratuite, des affrontements entre ethnies, il prend la fuite. Rejoint des petits bandits puis <strong>Maman Fiat 500</strong> et ses dix &laquo;&nbsp;filles&nbsp;&raquo; zaïroises. <strong>Moïse</strong> s&rsquo;appelle désormais<strong> Petit Piment</strong>. Mais la folie le gagne, la désespérance aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Lumières de Pointe-Noire&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Alain Mabanckou</strong> avait exploré l&rsquo;intérieur familial, il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong>, un roman &nbsp;&raquo; de l&rsquo;extérieur&nbsp;&raquo; comme il le dit. Une grande partie du livre se déroule en effet dans la rue.</p>
<p style="text-align: left">La langue de <strong>Mabanckou</strong> s&rsquo;affranchit des règles et son récit devient fable&#8230; Un roman initiatique dont je n&rsquo;ai cependant pas aimé la fin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Nous nous alignions devant le drapeau rouge et écoutions ces discours si apprêtés et boursouflés que certains d&rsquo;entre nous souffraient le lendemain de céphalées. Comme à l&rsquo;époque de Papa Moupelo, nous employions dans notre sommeil les mêmes mots alambiqués que ces membres du Parti. Sauf que pour la première fois, même dans les songes où pourtant le rêveur pourrait soulever des montagnes, enjamber l&rsquo;Amazonie ou le fleuve Congo ou boire toute l&rsquo;eau de l&rsquo;océan Atlantique en quelques minutes chrono, il lui était impossible de prononcer d&rsquo;une seule traite le mot </em>apopathodiaphulatophobie<em>.&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après une année et demie à vivre sous la protection des jumeaux et à exécuter toutes sortes de besognes – voler des mobylettes ou des pneus de voitures, détrousser les Blancs du centre-ville, tendre des embuscades aux amoureux vers le pont des Martyrs pour leur piquer leur portefeuille, je me sentais de plus en plus comme leur adjoint. J&rsquo;étais fier de mon surnom de Petit Piment, car cela voulait dire qu&rsquo;ils reconnaissaient que je n&rsquo;étais pas un poltron. Beaucoup de notre bande croyaient à tort que je devais mon sobriquet au fait que je fourrais mon nez partout – on disait, pour me charrier, que j&rsquo;avais un groin – et que j&nbsp;&raquo;étais aussi excité qu&rsquo;un moustique d&rsquo;étang. En effet rien ne m&rsquo;échappait, j&rsquo;étais derrière chaque coup fourré des jumeaux, j&rsquo;en étais parfois l&rsquo;instigateur bénévole parce qu&rsquo;à la fin lorsqu&rsquo;ils se partageaient les dividendes je me retrouvais comme un chien qui s&rsquo;était débattu pour chasser et que les maîtres ne gratifiaient même pas d&rsquo;un petit os.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 209 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne vis nulle part Maman Fiat 500 et ses filles. Je pris le bus du retour vers ma cabane que je considérais désormais comme le seul lien qui me restait avec cette petite famille qui était certainement en route vers le Zaïre. Je tournais en rond dans cette petite parcelle. Je ne savais plus que faire et ignorais jusqu&rsquo;à la notion du temps, et c&rsquo;est sans doute à partir de ce moment que j&rsquo;ai commencé à sentir des trous béants dans ma tête, à entendre comme des groupes de personnes qui couraient à l&rsquo;intérieur, les échos des voix qui parvenaient de maisons vides, des voix proches de celles de Bonaventure, de Papa Moupelo, de Sabine Niangui, des jumeaux, mais surtout celles de Maman Fiat 500 et ses dix filles. Puis, plus rien. Je ne me souvenais plus de rien, ni même de qui j&rsquo;étais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<div class="txt_fiche">
<div class="rtejustify"><em><strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;, Alain Mabanckou, Seuil, 18,50€.</strong> </em></div>
</div>
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