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	<title>Quatrième de couv &#187; métissage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Vivre autrement dans l&#8217;Afrique du Sud post-apartheid</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jan 2014 13:40:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nelson Mandela a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur l&#8217;Afrique du Sud d&#8217;aujourd&#8217;hui. Celle de l&#8217;après-apartheid. Pour me guider, j&#8217;ai choisi de suivre l&#8217;auteure Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l&#8216;ANC de Nelson Mandela. Elle a combattu l&#8217;apartheid à travers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nelson Mandela</strong> a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur <strong>l&rsquo;Afrique du Sud</strong> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de l&rsquo;après-apartheid. Pour me guider, j&rsquo;ai choisi de suivre l&rsquo;auteure <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadine_Gordimer">Nadine Gordimer</a></strong>, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l<strong>&lsquo;ANC</strong> de Nelson Mandela. Elle a combattu l&rsquo;apartheid à travers la littérature notamment.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class="alignleft size-full wp-image-2286 colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="GORDIMER" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" width="138" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son treizième roman ( elle est également l&rsquo;auteure de 200 nouvelles et de plusieurs recueils d&rsquo;essais et de textes critiques),<strong> &laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;</strong>, dont la traduction est sorti fin 2013 chez Grasset, elle nous plonge dans la vie du pays après 1994. Après la fin de l&rsquo;apartheid&#8230; et l&rsquo;apparition d&rsquo;une autre ségrégation, sociale cette fois.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Steve</strong> et de <strong>Jabulile</strong>. Nous sommes au début des années 2000. Lui est Blanc, mi-juif mi-chrétien. Elle est zouloue, noire de peau. Ils se sont connus du fait de leur appartenance à l<strong>&lsquo;Umkhonto</strong>, le bras armé de l&rsquo;<strong>ANC</strong>. Lui, chimiste de formation, a mis ses connaissances au service de la lutte armée. Elle, sera emprisonnée. Ils se marient alors que les lois racistes le leur interdit. Puis il y a 1994, les élections, l&rsquo;arrivée de Mandela à la tête de l&rsquo;Etat&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2284"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2292" style="width: 142px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class=" wp-image-2292  colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" width="132" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Installés dans un quartier de la banlieue de  Johannesburg, ils se construisent une nouvelle vie. Elle, enseignante, devient avocate. Lui, employé dans une entreprise de peintures industrielles sera professeur à l&rsquo;Université. Ils élèvent deux enfants, voient régulièrement d&rsquo;autres vétérans, se lient d&rsquo;amitié avec leurs voisins homosexuels sortis eux aussi, enfin, de l&rsquo;illégalité. Mais comment vivre normalement, dans une société intégrée et normée quand on a, des années durant, vécu la lutte et la clandestinité ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les différences sociales entre Noirs et Blancs désormais égaux les empêchent de vivre pleinement au coeur de la nation Arc-en-ciel. Faut-il, comme le prépare <strong>Steve</strong>, émigrer en Australie ? Faut-il continuer à se battre ? Faut-il accepter ? Se conformer à de nouvelles règles ? <strong>Steve</strong> et <strong>Jabu</strong> se confrontent à leur histoire personnelle, à celle de leur couple, mixte tandis que leur pays s&rsquo;invente un avenir. A la tête du pays pourtant, les idéaux ont laissé la place à de petits arrangements avec la morale&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Incrédulité, stupéfaction. Collision du coeur en surégime – son père était un tel homme, si différent de tous les autres dans sa manière d&rsquo;aborder les ambiguïtés et contradictions intimes qui pour les autres se résumaient à blanc ou noir. Le remarquable proviseur ; le Doyen. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une sorte de foi chrétienne dans le fait que Zuma, cet homme qui sourit sur ses dents du bonheur, doit être sauvé, au sens de l&rsquo;église. Ce qu&rsquo;ils appellent une âme égarée. Une image dévoyée, prête à la rédemption ? Un Doyen pouvait croire en cela. Mais elle, c&rsquo;est depuis toujours sa – quoi – sa honte, son regret, sa culpabilité, elle qui a appartenu à la congrégation du Doyen dès qu&rsquo;elle a eu l&rsquo;âge d&rsquo;aller à l&rsquo;église sur le dos de sa mère, et croit toujours en ce premier des révolutionnaires, le Seigneur Jésus, et en le Père ultime, Dieu, de ne jamais s&rsquo;en être remis à Lui lorsqu&rsquo;elle se trouvait en détention ou dans les campements de brousse, il y avait cette autre fois, l&rsquo;unique, la Liberté. Elle ne parvient pas à comprendre : Zuma est-il destiné à être sauvé ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il va chercher le formulaire, le déploie sous leurs yeux. “C&rsquo;était donc pour ça, ce que nous avons fait – la Lutte. Camarades&#8230; De simples clones réincarnés des patrons de l&rsquo;apartheid. Notre “renaissance”. Le corruption liée aux contrats d&rsquo;armement, où en est cette jolie procédure dans tes tribunaux, sans cesse renvoyée aux calendes grecques – le cloaque méthodiste n&rsquo;est qu&rsquo;une des nombreuses décharges où échouent les noirs dont personne ne veut, dont personne ne sait quoi faire – “droits”, ce mot bien trop pompeux pour s&rsquo;appliquer aux réfugiés – les bidonvilles là où notre peuple est censé à présent posséder quatre murs et un toit, et ils vivent encore dans cette merde, je pourrais en parler des heures, et c&rsquo;est tout ce que nous faisons, nous autres, les camarades. Je travaille à l&rsquo;université, là où se joue le changement, les écoles n&rsquo;ont même pas d&rsquo;enseignants qualifiés – ni de toilettes – les enfants viennent apprendre sans rien dans l&rsquo;estomac.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 381 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les camarades ; sur le point de voter. Chacun le voit dans l&rsquo;aspect familier des autres – syur la fidélité au parti, celui de Mandela, qui a apporté la liberté, l&rsquo;emportera-t-elle. Ce qui veut dire : Zuma. Pour répondre à l&rsquo;impératif : le pouvoir au parti.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Des histoires de corruption concernant ses pairs sont en train d&rsquo;être exhumées, des lambeaux d&rsquo;histoire sales ; qui a révélé des informations touchant à la surêté de l&rsquo;Etat en échange de quelle somme.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Zuma est le parti désormais. Si sa moitié auto-amputée représente l&rsquo;autre alternative – et pour les camarades, il n&rsquo;y en a pas de troisième –, Terror Lekota a-t-il emporté dans sa poche l&rsquo;esprit du parti, l&rsquo;a-t-il sauvé. Pour le garder en vie : un déplacement du vote fidèle. Ce qui veut dire Lekota.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La décision que les camarades vont devoir prendre s&rsquo;impose comme un état en quelque sorte commun, plutôt qu&rsquo;elle n&rsquo;exclut les deux personnes qui parmi eux ont fait le choix de laisser derrière eux l&rsquo;obligation – non, de renoncer à leur droit de naissance de voter pour les dirigeants, quelle que soit leur vraie nature et la réalité de leur engagement à défendre la justice, qui se cachent derrière les slogans des contes de fées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman puissant. Drôle et âpre à la fois. Un roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui nous parle d&rsquo;engagement, de lutte,  de conscience politique et de la difficulté à faire vivre ses idées quand tout, semble-t-il,  est devenu normal. Un roman d&rsquo;engagement et de portraits en creux qui nous montre la difficulté à vivre ensemble, tous différents. Un roman d&rsquo;espoir aussi. Bref, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;, de Nadine Gordimer, Grasset ( traduit de l&rsquo;anglais par David Fauquemberg), 22€.</strong></em></p>
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		<title>La famille, c&#8217;est comme dans la jungle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/05/16/la-famille-cest-comme-dans-la-jungle/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/05/16/la-famille-cest-comme-dans-la-jungle/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&#8217;arrivez pas à lâcher un livre, c&#8217;est un signe, non ? La preuve avec &#171;&#160;Vie animale&#171;&#160;, premier roman de Justin Torres, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&#8217;ai lu d&#8217;une traite, sous le soleil breton [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" rel="lightbox[1039]" title="VIE ANIMALE"><img class="alignleft  wp-image-1045 colorbox-1039" style="margin: 10px;" title="VIE ANIMALE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" alt="" width="81" height="119" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&rsquo;arrivez pas à lâcher un livre, c&rsquo;est un signe, non ?</p>
<p>La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Vie animale</strong>&laquo;&nbsp;, premier roman de<strong> Justin Torres</strong>, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite, sous le soleil breton ( si, si, j&rsquo;en vois déjà qui ricanent ).</p>
<p><strong>Justin Torres</strong>, qui a publié des textes dans la revue <em>Granta</em> et le <em>New Yorker</em> a été, avec ce roman, la révélation de la rentrée littéraire de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. Né en 1981, le jeune auteur a eu une enfance passablement malmenée. Peut-être une piste pour comprendre son premier roman&#8230;</p>
<p><span id="more-1039"></span></p>
<p>Le livre, de 140 pages, est constitué de chapitres courts, comme autant d&rsquo;uppercuts. Autant d&rsquo;histoires, comme des nouvelles en quelque sorte, qui racontent l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille en vrac. Une famille composée d&rsquo;une <strong>mère blanche</strong>,<strong> Ma</strong>, et d&rsquo;un<strong> père porto-ricain</strong>, <strong>Paps</strong> ainsi que de trois enfants métis : <strong>Manny</strong>, 10 ans, <strong>Joel</strong>, 8 ans et <strong>le narrateur</strong>, tout juste âgé de 7 ans. Les parents, tous deux adolescents quand ils se sont rencontrés, se sont mariés au Texas avant de s&rsquo;installer dans ce quartier bigarré de New-York.</p>
<p><strong> Leur vie, c&rsquo;est Brooklyn, les problèmes d&rsquo;argent, la violence, le frigo pas toujours plein, les coups qui pleuvent</strong>. Dans cet univers, celui d&rsquo;une famille pauvre et marginale à la dérive, les trois fils sont liés comme les doigts de la main, multipliant les bêtises plus ou moins graves. D&rsquo;ailleurs, il faut attendre la dernière partie du livre pour que le narrateur use du &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;. Jusque-là, il disait &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;. Mais il grandit, et ses &laquo;&nbsp;différences&nbsp;&raquo; vont le mettre à part. Définitivement.</p>
<p>Les trois pré-adolescents sont brutaux mais rigolards. Quand le père danse, ils l&rsquo;imitent. Quand leur mère dort, ils apprennent à vivre dans le silence. S&rsquo;adaptent tout le temps. Toujours à l&rsquo;affût. Comme des animaux. Mais il y a beaucoup d&rsquo;amour entre eux et leurs parents. Malgré tout.</p>
<p>Au fil des pages, le quotidien d&rsquo;une famille donc. Comme filmé au plus près. Si le Septième art a fait de la caméra au poing un genre à part entière, <strong>Justin Torres</strong> a opté pour une écriture &nbsp;&raquo; stylo au poing&nbsp;&raquo;.  Au plus près de ses personnages fracassés.</p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;auteur dans une vidéo.</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 12-13</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Toujours plus, on cherchait toujours plus avec avidité. Mais à certains moments, des moments tranquilles, quand notre mère dormait, quand elle n&rsquo;avait pas dormi depuis deux jours et que tout bruit, tout craquement dans l&rsquo;escalier, toute porte qui claque, tout rire étouffé, toute voix, risquait de la réveiller, ces matins d&rsquo;un calme cristallin, quand on voulait la protéger, cette oie égarée qui trébuchait, qui s&rsquo;épanchait sans cesse, avec ses maux de dos, ses maux de tête et son allure fatiguée, tellement fatiguée, cette créature déracinée de Brooklyn, cette grande gueule qui larmoyait dès qu&rsquo;elle nous disait qu&rsquo;elle nous aimait, avec son amour compliqué, exigeant, sa chaleur [&#8230;]&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 85</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La conversation s&rsquo;est tarie, et il y a eu des silences comme si chacun de nous se détachait des autres; peut-être qu&rsquo;on pensait à manger, qu&rsquo;on cherchait à savoir si on avait peur, et si oui, de quoi, mais peut-être aussi qu&rsquo;on pensait à Paps. Ma a essayé de continuer à parler, de maintenir tout ça – le silence, la faim, la pensée de Paps – à distance, mais elle ne savait plus quoi dire. </em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Bon, elle a fini par lancer, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Et elle a attendu. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;On peut rentrer à la maison, mais on n&rsquo;est pas obligés. On n&rsquo;est pas obligés de rentrer. On peut partir pour toujours. C&rsquo;est possible. Mais vous devez me dire ce que je dois faire.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><em>Personne n&rsquo;a rien dit, j&rsquo;ai essayé d&rsquo;écouter des bruits lointains et de deviner ce que c&rsquo;était – des animaux, des satellites. Les bruits proches, c&rsquo;était plus facile ; Ma qui butait sur les mots, qui avait un chat dans la gorge, et la respiration tendue de mes frères. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Mon Dieu, a soufflé Ma. Dites quelque chose ! Vous croyez que c&rsquo;est facile ?</em></p>
<p><em>- Quelque chose&nbsp;&raquo;, a répété Joel, et Manny a tendu le bras pour le frapper. </em></p>
<p><em>Ma a mis la clé sur le contact et a démarré. On a repris le même chemin en sens inverse, et pour finir, on s&rsquo;est garés dans l&rsquo;allée de la maison. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pages 99 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a pris le menton et a tourné mon visage vers lui. &laquo;&nbsp;Mais maintenant, je sais que Dieu a semé du propre dans le sale. Toi, Joel et moi, on est juste une poignée de graines que Dieu a jetées dans la boue et le crottin de cheval. On est tout seuls. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>Il a passé un bras et une jambe autour de moi et il est resté silencieux quelques instants; j&rsquo;ai dérivé dans le sommeil. Au bout d&rsquo;un moment, Manny a recommencé, il se parlait à lui-même, il complotait, il disait : &nbsp;&raquo; Ce qu&rsquo;il faut faire, c&rsquo;est trouver un moyen d&rsquo;inverser la gravité pour tomber vers le ciel et traverser les nuages jusqu&rsquo;au paradis. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Voilà un premier roman assurément prometteur ! L&rsquo;histoire, pas gaie il faut bien le dire, vous prend pour ne plus vous lâcher. Jusqu&rsquo;à la fin. Ce roman n&rsquo;est pas conventionnel dans sa forme ( des chapitres qui vivent indépendamment) ni dans son fond. Submergés par les vicissitudes de la vie, les personnages tentent de surnager. En vain.  Reste l&rsquo;amour. Leur seule arme. Même s&rsquo;ils s&rsquo;aiment mal. A lire absolument.</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Vie animale&nbsp;&raquo;, de Justin Torres, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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