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	<title>Quatrième de couv &#187; métier</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dire non à une vie &#171;&#160;lamentable&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/24/dire-non-a-une-vie-lamentable/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/24/dire-non-a-une-vie-lamentable/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 May 2022 13:03:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[Constance Debré]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[métier]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>
		<category><![CDATA[radicalité]]></category>
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		<description><![CDATA[Radicale. Quitte à en faire trop. Constance Debré a décidé, il y a plusieurs années déjà, de se délester. De tout. De son mari, de son fils, de son parcours scolaire brillant, de son métier d&#8217;avocate, de sa sexualité d&#8217;hétéro aussi. Elle a décidé de vivre avec peu, voire rien. D&#8217;écrire, d&#8217;aimer et de nager. Tous les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOM.jpg" rel="lightbox[6019]"><img class="alignleft size-full wp-image-6003 colorbox-6019" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOM.jpg" alt="NOM" width="195" height="304" /></a></p>
<p style="text-align: left">Radicale. Quitte à en faire trop. <strong>Constance Debré</strong> a décidé, il y a plusieurs années déjà, de se délester. De tout. De son mari, de son fils, de son parcours scolaire brillant, de son métier d&rsquo;avocate, de sa sexualité d&rsquo;hétéro aussi. Elle a décidé de vivre avec peu, voire rien. D&rsquo;écrire, d&rsquo;aimer et de nager. Tous les jours.</p>
<p style="text-align: left">Je l&rsquo;avais découverte pendant le premier confinement, dans la lumière printanière d&rsquo;un jardin familier. J&rsquo;avais plongé dans <strong><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/18/lamour-et-lecriture-au-plus-pres-des-choses/">Love me tender</a></em></strong> avec délice, sa première autofiction. Enthousiasmée par tant de force dans le propos et d&rsquo;application dans les faits. Alors j&rsquo;avais également lu <strong><em>Play boy</em></strong>. Pour comprendre. Pour tenter de suivre les choix radicaux de cette femme que l&rsquo;on découvre désormais le crâne rasé, la silhouette longiligne et masculine.</p>
<p style="text-align: left">Dans la droite ligne de ses écrits précédents, <strong>Constance Debré</strong> persiste et signe. Cette fois, elle s&rsquo;attaque à son nom. Et dit non. Facile ? Sur le papier, oui. Elle, elle le vit. S&rsquo;accommode d&rsquo;un patronyme qui a donné tant de ministres, d&rsquo;élus et de mandarins. Elle, c&rsquo;est la fille de celui qui n&rsquo;a pas suivi le modèle familial. Qui a cherché à s&rsquo;en éloigner au plus loin. Journaliste, documentariste, il s&rsquo;est perdu dans les drogues. Comme sa femme d&rsquo;ailleurs. Mannequin, elle mourra quand <strong>Constance</strong> est adolescente.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-6019"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Constance Debré</strong> s&rsquo;est construite. Contre. Autrement. Avant de tout faire exploser, par souci de vérité.  Un ton péremptoire ? Peut-être. Mais c&rsquo;est aussi sa marque de fabrique et une obligation morale désormais. Les phrases sont sèches, à l&rsquo;os. Un régal de lecture. Au-delà de l&rsquo;exercice de style.</p>
<p style="text-align: left">La quatrième de couverture de <strong><em>Nom</em></strong> se veut un plaidoyer. Implacable. <em>« J’ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l’héritage, de l’obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l’autorité parentale, je suis pour l’abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus <span class="details">jeune âge, je suis pour l’abolition de la filiation, je suis pour l’abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l’état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l’enfance aussi si on peut. »</span></em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai un corps. Il a fallu des années. Ce n&rsquo;est pas une idée, ce n&rsquo;est pas un discours, c&rsquo;est un fait vérifiable dans la glace. Mon corps est apparu quand je suis devenue écrivain, quand je suis devenue homosexuelle, quand je me suis débarrassée de beaucoup de choses et que j&rsquo;ai perdu le reste. Concrètement, dans mes muscles et mes tendons, dans mon visage et les os de mon crâne. Ce n&rsquo;est pas mon nom, c&rsquo;est mon corps qui m&rsquo;intéresse. Il faut être très concentré, très sérieux quand on vit comme ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 92  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Un port commercial de seconde zone près de Perpignan. Les cargos sous les fenêtres, le bruit des grues, le déchargement des conteneurs la nuit. Dans le salon il y a une affiche I want to believe avec une soucoupe volante. Des gens comme moi le confinement ça les arrange, des gens comme moi ils ne le remarquent même pas ou bien ça les amuse, ça fait des occasions d&rsquo;aventure. Les gens comme moi aiment les catastrophes légères pour l&rsquo;ambiance philosophique que ça donne au monde. J&rsquo;ai dit oui à cette fille que j&rsquo;ai vue deux fois, une après-midi à Saint-Etienne et une nuit à Paris, j&rsquo;ai mis l&rsquo;ordinateur dans un sac un jean et deux tee-shirts et j&rsquo;ai quitté ma chambre du quatorzième. J&rsquo;essaye, j&rsquo;essaye toujours, je suis un chevalier de la foi et chaque fois j&rsquo;y crois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 107 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l&rsquo;héritage, de l&rsquo;obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l&rsquo;autorité parentale, je suis pour l&rsquo;abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l&rsquo;abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l&rsquo;état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l&rsquo;enfance aussi si on peut.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Nom, Constance Debré, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A ce fils qui aurait pu être là&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 07:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le tour de l'oie"]]></category>
		<category><![CDATA[auteur italien]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontre imaginaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Une très très jolie découverte ! Je n&#8217;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&#8217;Erri De Luca. J&#8217;aurais dû… Ce livre arrivé à la rédaction s&#8217;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi. &#160; Erri De Luca, écrivain, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4691" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="wp-image-4691 size-medium colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA-300x112.jpg" alt="ERI DE LUCA" width="300" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Erri de Luca, photo Omar Bai pour Nurphoto/AFP</p></div>
<p>Une très très jolie découverte ! Je n&rsquo;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&rsquo;<strong>Erri De Luca</strong>. J&rsquo;aurais dû…</p>
<p>Ce livre arrivé à la rédaction s&rsquo;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4688"></span><br />
<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="alignleft size-full wp-image-4690 colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" alt="CVT_Le-Tour-de-lOie_5122" width="195" height="306" /></a><strong>Erri De Luca</strong>, écrivain, poète et traducteur italien, est né à Naples en 1950. D&rsquo;origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Une voie qu&rsquo;il ne suivra finalement pas, rompant au passage avec sa famille. En 1968, il rejoint la révolte ouvrière et intègre le mouvement d&rsquo;extrême gauche Lotta Continua, dont il deviendra même un des dirigeants. Puis deviendra anarchiste.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> multipliera les métiers manuels, en Italie, en France, en Afrique. D&rsquo;ouvrier à conducteur de camion, maçon aussi. Pendant la guerre de Yougoslavie, il s&rsquo;engage comme conducteur auprès d&rsquo;une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.</p>
<p>L&rsquo;écriture et l&rsquo;amour des livres, qui lui vient de son père, l&rsquo;ont toujours accompagné. Son premier livre, <strong>&laquo;&nbsp;Une fois, un jour&nbsp;&raquo;</strong> paraît en 1989. Il obtient le prix Femina en 2002 pour <strong>&laquo;&nbsp;Montedidio&nbsp;&raquo;</strong> et le Prix européen de littérature en 2013.</p>
<p>Passionné d&rsquo;alpinisme et d&rsquo;escalade, il a lit également quotidiennement la Bible, bien qu&rsquo;il se dise athée. De quoi d&rsquo;ailleurs alimenter nombre de ses livres.</p>
<p>En 2015, il est poursuivi en justice pour avoir incité au sabotage du chantier de construction de la ligne TGV Lyon-Turin.  Condamné puis relaxé, Erri de Luca se servira à nouveau de cette matière pour écrire.</p>
<p>Au final, son œuvre, riche ( une cinquantaine de romans, pas tous traduits en français ) et protéiforme, a accompagné notre histoire contemporaine.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son roman le plus intimiste et, le temps d&rsquo;une nuit orage, entretient une conversation intime avec le fils… qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais eu.</p>
<p>Le narrateur qui se définit comme<strong> &laquo;&nbsp;un rameau sans bourgeon&nbsp;&raquo; </strong>ou<strong> &laquo;&nbsp;un rocher qui ne fait pas de patelles&nbsp;&raquo;</strong>, à travers lequel on reconnait l&rsquo;auteur, va, à travers un dialogue évoquer sa vie, ses combats, sa famille, ses doutes, ses erreurs et son métier d&rsquo;écrivain.</p>
<p>Une paternité fantasmée qui se décline en partie sous forme de dialogue.</p>
<p>Le couvert est mis pour deux. Et le père putatif &laquo;&nbsp;se met à table&nbsp;&raquo; face à ce fils imaginaire âgé de 40 ans qui a aussi son histoire, ses échecs, ses rêves.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> revisite sa vie d&rsquo;homme et de romancier. Entre introspection, confession et confrontation. Et c&rsquo;est divinement bien écrit ! Un vrai régal. De quoi me donner envie de plonger dans l&rsquo;œuvre de cet auteur italien.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Je parle tout seul ? J&rsquo;invente ta compagnie ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;invente si fort que la réalité ne peut l&rsquo;égaler. Ta présence suffit ici et ce soir pour créer ma paternité. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les femmes que j&rsquo;ai tenues dans mes bras ont voulu un enfant, mais pas de moi. Je ne leur reproche rien ni à elles ni à la vie, j&rsquo;ai eu plus qu&rsquo;il n&rsquo;est juste, ce qui est déjà beaucoup en soi, car le juste, comme le nécessaire, manque à la plupart.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai eu les montagnes touchées de la pointe des pieds et des mains, leur immensité effleurée en surface. J&rsquo;ai eu les mots. Sans eux, je me cogne contre les murs. Je me cogne aussi avec eux mais les murs je les vois bien et je me prépare au choc.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris en italien, langue privée de mon père, plus que langue officielle de l&rsquo;Etat. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je lui dois l&rsquo;usage appris de sa voix, la scansion des syllabes différentes des syllabes locales, à prononcer sans cadence dialectale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est lui qui a mis une barrière entre son italien paisible et le napolitain brûlant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On pouvait parler les deux mais sans les mélanger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elles n&rsquo;ont pas été deux langues, mais deux usages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;écris dans l&rsquo;une et je me parle à moi-même dans l&rsquo;autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Avec le dialecte, je récite un poème, je dis un proverbe, je lance un mot d&rsquo;esprit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand je suis en colère contre moi, je m&rsquo;insulte en napolitain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien, je n&rsquo;ai pas envie de me disputer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien : j&rsquo;ajoute en, parce que je suis dedans, en locataire. C&rsquo;est ma résidence, j&rsquo;habite rue de la langue italienne, sans numéro.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 140 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Lecteur, écrivain, la différence est-elle si importante pour toi ? </strong></p>
<p style="text-align: left">Oui, car je suis heureux lorsqu&rsquo;une lecture m&rsquo;enthousiasme, alors qu&rsquo;un de mes écrits arrive tout au plus à me satisfaire. &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;, Erri De Luca, Gallimard, 16€. Traduit de l&rsquo;italien par Danièle Valin.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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