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	<title>Quatrième de couv &#187; mélancolie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Ces histoires que l&#8217;on cache&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2013 06:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec &#171;&#160;Nos gloires secrètes&#160;&#187;, Tonino Benacquista nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&#8217;on cache, celles que l&#8217;on n&#8217;a pas dites. Les personnages de ces six histoires ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft size-full wp-image-1907 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="gloires" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" width="462" height="280" /></a>A l&rsquo;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Tonino Benacquista</strong> nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&rsquo;on cache, celles que l&rsquo;on n&rsquo;a pas dites.</p>
<p>Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d&rsquo;ombre n&rsquo;est rien en comparaison de leur part lumineuse, nous dit la quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1902"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft  wp-image-1909 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="BENACQUISTA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" width="117" height="158" /></a>L&rsquo;auteur, <strong>Tonino Benacquista</strong>, est un touche-à-tout talentueux. Né en 1961, issu d&rsquo;une famille d&rsquo;émigrés italiens; <strong>Tonino Benacquista</strong> entame des études de littérature et de cinéma avant de les interrompre pour enchaîner plusieurs petits boulots dont il se sert comme source d&rsquo;inspiration pour ses premiers romans, résolument noirs : il sera accompagnateur de nuit aux Wagons-lits (<strong>&laquo;&nbsp;La Maldonne des sleepings&nbsp;&raquo;</strong> en 1989), accrocheur de toiles dans une galerie d&rsquo;art contemporain (<strong>&laquo;&nbsp;Trois carrés rouges sur fond noir&nbsp;&raquo;</strong>, 1990) ou parasite mondain (<strong>&laquo;&nbsp;Les Morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong>, 1992).</p>
<p>En 1991, sa carrière d&rsquo;auteur décolle : <strong>&laquo;&nbsp;La Commedia des ratés&nbsp;&raquo;</strong> rafle trois prix littéraires. Dès lors l&rsquo;auteur mutiplie les projets, en bande dessinée, à la télé, au théâtre. Parallèlement, <strong>Benacquista</strong> fait son entrée dans le monde du cinéma. En 2001, <strong>&laquo;&nbsp;Les morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong> réalisé par Antoine de Caunes, est adapté sur grand écran. La même année, il coécrit avec <strong>Jacques Audiard</strong> le scénario de<strong> &laquo;&nbsp;Sur mes lèvres&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Auteur d&rsquo;une vingtaine de romans, pièces et autres BD,<strong> Tonino Benacquista</strong> a su trouvé sa place auprès du grand public des lecteurs.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>, il revient aux nouvelles, exercice littéraire difficile s&rsquo;il en est, trop souvent boudé des lecteurs français d&rsquo;ailleurs. Dommage.</p>
<p><strong>L&rsquo;histoire ? Ou plutôt les histoires, ce sont celles d&rsquo;un meurtrier anonyme, d&rsquo;un poète vengeur, d&rsquo;un parfumeur amoureux, d&rsquo;un antiquaire combattant, d&rsquo;un enfant silencieux et enfin d&rsquo;un milliardaire misanthrope.</strong></p>
<p>La première des nouvelles, <strong>&laquo;&nbsp;Meurtre dans la rue des Cascades&nbsp;&raquo;</strong>, est à mon avis, la meilleure des six. La plus longue aussi. Celle d&rsquo;un<em> &laquo;&nbsp;homme de la rue&nbsp;&raquo;</em> qui, une nuit, au hasard d&rsquo;une énième beuverie, tue un homme. Il vit des jours, des mois et des années avec le poids de son acte. Sans rien oublier pourtant tandis que l&rsquo;histoire rebondit avant de sombrer presque dans l&rsquo;oubli. Mais comment faire pour ne pas être dépossédé même du pire de ses actes quand le secret s&rsquo;impose ? Entre culpabilité et fierté, le personnage, représentant en matériel de bricolage, navigue à vue.</p>
<p>Dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;origine des fonds&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit garçon qui, devenu adulte, parolier à succès et très riche, retrouve celui qui, il y a longtemps, avec d&rsquo;autres camarades, l&rsquo;a humilié à jamais.</p>
<p>Suit <strong>&laquo;&nbsp;Le parfum des femmes&nbsp;&raquo;, </strong>ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un vieil homme très solitaire, un célèbre nez, qui dans son appartement trop grand voudrait sentir sa jeune voisine Louise&#8230;</p>
<p>Autre univers avec <strong>&laquo;&nbsp;Le rouge, le rose et le fuschia&nbsp;&raquo;</strong>. Chez un antiquaire, un couple s&rsquo;interroge sur une photo&#8230; Puis, avec <strong>&laquo;&nbsp;Patience d&rsquo;ange&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge sur les maux d&rsquo;un enfant qui a choisi de ne pas correspondre à ce qu&rsquo;attendent de lui ses parents si parfaits.</p>
<p>Enfin, la dernière nouvelle, ma préférée avec la première, nous parle d&rsquo;un misanthrope qui, le soir de ces cinquante ans;, fait appel à un <strong>&laquo;&nbsp;Aboyeur&nbsp;&raquo;</strong> pour annoncer les invités à sa fête. Qui ne viendront finalement pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 (</strong>dans<strong> Meurtre dans la rue des Cascades</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti. Je ne suis pas l&rsquo;homme de la rue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pendant près de cinquante ans, j&rsquo;ai tout fait pour en devenir un et cacher à ma famille une terrible vérité. Pour eux j&rsquo;étais cet être ordinaire, époux aimant, père honnête, incapable de mentir ou de garder un secret. Quelle duplicité : Comment ai-je pu les berner si longtemps ? Dans le sens littéral du terme, je suis un mythe. </em>Un personnage ayant une réalité historique mais transformé par la légende.<em> On a écrit tant de pages sur moi, naguère. J&rsquo;ai été au centre de toutes les conversations. On m&rsquo;a cherché à tous les coins de rue. J&rsquo;en aurais signé, des autographes, si le monde avait su qui j&rsquo;étais vraiment.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155</strong> (dans <strong>Patience d&rsquo;ange</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;Depuis la maladie de leur enfant, ses parents veillaient au bon usage du mot malheur et de ses synonymes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour avoir été de ceux qui crient à la catastrophe à la moindre contrariété, ils ne toléraient plus, après avoir pleuré pour de bon, que l&rsquo;on confonde mauvaise passe et adversité. L&rsquo;homme prompt à invoquer la disgrâce est rarement à la hauteur des afflictions qu&rsquo;il prétend subir. Angoisse, dites-vous ? Contentez-vous d&rsquo;une bonne inquiétude, l&rsquo;angoisse n&rsquo;est pas dans vos moyens, priez pour en être épargné. Dévasté pour une peine de coeur ? Prétentieux que vous êtes, s&rsquo;il en était des douleurs morales comme des physiques on vous traiterait de douillet, de poltron. Et faut-il être lâche pour oser mettre en avant la fatalité afin de se dédouaner de ses échecs ! Méfiez-vous, la malédiction ne se fait connaître que si on la convoque. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 </strong>( dans<strong> L&rsquo;aboyeur</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;– Gaspard Froment, mon ami de toujours, mon vieux Gaspard ! Comment pourrait-il ne pas venir ? Au lycée déjà nous étions inséparables ! C&rsquo;est le fidèle parmi les fidèles. Mon canal historique à lui tout seul. Quand il m&rsquo;arrive d&rsquo;oublier une anecdote sur ma propre enfance, c&rsquo;est lui que l&rsquo;appelle. Si quelqu&rsquo;un devait un jour raconter l&rsquo;histoire de ma vie, ce serait lui, comme je saurais raconter la sienne. Pas le moindre contentieux entre nous, pas de cadre dans le placard, pas de vieille rancune. Après tout ce temps, il nous arrive de nous en étonner. Parfois, sous couvert de notre amitié de quarante ans, il s&rsquo;autorise à aller un peu loin&#8230; Vous savez, le fameux devoir d&rsquo;ingérence des amis de toujours. Il a le droit, selon lui, de me dire la vérité. Et il s&rsquo;en targue auprès de ceux qui n&rsquo;ont pas cette légitimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Tout recueil de nouvelles a ses faiblesses. Celui-ci n&rsquo;y fait pas exception. Les nouvelles de Tonino Benacquista sont inégales. Et alors ? L&rsquo;ensemble se lit très bien. On plonge d&rsquo;un univers à un autre. D&rsquo;un cerveau à un autre. Entre culpabilité, remords et regrets, ses personnages oscillent entre part d&rsquo;ombre et part de lumière. Pas simple à vivre&#8230; Ces personnages croient connaître la nature humaine. Ils se trompent sur eux-mêmes et sur les autres. Un bon moment de lecture en perspective. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;, nouvelles de Tonino Benacquista, Gallimard, 17,90€.</strong></em></p>
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		<title>Jeu de miroirs dans la vie de Barbara Loden</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jul 2012 07:35:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Elle a marqué le cinéma d&#8217;avant-garde américain. Elle, c&#8217;est Barbara Loden. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &#171;&#160; Wanda&#171;&#160;, en 1970. Barbara Loden c&#8217;est aussi la deuxième femme d&#8217;Elia Kazan et une actrice qui n&#8217;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" rel="lightbox[1106]" title="LODEN"><img class="alignleft  wp-image-1117 colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="LODEN" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" alt="" width="179" height="179" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a marqué le cinéma d&rsquo;avant-garde américain. Elle, c&rsquo;est<strong> Barbara Loden</strong>. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &laquo;&nbsp;<strong> Wanda</strong>&laquo;&nbsp;, en 1970.<strong> Barbara Loden</strong> c&rsquo;est aussi la deuxième femme d&rsquo;Elia Kazan et une actrice qui n&rsquo;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après Marylin Monroe. Elle décède à l&rsquo;âge de 48 ans en 1980.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1119" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000.jpg" rel="lightbox[1106]" title="wanda_012-600x1000"><img class=" wp-image-1119  colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="wanda_012-600x1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000-179x300.jpg" alt="" width="107" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Barbara Loden dans le rôle de Wanda</p></div>
<p>Barbara Loden c&rsquo;est aussi l&rsquo;héroine d&rsquo;un très beau livre, écrit par<strong> <a title="Découvrez l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_L%C3%A9ger">Nathalie Léger</a></strong>, &nbsp;&raquo; <strong>Supplément à la vie de Barbara Loden</strong>&laquo;&nbsp;, paru chez P.O.L. et lauréat 2012 du <a title="Découvrez le palmarès" href="http://www.franceinter.fr/evenement-le-prix-du-livre-inter-2012?page=3">Prix du livre Inter.</a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est triple. Elle est complexe et très simple à la fois. Au fil des pages, la romancière a fait s&rsquo;entrecroiser les histoires de trois femmes. Celle de Barbara Loden à travers témoignages et extraits d&rsquo;interviews notamment ; celle de l&rsquo;héroïne de son film, Wanda, inspirée par un fait-divers des années 60 et enfin celle de la narratrice ( et de sa mère par intermittence) qui doit justement rédiger une notice sur Barbara Loden. D&nbsp;&raquo;archives en rencontres, finira-elle par mieux connaître cette femme énigmatique ?</p>
<p>D&rsquo;un personnage à l&rsquo;autre, Nathalie Léger tisse sa toile. Est-ce un roman ? Une biographie ou ce qui pourrait ressembler à une enquête ? C&rsquo;est tout cela à la fois. Mais aussi le portrait d&rsquo;une femme mélancolique qui cherche sa place.  Et une réflexion sur le travail de l&rsquo;écriture.  Bref, un jeu de miroirs passionnant.</p>
<p><span id="more-1106"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Voici une vidéo pour comprendre la démarche de l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jUJdS_qVuVU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p> <strong> Page 21</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne devais écrire qu&rsquo;une notice, mais il fallait pourtant commencer par le commencement et procéder avec méthode pour parvenir sans trop d&rsquo;encombre à la fin. Notice, ai-je lu, texte bref destiné à présenter sommairement un sujet particulier. Notice, texte descriptif et explicatif. Il suffisait de présenter l&rsquo;auteur et son oeuvre, Barbara et Wanda. Chaque matin, je m&rsquo;attaquais à la notice en essayant d&rsquo;éviter les arrière-pensées&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Page 32</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 21 février 1971, Barbara dit au Sunday News : “Je n(étais rien. Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;amis. Pas de talent. J&rsquo;étais une ombre. Je n&rsquo;avais rien appris à l&rsquo;école. Je savais à peine compter. Et je n&rsquo;aimais pas le cinéma, ça me faisait peur ces gens si parfaits, ça me rendait encore plus insuffisante ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Barbara dit qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien à décrire de grand. Pas de vent de l&rsquo;Histoire, rien des tumultes politiques, pas de drame social exemplaire. La pauvreté, sans doute, mais même pas la misère. La violence, oui, mais la violence légale, l&rsquo;ordinaire brutalité des familles. Elle ne dit rien de plus. Son histoire, empêtrée, est sans doute simplement malheureuse du malheur ordinaire des enfants mal aimés, rendus passifs, soumis à plus forts qu&rsquo;eux, si tristes qu&rsquo;ils peinent à s&rsquo;en remettre, son histoire est banale. Barbara ne fait des films que pour çà. Apaiser. Réparer les douleurs, traiter l&rsquo;humiliation, traiter la peur. “Le caractère de Wanda est fondé sur ma propre vie et sur ma personnalité, et aussi sur ma propre manière manière de comprendre la vie des autres. Je crée chaque chose à partir de mes propres expériences. Tout ce que je fais, c&rsquo;est moi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 91</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Tout ça, je le lis dans le journal. Je lis, comme si j&rsquo;étais aux côtés de Barbara lorsqu&rsquo;elle ouvre le journal du 27 mars 1960, je lis le récit de l&rsquo;agression, la prise en otage du banquier à son domicile, l&rsquo;attaque foireuse de la banque et la mort du petit voyou, un certain Ansley, je lis surtout que la véritable Wanda s&rsquo;appelle Alam, Alma Malone de son vrai nom. Elle pourrait être la fille du Malone de Samuel Beckett, celui qui dit en commençant le livre : “Je serai quand même bientôt tout à fait mort ”. “Je serai neutre et inerte. Cela sera facile. ” Alma Malone est née à Abilene. Elle a le même âge que Barbara. Son père était ouvrier métallurgiste. Un père incestueux. Tout ça, je le lis dans le journal. Elle est mariée à quatorze ans – une charge en moins pour sa mère. Très vite, ce premier mari demande le divorce pour désertion, elle était là, Monsieur le juge, mais elle n&rsquo;était pas là.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Cent cinquante pages de bonheur ! Ce livre est une petite merveille de construction, d&rsquo;écriture. Moi qui ne connaissait pas Barbara Loden, j&rsquo;ai tout de suite &laquo;&nbsp;accroché&nbsp;&raquo; à l&rsquo;histoire de cette femme, moderne, cultivée, battante&#8230; mais malheureuse. Au fil du livre, nous suivons son errance. Le tout, agrémenté d&rsquo;extraits d&rsquo;interviews, de citations en anglais dans le texte, etc. Un régal ! Et de quoi prolonger un peu la vie de Barbara Loden&#8230;  </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;, de Nathalie Léger, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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