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	<title>Quatrième de couv &#187; Mathilde</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>De la dérive jusqu&#8217;au drame cousu de fil blanc&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 06:55:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[David Foenkinos, je l&#8217;ai rencontré au hasard d&#8217;un salon littéraire, à Saumur. C&#8217;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, &#160;&#187; Inversion de l&#8217;idiotie&#160;&#187;. Je me souviens d&#8217;un chouette moment avec un auteur à l&#8217;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&#8217;avais aimé. Je l&#8217;ai suivi quelques années. Avant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Foenkinos</strong>, je l&rsquo;ai rencontré au hasard d&rsquo;un salon littéraire, à Saumur. C&rsquo;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, <strong>&nbsp;&raquo; Inversion de l&rsquo;idiotie&nbsp;&raquo;</strong>. Je me souviens d&rsquo;un chouette moment avec un auteur à l&rsquo;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&rsquo;avais aimé. Je l&rsquo;ai suivi quelques années. Avant de passer à autre chose. Lui, est devenu un auteur à succès, télégénique en plus <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4606" /></p>
<p>Son dernier roman m&rsquo;a intrigué. A cause de la promotion faite autour. Je me suis dit, il se passe un truc, là, non ? Alors j&rsquo;ai plongé dans<strong> &laquo;&nbsp;Deux sœurs&nbsp;&raquo;</strong>. Et ? Eh bien, pas grand-chose.  Mais je vous raconte quand même maintenant que j&rsquo;y suis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" rel="lightbox[4606]"><img class="alignleft size-full wp-image-4611 colorbox-4606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" alt="FOENKINOS" width="210" height="308" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mathilde</strong>. La trentaine. Avec <strong>Etienne</strong>, elle forme un couple heureux. Du moins le croit-elle. Professeur de français dans un lycée, elle adore son métier et ses élèves.</p>
<p>En Croatie, alors qu&rsquo;ils étaient en vacances, <strong>Etienne</strong> a évoqué l&rsquo;idée de se marier, de fonder une famille. Sauf qu&rsquo;<strong>Etienne</strong> va la quitter. Brutalement. Soudainement. <strong>Iris</strong>, son ancienne compagne, est rentrée de l&rsquo;étranger. Ils se sont vus. Vont se revoir. L&rsquo;univers de <strong>Mathilde</strong> s&rsquo;effondre.</p>
<p>Le proviseur du lycée tente de l&rsquo;aide. Sa voisine psychiatre aussi. Mais <strong>Mathilde</strong> sombre. Perd provisoirement son travail. Et ne peut plus rester dans l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle occupait avec <strong>Etienne</strong>. Elle s&rsquo;installe chez sa soeur,<strong> Agathe</strong> dans le petit appartement qu&rsquo;elle occupe avec son mari<strong> Frédéric</strong> et leur fille <strong>Lili</strong>.</p>
<p>Une cohabitation éprouvante se dessine. <strong>Mathilde</strong> jalouse sa sœur, mais va se rapprocher beaucoup de sa petite nièce. Elle fera de même avec son beau-frère. Au point de déséquilibrer le couple et la famille de sa sœur.</p>
<p>Et puis il y a un drame au coeur de ce huis-clos familial.</p>
<p>Inutile de vous dire que ce roman est sombre. Particulièrement sombre. Qu&rsquo;il nous dépeint une personnalité glaçante, inattendue. Et surtout, qu&rsquo;il est cousu de fil blanc. J&rsquo;ai donc perdu (un peu de mon) temps.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 65 :</strong><em> « Avec les jours, la colère augmentait. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine ; cela lui faisait presque mal dans la poitrine ; c’était effroyable. Depuis toujours, elle détestait ces histoires de jalousie, d’agressivité, elle essayait sans cesse de chasser toute pensée négative ; elle était incapable de comprendre cette force noire qui la happait et la plongeait dans des pensées morbides. C’était absurde. Il n’y avait rien à faire. Le cœur de l’autre est un royaume impossible à gouverner. Il faut se taire et accepter. Ou, éventuellement, mourir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 120 :</strong><em> « […] Mathilde s’excusa pour ce ratage. Agathe finit par proposer : “Allez-y tous les deux. On prendra une baby-sitter pour Lili.” Ils avaient un peu protesté, mais il était évident que c’était la meilleure solution pour ne pas gâcher les billets. Un peu plus tard dans la soirée, Agathe se leva de son lit. Elle alla vérifier quelque chose dans son agenda. A la date du 24 novembre, elle avait bien noté sa soirée à la banque. Mathilde avait déjà fouillé dans ses affaires, alors elle aurait pu tout à fait tomber sur cette information. Aurait-elle pu prendre intentionnellement des places ce jour-là ? Non, ce n’était pas possible. Elle n’aurait pas fait ça. Mais il fallait admettre qu’elle agissait d’une manière si imprévisible parfois. Agathe ne savait plus que penser, alors elle préféra se dire que toute cette histoire n’était qu’un malheureux concours de circonstances. »</em></p>
<p><strong>Page 154 :</strong> <em>« Le mardi suivant, Mathilde se prépara pour aller à cette soirée d’anniversaire qui n’existait pas. Le reflet parfait de son existence. Il lui semblait vivre chaque jour davantage une vie qui n’existait pas. Elle errait dans un royaume où ses actions n’arrivaient pas à s’incarner concrètement. Si son passé devenait flou, l’avenir prenait la forme d’une lubie à laquelle personne ne pouvait croire. Les deux sœurs se souhaitèrent mutuellement une bonne soirée, et Mathilde ajouta : « Tu embrasseras bien Emmanuel pour moi. » Avec un sourire qui lui barrait le visage, Agathe répondit qu’elle n’y manquerait pas. Rien ne valait un petit trait d’humour, y compris le plus dérisoire ou le plus minable, pour faire croire que tout allait bien. Leur relation devenait franchement pathétique. »</em></p>
<p><em><strong>« Deux sœurs », David Foenkinos, Gallimard, 17€</strong></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme une pelote intime des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 07:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Prêts à découvrir les p&#8217;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&#8217;univers de Florence Seyvos que j&#8217;avais découvert grâce à son précédent roman &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, dont vous trouverez la présentation ici. Elle revient avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle de Suzanne, de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" rel="lightbox[3693]"><img class="alignleft size-full wp-image-3695 colorbox-3693" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" alt="la-sainte-famille,M364193" width="224" height="325" /></a> Prêts à découvrir les p&rsquo;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&rsquo;univers de <strong>Florence Seyvos</strong> que j&rsquo;avais découvert grâce à son précédent roman <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la présentation <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">ici. </a></strong></p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Celle de <strong>Suzanne</strong>, de son frère <strong>Thomas</strong> et de la plongée qu&rsquo;elle effectue dans ses souvenirs, ses sensations d&rsquo;autrefois. Tout remonte, le divorce de ses parents (qui séparera aussi <strong>Suzanne</strong> de son frère cadet), les vacances passées dans la maison de famille, entre <strong>Jeanne,</strong> arrière grand-mère mourante, une grand-mère pas toujours facile (<strong>Marthe</strong>) et <strong>Odette</strong>, sa soeur,  si effacée, à la vie si étriquée&#8230; S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;oncle libidineux et la cousine délurée, <strong>Mathilde</strong>.</p>
<p><strong>Suzanne</strong> raconte ce qu&rsquo;elle voit de ses parents qui ne s&rsquo;aiment plus, de sa vie qui change. De ses rêves et ses aspirations foulées aux pieds. Au fil des pages, la pelote, faite de fils d&rsquo;intimité, se déroule. Et quand <strong>Suzanne</strong> n&rsquo;est pas à même de raconter, c&rsquo;est <strong>Thomas</strong> qui, subtilement, prend le relais.</p>
<p>On voit les images, cette fois encore. Normal quand on sait que <strong>Florence Seyvos</strong>, qui avait obtenu le prix Goncourt du premier roman pour <strong>&laquo;&nbsp;Les apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> « Camille redouble ».</strong></p>
<p>Encore un très joli roman. Sensible.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Odette affiche un calme contrôlé, qui donne de la raideur à ses gestes et ses intonations. Elle est perpétuellement inquiète. Elle a peur qu&rsquo;un enfant se blesse, que quelqu&rsquo;un se prenne le pied dans le tapis de l&rsquo;escalier, qu&rsquo;il y ait un orage, que Suzanne n&rsquo;ait pas fait pipi avant d&rsquo;aller se coucher, que Thomas s&rsquo;étouffe avec une prune, que le four explose quand on l&rsquo;allume, que les enfants aient la diarrhée, que les enfants soient constipés, que l&rsquo;infirmière qui donne les soins à Jeanne ait un accident de voiture à cause de la pluie, que Marthe soit contrariée. La possible contrariété de Marthe pèse constamment sur le coeur et l&rsquo;estomac d&rsquo;Odette. C&rsquo;est pour cela, aussi, qu&rsquo;elle reste avec les enfants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Suzanne se souvient d&rsquo;une période où il y avait de la gaieté dans la maison il était difficile de savoir si ses parents se trouvaient soudain heureux ensemble ou si leur joie à chacun venait d&rsquo;ailleurs, mais ils étaient légers en présence l&rsquo;un de l&rsquo;autre. C&rsquo;était particulièrement perceptible pendant les trajets en voiture. Pour Suzanne, les trajets en voiture étaient la vie même, la vie à échelle réduite, mais infiniment précise et déployée. Le passé derrière, l&rsquo;inconnu devant. A l&rsquo;intérieur de la voiture sa famille, dehors le monde. Quatre personnes ensemble et pourtant parfaitement indépendantes, chacune dans son silence. Les trajets en voiture étaient aussi les seuls moments où elle parvenait  à aimer en même temps ses deux parents et son frère. Les aimer avec force, comme on aime une idée. Et aussi les aimer physiquement, à travers ce qu&rsquo;elle voyait ou devinait d&rsquo;eux. La main de son père sur le levier de vitesse. Les cheveux de sa mère qui débordaient de l&rsquo;appuie-tête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 116 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Entre Suzanne et sa mère, la séparation a tout changé. Il n&rsquo;y a plus de mère autoritaire et plus de fille rétive. Elles s&rsquo;écrivent plusieurs fois par semaine des lettres de deux ou trois pages, dans lesquelles elles se racontent leurs journées. Sa mère parle de Thomas, de nouveaux amis qu&rsquo;elle a rencontrés, elle mentionne de temps à autre son nouveau compagnon, juste pour ne pas que Suzanne oublie qu&rsquo;il existe. Suzanne fait le portrait de ses camarades de classe, de ses professeurs. Elles essaient l&rsquo;une et l&rsquo;autre d&rsquo;écrire des lettres les plus vivantes et les plus drôles possible. Quand Suzanne décachette une lettre de sa mère, ses yeux filent aux dernières lignes pour parcourir des mots d&rsquo;une douceur qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait pas pu imaginer dans sa bouche l&rsquo;année précédente. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17,50€.</strong></em></p>
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