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	<title>Quatrième de couv &#187; Maria</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand l&#8217;Eldorado se chante à l&#8217;italienne&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2014 18:01:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Moldavie, vous connaissez ? Engoncée entre la Roumanie et l&#8217;Ukraine, cette ancienne république soviétique, devenue indépendante en 1991, est au coeur du premier roman de Vladimir Lortchenkov traduit en français &#171;&#160;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&#160;&#187;, publié au printemps dernier chez Mirobole éditions ( le roman originel, écrit en russe, date [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOLDAVIE.jpeg" rel="lightbox[2778]"><img class="alignleft  wp-image-2780 colorbox-2778" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOLDAVIE.jpeg" alt="MOLDAVIE" width="185" height="256" /></a>La Moldavie, vous connaissez ? Engoncée entre la Roumanie et l&rsquo;Ukraine, cette ancienne république soviétique, devenue indépendante en 1991, est au coeur du premier roman de <strong>Vladimir Lortchenkov</strong> traduit en français <strong>&laquo;&nbsp;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&nbsp;&raquo;</strong>, publié au printemps dernier chez Mirobole éditions ( le roman originel, écrit en russe, date de 2006).</p>
<p>Un roman burlesque, loufoque qui parle cependant d&rsquo;hommes et de femmes en quête d&rsquo;un avenir meilleur&#8230; en Italie.</p>
<p>Principal fournisseur en vin, fruits et légumes des républiques de l&rsquo;URSS, la Moldavie est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des pays les plus pauvres d&rsquo;Europe. Ses relations diplomatiques entretenues avec la Russie d&rsquo;un côté et la Roumanie de l&rsquo;autre, sont fluctuantes et complexes. Entre l&rsquo;idée d&rsquo;une Europe ouverte et cette d&rsquo;une ancienne puissance russe, le pays se déchire et ses habitants rêvent d&rsquo;autre chose.</p>
<p><strong>Vladimir Lortchenkov</strong>, l&rsquo;auteur, est âgé de 35 ans. Fils d’un officier de l’armée soviétique, il a sillonné durant son enfance l’URSS et ses pays satellites. Également journaliste, il a remporté plusieurs prix littéraires russes. Il vit  à Chisinau, en Moldavie.</p>
<p><span id="more-2778"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est riche. Si, tout au long du roman, on suit le malheureux <strong>Séraphim</strong> qui tente par tous les moyens de rejoindre l&rsquo;Italie, on découvre également tout un tas d&rsquo;autres personnages, loufoques. Un chef d&rsquo;Etat retors, un pope qui envoie par deux fois ses ouailles en croisade, des joueurs de curling improvisés, un constructeur de tracteur volant puis de sous-marin à pédales&#8230;</p>
<p><strong>Entre petites mesquineries et situations drolatiques, les habitants de Larga ont un objectif : changer de vie et rejoindre au plus vite l&rsquo;Italie, même si certains persistent à dire que ce pays, cet Eldorado, n&rsquo;existe pas.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais moi, chroniqueur de la croisade, ayant pris sur mes épaules la responsabilité de consigner tout ce qui nous arriva, j&rsquo;affirme qu&rsquo;à partir de la fin du troisième mois, les populations locales se montrèrent de plus en plus hostiles à notre égard.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Car si au début, le peuple de Moldavie intégrait les rangs de notre armée avec ferveur, à la fin du troisième mois, on commença à vouloir entraver, voire stopper notre progression. On nous traitait de maraudeurs, de voleurs ou de délinquants. Et il y avait beaucoup de vrai dans ces qualificatifs. Car trop de malfrats s&rsquo;associèrent à la cause sacrée de la croisade vers la terre impie d&rsquo;Italie !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vêtu de son magnifique uniforme noir et coiffé d&rsquo;une casquette à dorures et à passepoil rouge, Vassili se tenait au garde-à -vous. A côté de lui, Séraphim, légèrement voûté – à ce qu&rsquo;on disait, il n&rsquo;avait jamais fait l&rsquo;armée –, inclinait un peu la tête sur le côté. Tous deux mangeaient des yeux le douanier roumain qui avait failli perdre l&rsquo;usage de la parole en découvrant ces deux étranges Moldaves. D&rsquo;ordinaire, c&rsquo;était plutôt des gens en voiture qui leur arrivaient ici. Or ces deux-là étaient venus à pied, mais pas les mains vides. Et ils ne transportaient pas des cigarettes, du café soluble ou de la viande de porc, comme leurs compatriotes avaient coutume de le faire pour les revendre ensuite à Iassy. Non, ces deux-là traînaient une drôle de construction, ressemblant à s&rsquo;y méprendre à un cirage bon marché ou&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &#8211; Snegur, le premier président de la Moldavie, a ordonné de placer ce coffre-fort ici, commença le conseiller. Il y a laissé un message pour ses successeurs, me chargeant d&rsquo;en transmettre le contenu au président qui récupérerait la Moldavie quand le déclin du pays serait total.</em></p>
<p style="text-align: left"><em> &#8211; Hum, marmonna Lupu. D&rsquo;où pouvait-il tenir que le pays connaîtrait un déclin total ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Parce que le pays est en déclin depuis sa création, lui expliquer le conseiller. Sauf que dans les premiers temps, nous serions encore de quoi manger, boire et voler. Voici donc la mission qui vous est destinée, votre Excellence ! </em></p>
<p style="text-align: left"><em>D&rsquo;un geste de la main, Lupu ordonna au conseiller de s&rsquo;écarter et ouvrit le message. La feuille comportait quelques mots tracés de l&rsquo;écriture grossière de Snegur : “Quand le pays aura touché le fond, déclare la guerre à quelqu&rsquo;un”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un drôle de roman ! De quoi aborder le sujet des différences entre les pays européens avec humour et ironie. Et de quoi rappeler que l&rsquo;Europe est une mosaïque hétéroclite où l&rsquo;argent manque en de nombreux endroits.</span> <span style="color: #0000ff">Un joyeux moment de lecture !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&nbsp;&raquo;, de Vladimir Lortchenkov, Mirobole Editions, 20€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Racines et identité chez Appelfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jul 2013 05:23:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de Aharon Appelfeld dans son dernier roman &#171;&#160;Les eaux tumultueuses&#160;&#187;, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause. Aharon Appelfeld est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&#8217;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" rel="lightbox[1800]"><img class="alignleft  wp-image-1807 colorbox-1800" style="margin: 10px" alt="eaux-tumultueuses-1277973-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" width="370" height="542" /></a></p>
<p>Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de<strong> Aharon Appelfeld</strong> dans son dernier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong>, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause.</p>
<p><strong>Aharon Appelfeld</strong> est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&rsquo;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, il a publié de nombreux romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Histoire d&rsquo;une vie&nbsp;&raquo;</strong> qui obtenu le prix Médicis étranger en 2004, ou plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon qui voulait dormir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011.</p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, <strong>Aharon Appelfeld</strong> a perdu ses deux parents, assassinés. Il rejoint Israël, à l&rsquo;âge de 13 ans. Il ne parle alors que  l&rsquo;allemand.</p>
<p><strong> Aharon Appelfeld</strong> est aujourd&rsquo;hui célébré dans le monde entier comme l&rsquo;un des plus grands écrivains de langue hébraïque contemporains, l&rsquo;un des derniers à avoir survécu à l&rsquo;Holocauste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong> a été publié en Israël en 1988. Ce roman appartient à la veine la plus métaphorique et imagée de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule à la fin des années 30, à la <strong>maison Zaltzer</strong>. Là, chaque été,<strong> Rita</strong> et plusieurs de ses amis, Juifs pour la plupart, se retrouvent pour jouer aux cartes et gagner de l&rsquo;argent, boire, aimer&#8230; Sans se soucier du quotidien.</p>
<p>Cet été là, pourtant, peu sont au rendez-vous. <strong>Rita</strong>, à nouveau désargentée, est venue avec son fils qui passe son temps à la surveiller. Quelques amis son là :<strong> Zoussi et son prétendant, Beno,</strong> etc. Alors qu&rsquo;ils attendent les habitués, le fleuve qui borde la pension se met à grossir, victime d&rsquo;une crue qui déborde jusque dans la cour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;inquiétude grandit. Les questions existentielles se font jour au sein de la petite communauté juive  tandis que l&rsquo;un des leurs décède accidentellement. Tant de signes qui annoncent la fin d&rsquo;un monde&#8230;</strong> Maria, la bonne, les met en garde, parle de fidelité aux anciens et aux valeurs quand les hôtes, eux, n&rsquo;ont que le culte de la liberté à la bouche. Ils se veulent considérés comme des Européens&#8230; qui ne les considèrent que comme des Juifs. Rita, elle, fera le choix de fuir&#8230; en quête d&rsquo;une Palestine idéalisée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tard dans la nuit, Rita agressa de nouveau le serveur qu&rsquo;elle traita d&rsquo;homme sans coeur il avait envie de lui répondre mais il se retint, et Rita poursuivit en l&rsquo;accusant d&rsquo;être imbu de sa personne, mauvais, de rester dans son coin pour observer les faiblesses et les tares des autres. “Oui, c&rsquo;est vrai, nous sommes pleins comme des grandes de faiblesses, seulement des faiblesses, des quantités de faiblesses, mais cependant les Juifs ont droit à des égards, parce qu&rsquo;ils sont généreux et prodigues. L&rsquo;argent ne compte pas à leurs yeux, ils vendent leurs maisons pour venir vivre dans des misérables pensions, ils n&rsquo;ont pas de terres ni d&rsquo;entrepôts et ils prennent le premier train du soir pour aller où le vent les portera. Il y a des choses qui comptent plus que la fortune. La lumière compte plus que la fortune, la vie. Nous avons soif de vie. Personne ne pourra étancher cette soif. Nous dépenserons, nous vendrons tout, même notre manteau, tu comprends, maintenant?”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils empruntèrent le raccourci en marchant à des rythmes différents. Zoussi avait l&rsquo;intuition que des pensionnaires aimables allaient arriver par le train de midi et les autres se laissaient bercer par cet espoir. Zaltzer dévia la conversation pour parler de la religiosité exagérée de Maria. Il conclut en disant : “Elle n&rsquo;a pas toujours baigné dans la foi. Il faut croire que c&rsquo;est l&rsquo;effet de l&rsquo;âge.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Elle respecte beaucoup les traditions religieuses des Juifs, dit Zoussi de sa voix superficielle habituelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- C&rsquo;est vrai, mais parfois elle éveille en nous, Juifs de naissance, des sentiments de culpabilité inutiles, répondit Zaltzer, qui manifestement avait longtemps ressassé cette phrase. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Il y a en elle une force que nous ne possédons pas, dit Rita. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Moi, je n&rsquo;aime pas les contradictions, dit Zaltzer. Que chacun reste attaché à sa foi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Rita sut que c&rsquo;était la dernière conversation qu&rsquo;elle avait avec son fils. Désormais, il allait sombrer en elle comme une pierre, et se fondre avec le souvenir maudit de son père. Elle en conçut un étrange soulagement. Comme si elle avait enfin compris qu&rsquo;elle avait atteint un point de non-retour. [&#8230;] Sans la pension de Zaltzer, sans cet abri temporaire, sa vie aurait ressemblé à une course ininterrompue sur des rails enfoncés dans la boue. Où qu&rsquo;elle tournât la tête, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;obstacles, visages désagréables et mauvais goût.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Je découvre cet auteur, aujourd&rsquo;hui très âgé à travers ce roman métaphorique. L&rsquo;occasion de plonger dans un pan de notre histoire européenne commune. Un livre émouvant. Mais austère. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;, de Aharon Appelfeld, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€. Traduit de l&rsquo;hébreu par Valérie Zenatti.</strong> </em></p>
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